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Formulaire:

CERFA 12040-03 : Demande d'entente préalable Assurance Maladie ( S3108e )

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CERFA 12040-03 : Demande d'entente préalable Assurance Maladie ( S3108e )

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CERFA 12040-03 : Demande d'entente préalable Assurance Maladie ( S3108e )

CERFA 12040-03 : Demande d'entente préalable Assurance Maladie ( S3108e )

Le Cerfa 12040-03, est un formulaire également référencé DIAD S3108e, qui permet de solliciter les services de l'Assurance Maladie.
Vous trouverez une notice ( Cerfa 50556-04 ) pour faciliter le remplissage. 
Ce dernier doit être compléter par un praticien, en vue d'obtenir une réponse en accord ou en défaveur à la demande sous quinzaine de la part
de votre Assurance Maladie.

Demander un accord préalable

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 12040*04, demande d'accord préalable

Le CERFA 12040*04 correspond à la demande d'accord préalable utilisée en assurance maladie, maternité, accident du travail et maladie professionnelle. Il concerne les actes et prestations qui ne peuvent pas être pris en charge immédiatement sans l'accord du service médical de l'organisme d'assurance maladie.

Ce document s'inscrit dans le cadre des actes visés à l'article L. 162-1-7 du Code de la sécurité sociale. En pratique, il permet au praticien de solliciter l'autorisation de la caisse avant l'exécution de certains soins, traitements ou séries d'actes, lorsque la réglementation impose cette formalité.

Le formulaire mis à disposition en ligne a une valeur informative. La mention officielle est claire : pour la démarche, il faut utiliser le formulaire original remis par le professionnel de santé. Autrement dit, l'assuré ne remplit pas seul un imprimé téléchargé pour l'envoyer ensuite à sa caisse. Le document est normalement établi par le praticien qui dispense l'acte, médecin, sage-femme ou auxiliaire médical.

Le CERFA comprend deux volets, le volet A et le volet B. Les deux doivent être complétés puis adressés au service médical selon les indications prévues. Le volet B comporte une partie confidentielle réservée à l'information du médecin-conseil, ce qui rappelle le caractère médical et sensible des données transmises.

Le texte source précise aussi un point important : ce formulaire ne doit pas être utilisé pour les soins dentaires, les prothèses dentaires et l'orthopédie dento-faciale. Si votre situation concerne ce champ, il faut vérifier s'il existe un autre support adapté.

Dans quels cas une demande d'accord préalable est-elle nécessaire

Les actes repérés par la mention AP

Les actes soumis à accord préalable sont identifiables par les lettres AP. Cette mention peut concerner aussi bien des actes inscrits à la Classification commune des actes médicaux, la CCAM, que des actes figurant à la Nomenclature générale des actes professionnels, la NGAP.

Lorsqu'un acte porte cette indication, le praticien doit en principe obtenir l'accord préalable avant sa réalisation, sauf cas d'urgence manifeste.

Les actes réalisés en série

Le formulaire est aussi utilisé pour certaines séries d'actes. Le texte officiel vise les situations dans lesquelles l'état de santé du patient nécessite la poursuite d'un traitement au-delà d'un nombre d'actes fixé par décision de l'Uncam publiée au Journal officiel.

Concrètement, cela peut viser des soins répétés, lorsque le seuil normalement admis est dépassé en raison de la situation médicale. Le praticien doit alors justifier la poursuite du traitement et solliciter l'accord du contrôle médical.

Les situations de dérogation

Une demande d'accord préalable peut également être exigée lorsqu'un patient présente une pathologie inhabituelle qui nécessite une dérogation aux modalités habituelles de prise en charge prévues par la liste des actes et prestations. Dans ce cas, l'accord du contrôle médical conditionne la prise en charge.

Les risques et situations couverts

Le formulaire couvre plusieurs cadres de prise en charge :

  • l'assurance maladie,
  • la maternité,
  • l'accident du travail,
  • la maladie professionnelle.

Il ne s'agit donc pas d'un document limité aux soins courants. Il peut aussi être mobilisé lorsque l'acte s'inscrit dans un contexte de grossesse, d'accident du travail ou de maladie professionnelle, sous réserve bien sûr que l'acte concerné relève de la procédure d'accord préalable.

Le cas de l'urgence manifeste

Le texte officiel prévoit une exception pratique : en cas d'urgence manifeste, le praticien dispense l'acte mais remplit néanmoins la demande d'accord préalable en portant la mention "acte d'urgence". Cette précision est essentielle, car elle évite de croire que l'urgence dispense de toute formalité. L'acte peut être réalisé, mais la demande reste à établir.

Qui remplit et qui envoie le formulaire

Le CERFA 12040*04 n'est pas un formulaire à compléter librement par le patient à son domicile. La notice indique que le praticien qui dispense les actes, médecin, sage-femme ou auxiliaire médical, doit compléter les volets du formulaire.

Le professionnel de santé doit ensuite adresser la demande au service médical compétent. L'envoi se fait :

  • à la caisse d'assurance maladie pour les assurés salariés et les assurés non salariés non agricoles relevant du régime général ou d'un régime particulier ou spécial de sécurité sociale,
  • à la caisse de mutualité sociale agricole pour les exploitants et les salariés agricoles.

La notice mentionne aussi l'enveloppe bleue à destination de M. le Médecin Conseil, ce qui montre que le circuit d'envoi est médicalisé et encadré.

Pour l'assuré, le bon réflexe est donc de vérifier avec le professionnel de santé si l'acte envisagé nécessite un accord préalable, puis de s'assurer que la demande a bien été établie avant ou au moment du soin selon la situation. Si vous avez besoin d'un support clair pour comprendre la logique du document avant l'échange avec le praticien, Startdoc met à disposition une version structurée du CERFA afin d'aider les particuliers à repérer les informations attendues et à éviter les oublis dans une démarche de santé souvent déjà stressante.

Comment se présente le CERFA 12040*04

Le volet A

Le volet A est destiné au service administratif et au service médical. Il comporte les éléments d'identification de l'assuré, de la personne recevant les soins si elle est différente, du praticien dispensant les actes, de la structure d'exercice, ainsi que les informations relatives aux actes demandés.

On y trouve également l'emplacement réservé à l'avis du médecin-conseil, avec les mentions d'accord, de convocation éventuelle ou de refus, d'ordre administratif ou médical.

Le volet B

Le volet B reprend une grande partie des informations administratives et techniques du volet A. Il comprend surtout une partie confidentielle réservée à l'information du médecin-conseil. Le praticien doit y indiquer les éléments médicaux qui justifient l'acte ou la série d'actes.

Cette séparation entre les informations administratives et la justification médicale répond à une logique de confidentialité. Les données de santé transmises doivent rester limitées à ce qui est nécessaire au contrôle médical.

La prescription médicale

Lorsque la demande est établie par un auxiliaire médical, le formulaire prévoit une zone d'identification du prescripteur et la notice indique qu'il faut joindre la prescription ou sa copie. La date de prescription médicale figure aussi dans les rubriques principales du document.

Remplir la demande d'accord préalable, rubrique par rubrique

Identification de la personne recevant les soins et de l'assuré

Le formulaire distingue la personne recevant les soins et l'assuré. Lorsque les deux sont la même personne, les informations sont cohérentes et simples à reporter. Si les soins concernent un ayant droit ou une autre personne rattachée, il faut remplir les rubriques prévues pour chacune des identités.

Les éléments demandés sont notamment :

  • le numéro d'immatriculation,
  • le nom et le prénom,
  • la date de naissance de la personne recevant les soins,
  • l'adresse de l'assuré,
  • le nom et le numéro du centre de paiement, de la section mutualiste ou de l'organisme conventionné selon la situation.

Le texte source invite à se reporter à l'attestation papier de la carte Vitale pour certaines informations, notamment le centre de paiement ou l'organisme conventionné.

Nature de la demande et contexte de prise en charge

Le praticien doit indiquer dans quel cadre s'inscrit la demande. Le formulaire prévoit plusieurs cases ou mentions relatives :

  • à l'assurance maladie,
  • à la maternité, avec la date présumée de début de grossesse ou la date d'accouchement,
  • à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle, avec la date correspondante.

Il faut également préciser si l'acte est en rapport avec une affection de longue durée, une ALD, et mentionner la maladie lorsque cela est demandé.

Description des actes ou traitements concernés

Le document prévoit une rubrique pour les actes devant être dispensés. Il faut y indiquer le code de l'acte ou la lettre-clé, son coefficient ainsi que le nombre de séances, lorsque cela est pertinent. Cette précision est déterminante, car l'organisme d'assurance maladie doit pouvoir apprécier exactement ce qui est demandé à la prise en charge.

La rubrique sur les conditions de prise en charge des actes permet également de préciser des éléments comme :

  • le caractère sériel des actes,
  • le dépassement du seuil fixé en raison de la situation médicale,
  • la nécessité de réaliser l'acte à domicile,
  • le caractère urgent de l'acte.

Acte à domicile, acte urgent, lien avec une ALD

Le formulaire comporte des mentions simples, de type oui ou non, sur plusieurs points sensibles :

  • acte nécessitant d'être réalisé à domicile,
  • acte urgent,
  • acte en rapport avec une ALD.

Ces indications ont un impact concret sur l'analyse du dossier par le service médical. Elles ne doivent pas être renseignées de manière approximative.

Identification du praticien et de la structure

La demande doit comporter l'identification du praticien dispensant les actes et de la structure dans laquelle il exerce. Les rubriques visibles sur le formulaire mentionnent notamment :

  • le nom et le prénom,
  • la raison sociale,
  • l'adresse,
  • le numéro de structure, INESS ou SIRET selon la lecture du document,
  • les identifiants professionnels.

La date et la signature figurent aussi sur le formulaire. Elles permettent d'attester la réalité de la demande et le rôle du professionnel qui l'établit.

Partie confidentielle destinée au médecin-conseil

Sur le volet B, le praticien doit exposer les éléments médicaux justifiant l'acte ou la série d'actes. C'est ici que se joue souvent l'appréciation du contrôle médical. Une justification trop vague ou incomplète peut compliquer l'instruction du dossier.

Cette partie ne relève pas d'un simple formalisme. Elle sert à démontrer pourquoi l'acte est médicalement fondé, pourquoi il entre dans les conditions de prise en charge et, le cas échéant, pourquoi la poursuite au-delà d'un seuil ou une dérogation est nécessaire.

Délais et réponse de l'assurance maladie

La notice comporte une règle importante : la non réponse dans les 15 jours, à compter de la date de réception de la demande d'accord préalable, équivaut à un accord. Cette règle est déterminante pour les patients comme pour les praticiens.

Autrement dit, si la caisse ou le service médical ne notifie pas de refus ou ne convoque pas le patient dans ce délai, l'accord est réputé acquis, sous réserve bien sûr que la demande ait bien été reçue et qu'elle concerne un acte entrant dans ce dispositif.

La notice ajoute que le contrôle médical peut toujours intervenir pour donner un avis à la caisse sur la prise en charge de la suite du traitement ou sur la poursuite des actes. L'accord implicite ne signifie donc pas qu'aucun contrôle ultérieur n'est possible.

Étape Ce qu'il faut retenir
Établissement de la demande Le praticien complète les deux volets du formulaire
Transmission Le document est adressé au service médical compétent
Instruction Le médecin-conseil peut donner son accord, convoquer, ou refuser
Absence de réponse Après 15 jours à compter de la réception, l'absence de réponse vaut accord
Contrôle ultérieur Le contrôle médical peut se prononcer sur la suite du traitement

Cas particuliers à connaître avant l'envoi

Les soins dentaires et l'orthopédie dento-faciale

Le formulaire exclut expressément certains domaines : les soins dentaires, les prothèses dentaires et l'orthopédie dento-faciale. Si votre situation concerne l'un de ces soins, il faut éviter d'utiliser ce CERFA et se tourner vers le dispositif approprié.

Les assurés non salariés et le risque accident du travail, maladie professionnelle

La notice comporte un nota bene utile : les assurés relevant de la Sécurité sociale pour les indépendants ne sont couverts par le risque accident du travail et maladie professionnelle que s'ils ont souscrit une assurance volontaire individuelle, avec renvoi au formulaire S6101.

Cette précision n'empêche pas l'utilisation du CERFA lorsqu'il est pertinent, mais elle rappelle que la question de la couverture elle-même doit parfois être vérifiée en amont.

Quand la personne soignée n'est pas l'assuré

Dans certaines situations, la personne recevant les soins n'est pas l'assuré principal. Le formulaire prévoit cette hypothèse. Il faut alors être particulièrement attentif à l'identité de chacun, au numéro d'immatriculation et aux coordonnées figurant sur l'attestation de droits. Une confusion entre le patient et l'assuré peut retarder l'examen du dossier.

Demande faite par un auxiliaire médical

Lorsque l'acte est dispensé par un auxiliaire médical, la prescription médicale et l'identification du prescripteur prennent une importance particulière. Le document prévoit cette articulation et la notice demande de joindre la prescription ou sa copie. Sans cette pièce, le dossier peut paraître incomplet.

Conseils pratiques pour éviter un refus ou un retard

Vérifier que l'acte relève bien de l'accord préalable

Avant toute chose, il faut s'assurer que l'acte envisagé entre réellement dans le champ des actes soumis à accord préalable. Tous les soins n'y sont pas soumis. La présence de la mention AP, le caractère sériel des actes ou la nécessité d'une dérogation sont les principaux repères.

Ne pas négliger les informations administratives

Un dossier médicalement justifié peut tout de même être freiné par une erreur administrative. Il faut donc vérifier :

  • le numéro d'immatriculation,
  • l'identité exacte du patient et de l'assuré,
  • le centre de paiement ou l'organisme conventionné,
  • la date de prescription,
  • la date liée à la maternité ou à l'accident du travail si la rubrique est concernée.

Soigner la justification médicale

La partie confidentielle du volet B doit être suffisamment claire pour permettre au médecin-conseil de comprendre la nécessité de l'acte. Une justification trop brève ou standardisée peut être source de convocation, de demande de précision ou de refus. Le praticien doit relier l'acte demandé à l'état de santé concret du patient.

Faire attention au caractère urgent

La mention d'urgence ne doit pas être utilisée par facilité. Elle est réservée à l'urgence manifeste. Lorsqu'elle est justifiée, elle permet la réalisation immédiate de l'acte, tout en maintenant la nécessité de compléter la demande.

Conserver une trace de la transmission

Puisque l'absence de réponse dans les 15 jours à compter de la réception vaut accord, la date de réception de la demande a une importance réelle. Dans la pratique, il est utile que le professionnel ou le patient puisse identifier la date d'envoi et, si possible, la date de réception par le service médical.

Ce qu'il faut retenir pour le patient

Le CERFA 12040*04 est un formulaire de contrôle médical préalable, utilisé lorsque certains actes ou traitements ne peuvent être pris en charge sans validation de l'assurance maladie. Il concerne l'assurance maladie, la maternité, l'accident du travail et la maladie professionnelle.

Le patient n'a pas vocation à le remplir seul. C'est le praticien qui complète les deux volets et les transmet au service médical compétent. Le formulaire original remis par le professionnel de santé doit être utilisé pour la démarche.

Le point essentiel est double : d'une part, vérifier que l'acte entre bien dans le champ de l'accord préalable, d'autre part, s'assurer que toutes les informations administratives et médicales sont cohérentes. En cas d'absence de réponse dans les 15 jours suivant la réception de la demande, l'accord est réputé acquis, selon les mentions de la notice officielle.

Pour consulter la fiche administrative de référence et vérifier les informations à jour, il reste prudent de se reporter à la page officielle Service-Public.fr associée au formulaire R1424.