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Formulaire:

Cerfa 15874-02 : Requête en autorisation de changement de nom d'un mineur pour motif légitime en cas de désaccord des parents

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Cerfa 15874-02 : Requête en autorisation de changement de nom d'un mineur pour motif légitime en cas de désaccord des parents

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Cerfa 15874-02 : Requête en autorisation de changement de nom d'un mineur pour motif légitime en cas de désaccord des parents

Cerfa 15874-02 : Requête en autorisation de changement de nom d'un mineur pour motif légitime en cas de désaccord des parents

Téléchargez le Cerfa 15874 02 pour faire la requête en autorisation de changement de nom d'un mineur pour motif légitime en cas de désaccord des parents

Demander l’autorisation de changer le nom d’un mineur

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15874*03 : demander au juge l’autorisation de changer le nom d’un mineur en cas de désaccord entre les parents

Le CERFA 15874*03, référencé par l’administration sous l’identifiant DILA R50211, sert à saisir le juge des tutelles lorsque les parents ne sont pas d’accord sur une demande de changement de nom d’un enfant mineur pour motif légitime. Il s’agit d’un formulaire destiné aux particuliers, dans un contexte précis : l’un des parents souhaite engager la démarche, mais l’autre parent titulaire de l’autorité parentale s’y oppose.

Ce document s’inscrit dans le cadre des articles 61 à 61-4 et 387 du code civil, tels qu’indiqués sur le formulaire. Il ne permet pas, à lui seul, de changer le nom de l’enfant. Il sert à demander au juge l’autorisation d’accomplir cet acte malgré le désaccord parental. Autrement dit, il s’agit d’une étape judiciaire préalable lorsque l’accord des deux parents fait défaut.

Le formulaire prévoit l’identification complète du parent demandeur, de l’autre parent, du ou des mineurs concernés, ainsi qu’un exposé des motifs justifiant la demande. La qualité de cet exposé est essentielle, car le juge appréciera le caractère légitime de la demande au regard de l’intérêt de l’enfant et des éléments produits au dossier.

Pour beaucoup de familles, cette démarche intervient dans une période déjà sensible. C’est précisément dans ce type de situation que disposer d’un document bien présenté, cohérent et correctement complété fait une vraie différence, raison pour laquelle Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version simple à préparer, afin d’aider les particuliers à formaliser leur saisine sans se perdre dans les exigences administratives.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Un désaccord entre les parents sur le changement de nom

Le CERFA 15874*03 doit être utilisé lorsque plusieurs conditions sont réunies :

  • la demande concerne un enfant mineur,
  • un changement de nom est envisagé,
  • ce changement est demandé pour un motif légitime,
  • les parents ne sont pas d’accord,
  • l’autre parent est titulaire de l’autorité parentale.

Le formulaire vise donc un cas ciblé. Il ne correspond pas à une simple démarche administrative de mise à jour d’état civil, ni à une demande conjointe des deux parents. En présence d’un accord parental, la procédure et les documents à mobiliser peuvent être différents.

Ce que le juge est invité à autoriser

La rubrique centrale du formulaire précise que vous demandez au juge des tutelles du tribunal judiciaire l’autorisation de changer le nom actuel de l’enfant ou des enfants mineurs, malgré l’opposition de l’autre parent, pour un nom déterminé. Il faut donc indiquer clairement le nom sollicité.

Le juge ne statue pas sur une demande abstraite. Il doit pouvoir comprendre :

  • quel est le nom actuel de l’enfant,
  • quel nouveau nom est demandé,
  • pour quelles raisons ce changement serait justifié,
  • en quoi l’opposition de l’autre parent ne devrait pas empêcher la démarche.

Des situations concrètes pouvant conduire à cette saisine

Chaque dossier est particulier, mais ce formulaire peut être envisagé lorsque le parent demandeur estime que le changement de nom répond à un intérêt réel et sérieux pour l’enfant. Les motifs doivent rester concrets, circonstanciés et vérifiables. Une simple préférence personnelle ou un conflit entre adultes ne suffit généralement pas à rendre la demande convaincante.

Le motif légitime devra être exposé avec précision. Si la situation familiale, scolaire, sociale ou administrative de l’enfant est affectée par son nom actuel, il peut être utile de l’expliquer clairement, pièces à l’appui lorsque cela est possible.

Comment remplir le CERFA 15874*03

Rubrique 1 : votre identité

La première partie concerne le parent qui saisit le juge. Il faut renseigner avec soin :

  • le civilité, Madame ou Monsieur,
  • le nom de famille, c’est-à-dire le nom de naissance,
  • le nom d’usage, s’il existe,
  • les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • la ou les nationalités,
  • la profession,
  • l’adresse complète,
  • l’adresse électronique,
  • le numéro de téléphone.

Ces informations doivent être exactes et à jour. Elles servent à identifier le demandeur et à permettre au greffe ou au tribunal de le contacter. Une erreur d’état civil ou d’adresse peut compliquer le traitement du dossier.

Rubrique 2 : l’aide juridictionnelle

Le formulaire demande si vous bénéficiez de l’aide juridictionnelle. Si tel est le cas, vous devez indiquer soit la date de la décision, soit la date à laquelle la demande a été faite. Cette mention permet au tribunal de situer votre situation procédurale.

Si vous ne bénéficiez pas de l’aide juridictionnelle, il suffit de cocher la réponse négative. En cas d’incertitude sur vos droits, il peut être utile de vérifier les conditions applicables avant l’envoi du dossier.

Rubrique 3 : l’identité de l’autre parent

Le CERFA prévoit ensuite les informations relatives à l’autre parent. Il faut renseigner les mêmes catégories de données :

  • nom de famille,
  • nom d’usage,
  • prénoms,
  • date et lieu de naissance,
  • nationalité,
  • profession,
  • adresse complète,
  • adresse électronique,
  • numéro de téléphone.

Cette partie ne doit pas être négligée. Le juge doit pouvoir identifier précisément la personne qui s’oppose à la démarche. Si certaines informations vous manquent, il est préférable d’indiquer ce que vous connaissez avec rigueur, sans approximation trompeuse.

Rubrique 4 : le ou les mineurs concernés

Le formulaire permet d’inscrire jusqu’à trois enfants. Au-delà, il est indiqué qu’il faut photocopier la page correspondante ou joindre une feuille reprenant les mêmes renseignements.

Pour chaque enfant, vous devez préciser :

  • le nom,
  • les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • la ou les nationalités,
  • l’adresse actuelle complète.

Il est important de vérifier que les informations sont conformes aux actes d’état civil et à la situation réelle de l’enfant. Lorsque plusieurs enfants sont concernés, il faut aussi s’assurer que la demande est cohérente pour chacun d’eux, car le juge peut apprécier leur situation de manière individualisée.

Rubrique 5 : la juridiction saisie et l’objet de la demande

Le formulaire vous demande d’indiquer le juge des tutelles du tribunal judiciaire compétent, avec le code postal et la ville. Il faut donc identifier la juridiction à laquelle la requête sera adressée.

Dans la même rubrique, vous devez préciser que vous sollicitez l’autorisation de changer le nom actuel de votre enfant mineur, ou de vos enfants mineurs, pour motif légitime, malgré l’opposition de l’autre parent, et indiquer le nom souhaité.

Ce nom doit être formulé sans ambiguïté. Toute incohérence entre le nom demandé dans cette rubrique et les pièces jointes pourrait fragiliser la lisibilité du dossier.

Rubrique 6 : les motifs de la demande

Il s’agit de la partie la plus sensible du formulaire. Le document précise que, dans tous les cas, vous devez exposer les motifs qui justifient votre demande. Si l’espace est insuffisant, vous pouvez annexer une lettre simple.

Votre rédaction doit être structurée, factuelle et mesurée. Il est conseillé de :

  • présenter brièvement la situation familiale,
  • expliquer le contexte du désaccord,
  • décrire les raisons pour lesquelles le changement de nom serait légitime,
  • montrer en quoi cette demande répond à l’intérêt de l’enfant,
  • éviter les accusations inutiles ou les formulations excessives,
  • renvoyer, si besoin, aux pièces jointes.

Le juge attend un exposé utile, pas un règlement de comptes. Il vaut mieux privilégier les faits datés, les conséquences concrètes pour l’enfant et les éléments objectivables.

Rubrique 7 : la transmission électronique

Le formulaire mentionne la possibilité de consentir à la transmission électronique des avis, récépissés et convocations adressés par le greffe. Pour cela, il faut remplir le CERFA 15414 relatif au consentement à la transmission par voie électronique.

Cette formalité n’est pas intégrée directement dans le CERFA 15874*03. Si vous souhaitez recevoir les communications du greffe par voie électronique, vous devrez donc joindre le formulaire correspondant.

Rubrique 8 : l’attestation sur l’honneur

La dernière page comporte une attestation sur l’honneur. Vous devez y indiquer vos prénom et nom, certifier que les renseignements portés sur le formulaire sont exacts, préciser le lieu, la date et signer.

Cette signature n’est pas une simple formalité. Elle engage le demandeur sur la sincérité des informations transmises. Avant de signer, une relecture complète est indispensable.

Les pièces et éléments utiles pour étayer la requête

Le formulaire fourni ne contient pas de liste détaillée des pièces à joindre. En pratique, un dossier solide repose souvent sur des justificatifs cohérents avec les motifs invoqués. Il convient de vérifier, selon votre situation, les pièces demandées ou recommandées par le tribunal compétent ou par Service-Public.fr.

À titre pratique, les catégories de documents suivantes peuvent être utiles, selon le cas :

Type d’élément Utilité dans le dossier
Justificatifs d’identité des parents Permettent d’établir l’identité exacte des personnes concernées par la procédure
Actes d’état civil de l’enfant Servent à vérifier le nom actuel, la filiation et les données d’état civil
Justificatif de domicile Peut aider à confirmer l’adresse du demandeur ou celle du mineur
Décisions judiciaires antérieures Peuvent éclairer l’exercice de l’autorité parentale ou la situation familiale
Courriers, échanges, attestations ou documents concrets Peuvent appuyer les motifs invoqués, si leur contenu est pertinent et daté
Lettre explicative annexée Permet de développer les motifs lorsque l’espace du CERFA est insuffisant

Il faut éviter d’inonder le dossier de pièces sans lien direct avec la demande. Mieux vaut un ensemble limité, clair et utile qu’une masse de documents peu lisibles.

Cas particuliers à anticiper

Plus de trois enfants concernés

Le formulaire prévoit seulement trois emplacements. Si la demande porte sur davantage d’enfants, il faut reproduire la page correspondante ou joindre une feuille distincte reprenant exactement les mêmes rubriques. La présentation doit rester nette et homogène.

Adresse inconnue ou informations incomplètes sur l’autre parent

Il peut arriver que certaines coordonnées de l’autre parent soient inconnues ou anciennes. Dans ce cas, il convient de renseigner les données dont vous disposez, avec prudence. Mieux vaut signaler une information partielle que remplir le formulaire avec des éléments inexacts.

Selon la situation, le greffe ou le tribunal pourra demander des précisions complémentaires. Si le dossier est complexe, un accompagnement juridique peut être utile.

Motifs développés sur une annexe

Le CERFA autorise expressément l’ajout d’une lettre simple pour exposer les motifs. Cette possibilité est précieuse lorsque la situation nécessite des explications détaillées. L’annexe doit rester structurée, de préférence avec des paragraphes courts et un raisonnement chronologique.

Il est judicieux de rappeler sur l’annexe :

  • votre identité,
  • le nom de l’enfant concerné,
  • l’objet de la requête,
  • la liste éventuelle des pièces auxquelles vous faites référence.

Consentement à la transmission électronique

Si vous souhaitez recevoir certaines communications du greffe par voie électronique, n’oubliez pas que le CERFA 15414 est distinct. Cette option peut simplifier le suivi du dossier, à condition de bien fournir une adresse électronique fiable et consultée régulièrement.

Conseils pour présenter un dossier convaincant devant le juge

Rester centré sur l’intérêt du mineur

Dans ce type de requête, le point essentiel est l’intérêt de l’enfant. Il faut donc démontrer en quoi le changement de nom demandé répond à un besoin réel, stable et légitime. Les arguments centrés uniquement sur le ressenti du parent demandeur sont souvent moins efficaces que ceux qui montrent une incidence concrète sur la vie du mineur.

Privilégier les faits aux jugements de valeur

Un bon dossier repose sur des faits précis. Il est préférable d’écrire, par exemple, qu’une situation entraîne des difficultés identifiables pour l’enfant, plutôt que de multiplier les reproches généraux contre l’autre parent. Le juge doit pouvoir comprendre le fond du problème sans être noyé dans le conflit parental.

Soigner la cohérence d’ensemble

Le nom demandé, les motifs exposés, les pièces jointes et les informations d’état civil doivent former un ensemble cohérent. Une date erronée, une identité mal reportée ou une annexe contradictoire peuvent fragiliser la crédibilité de la requête.

Avant l’envoi, il est utile de vérifier :

  • que tous les champs indispensables sont remplis,
  • que les noms sont orthographiés de manière identique partout,
  • que les dates correspondent aux justificatifs,
  • que la signature figure bien sur l’attestation sur l’honneur,
  • que les annexes sont mentionnées et ordonnées clairement.

Éviter les demandes trop vagues

Le juge doit être saisi d’une demande précise. Le nouveau nom souhaité doit être clairement indiqué. Les raisons invoquées doivent être compréhensibles sans interprétation excessive. Plus la requête est claire, plus son examen est facilité.

Ce qu’il faut retenir avant de transmettre le formulaire

Le CERFA 15874*03 est un formulaire de saisine du juge des tutelles du tribunal judiciaire, utilisé lorsqu’un parent demande l’autorisation de changer le nom d’un mineur pour motif légitime malgré l’opposition de l’autre parent exerçant l’autorité parentale. Il ne s’adresse donc pas à toutes les demandes de changement de nom, mais à une hypothèse de désaccord parental bien définie.

Pour être utile, la requête doit combiner trois qualités : une identification complète des personnes concernées, une demande formulée sans ambiguïté, et un exposé motivé montrant pourquoi l’autorisation sollicitée serait justifiée au regard de la situation du mineur.

En cas de doute sur la procédure, sur la juridiction compétente ou sur les pièces à joindre, il reste prudent de consulter la fiche officielle de Service-Public.fr associée au formulaire R50211, ainsi que les indications du tribunal concerné. Dans une matière aussi sensible que le nom d’un enfant, la rigueur rédactionnelle et documentaire est souvent déterminante.