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Formulaire:

CERFA 11287-02 : Demander un permis de transfert d'armes à feu et de munitions vers un pays européen

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CERFA 11287-02 : Demander un permis de transfert d'armes à feu et de munitions vers un pays européen

CERFA 11287-02 : Demander un permis de transfert d'armes à feu et de munitions vers un pays européen

Ce formulaire permet de demander l’autorisation de transférer de France vers un autre pays européen certaines armes et munitions. La notice jointe liste tous les documents à fournir. A noter : Vous devez vous renseigner sur la catégorie d'arme que vous transportée.

Demander une autorisation de transfert d’armes

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 11287*02 : demander un permis de transfert d'armes à feu et de munitions vers un pays européen

Le CERFA 11287*02, identifié par la DILA sous la référence R33700, permet à un particulier de demander l’autorisation de transférer depuis la France certaines armes à feu, leurs éléments et des munitions vers un autre pays européen. Il s’agit d’un document administratif sensible, encadré par des règles strictes, car il touche à la circulation d’armes entre États membres.

Ce formulaire ne concerne pas une simple formalité de transport. Il sert à obtenir un permis de transfert entre la France, en tant qu’État membre d’expédition, et un autre État membre de destination. La demande doit donc être préparée avec sérieux, en vérifiant à la fois la situation du demandeur, la catégorie de l’arme concernée et les conditions imposées par le pays destinataire.

Le titre officiel du formulaire est Demander un permis de transfert d'armes à feu et de munitions vers un pays européen. La description officielle précise qu’il permet de demander l’autorisation de transférer de France vers un autre pays européen certaines armes et munitions, et rappelle un point essentiel : vous devez vous renseigner sur la catégorie de l’arme transportée.

Cette précision est déterminante. En pratique, la catégorie de l’arme, la nature des munitions, l’identité du destinataire et les exigences de l’État de destination influencent directement la recevabilité du dossier. Avant même de remplir le CERFA, il est donc prudent de vérifier que le transfert projeté est bien autorisé, tant au regard du droit français que des règles applicables dans le pays d’arrivée.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Un transfert depuis la France vers un autre pays européen

Le CERFA 11287*02 doit être utilisé lorsqu’un particulier souhaite faire partir de France une arme à feu, des éléments d’arme ou des munitions vers un autre État membre européen. Le document vise la logique de transfert, c’est-à-dire un mouvement d’armes ou de munitions d’un État membre vers un autre, avec un expéditeur identifié et un destinataire déterminé.

Le formulaire prévoit d’ailleurs les rubriques nécessaires pour mentionner :

  • l’État membre d’expédition, qui est ici la France ;
  • l’État membre de destination ;
  • l’expéditeur ;
  • le destinataire ;
  • les armes et munitions concernées ;
  • le motif du transfert ;
  • l’accord préalable éventuel de l’État membre de destination ;
  • les modalités d’expédition.

Des armes, des éléments d’arme et des munitions

Le document ne vise pas uniquement l’arme complète. Il permet aussi de déclarer des éléments d’arme et des munitions. Le tableau central du CERFA invite à détailler, pour chaque bien transféré, la catégorie, le type, la marque ou le modèle, le calibre, certaines autres caractéristiques, le numéro d’identification des armes ainsi que le nombre de munitions.

Cette granularité n’est pas accessoire. Elle permet à l’administration de vérifier précisément la conformité du transfert demandé et d’identifier sans ambiguïté les matériels concernés.

Un formulaire destiné aussi aux particuliers

Le CERFA prévoit des cases distinctes pour les particuliers et pour les armuriers. Dans le cadre de cette page produit, le public concerné est bien celui des particuliers. Cela signifie qu’un particulier peut être soit demandeur du permis, soit expéditeur, soit destinataire selon la situation concrète, à condition que l’opération envisagée respecte le cadre réglementaire applicable.

Le remplissage exige alors de fournir des informations personnelles précises, notamment les nom et prénom, le lieu et la date de naissance, l’adresse, ainsi que, selon les cas, les références d’autorisation ou de déclaration mentionnées dans le formulaire.

Ce qu’il faut vérifier avant de remplir le CERFA 11287*02

La catégorie de l’arme

Le premier point de vigilance concerne la catégorie de l’arme. La description officielle insiste sur cette vérification, car toutes les armes ne répondent pas au même régime. Le formulaire lui-même distingue notamment les armes de catégorie A et B, d’un côté, et celles de catégorie C et D, de l’autre, notamment pour le nombre d’exemplaires à établir.

Si vous avez un doute sur la classification exacte de l’arme ou des munitions, mieux vaut ne pas remplir le document de manière approximative. Une erreur sur la catégorie peut entraîner un rejet du dossier ou retarder fortement son instruction.

L’accord préalable du pays de destination

Le formulaire comporte une rubrique spécifique intitulée Accord préalable de l'État membre de destination. Deux hypothèses y figurent :

  • soit cet accord n’est pas nécessaire pour certaines armes, avec indication des références de la communication ;
  • soit un accord existe, auquel cas une copie doit être jointe, avec la mention de sa date de validité.

Autrement dit, il faut se renseigner avant l’envoi du dossier sur les exigences du pays de destination. Selon la nature de l’arme et la réglementation de l’État concerné, un accord préalable peut être indispensable.

Le destinataire et l’adresse de livraison

Le CERFA demande non seulement l’identité du destinataire, mais aussi une adresse de livraison. Il convient donc de s’assurer que le destinataire est clairement identifié, qu’il est autorisé à recevoir l’arme ou les munitions si cela est requis, et que l’adresse indiquée correspond bien au lieu prévu pour la réception.

Dans ce type de dossier, les incohérences entre l’identité du destinataire, le motif du transfert et les modalités d’expédition peuvent compliquer l’examen de la demande.

Le motif du transfert

Le formulaire prévoit un espace pour indiquer le motif du transfert. Cette mention doit être rédigée avec précision et cohérence. Il ne s’agit pas d’une formule purement descriptive. Le motif aide l’administration à comprendre le cadre du transfert demandé.

Il est donc recommandé d’employer une formulation claire, directement liée à l’opération envisagée, sans multiplier les explications inutiles mais sans rester trop vague.

Comment remplir le formulaire étape par étape

1. Identifier les États membres concernés

Le formulaire commence par la mention de l’État membre d’expédition, qui est la France, puis de l’État membre de destination. Cette seconde information doit être indiquée avec exactitude. Elle conditionne notamment l’éventuelle nécessité d’un accord préalable de cet État.

2. Renseigner l’expéditeur

La partie relative à l’expéditeur permet de cocher la qualité de particulier ou armurier. Il faut ensuite compléter les champs suivants :

  • nom et prénom, ou raison sociale ;
  • autorisation ou déclaration et autorité de délivrance ;
  • lieu et date de naissance ;
  • adresse ou siège social ;
  • numéro de téléphone ;
  • numéro de fax, si applicable.

La note du formulaire précise qu’il faut indiquer, selon le cas, la date, les références et l’autorité ayant délivré l’autorisation de faire le commerce des armes de catégorie A et B, le récépissé de déclaration pour les catégories C et D, l’agrément d’armurier ou l’autorisation d’ouverture du commerce de détail. Pour un particulier, il faut surtout s’attacher à mentionner les références exactes demandées lorsque la situation l’exige.

3. Renseigner le destinataire

La rubrique destinataire fonctionne selon une logique similaire. Il faut indiquer :

  • la qualité de particulier ou d’armurier ;
  • les nom et prénom, ou la raison sociale ;
  • le lieu et la date de naissance ;
  • l’adresse ou le siège social ;
  • le téléphone ;
  • le fax, si utile ;
  • l’adresse de livraison.

Les informations doivent correspondre exactement aux justificatifs éventuellement joints au dossier. Une différence entre l’adresse du destinataire et l’adresse de livraison doit pouvoir s’expliquer clairement.

4. Décrire les armes, éléments et munitions

La rubrique 5 du formulaire est centrale. Elle impose de détailler les armes et munitions concernées, ainsi que le nombre total d’armes, le nombre total de munitions et le nombre total d’éléments d’arme ou de munition. Une case permet aussi d’indiquer si une annexe est jointe.

Pour chaque arme ou ensemble d’objets concernés, il faut renseigner :

  • la catégorie ;
  • le type ;
  • la marque ou le modèle ;
  • le calibre ;
  • les autres caractéristiques ;
  • le nombre de munitions ;
  • la mention CIP ;
  • le numéro d’identification des armes ;
  • le numéro éventuel mentionné dans la colonne correspondante.

Lorsque l’espace manque, le formulaire autorise le recours à une annexe. Celle-ci doit rester lisible, structurée et parfaitement cohérente avec les informations portées sur le CERFA principal.

5. Mentionner l’accord préalable du pays de destination

Dans la rubrique 6, il faut préciser si l’accord préalable de l’État membre de destination n’est pas nécessaire pour certaines armes, en indiquant les références utiles, ou si un accord existe et qu’une copie est jointe, avec mention de sa validité.

Cette partie est particulièrement sensible. Un dossier incomplet sur ce point peut difficilement être instruit correctement.

6. Identifier le demandeur du permis

La rubrique 7 est consacrée au demandeur du permis. Là encore, il faut cocher particulier ou armurier, puis indiquer :

  • nom et prénom, ou raison sociale ;
  • lieu et date de naissance ;
  • adresse ;
  • signature, cachet le cas échéant, et date.

Le demandeur n’est pas nécessairement une personne différente de l’expéditeur, mais les informations doivent être cohérentes d’une rubrique à l’autre.

7. Prévoir les modalités d’expédition

La rubrique 9 demande des renseignements concrets sur l’acheminement :

  • le transporteur ;
  • la date de départ ;
  • la date estimée d’arrivée ;
  • les États membres traversés.

Ces éléments ont une portée pratique et réglementaire. Ils permettent d’identifier le trajet envisagé et le cadre logistique du transfert. Même lorsque certains détails ne sont pas encore définitivement arrêtés, il est préférable de fournir les informations les plus précises possibles.

Pièces, exemplaires et précautions matérielles

Combien d’exemplaires faut-il établir

Le formulaire précise que la demande doit être établie :

  • en cinq exemplaires pour les armes de catégorie A et B ;
  • en quatre exemplaires pour les armes de catégorie C et D.

Cette distinction doit être respectée. Elle découle directement du document officiel et ne doit pas être négligée au moment de la constitution du dossier.

Quels documents joindre

La description officielle indique qu’une notice jointe liste les documents à fournir. En l’absence de notice reproduite ici, il est indispensable de vérifier, avant l’envoi, les pièces attendues par l’administration et, le cas échéant, par le pays de destination. Le formulaire mentionne déjà explicitement qu’une copie de l’accord de l’État membre de destination doit être jointe lorsque cet accord est requis.

Selon la situation, il peut aussi être nécessaire de produire des justificatifs d’identité, des autorisations ou déclarations relatives à la détention ou au commerce, ou encore des pièces permettant d’identifier sans ambiguïté les armes et munitions concernées. En cas d’incertitude, le plus sûr reste de consulter la page officielle Service-Public.fr associée à ce CERFA ou de prendre attache avec l’administration compétente.

Soigner la lisibilité du dossier

Un dossier portant sur des armes à feu doit être irréprochable dans sa présentation. Il est conseillé de :

  • écrire de façon parfaitement lisible ;
  • reprendre exactement les références figurant sur les justificatifs ;
  • vérifier l’identité complète de chaque personne mentionnée ;
  • numéroter et ordonner les annexes si elles existent ;
  • s’assurer que le nombre d’armes, d’éléments et de munitions est cohérent dans tout le dossier.

Pour ce type de formalité, un formulaire pré-rempli correctement structuré permet souvent d’éviter les oublis les plus courants, c’est précisément l’intérêt d’un service comme Startdoc lorsqu’il s’agit de préparer un dossier administratif aussi technique que le permis de transfert d’armes à feu vers un pays européen.

Où envoyer le CERFA 11287*02

Le formulaire indique clairement l’autorité destinataire de la demande. Le dossier doit être adressé à :

Direction générale des douanes et droits indirects, cellule matériels de guerre, 11, rue des Deux-Communes, 93558 Montreuil CEDEX

Le document mentionne également les numéros de téléphone suivants : 01.57.53.46.79, 01.57.53.46.80 et 01.57.53.47.10.

Avant l’envoi, il est prudent de relire l’intégralité du dossier et de vérifier que le nombre d’exemplaires est conforme à la catégorie des armes concernées. En pratique, conserver une copie complète du dossier expédié est également une précaution utile.

Durée de validité et calendrier à anticiper

Une validité de 6 mois pour une seule expédition

La rubrique 8 du formulaire indique que le permis de l'État membre d’expédition est valable 6 mois pour une seule expédition. Cette donnée est essentielle pour organiser votre démarche.

Concrètement, cela signifie que l’autorisation, une fois délivrée, s’inscrit dans un calendrier limité. Le transfert doit donc être préparé de manière suffisamment anticipée pour tenir compte :

  • du temps nécessaire pour réunir les pièces ;
  • de l’obtention éventuelle de l’accord du pays de destination ;
  • du traitement administratif du dossier ;
  • de la date effective de départ des armes ou munitions.

À quel moment déposer la demande

Le formulaire ne fixe pas, dans son contenu reproduit ici, de délai minimum officiel entre le dépôt de la demande et la date prévue d’expédition. En revanche, il serait risqué d’attendre le dernier moment, notamment lorsque le transfert implique plusieurs armes, des annexes, un transporteur spécifique ou la traversée de plusieurs États membres.

En l’absence de délai chiffré expressément indiqué dans les éléments disponibles, il est préférable d’anticiper largement la démarche et de vérifier les informations actualisées sur Service-Public.fr.

Après l’envoi de la demande

Instruction par l’administration compétente

Une fois le dossier transmis, l’administration examine les informations portées sur le formulaire et les pièces jointes. Le CERFA prévoit une rubrique de visa de l'État membre d’expédition constatant que toutes les indications requises sont remplies. Cela signifie que l’autorité compétente vérifie la complétude et la régularité de la demande au regard du cadre applicable.

Si le dossier comporte des lacunes, des imprécisions ou des contradictions, cela peut entraîner une demande de complément ou retarder la délivrance du permis. D’où l’importance de la cohérence d’ensemble du dossier.

Utilisation du permis délivré

Lorsque le permis est accordé, il ne vaut que dans les conditions prévues par le document, et pour une seule expédition dans sa période de validité de 6 mois. Il convient donc de respecter strictement :

  • l’identité de l’expéditeur et du destinataire ;
  • la nature et le nombre des armes, éléments ou munitions ;
  • le trajet envisagé, autant que possible ;
  • les modalités d’expédition déclarées ;
  • les éventuelles conditions posées par l’État de destination.

Toute modification substantielle du projet initial peut nécessiter de reprendre la démarche ou de solliciter des précisions auprès de l’administration compétente.

Points de vigilance pour éviter un dossier bloqué

Ne pas confondre transfert, détention et transport interne

Le CERFA 11287*02 porte sur un transfert entre la France et un autre pays européen. Il ne remplace pas les règles liées à la détention de l’arme en France, ni les obligations éventuellement applicables dans le pays de destination, ni les règles de transport matériel de l’arme pendant le trajet. Chaque aspect doit être vérifié séparément.

Vérifier les informations d’identification des armes

Le numéro d’identification des armes doit être exact. Une simple erreur de chiffre peut rendre le dossier incohérent. Il faut donc recopier les références avec une vigilance particulière, sans abréviation hasardeuse ni approximation.

Être cohérent sur les quantités

Le nombre total d’armes, de munitions et d’éléments doit correspondre exactement au détail figurant dans le tableau et, le cas échéant, dans les annexes. L’administration doit pouvoir reconstituer sans difficulté l’ensemble des biens concernés par le transfert.

Anticiper les règles du pays de destination

Le pays destinataire peut imposer ses propres formalités, son propre accord préalable, ou des restrictions spécifiques selon la catégorie d’arme. Même si le CERFA est un formulaire français, son bon usage dépend aussi de la réglementation du pays européen vers lequel le transfert est envisagé.

Source officielle et actualité du formulaire

Le CERFA 11287*02 correspond à la référence DILA R33700. La dernière vérification DILA mentionnée dans les informations disponibles date du 28 juin 2022. La page officielle de l’administration française consacrée à cette démarche est accessible sur Service-Public.fr, à l’adresse associée à cette référence.

Comme pour toute démarche impliquant des armes à feu et des munitions, il est conseillé de contrôler avant utilisation que vous disposez bien de la version en vigueur du formulaire et des consignes à jour. Cela vaut en particulier si votre projet de transfert comporte un enjeu de calendrier, une destination sensible ou plusieurs catégories de matériels.

Ce qu’il faut retenir pour réussir votre demande

Le CERFA 11287*02 sert à demander l’autorisation de transférer depuis la France vers un autre pays européen certaines armes à feu, des éléments d’arme et des munitions. La réussite du dossier repose sur quelques réflexes simples mais essentiels : identifier correctement la catégorie de l’arme, vérifier les exigences du pays de destination, remplir avec précision les rubriques sur l’expéditeur, le destinataire et les matériels concernés, joindre les documents exigés, puis envoyer le bon nombre d’exemplaires à la direction générale des douanes et droits indirects.

Le formulaire mentionne une validité de 6 mois pour une seule expédition, ce qui impose d’anticiper le calendrier. En cas de doute sur les pièces à produire ou sur le régime applicable à l’arme concernée, il reste préférable de vérifier les informations à jour auprès de Service-Public.fr ou de l’administration compétente avant l’envoi du dossier.