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CERFA 11289-02 : Déclaration de transfert d'armes à feu et de munitions par un armurier agréé
Informations personnelles :
CERFA 11289-02 : Déclaration de transfert d'armes à feu et de munitions par un armurier agréé
À remplir par les armuriers agréés lorsqu'ils transfèrent des armes à feu ou des munitions dans ou depuis un autre pays européen
Déclarer un transfert d’armes à feu et de munitions
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 11289*02, déclaration de transfert d'armes à feu et de munitions par un armurier agréé
Le CERFA 11289*02 correspond à la déclaration de transfert d'armes à feu et de munitions par un armurier agréé. Il s'agit d'un formulaire administratif encadrant les mouvements d'armes, de munitions et, le cas échéant, de leurs éléments, lorsqu'un transfert intervient dans ou depuis un autre pays européen.
Le titre officiel du document est explicite : il vise le transfert réalisé par un armurier agréé. Autrement dit, même si la fiche DILA mentionne les particuliers comme public concerné, le formulaire lui-même est rempli par le professionnel autorisé qui organise ou effectue le transfert. Pour un particulier, ce point est essentiel : lorsqu'une arme ou des munitions sont achetées, cédées, renvoyées, échangées ou transférées entre États membres, l'opération ne se résume pas à un simple envoi. Elle s'inscrit dans un cadre juridique précis, impliquant l'armurier, les autorités compétentes et, selon les cas, l'accord préalable de l'État de destination.
Ce formulaire est rattaché à l'identifiant DILA R34996 et a été vérifié sur Service-Public.fr à la date du 6 juillet 2017. Il se fonde notamment sur l'article 11, paragraphe 3, de la directive n° 91/477/CEE, sur l'article 10, paragraphe 3, de la directive n° 93/15/CEE, ainsi que sur l'arrêté du 10 février 1993 modifié.
À quoi sert concrètement cette déclaration
Le CERFA 11289*02 sert à formaliser le transfert transfrontalier d'armes à feu, de munitions ou de leurs éléments, entre la France et un autre État membre européen. Il permet d'identifier clairement :
- l'État membre d'expédition,
- l'État membre de destination,
- l'expéditeur,
- le destinataire,
- les États membres traversés,
- les modalités de transport,
- les autorisations ou accords préalables exigés,
- la nature précise des armes, munitions ou éléments transférés.
Ce niveau de détail répond à un objectif de traçabilité. En matière d'armes, l'administration attend une identification rigoureuse de l'objet transféré, de son parcours et des personnes ou entités impliquées.
Qui remplit le formulaire
Le document est destiné à être rempli par l'armurier agréé. Le formulaire prévoit d'ailleurs des mentions relatives à l'autorisation ou à la déclaration du professionnel, ainsi qu'à l'autorité de délivrance. Une note en bas de document précise qu'il faut indiquer, selon le cas, la date, les références et l'autorité ayant délivré :
- l'autorisation de faire le commerce des armes de catégorie A et B,
- le récépissé de la déclaration de faire le commerce d'armes des catégories C et D,
- l'agrément d'armurier,
- ou l'autorisation d'ouverture du commerce de détail.
Pour un particulier, cela signifie que le recours à un professionnel habilité n'est pas un simple confort. C'est le cadre normal du transfert lorsque l'opération relève de ce CERFA.
Dans quelles situations un particulier peut être concerné
Le formulaire peut concerner un particulier dans plusieurs hypothèses pratiques, par exemple :
- l'achat d'une arme ou de munitions auprès d'un professionnel situé dans un autre pays européen, avec transfert vers la France,
- la vente ou la cession d'une arme vers un autre État membre, avec intervention d'un armurier,
- le retour d'une arme chez un professionnel établi à l'étranger,
- le transfert de certains éléments d'armes ou de munitions dans un contexte encadré,
- une opération nécessitant un passage par plusieurs États membres.
Dans ces situations, le particulier n'est pas forcément le rédacteur du CERFA, mais il est directement concerné par les informations transmises, les justificatifs demandés et la régularité de l'opération.
Le cadre juridique du transfert d'armes et de munitions au sein de l'espace européen
Un régime strictement encadré
Le transfert d'armes à feu et de munitions ne relève pas du droit commun des échanges de marchandises. Il est soumis à une réglementation spécifique en raison des enjeux de sécurité publique, de traçabilité et de contrôle administratif. Le formulaire mentionne expressément deux textes européens, ainsi qu'un arrêté français modifié. Cette articulation montre que le transfert obéit à la fois :
- à des règles européennes relatives à la circulation et au contrôle,
- à des règles nationales d'application,
- à des exigences administratives propres à l'État d'expédition et à l'État de destination.
Le CERFA n'est donc pas un simple bordereau de transport. Il s'insère dans une procédure plus large, qui peut supposer un agrément préalable, un accord de l'État membre de destination, ou une exemption d'accord documentée.
Le rôle de l'État membre d'expédition et de l'État membre de destination
Le formulaire distingue clairement deux autorités étatiques :
- l'État membre d'expédition, c'est-à-dire le pays depuis lequel les armes ou munitions partent,
- l'État membre de destination, c'est-à-dire le pays dans lequel elles doivent arriver.
Cette distinction est centrale. Selon les cas, l'État d'expédition doit délivrer un agrément préalable, tandis que l'État de destination peut exiger un accord préalable. Le formulaire prévoit d'ailleurs des cases spécifiques pour :
- l'agrément préalable par l'État membre d'expédition, avec date, numéro, validité et autorité,
- l'accord préalable de l'État membre de destination, copie jointe, avec mention de l'autorité et de la date,
- ou l'exemption d'accord préalable, sur la base d'une communication de l'État membre de destination, copie jointe.
Il ne faut donc pas présumer qu'un transfert est automatiquement autorisé parce qu'il a lieu entre pays européens. Le caractère intracommunautaire de l'opération n'efface pas les obligations de contrôle.
La traversée d'autres États membres
Le CERFA comporte une rubrique dédiée aux États membres traversés. Cette mention peut paraître secondaire, mais elle reflète une exigence concrète : le trajet de l'arme ou des munitions compte juridiquement. Lorsqu'un transfert emprunte le territoire de plusieurs pays, la régularité de l'opération doit être appréciée en tenant compte de cet itinéraire.
En pratique, cette rubrique aide à sécuriser le transport et à documenter le cheminement effectif des biens transférés. Pour un particulier, cela signifie qu'un envoi organisé par un armurier ne se limite pas à la relation vendeur-acheteur. Le parcours logistique lui-même peut avoir des conséquences administratives.
Les informations à renseigner dans le CERFA 11289*02
Les coordonnées des parties
Le formulaire demande les coordonnées complètes de l'expéditeur et du destinataire :
- nom et prénom ou raison sociale,
- adresse,
- numéro de téléphone,
- numéro de fax.
La présence du fax peut sembler datée, mais elle appartient au modèle officiel. Il convient de respecter le formulaire tel qu'il est rédigé. Si une mention n'est pas pertinente ou si un moyen de contact n'est pas disponible, il est préférable de vérifier avec l'administration ou avec l'armurier chargé du dossier la manière de compléter la case sans créer d'ambiguïté.
L'identification professionnelle de l'armurier
Le CERFA exige de préciser l'autorisation ou la déclaration du professionnel et l'autorité de délivrance. Cette rubrique ne doit pas être prise à la légère. Elle permet de vérifier que l'opérateur est bien habilité à intervenir pour les catégories d'armes concernées.
Pour le particulier, c'est aussi un point de vigilance pratique : si le professionnel chargé du transfert ne dispose pas du statut adapté ou ne renseigne pas correctement ses références, l'opération peut se trouver bloquée ou contestée.
La description des armes, munitions et éléments transférés
Le coeur du formulaire réside dans la rubrique relative aux biens concernés. Le document prévoit notamment :
- le nombre total d'armes,
- le nombre total de munitions,
- le nombre total d'éléments d'arme ou de munition,
- l'indication de l'existence ou non d'une annexe,
- la catégorie,
- le type,
- la marque ou le modèle,
- le calibre,
- les autres caractéristiques,
- le nombre de munitions,
- la mention C.I.P,
- le numéro d'identification des armes.
Cette précision technique poursuit un objectif évident : éviter toute imprécision sur la nature exacte des objets transférés. Une désignation vague ou incomplète peut suffire à compromettre la recevabilité du dossier ou à créer un doute lors des contrôles.
| Rubrique | Utilité administrative |
|---|---|
| État membre d'expédition et de destination | Identifier le cadre territorial du transfert |
| Expéditeur et destinataire | Tracer les acteurs de l'opération |
| États traversés | Documenter l'itinéraire du transport |
| Modalités de transport | Préciser les conditions pratiques du déplacement |
| Agrément ou accord préalable | Justifier la régularité administrative du transfert |
| Description des armes et munitions | Assurer l'identification précise des biens transférés |
| Références du déclarant | Engager la responsabilité du signataire |
La signature et les références du déclarant
La rubrique 11 du formulaire est consacrée aux références du déclarant : nom et prénom, raison sociale, adresse, signature et cachet. Cette partie matérialise l'engagement du professionnel qui effectue la déclaration.
Dans un dossier de transfert d'armes, la signature n'est pas une formalité neutre. Elle atteste que les éléments déclarés correspondent à la réalité de l'opération et que le déclarant assume la portée administrative de son envoi.
Les droits et obligations du particulier dans une opération de transfert
Le particulier ne remplit pas nécessairement le CERFA, mais il reste responsable de sa situation
Le fait que l'armurier agréé remplisse la déclaration ne dispense pas le particulier d'être vigilant. Celui qui achète, cède ou fait transférer une arme doit pouvoir justifier de sa propre situation au regard de la réglementation applicable. Selon la nature de l'arme ou des munitions concernées, des autorisations, déclarations ou justificatifs personnels peuvent être nécessaires.
Le CERFA 11289*02 ne remplace pas l'ensemble des autres obligations éventuellement liées à la détention, à l'acquisition ou à la cession. Il s'ajoute à elles dans le contexte particulier du transfert européen.
Le droit à une information claire sur la procédure
Un particulier peut légitimement demander à l'armurier qui prend en charge l'opération :
- quel est le fondement du transfert,
- si un accord préalable de l'État membre de destination est requis,
- si une exemption existe et sur quel document elle repose,
- quelles pièces doivent être jointes au dossier,
- qui conserve les exemplaires et à quelle autorité ils sont destinés.
Cette transparence est importante. En cas de difficulté, le particulier doit être en mesure de comprendre à quel stade se situe le dossier et quelle autorité est susceptible d'intervenir.
L'obligation de fournir des informations exactes
Le particulier a aussi une obligation de coopération loyale avec le professionnel. Si l'opération implique des données sur l'identité du destinataire, les caractéristiques de l'arme, l'origine du bien ou le contexte du transfert, ces éléments doivent être communiqués de manière exacte. Une erreur de référence, un numéro d'identification incomplet, une catégorie mal comprise ou une adresse erronée peuvent retarder ou compromettre la procédure.
C'est précisément sur ce point que certains usagers apprécient de passer par une solution comme Startdoc, lorsqu'ils cherchent d'abord à identifier le bon CERFA et à partir d'une base déjà structurée avant de se rapprocher de l'armurier chargé du transfert, car, en matière d'armes, une approximation administrative est rarement sans conséquence.
Comment se déroule la procédure de dépôt et de transmission
Une procédure articulée autour de l'armurier agréé
Le dépôt de la déclaration s'inscrit dans une logique professionnelle. Le formulaire comporte une case réservée à l'État membre d'expédition, ce qui confirme qu'il ne s'agit pas seulement d'un document conservé entre les parties. Il est destiné à circuler dans le cadre administratif prévu par les autorités compétentes.
Concrètement, l'armurier rassemble généralement :
- les informations sur l'expéditeur et le destinataire,
- les références professionnelles justifiant son habilitation,
- la description technique des armes, munitions ou éléments,
- les justificatifs d'agrément ou d'accord préalable,
- les éventuelles copies exigées par le formulaire.
Le document mentionne expressément qu'une copie de l'accord préalable de l'État membre de destination doit être jointe lorsqu'un tel accord est requis. De même, en cas d'exemption, une copie de la communication de l'État de destination doit être jointe.
Les exemplaires et la destination administrative
Le modèle officiel comporte la mention exemplaire pour, sans que les détails d'attribution apparaissent dans l'extrait reproduit. Cela laisse entendre qu'il peut exister plusieurs destinataires administratifs ou plusieurs circuits de conservation. En l'absence de notice associée, il est prudent de se référer à l'administration compétente ou à la fiche Service-Public.fr pour vérifier les modalités pratiques à jour.
Le particulier a intérêt à demander à l'armurier si une copie du document complété peut lui être remise ou conservée dans son dossier personnel. Cette précaution facilite la preuve de la régularité du transfert en cas de contrôle ultérieur.
L'importance des pièces jointes
Le formulaire fait expressément référence à des copies à joindre. Cet aspect mérite une attention particulière. Un dossier incomplet peut être retardé, renvoyé ou considéré comme irrégulier. En pratique, il faut vérifier que :
- la copie de l'accord préalable est jointe lorsque la case correspondante est renseignée,
- la copie de la communication d'exemption est jointe si l'exemption est invoquée,
- les références du professionnel sont cohérentes avec les pièces justificatives disponibles,
- l'annexe mentionnée, si elle existe, est bien attachée au formulaire principal.
Refus, blocage ou difficulté, quels recours envisager
Identifier l'origine du refus
En matière de transfert d'armes à feu et de munitions, un refus ou un blocage peut provenir de plusieurs sources :
- une pièce manquante,
- une erreur matérielle dans le formulaire,
- une absence d'accord préalable,
- une discordance entre le bien transféré et les autorisations disponibles,
- une difficulté liée au droit de l'État membre de destination,
- une irrégularité affectant le statut de l'expéditeur, du destinataire ou de l'armurier.
Avant d'envisager un recours, il faut donc déterminer si le problème est purement administratif, documentaire ou véritablement juridique.
La régularisation du dossier
Dans de nombreuses situations, la première démarche utile consiste à régulariser le dossier. Lorsqu'une copie manque, qu'une case a été mal renseignée ou qu'une annexe n'a pas été jointe, une correction rapide peut parfois suffire. Il est alors important de conserver une trace écrite des échanges avec l'armurier et, le cas échéant, avec l'administration compétente.
Le particulier a intérêt à demander une explication précise du motif de blocage, afin d'éviter des allers-retours inutiles.
Le recours auprès de l'autorité compétente
Si une administration refuse l'opération ou oppose une décision défavorable, un recours gracieux ou hiérarchique peut parfois être envisagé, selon l'autorité en cause et selon les motifs retenus. Le contenu exact des voies de recours dépendra du pays concerné, de la nature de la décision et du cadre réglementaire applicable à la catégorie d'armes ou de munitions visée.
En l'absence d'indications détaillées sur le formulaire lui-même, il convient de se référer :
- à la notification de refus, si elle existe,
- aux coordonnées de l'autorité ayant pris la décision,
- aux informations mises à disposition par Service-Public.fr,
- et, si nécessaire, à un professionnel du droit ou à l'armurier en charge du transfert.
Lorsque le différend porte sur l'interprétation d'une règle étrangère ou sur l'exigence d'un État membre de destination, une analyse au cas par cas est souvent indispensable.
Les points de vigilance avant de lancer un transfert
Vérifier que le bon formulaire est utilisé
Le CERFA 11289*02 concerne un transfert effectué par un armurier agréé dans un contexte européen. Il ne doit pas être confondu avec d'autres formalités relatives :
- à la détention d'armes,
- à leur déclaration interne en France,
- à une autorisation d'acquisition,
- ou à un transfert qui ne relèverait pas de ce cadre précis.
Une erreur de formulaire peut faire perdre du temps et générer un risque de non-conformité.
Soigner la description technique
Une vigilance particulière s'impose sur les caractéristiques de l'arme ou des munitions. Il faut reprendre fidèlement les données d'identification disponibles, notamment la catégorie, la marque, le modèle, le calibre et le numéro d'identification. Une approximation peut être interprétée comme une incohérence substantielle.
Ne pas négliger les éléments d'arme ou de munition
Le formulaire vise non seulement les armes et les munitions, mais aussi leurs éléments. Ce point est important, car certains usagers pensent à tort qu'un composant isolé échapperait aux exigences de traçabilité. Or le document prévoit expressément un décompte des éléments d'arme ou de munition. Il faut donc intégrer ces objets dans l'analyse de la procédure applicable.
Anticiper la coordination entre professionnels et autorités
Lorsqu'un transfert implique un armurier français, un destinataire étranger, éventuellement un armurier étranger, et des autorités de plusieurs États, la coordination documentaire doit être préparée en amont. Plus les informations sont rassemblées tôt, plus le dossier a de chances d'être traité sans difficulté.
Il est également recommandé de vérifier en amont si l'État membre de destination demande un accord préalable ou s'il existe une communication d'exemption. Cette question conditionne directement les pièces à joindre.
Ce qu'il faut retenir sur le CERFA 11289*02
Le CERFA 11289*02 encadre une opération sensible : le transfert d'armes à feu, de munitions ou de leurs éléments au sein de l'espace européen, par l'intermédiaire d'un armurier agréé. Même si le particulier n'est pas toujours celui qui remplit matériellement la déclaration, il reste pleinement concerné par la régularité du dossier, la qualité des informations fournies et la conformité de l'opération avec les règles applicables.
Le formulaire impose une identification précise des parties, du trajet, des modalités de transport, des autorisations exigées et des biens transférés. Il faut aussi être attentif aux pièces jointes, notamment en cas d'accord préalable de l'État membre de destination ou d'exemption d'un tel accord.
En cas de doute sur la procédure à suivre, sur l'autorité compétente ou sur la version du formulaire à utiliser, le plus sûr reste de vérifier les informations à jour sur Service-Public.fr et de se rapprocher de l'armurier agréé chargé de l'opération. En matière d'armes et de munitions, la sécurité juridique repose d'abord sur l'exactitude des déclarations et sur le respect strict du circuit administratif prévu.