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Formulaire:

CERFA 15332 : Droits de mutation à titre gratuit (successions et donations)

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CERFA 15332 : Droits de mutation à titre gratuit (successions et donations)

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CERFA 15332 : Droits de mutation à titre gratuit (successions et donations)

CERFA 15332 : Droits de mutation à titre gratuit (successions et donations)

Formulaire disponible uniquement en français. Permet de déterminer le montant des droits de mutation à titre gratuit acquittés hors de France. Ce montant est pris en compte pour calculer le montant de l'impôt exigible en France.

Calculez les droits de mutation à titre gratuit

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15332, à quoi sert ce formulaire pour les droits de mutation à titre gratuit

Le CERFA 15332, identifié par la DILA sous la référence R45156, concerne les droits de mutation à titre gratuit dans le cadre des successions et donations. Il s'adresse aux particuliers confrontés à une situation internationale, lorsque des droits ont déjà été acquittés hors de France sur des biens, des sommes ou des droits transmis sans contrepartie.

Sa fonction est précise : il permet de déterminer le montant des droits de mutation à titre gratuit payés à l'étranger, afin que ce montant soit pris en compte pour le calcul de l'impôt exigible en France. Autrement dit, ce document n'est pas le formulaire principal de déclaration de succession ou de donation. Il intervient comme un support de calcul ou de justification, dans une logique de prise en considération d'une fiscalité déjà supportée à l'étranger.

Le formulaire est disponible uniquement en français. Aucune notice associée n'est signalée dans les métadonnées officielles connues à la date de vérification du 6 janvier 2025. Cette absence de notice impose une vigilance particulière au moment de renseigner les informations demandées, car l'usager doit comprendre seul la finalité fiscale du document et la manière de présenter les éléments utiles à l'administration.

Ce CERFA s'inscrit dans des situations patrimoniales souvent sensibles, mêlant succession familiale, donation transfrontalière, actifs situés hors de France ou intervention d'une administration fiscale étrangère. Dans ce contexte, la cohérence du dossier est essentielle. Une erreur de qualification, un montant mal converti, un justificatif incomplet ou une confusion entre droits dus et droits effectivement acquittés peuvent compliquer l'instruction.

Le point central à retenir est le suivant : le CERFA 15332 sert à faire reconnaître, dans le calcul de l'impôt français, des droits déjà payés hors de France sur une transmission à titre gratuit. Il n'a donc de sens que s'il existe un lien concret entre la transmission concernée et une imposition étrangère effectivement supportée.

Dans quelles situations utiliser le CERFA 15332

Succession comportant des biens ou des héritiers à l'étranger

Le cas le plus fréquent est celui d'une succession internationale. Une personne décède en laissant un patrimoine réparti entre plusieurs pays, ou des héritiers résident dans des États différents. Il peut alors arriver qu'une partie des biens transmis ait déjà donné lieu au paiement de droits à l'étranger. Lorsque la succession est aussi imposable en France, le formulaire permet d'indiquer ces droits étrangers pour qu'ils soient pris en compte dans le calcul français.

Cette situation peut concerner, par exemple, un immeuble situé hors de France, un compte bancaire ouvert à l'étranger, des valeurs mobilières détenues dans un autre État ou un patrimoine dont la transmission relève partiellement d'une fiscalité étrangère.

Donation transfrontalière

Le CERFA 15332 peut également être utile lors d'une donation. Si un donateur, un donataire ou le bien donné présente un rattachement à l'étranger, des droits de donation peuvent avoir été payés hors de France. Lorsque la donation doit aussi être examinée par l'administration fiscale française, le formulaire permet de faire état de cette imposition étrangère déjà acquittée.

Le sujet est particulièrement important lorsque la transmission porte sur des actifs facilement délocalisés ou déjà suivis par une administration étrangère, comme des titres, des avoirs financiers ou certains biens immobiliers.

Transmission imposable en France malgré un paiement déjà effectué hors de France

Le formulaire n'est pas réservé aux seules situations où tout le patrimoine se situe à l'étranger. Il peut aussi être utilisé lorsqu'une transmission reste imposable en France en raison de la résidence du défunt, du donateur, de l'héritier, du donataire ou de la localisation de certains biens, alors même qu'une fiscalité étrangère a déjà été appliquée sur tout ou partie de l'opération.

Dans ce type de dossier, l'enjeu pratique consiste à éviter que la part d'impôt déjà payée hors de France ne soit ignorée dans le calcul français, sous réserve bien entendu des règles applicables et des justificatifs produits.

Quand ce formulaire n'est probablement pas adapté

Le CERFA 15332 n'a en principe pas vocation à être utilisé si aucune taxation étrangère n'a été effectivement supportée. Il ne sert pas non plus à demander, à lui seul, le règlement global d'une succession ou d'une donation. Il ne remplace pas les déclarations fiscales principales exigées en matière de succession ou de donation en France.

Il ne semble pas davantage destiné à traiter des impôts étrangers qui ne relèveraient pas des droits de mutation à titre gratuit. Si la somme payée à l'étranger correspond à une autre catégorie d'impôt, sa prise en compte pourrait ne pas relever de ce formulaire.

Ce que l'administration attend concrètement

Identifier la transmission concernée

Le formulaire a pour objet de rattacher des droits payés hors de France à une transmission déterminée. Il faut donc être capable de relier sans ambiguïté les éléments suivants : l'événement fiscal, succession ou donation, les personnes concernées, la nature des biens transmis, le pays étranger concerné et le montant des droits acquittés.

Une présentation imprécise du dossier peut fragiliser la demande de prise en compte par l'administration française. Il est donc recommandé de conserver une logique constante entre le formulaire, les pièces justificatives et les autres déclarations déposées.

Distinguer droits dus et droits réellement acquittés

La description officielle vise le montant des droits de mutation à titre gratuit acquittés hors de France. Cette formulation appelle une attention particulière. En pratique, il peut exister une différence entre l'impôt théoriquement dû selon une décision étrangère et l'impôt effectivement payé. Le formulaire semble orienté vers les droits réellement acquittés, ce qui suppose de pouvoir le démontrer.

Il est donc prudent de réunir des preuves de paiement ou tout document émanant de l'administration étrangère mentionnant que les droits ont été réglés, le cas échéant en totalité ou en partie.

Présenter un montant exploitable par l'administration française

Le montant payé à l'étranger doit pouvoir être compris et exploité par l'administration française. Cela implique généralement une présentation claire de la devise utilisée, de l'autorité étrangère concernée et du lien entre ce montant et les biens ou droits transmis. Si les documents d'origine sont rédigés dans une autre langue, une traduction peut être utile pour sécuriser le dossier, surtout si les intitulés fiscaux sont techniques ou ambigus.

Dans ce type de formalité, Startdoc peut faire gagner un temps précieux en mettant à disposition un document déjà structuré pour ce besoin précis, ce qui aide à éviter les oublis les plus fréquents lorsqu'il faut présenter à l'administration française des droits de succession ou de donation déjà payés à l'étranger.

Comment remplir le CERFA 15332 de façon rigoureuse

Le formulaire n'étant pas reproduit ici et aucune notice n'étant disponible dans les métadonnées officielles communiquées, il n'est pas possible de détailler mot à mot l'intitulé de chaque case. En revanche, sa finalité permet de dégager une méthode de remplissage fiable, centrée sur les informations que l'administration fiscale attend nécessairement pour traiter ce type de demande.

1. Renseigner l'identité des personnes concernées

Commencez par vérifier l'identité exacte des personnes impliquées dans la transmission. Selon qu'il s'agit d'une succession ou d'une donation, il faudra en général être attentif aux noms, prénoms, adresses et, si le formulaire le prévoit, aux éléments d'identification fiscale ou civile permettant d'éviter toute confusion.

Dans une succession, il peut être nécessaire d'identifier le défunt et les héritiers ou ayants droit concernés. Dans une donation, l'identification du donateur et du donataire sera centrale. Les informations doivent être strictement cohérentes avec les autres documents déposés auprès de l'administration.

2. Qualifier l'opération, succession ou donation

Le titre du CERFA vise à la fois les successions et les donations. Il faut donc veiller à indiquer correctement la nature de la transmission. Cette distinction n'est pas secondaire, car elle conditionne le contexte fiscal du dossier et la lecture des justificatifs étrangers.

Une succession correspond à une transmission liée à un décès. Une donation correspond à une transmission volontaire entre vifs. Si le dossier comporte des actes étrangers, il faut s'assurer que leur qualification est bien transposable en droit français ou, à défaut, qu'elle est clairement expliquée.

3. Identifier le pays étranger concerné

Le formulaire vise les droits acquittés hors de France. Il est donc logique que le pays concerné, voire l'administration étrangère compétente, soit clairement mentionné. Lorsqu'il existe plusieurs pays ou plusieurs administrations concernées, il convient de présenter les informations de manière distincte, sans mélange des montants ni des périodes.

Si des biens sont situés dans différents États, une ventilation claire par pays peut renforcer la lisibilité du dossier.

4. Décrire les biens, droits ou sommes transmis

Pour qu'un impôt étranger puisse être rapproché d'une imposition française, il faut en principe pouvoir comprendre ce qui a été transmis. Une description suffisamment précise des biens ou droits concernés est donc essentielle. Selon le cas, il peut s'agir d'un bien immobilier, d'un compte bancaire, de titres, de parts sociales ou d'autres éléments patrimoniaux.

La description n'a pas besoin d'être inutilement longue, mais elle doit permettre d'établir le lien entre la transmission, la fiscalité étrangère et l'impôt calculé en France.

5. Indiquer le montant des droits payés hors de France

Il s'agit du coeur du formulaire. Le montant déclaré doit correspondre aux droits de mutation à titre gratuit effectivement acquittés à l'étranger. Une attention particulière doit être portée à la devise d'origine. Si le formulaire ou l'administration attend une conversion en euros, il est prudent de conserver la méthode de conversion utilisée et de pouvoir la justifier.

En l'absence d'instructions reproduites ici, mieux vaut éviter les arrondis approximatifs et conserver une traçabilité complète du calcul. Si plusieurs paiements ont été effectués, une récapitulation par date et par autorité fiscale peut être utile.

6. Joindre les justificatifs utiles

Le formulaire ne suffit généralement pas à lui seul. Pour permettre la prise en compte des droits déjà payés, il est recommandé de joindre tous les documents établissant la réalité et le montant de la taxation étrangère. Cela peut inclure, selon la situation, une décision fiscale étrangère, un avis d'imposition, un reçu de paiement, un acte notarié ou un relevé officiel.

Lorsque les pièces sont rédigées dans une langue étrangère, une traduction, même non exigée dans tous les cas, peut faciliter l'examen du dossier. Dans les affaires patrimoniales internationales, la clarté documentaire est souvent aussi importante que le fond juridique lui-même.

7. Vérifier la cohérence avec la déclaration principale

Le CERFA 15332 intervient en complément d'une démarche fiscale plus large. Il est donc essentiel que les éléments mentionnés dans ce formulaire correspondent exactement à ceux déclarés par ailleurs. Les noms, les dates, la nature des biens, les valeurs retenues et le pays concerné doivent être compatibles avec l'ensemble du dossier.

Une incohérence entre le formulaire relatif aux droits acquittés hors de France et la déclaration principale de succession ou de donation peut entraîner des demandes d'explication, voire une remise en cause de la prise en compte du montant étranger déclaré.

Pièces à préparer pour étayer la demande

Les métadonnées officielles ne listent pas de pièces obligatoires. Néanmoins, compte tenu de l'objet du formulaire, certains documents apparaissent particulièrement utiles pour constituer un dossier sérieux.

Type de pièce Utilité dans le dossier
Document fiscal étranger mentionnant les droits Permet d'identifier la nature de l'imposition, l'autorité étrangère et le montant retenu
Justificatif de paiement Établit que les droits ont bien été acquittés hors de France
Acte de donation ou document successoral Relie l'impôt étranger à la transmission concernée
Éléments d'identité des parties Évitent les erreurs d'attribution entre défunt, héritiers, donateur ou donataire
Description des biens transmis Permet de faire le lien entre les actifs concernés et la taxation étrangère
Traduction des pièces étrangères Facilite la compréhension du dossier par l'administration française
Éléments de conversion monétaire Aident à expliquer le passage éventuel d'une devise étrangère à l'euro

La pertinence de ces pièces dépendra du dossier concret. En cas de difficulté, il reste prudent de consulter la page officielle Service-Public.fr liée au formulaire ou de se rapprocher de l'administration fiscale compétente.

Cas particuliers à anticiper

Pluralité de pays étrangers

Un même dossier peut impliquer plusieurs États. C'est le cas, par exemple, lorsque le défunt avait un patrimoine international ou lorsque la donation porte sur des biens situés dans différents pays. Dans cette hypothèse, la difficulté principale réside dans la ventilation des droits payés à l'étranger. Il est conseillé de séparer clairement chaque pays, chaque assiette et chaque montant afin d'éviter toute confusion.

Biens de nature différente

Les droits acquittés hors de France peuvent concerner des biens de nature très différente. Or, l'administration française doit pouvoir comprendre précisément quels actifs ont été taxés à l'étranger. Il est donc préférable de ne pas se limiter à une somme globale si le dossier gagnerait en lisibilité avec une décomposition par catégories de biens.

Documents étrangers peu explicites

Dans certains pays, les documents fiscaux ne reprennent pas la terminologie française de succession, donation ou droits de mutation à titre gratuit. Des taxes patrimoniales proches peuvent être désignées différemment. Si les documents ne sont pas assez clairs, il peut être utile d'ajouter une explication écrite ou une traduction permettant de démontrer que l'impôt payé correspond bien à la catégorie visée par le CERFA.

Paiement partiel ou en plusieurs fois

Lorsque les droits étrangers ont été réglés en plusieurs échéances, il convient d'être particulièrement rigoureux. L'administration française devra pouvoir distinguer ce qui a déjà été payé de ce qui reste éventuellement dû. La formulation officielle mettant l'accent sur les droits acquittés, un paiement seulement partiel pourrait appeler une présentation détaillée et prudente.

Montants convertis en euros

La conversion d'une devise étrangère en euros peut devenir une source d'erreur. Sans instruction officielle reproduite ici, il est conseillé de conserver les documents d'origine, le montant dans la devise initiale et la méthode retenue pour la conversion. Cela permet de répondre plus facilement à une éventuelle demande de précision.

Erreurs fréquentes à éviter

Déclarer une imposition étrangère sans preuve de paiement

Le risque le plus courant consiste à produire un document fiscal étranger mentionnant un montant dû, sans démontrer qu'il a effectivement été acquitté. Or l'objet du formulaire porte sur les droits payés hors de France. Une simple estimation ou un avis non soldé peut être insuffisant.

Confondre fiscalité étrangère et fiscalité française

Les dossiers internationaux comportent parfois plusieurs niveaux d'imposition, plusieurs devises et plusieurs administrations. Il faut éviter d'intégrer dans le montant déclaré au titre du CERFA des sommes relevant en réalité d'une autre démarche, d'une autre taxe ou d'une autre juridiction.

Oublier le lien entre le bien transmis et la taxe étrangère

Un montant d'impôt, pris isolément, ne suffit pas toujours. L'administration doit comprendre à quelle transmission il se rattache. Si les pièces jointes n'établissent pas clairement ce lien, le dossier peut perdre en force probante.

Présenter un dossier incomplet en pensant que le formulaire se suffit à lui-même

Le CERFA 15332 est un outil déclaratif ou justificatif. Il ne remplace pas les autres formalités liées à la succession ou à la donation. Un dossier solide repose donc sur un ensemble cohérent, et non sur le seul envoi du formulaire.

Conseils pratiques pour sécuriser votre dossier

Relire le dossier comme si vous étiez l'administration

Avant l'envoi, il est utile de vérifier si une personne extérieure peut comprendre immédiatement la situation. Qui transmet, à qui, dans quel cadre, dans quel pays, sur quels biens, pour quel montant, et avec quels justificatifs. Si une de ces réponses manque ou reste floue, le dossier mérite d'être complété.

Classer les pièces dans un ordre logique

Un classement simple, identité, acte de transmission, pièces fiscales étrangères, preuves de paiement, éventuelles traductions, facilite considérablement l'examen du dossier. Cette méthode réduit aussi le risque d'oubli lors de la transmission à l'administration.

Conserver une copie intégrale

Il est prudent de conserver une copie du formulaire rempli, des justificatifs joints et de tout calcul de conversion ou de ventilation. En matière patrimoniale internationale, les échanges peuvent s'étaler dans le temps, et il est souvent nécessaire de pouvoir reconstituer exactement ce qui a été adressé.

Vérifier la version du formulaire

La date de dernière vérification DILA mentionnée pour ce formulaire est le 6 janvier 2025. Avant utilisation, il reste judicieux de s'assurer que vous disposez de la bonne version, notamment en consultant la fiche officielle Service-Public.fr associée à l'identifiant R45156.

Ce qu'il faut retenir sur le CERFA 15332

Le CERFA 15332 est un formulaire fiscal spécialisé, destiné aux particuliers confrontés à une succession ou une donation présentant un élément d'extranéité. Il permet de déterminer le montant des droits de mutation à titre gratuit acquittés hors de France, afin que ce montant soit pris en compte dans le calcul de l'impôt exigible en France.

Son utilisation suppose une approche méthodique : identifier clairement la transmission concernée, distinguer les droits réellement payés des montants simplement dus, rapprocher chaque somme des biens ou droits transmis, et réunir des justificatifs lisibles. En l'absence de notice associée connue, la qualité du dossier repose largement sur la clarté de la présentation.

Dès qu'une succession ou une donation implique plusieurs pays, l'enjeu ne se limite pas à déclarer un montant. Il faut démontrer, de façon structurée, pourquoi ce montant doit être pris en considération par l'administration française. C'est précisément là que le CERFA 15332 trouve son utilité.