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CERFA 15849-01 : Demande d'homologation d'un circuit
Informations personnelles :
CERFA 15849-01 : Demande d'homologation d'un circuit
Permet, au propriétaire ou au gestionnaire d'un circuit, d'en demander l'homologation pour y organiser des manifestations sportives motorisées
Demandez l’homologation de votre circuit
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15849*01, demande d’homologation d’un circuit : à quoi sert ce formulaire ?
Le CERFA 15849*01 permet au propriétaire ou au gestionnaire d’un circuit de demander son homologation afin d’y organiser des manifestations sportives motorisées. Il s’adresse aux particuliers, mais peut aussi concerner, dans la pratique du formulaire, une personne physique ou morale qui exploite ou administre un site dédié à ce type d’activité.
Ce document officiel relève du ministère des Sports. Il s’inscrit dans le cadre des articles R.331-35 à R.331-44 et A.331-21 du code du sport, ainsi que de l’article R.411-12 du code de la route. Son identifiant DILA est R18491, et sa dernière vérification connue par l’administration date du 17 novembre 2021.
L’homologation est indispensable lorsque le circuit doit accueillir des activités comportant la participation de véhicules terrestres à moteur. Autrement dit, si vous souhaitez ouvrir ou exploiter un circuit pour des compétitions, des manifestations, des essais, des entraînements ou des démonstrations motorisées, ce formulaire constitue le point d’entrée de la procédure administrative.
Le terme de circuit a ici un sens précis. Il s’agit d’un itinéraire fermé pouvant être parcouru plusieurs fois sans être quitté. Il ne peut emprunter que des voies fermées à la circulation publique, de manière permanente ou temporaire. Son tracé doit être délimité par tout moyen, et son revêtement peut être de différentes natures.
Le formulaire permet de déposer trois types de demande :
- une première homologation, lorsque le circuit n’a jamais été homologué ;
- un renouvellement d’homologation, lorsque l’autorisation en cours arrive à échéance ;
- une modification de l’homologation en vigueur, lorsqu’un changement affecte les conditions initiales du circuit ou de son exploitation.
En pratique, ce CERFA ne se limite pas à une simple formalité déclarative. Il sert à présenter les caractéristiques générales du circuit, les usages envisagés, les types de véhicules admis et certaines données utiles à l’instruction du dossier, notamment la vitesse maximale possible en un point quelconque du circuit.
Qui est concerné par la demande d’homologation d’un circuit ?
Les personnes pouvant déposer le dossier
La demande peut être faite par le propriétaire du circuit ou par son gestionnaire. Le formulaire prévoit d’ailleurs l’identification de la personne physique ou morale sollicitant l’homologation. Il faut donc indiquer soit les nom et prénom du demandeur, soit la raison sociale de l’établissement concerné.
Les coordonnées attendues sont classiques, mais doivent être complètes : adresse, code postal, commune, numéro de téléphone, site internet s’il existe, et adresse électronique en lettres capitales. Ces informations doivent permettre à l’administration d’identifier clairement le responsable de la demande et de le contacter pendant l’instruction.
Les circuits soumis à homologation
L’homologation vise les circuits destinés à accueillir des activités impliquant des véhicules terrestres à moteur. Cela peut concerner un site permanent, mais aussi un tracé aménagé sur des voies fermées temporairement à la circulation publique, à condition qu’il réponde à la définition réglementaire du circuit.
Le formulaire vous invite à préciser la désignation du circuit et son emplacement. Cette étape est essentielle, car l’autorité préfectorale doit pouvoir situer avec précision l’installation concernée.
Les situations exclues
La demande d’homologation prévue par ce CERFA ne s’applique pas à certains circuits réservés de manière exclusive à des usages particuliers. Sont expressément exclus :
- les essais industriels ;
- la préparation du permis de conduire ;
- l’enseignement de la sécurité routière.
Si votre site entre uniquement dans l’une de ces catégories, il convient de vérifier si une autre procédure s’applique. En cas d’incertitude, il est prudent de se rapprocher de la préfecture compétente ou de consulter la fiche officielle de Service-Public.fr.
Dans quels cas utiliser le CERFA 15849*01 ?
Première homologation
La première homologation concerne les circuits qui n’ont encore jamais obtenu d’autorisation administrative de ce type. C’est souvent le cas lors de l’ouverture d’un nouveau site ou lors de la première mise en service d’un tracé destiné à des manifestations sportives motorisées.
Renouvellement d’homologation
Lorsque l’homologation en vigueur arrive à son terme, un renouvellement doit être demandé. Il ne faut pas attendre l’expiration pour agir, puisque le dossier doit être adressé dans un délai minimal fixé par le formulaire.
Modification de l’homologation en vigueur
Cette option vise les cas où le circuit est déjà homologué, mais où un changement impose une mise à jour de l’autorisation existante. Il peut s’agir, par exemple, d’une évolution du tracé, d’un changement affectant les conditions de sécurité, ou d’une modification dans les types d’activités ou de véhicules accueillis. Le formulaire ne détaille pas tous les cas possibles, il est donc utile d’apprécier la nature de la modification avec la préfecture si besoin.
Comment remplir le formulaire de demande d’homologation d’un circuit ?
1. Identifier précisément le demandeur
La première partie du CERFA porte sur la personne sollicitant l’homologation. Il faut renseigner :
- les nom et prénom, si le demandeur est une personne physique ;
- la raison sociale, si le demandeur est une personne morale ;
- l’adresse complète ;
- le code postal et la commune ;
- le numéro de téléphone ;
- le site internet, s’il existe ;
- l’adresse électronique.
Ces renseignements doivent être cohérents avec les pièces justificatives jointes au dossier. Une discordance dans l’identité du demandeur ou dans l’adresse peut ralentir l’examen de la demande.
2. Décrire le circuit
Le formulaire demande ensuite la désignation du circuit et son emplacement. Cette désignation doit être claire, stable et exploitable par l’administration. Si le circuit est connu sous un nom usuel, il est recommandé de le reprendre tel quel. L’emplacement doit permettre d’identifier sans ambiguïté le site concerné.
Lorsque le dossier comporte un plan masse ou un plan des voies utilisées, les informations portées dans le CERFA doivent correspondre à celles figurant sur les plans. Cette cohérence documentaire est importante pour éviter toute demande de complément.
3. Préciser les utilisations prévues
Le formulaire prévoit plusieurs cases à cocher afin d’indiquer les usages envisagés du circuit :
- compétitions ;
- manifestations ;
- essais et ou entraînements ;
- démonstrations ;
- autres, avec précision libre.
Il est conseillé de cocher uniquement les utilisations réellement prévues et compatibles avec le projet présenté. Si vous utilisez la case « autres », la description doit être suffisamment précise pour permettre à l’administration d’apprécier la nature des activités envisagées.
4. Indiquer les types de véhicules admis
Une zone libre du formulaire est consacrée au type de véhicules admis sur le circuit. Il faut y décrire les catégories de véhicules terrestres à moteur susceptibles d’être accueillies. Cette rubrique ne doit pas être laissée vague, car elle participe à l’évaluation des contraintes techniques, des risques et des mesures de sécurité à prévoir.
Selon la configuration du site, il peut être utile de distinguer les familles de véhicules de manière claire, en restant fidèle à l’usage réel du circuit.
5. Mentionner la vitesse maximale possible
Le CERFA comporte une rubrique spécifique sur la vitesse maximale possible en un point quelconque du circuit pour les véhicules admis. Deux options seulement sont proposées :
- inférieure ou égale à 200 km/h ;
- supérieure à 200 km/h.
Cette indication n’est pas anodine. Elle participe à l’appréciation du niveau d’exigence applicable au site, notamment au regard de la sécurité. Il convient donc de répondre avec sérieux, sur la base des caractéristiques concrètes du circuit et des véhicules autorisés.
6. Dater et signer la demande
En fin de formulaire, le demandeur doit indiquer le lieu, la date, puis signer. Une demande non signée peut être considérée comme incomplète. Si le demandeur est une personne morale, la signature doit être apposée par la personne habilitée à représenter la structure.
Pour éviter les erreurs matérielles, de nombreux usagers préfèrent partir d’une version déjà structurée du CERFA. Sur Startdoc, le formulaire CERFA 15849*01 est mis à disposition dans un format conçu pour simplifier la préparation du dossier, ce qui peut être utile lorsque plusieurs pièces techniques doivent être assemblées en parallèle.
Quelles pièces joindre au dossier d’homologation ?
Le formulaire mentionne expressément plusieurs documents à joindre à la demande. Leur absence peut retarder l’instruction, voire conduire l’administration à solliciter des compléments.
| Pièce à joindre | Contenu attendu | Point d’attention |
|---|---|---|
| Engagement signé du demandeur | Engagement de prendre en charge les frais d’études et de visite nécessaires à l’instruction | Doit être signé par le demandeur |
| 7 exemplaires du plan masse du circuit ou du plan des voies utilisées | Plans conformes aux règles techniques édictées par les fédérations délégataires compétentes | Le nombre d’exemplaires est expressément fixé à 7 |
| Dossier sécurité et tranquillité publique | Présentation des dispositions prévues pour assurer la sécurité des personnes et la tranquillité publique | Le contenu doit être concret et adapté au site |
| Évaluation des incidences Natura 2000 | Évaluation prévue par l’article R.414-19 du code de l’environnement | À joindre conformément aux exigences environnementales applicables |
L’engagement de prise en charge des frais
Le dossier doit comprendre l’engagement, signé par le demandeur, de prendre à sa charge les frais d’études et de visite nécessaires à l’instruction de la demande, conformément à l’article R.331-36 du code du sport. Cette pièce est explicitement exigée par le formulaire. Elle ne doit donc pas être omise.
Les plans du circuit
Le demandeur doit fournir 7 exemplaires du plan masse du circuit ou du plan des voies utilisées. Ces plans doivent être conformes aux règles techniques édictées par les fédérations délégataires compétentes. Il ne s’agit pas d’une simple esquisse, mais d’un document technique permettant d’apprécier le tracé, les accès, les aménagements et, plus largement, la configuration du site.
En pratique, il faut veiller à ce que la désignation du circuit, son implantation et ses caractéristiques principales soient présentées de manière lisible et cohérente avec le reste du dossier.
Le dossier relatif à la sécurité et à la tranquillité publique
Un dossier spécifique doit présenter les dispositions prévues pour assurer la sécurité des personnes et la tranquillité publique. Cette exigence est centrale, car l’homologation d’un circuit repose largement sur l’évaluation des risques liés aux activités motorisées.
Le formulaire ne donne pas de trame détaillée, mais il est logique d’y faire figurer les mesures de prévention, d’encadrement, d’organisation des accès, de surveillance et plus généralement tous les éléments utiles à l’appréciation de la sécurité du public, des participants et des tiers.
L’évaluation des incidences Natura 2000
Le dossier doit également comprendre une évaluation des incidences sur les sites Natura 2000, conformément à l’article R.414-19 du code de l’environnement. Cette pièce répond à une logique de protection environnementale. Son contenu doit être adapté à la localisation du circuit et à ses incidences potentielles sur les espaces concernés.
Si vous ne savez pas si votre projet impose une analyse approfondie sur ce point, il est conseillé de vérifier les exigences applicables auprès des services compétents.
À qui envoyer la demande et dans quel délai ?
L’autorité compétente
Le formulaire indique clairement à qui adresser la demande : le préfet du département dans lequel se trouve le circuit. L’envoi ne se fait donc pas à une fédération sportive ni à un service national centralisé, sauf indication complémentaire donnée localement par l’administration.
Avant l’envoi, il peut être utile de vérifier sur le site de la préfecture concernée si un service précis est chargé de recevoir les dossiers relatifs aux manifestations sportives motorisées ou aux homologations d’installations.
Le délai pour une première demande
Tout dossier de demande d’homologation doit être adressé au plus tard 2 mois avant la date prévue pour la première utilisation du circuit. Ce délai est expressément mentionné sur le formulaire. Il doit être compris comme un minimum. En pratique, déposer le dossier plus tôt peut offrir une marge de sécurité en cas de demande de pièces complémentaires.
Le délai pour un renouvellement
Dans le cas d’un renouvellement, la demande doit être adressée 2 mois avant la date de fin de validité de l’homologation en vigueur. Là encore, il est prudent d’anticiper, afin d’éviter toute interruption entre l’ancienne et la nouvelle période d’homologation.
Points de vigilance pour constituer un dossier solide
Soigner la cohérence de l’ensemble
Le CERFA n’est qu’une partie du dossier. L’administration examine aussi les plans, les éléments de sécurité, l’évaluation environnementale et les informations relatives aux usages du circuit. Il est donc important que tous les documents racontent la même réalité. Un circuit présenté comme destiné à des démonstrations dans le formulaire ne devrait pas être décrit autrement dans le dossier technique, sauf explication claire.
Éviter les formulations trop vagues
Les rubriques libres, notamment celles relatives aux types de véhicules admis ou aux autres utilisations prévues, méritent une attention particulière. Plus vos indications sont concrètes, plus l’administration peut instruire le dossier sans incertitude. À l’inverse, une formulation trop générale peut conduire à une demande de précisions.
Anticiper les exigences techniques
Les plans doivent être conformes aux règles techniques édictées par les fédérations délégataires compétentes. Cela signifie que la préparation du dossier peut nécessiter une coordination avec des intervenants techniques ou des référents du secteur sportif concerné. Il est préférable d’anticiper ce travail plutôt que de le traiter en urgence à l’approche de la date d’exploitation souhaitée.
Ne pas négliger l’environnement et la tranquillité publique
L’homologation ne repose pas uniquement sur la pratique sportive. Le formulaire rappelle expressément la nécessité de prévoir des dispositions pour la sécurité des personnes et la tranquillité publique, ainsi qu’une évaluation des incidences Natura 2000. Ces deux volets doivent être pris au sérieux dès l’amont du projet.
Que se passe-t-il après le dépôt de la demande ?
L’instruction par l’administration
Après réception du dossier, l’administration vérifie sa complétude et procède à son instruction. Le formulaire rappelle que le demandeur s’engage à prendre en charge les frais d’études et de visite nécessaires à cette instruction. Cela montre que l’examen peut inclure une analyse technique du site et, le cas échéant, des vérifications sur place.
Si le dossier est incomplet ou insuffisamment précis, des pièces ou informations complémentaires peuvent être demandées. Il est donc important de rester joignable à l’adresse, au téléphone ou à l’adresse électronique indiqués sur le CERFA.
Le rôle du préfet
La demande est adressée au préfet du département où se situe le circuit. C’est donc au niveau départemental que la procédure se pilote. Selon l’organisation locale, différents services peuvent être associés à l’instruction, notamment pour les aspects sportifs, sécuritaires, routiers ou environnementaux.
La nécessité de suivre son calendrier
Pour une première homologation comme pour un renouvellement, le respect du calendrier est déterminant. Si le dossier est envoyé trop tard, l’administration peut ne pas disposer du temps nécessaire pour l’examiner avant la date prévue d’utilisation du circuit. Une bonne pratique consiste à réunir en avance les plans, les engagements signés et le dossier technique de sécurité.
Ce qu’il faut retenir sur le CERFA 15849*01
Le CERFA 15849*01 est le formulaire officiel de demande d’homologation d’un circuit destiné à accueillir des activités comportant la participation de véhicules terrestres à moteur. Il sert aussi bien pour une première homologation que pour un renouvellement ou une modification de l’homologation en cours.
Le dossier doit être particulièrement soigné, car il ne se limite pas au formulaire lui-même. Des pièces techniques et réglementaires sont exigées, notamment un engagement signé sur les frais d’instruction, 7 exemplaires des plans, un dossier sécurité et tranquillité publique, ainsi qu’une évaluation des incidences Natura 2000.
La demande doit être adressée au préfet du département dans lequel se trouve le circuit, au plus tard 2 mois avant la première utilisation prévue, ou 2 mois avant l’échéance de l’homologation en vigueur en cas de renouvellement.
Pour consulter la source administrative et vérifier les éventuelles mises à jour, vous pouvez vous référer à la fiche officielle de Service-Public.fr correspondant à l’identifiant DILA R18491.