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Formulaire:

CERFA 16097-01 : Requête aux fins de révocation d'une délégation de l'autorité parentale

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CERFA 16097-01 : Requête aux fins de révocation d'une délégation de l'autorité parentale

CERFA 16097-01 : Requête aux fins de révocation d'une délégation de l'autorité parentale

Requête aux fins de révocation d'une délégation de l'autorité parentale - Formulaire

Demandez la révocation de la délégation parentale

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 16097*01, demander la révocation d’une délégation de l’autorité parentale

Le CERFA 16097*01 correspond à la requête aux fins de révocation d’une délégation de l’autorité parentale. Il s’agit d’un formulaire destiné aux particuliers, utilisé lorsqu’une décision judiciaire a déjà confié tout ou partie de l’exercice de l’autorité parentale à un tiers, et qu’une nouvelle demande est présentée pour y mettre fin, totalement ou partiellement.

Ce document s’inscrit dans le cadre de l’article 377-2 du code civil. Il permet de saisir la juridiction compétente afin qu’elle réexamine une situation familiale après un changement de circonstances. Le formulaire officiel vise donc une démarche sensible, qui touche directement à l’organisation de la vie de l’enfant, à la place des parents, et au rôle du délégataire désigné par le juge.

Le formulaire peut concerner plusieurs configurations. La requête peut émaner du délégataire judiciairement désigné pour exercer l’autorité parentale, d’un ou des parents, voire du ministère public avec l’accord du tiers délégataire. Elle peut aussi viser un particulier, un membre de la famille, un établissement ou un service de l’aide sociale à l’enfance, selon la décision initiale de délégation.

Dans une procédure de cette nature, la précision des informations est essentielle. Une erreur sur l’identité des parties, sur la décision initiale ou sur les motifs invoqués peut compliquer l’examen du dossier. C’est précisément dans ce type de démarche familiale délicate que Startdoc peut être utile, en mettant à disposition un formulaire structuré et plus simple à compléter, afin de limiter les oublis formels avant l’envoi au tribunal.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Une délégation de l’autorité parentale a déjà été prononcée

Le CERFA 16097*01 n’est pas utilisé pour demander une première délégation. Il intervient après qu’un juge a rendu une décision confiant l’exercice de l’autorité parentale, en totalité ou en partie, à une autre personne ou à un organisme. Cette décision peut avoir été prise au profit d’un membre de la famille, d’un tiers, d’un établissement, ou d’un service de l’aide sociale à l’enfance.

La révocation demandée peut être totale, c’est-à-dire mettre fin à la délégation, ou partielle, lorsqu’il est demandé de reprendre seulement certains attributs de l’exercice de l’autorité parentale.

Des circonstances nouvelles doivent justifier la demande

Le formulaire prévoit expressément un espace consacré aux motifs de la demande, en demandant quelles sont les circonstances nouvelles justifiant la révocation. Cela signifie que la demande ne doit pas se limiter à exprimer un désaccord ancien ou une simple insatisfaction. Il faut exposer des éléments nouveaux ou une évolution de la situation familiale, matérielle, personnelle ou éducative, de nature à justifier la révision de la décision antérieure.

Par exemple, sans préjuger de l’appréciation du juge, il peut s’agir d’un changement dans la situation du ou des parents, dans les besoins de l’enfant, dans les conditions d’accueil, ou dans l’organisation concrète de l’autorité parentale. La demande doit toujours être formulée dans l’intérêt du mineur concerné.

Qui peut présenter la requête

Le formulaire distingue clairement les auteurs possibles de la demande :

  • le délégataire judiciairement désigné pour exercer l’autorité parentale, qu’il s’agisse d’un particulier, d’un membre de la famille, d’un établissement ou d’un service de l’aide sociale à l’enfance,
  • le père,
  • la mère,
  • les deux parents,
  • le ministère public, avec l’accord du tiers délégataire.

Le dossier doit donc être adapté à la qualité du demandeur. Lorsque deux parents présentent ensemble la requête, chacun doit être identifié précisément. Lorsqu’un établissement ou un service intervient, ses coordonnées doivent figurer dans les rubriques prévues.

Qui sont les personnes concernées par la procédure

Le ou les demandeurs

Le formulaire recueille les renseignements d’identité et de contact du ou des demandeurs. Pour une personne physique, il faut renseigner notamment :

  • le nom de famille,
  • le nom d’usage,
  • les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • la profession,
  • l’adresse complète,
  • l’adresse électronique,
  • le numéro de téléphone.

Si la requête est déposée par deux parents, les informations doivent être complétées pour chacun. Si elle émane d’un établissement ou d’un service de l’aide sociale à l’enfance, le nom de la structure et ses coordonnées sont demandés.

Le défendeur

Le formulaire identifie aussi la partie adverse, appelée ici défendeur. Il peut s’agir du délégataire judiciairement désigné, ou du père, ou de la mère, ou des deux parents, selon la situation. Là encore, les informations d’état civil et de contact doivent être aussi complètes que possible.

Cette identification n’est pas une simple formalité. Elle permet au greffe et à la juridiction de traiter la procédure dans de bonnes conditions, notamment pour les convocations et les échanges ultérieurs.

Le ou les enfants mineurs concernés

Le CERFA permet de mentionner jusqu’à quatre enfants. Pour chacun, il faut indiquer :

  • le nom de famille,
  • le ou les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • l’adresse, uniquement si elle est différente de celle des parents,
  • l’existence éventuelle d’une mesure d’assistance éducative,
  • si oui, le nom du juge des enfants.

Cette partie est particulièrement importante car la demande porte sur l’exercice de l’autorité parentale à l’égard d’enfants précisément désignés. En cas d’oubli d’un enfant concerné, le juge risque de ne pas pouvoir statuer sur sa situation.

Comment remplir correctement le CERFA 16097*01

Étape 1, identifier la nature exacte de la requête

La première précaution consiste à bien cocher la qualité du demandeur. Le formulaire distingue plusieurs hypothèses, et une mauvaise case cochée peut créer une ambiguïté sur la recevabilité ou sur le sens de la demande.

Il faut ensuite déterminer si vous sollicitez :

  • la révocation totale de la délégation de l’exercice de l’autorité parentale,
  • ou la révocation partielle, auquel cas il faut préciser quels attributs de l’exercice de l’autorité parentale sont visés.

La révocation partielle demande une rédaction particulièrement soignée. Il ne suffit pas d’écrire que l’on souhaite récupérer des droits. Il faut identifier de façon claire les prérogatives concernées, afin que le juge puisse comprendre l’étendue exacte de ce qui est demandé.

Étape 2, reprendre fidèlement la décision initiale

Le formulaire exige d’indiquer quel tribunal a rendu la décision de délégation de l’exercice de l’autorité parentale, ainsi que la date de cette décision. Il est également demandé de joindre impérativement la copie intégrale de la décision du juge aux affaires familiales.

Il faut être rigoureux sur ce point. Une date inexacte, une juridiction mal identifiée, ou une décision jointe de manière incomplète peuvent retarder l’examen du dossier. Si vous ne disposez plus de cette décision, il peut être nécessaire d’en obtenir une copie avant d’envoyer votre requête.

Étape 3, exposer les circonstances nouvelles

La rubrique consacrée aux motifs est le cœur du formulaire. Il convient d’y présenter les éléments nouveaux qui justifient de revenir sur la délégation initiale. La rédaction doit rester factuelle, structurée et centrée sur l’intérêt de l’enfant.

Il est généralement préférable d’exposer les faits dans un ordre clair :

  1. rappeler brièvement la décision de délégation existante,
  2. indiquer ce qui a changé depuis cette décision,
  3. expliquer en quoi ces changements justifient la révocation totale ou partielle,
  4. préciser les conséquences concrètes attendues pour l’enfant.

Un exposé trop vague, purement émotionnel, ou déconnecté des besoins du mineur risque d’affaiblir la demande. À l’inverse, un récit précis, cohérent et appuyé par des pièces utiles permet au juge de mieux comprendre la situation.

Étape 4, compléter l’attestation sur l’honneur

En fin de formulaire, le demandeur doit certifier sur l’honneur que les renseignements portés sur le document sont exacts. Il faut indiquer ses prénom et nom, le lieu, la date, puis signer.

Cette attestation engage la responsabilité du signataire. Il convient donc de vérifier une dernière fois l’ensemble du formulaire avant signature, notamment les identités, adresses, dates de naissance et références à la décision judiciaire antérieure.

Pièces à joindre au dossier

Le document expressément exigé

Le formulaire mentionne une pièce obligatoire : la copie intégrale de la décision du juge aux affaires familiales ayant prononcé la délégation de l’exercice de l’autorité parentale. Sans cette décision, le tribunal saisi de la demande de révocation ne disposera pas de la base nécessaire pour apprécier l’évolution de la situation.

Les autres pièces utiles selon la situation

Même si le formulaire ne dresse pas une liste exhaustive de justificatifs complémentaires, il est logique de joindre les documents permettant d’appuyer les circonstances nouvelles invoquées. La pertinence des pièces dépend du motif de la demande.

À titre pratique, peuvent être utiles, selon les cas :

  • des justificatifs d’identité et de domicile,
  • des documents relatifs à la situation de l’enfant,
  • des éléments sur la situation familiale ou matérielle du demandeur,
  • des décisions ou documents judiciaires en lien avec l’enfant, notamment en cas d’assistance éducative,
  • tout écrit permettant d’étayer les changements invoqués depuis la décision initiale.

Il faut toutefois éviter de noyer le dossier sous des pièces inutiles ou sans lien direct avec l’objet de la demande. La cohérence du dossier compte autant que son volume.

Tableau de contrôle avant envoi

Élément à vérifier Présence dans le dossier Point d’attention
Formulaire CERFA 16097*01 Indispensable Rubriques complétées lisiblement, sans contradiction
Identité complète du ou des demandeurs Indispensable Vérifier noms, prénoms, dates et adresses
Identité du défendeur Indispensable Ne pas laisser de zone floue sur la partie adverse
Identité du ou des mineurs concernés Indispensable Ne pas oublier un enfant visé par la demande
Copie intégrale de la décision initiale Obligatoire Le formulaire précise qu’elle doit être jointe impérativement
Motifs détaillés Indispensable Exposer les circonstances nouvelles de façon claire
Pièces justificatives utiles Conseillé Joindre uniquement ce qui appuie réellement la demande
Signature et attestation sur l’honneur Indispensable Ne pas oublier la date et le lieu

La transmission électronique des avis et convocations

Le formulaire rappelle qu’il est possible de consentir à la transmission électronique des avis, récépissés et convocations adressés par le greffe. Pour cela, il faut remplir le formulaire CERFA n° 15414, intitulé Consentement à la transmission par voie électronique.

Ce consentement n’est pas intégré directement dans le CERFA 16097*01. Il suppose donc une démarche complémentaire. Si vous souhaitez recevoir les échanges du greffe par voie électronique, il faut vérifier les modalités exactes auprès de la juridiction compétente ou sur Service-Public.fr.

Erreurs fréquentes à éviter

Confondre révocation et première demande de délégation

Le CERFA 16097*01 ne sert pas à demander qu’un tiers obtienne l’exercice de l’autorité parentale pour la première fois. Il sert uniquement à demander la révocation d’une délégation déjà prononcée. Employer le mauvais formulaire peut entraîner un rejet ou une perte de temps importante.

Oublier la décision initiale du juge

C’est l’erreur la plus sensible, car le formulaire précise expressément que la copie intégrale de la décision doit être jointe impérativement. Sans elle, le dossier risque d’être incomplet.

Rédiger des motifs trop généraux

Écrire simplement que la situation a changé ne suffit pas. Il faut expliquer quels changements sont intervenus, à partir de quand, et pourquoi ils justifient la révocation totale ou partielle de la délégation. Des motifs flous rendent la demande difficile à apprécier.

Négliger l’intérêt du mineur

Dans ce type de contentieux, la demande ne doit pas être présentée comme un simple conflit entre adultes. Le raisonnement doit rester centré sur l’enfant, sa stabilité, ses besoins et son intérêt concret. Un formulaire rempli sous l’angle exclusif du désaccord entre parents et délégataire est souvent moins pertinent.

Mal identifier les parties

Il faut veiller à distinguer clairement :

  • le ou les demandeurs,
  • le défendeur,
  • le ou les enfants concernés.

Les erreurs d’identité, les adresses incomplètes, ou l’absence de coordonnées peuvent compliquer la procédure.

Omettre la situation d’assistance éducative

Pour chaque enfant, le formulaire demande s’il fait l’objet d’une mesure d’assistance éducative, et le cas échéant le nom du juge des enfants. Cette information ne doit pas être laissée de côté si elle existe, car elle peut avoir un impact sur le traitement du dossier.

Points de vigilance avant de déposer la requête

Vérifier la cohérence de l’ensemble du dossier

Avant l’envoi, il est utile de relire le dossier comme le ferait un tiers. Les informations du formulaire doivent être cohérentes avec les pièces jointes. Les dates, les noms, les liens familiaux et la description de la décision initiale ne doivent pas se contredire.

Soigner la lisibilité

Un formulaire propre, lisible et complet facilite le traitement par le greffe et la compréhension par le juge. Si le document est rempli à la main, l’écriture doit être très claire. Si certaines rubriques ne vous concernent pas, il peut être préférable de les laisser vides plutôt que d’y inscrire des mentions approximatives.

Adapter la demande à la situation réelle

La distinction entre révocation totale et révocation partielle doit être mûrement réfléchie. Demander trop large peut fragiliser le dossier si les circonstances nouvelles ne justifient pas une remise en cause complète. Demander trop peu peut, à l’inverse, ne pas répondre à la réalité de la situation. Lorsque le dossier est complexe, il peut être prudent de se faire accompagner.

Ce qu’il faut retenir sur le CERFA 16097*01

Le CERFA 16097*01 permet de demander au juge la révocation d’une délégation de l’exercice de l’autorité parentale, en totalité ou en partie. Il s’adresse aux situations dans lesquelles une délégation a déjà été prononcée par décision judiciaire, et où des circonstances nouvelles justifient de la remettre en cause.

Pour être recevable et utilement examiné, le dossier doit au minimum comporter :

  • un formulaire complet et cohérent,
  • l’identification précise des demandeurs, du défendeur et des enfants concernés,
  • l’indication du tribunal ayant rendu la décision initiale et de sa date,
  • la copie intégrale de cette décision,
  • des motifs clairs, concrets et centrés sur l’intérêt de l’enfant,
  • la signature et l’attestation sur l’honneur.

Comme il s’agit d’un document judiciaire lié à l’autorité parentale, chaque mention compte. En cas d’hésitation sur la procédure, sur la juridiction compétente ou sur les pièces à joindre selon votre situation, il reste utile de consulter la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire R56731.