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Formulaire:

CERFA 16234-03 : Demande de changement de prénom d'un enfant mineur

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CERFA 16234-03 : Demande de changement de prénom d'un enfant mineur

CERFA 16234-03 : Demande de changement de prénom d'un enfant mineur

Demande de changement de prénom d'un enfant mineur - Formulaire

Demander le changement de prénom d’un enfant mineur

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 16234*03 : demander le changement de prénom d’un enfant mineur

Le CERFA 16234*03, intitulé Demande de changement de prénom d’un enfant mineur, permet aux représentants de l’enfant de solliciter officiellement la modification de ses prénoms. Il peut s’agir de remplacer un prénom, d’en ajouter un, d’en supprimer un, ou encore d’en modifier l’ordre. Le formulaire est émis par le ministère de la Justice et doit être remis à la mairie du lieu de résidence de l’enfant ou à la mairie de son lieu de naissance.

Cette démarche concerne exclusivement les particuliers agissant pour un enfant mineur. Elle s’inscrit dans la procédure de changement de prénom devant l’officier de l’état civil. Le dossier doit être préparé avec soin, car la demande doit reposer sur un intérêt légitime et être accompagnée de pièces justificatives utiles.

Le document officiel vérifié par la DILA au 24 février 2025 est référencé sous l’identifiant R63178. Il est accessible via Service-Public.fr. En pratique, bien renseigner ce formulaire dès le départ permet d’éviter des demandes de complément ou une instruction plus longue du dossier.

Qui peut utiliser ce formulaire

Les parents ou représentants de l’enfant mineur

Le formulaire est conçu pour la situation dans laquelle un enfant n’a pas encore atteint sa majorité. La demande peut être présentée par sa mère, son père, ou les personnes qui le représentent légalement selon la situation familiale et l’exercice de l’autorité parentale.

Le CERFA prévoit expressément l’identification du premier parent demandeur, puis celle de l’autre parent dans le cadre d’un exercice en commun de l’autorité parentale. Cette formulation montre qu’il faut porter une attention particulière à la situation parentale réelle au moment de la demande.

Le cas particulier de l’enfant de 13 ans et plus

Lorsque l’enfant a plus de 13 ans, son accord ne peut pas être négligé. Le formulaire comprend une partie spécifique de consentement de l’enfant de treize ans et plus au changement de prénom. Ce consentement doit être signé de sa main et joint à la demande.

Autrement dit, les parents ne se contentent pas de demander le changement. Ils doivent également produire l’expression claire de l’accord du mineur concerné lorsque son âge l’exige. Une omission sur ce point peut fragiliser le dossier.

Pourquoi déposer une demande de changement de prénom

Modifier, ajouter, supprimer ou réorganiser les prénoms

Le formulaire ne sert pas uniquement à remplacer le prénom principal de l’enfant. Il couvre plusieurs hypothèses :

  • changer un ou plusieurs prénoms,
  • ajouter un prénom,
  • supprimer un prénom,
  • modifier l’ordre des prénoms.

La demande doit donc exposer précisément le nouvel état civil souhaité, en indiquant les prénoms dans leur ordre définitif. Le CERFA prévoit quatre lignes, mais précise qu’une feuille libre peut être jointe si l’enfant a plus de quatre prénoms.

L’intérêt légitime, élément central du dossier

Le formulaire impose de détailler les motifs de la demande et de joindre tous les documents utiles afin d’attester de l’intérêt légitime. C’est un point essentiel. La mairie n’examine pas seulement une préférence personnelle exprimée de façon abstraite. Elle attend des explications circonstanciées, cohérentes, et appuyées par des justificatifs.

Sans inventer de critères non mentionnés par le document, il faut retenir que la motivation doit être sérieuse, précise et documentée. Plus la demande est clairement argumentée, plus elle a de chances d’être comprise et instruite dans de bonnes conditions.

À quelle mairie remettre le CERFA 16234*03

Le formulaire doit être remis :

  • soit à la mairie du lieu de résidence de l’enfant,
  • soit à la mairie du lieu de naissance de l’enfant.

Il ne s’agit donc pas d’un envoi à n’importe quelle commune. Avant le dépôt, il peut être utile de vérifier les modalités pratiques directement auprès de la mairie concernée, notamment pour savoir si un rendez-vous est conseillé, si des copies sont demandées en plus des originaux, ou si certains justificatifs doivent être produits dans un format particulier.

Comment remplir correctement le formulaire

1. Renseigner l’identité du ou des demandeurs

La première partie du CERFA est consacrée à l’identité du parent qui dépose la demande. Il faut indiquer :

  • la civilité,
  • le nom de famille,
  • le nom d’usage le cas échéant,
  • les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • la ou les nationalités,
  • l’adresse complète,
  • l’adresse électronique,
  • le numéro de téléphone.

Si l’autorité parentale est exercée en commun, l’identité de l’autre parent doit également être renseignée dans la rubrique suivante. Il est important d’utiliser des informations parfaitement identiques à celles figurant sur les justificatifs d’identité et, si possible, sur les actes d’état civil produits au dossier.

2. Identifier précisément l’enfant mineur

La partie suivante concerne le mineur. Il faut indiquer :

  • son nom de famille,
  • ses prénoms actuels,
  • sa date et son lieu de naissance,
  • sa ou ses nationalités,
  • son adresse complète.

Les prénoms actuels doivent être reproduits sans approximation. Un oubli, une inversion ou une orthographe différente de celle de l’acte de naissance peut créer une incohérence. Pour ce type de démarche, il est préférable de recopier les mentions exactement comme elles figurent sur l’acte concerné.

3. Indiquer les nouveaux prénoms demandés

Le formulaire invite à préciser comment l’enfant devra désormais se prénommer, selon l’ordre déterminé. Cette précision est fondamentale. Il ne suffit pas de lister des prénoms. Il faut fixer l’ordre exact dans lequel ils devront apparaître.

Par exemple, si l’objectif est de faire passer un deuxième prénom en premier, la rubrique doit refléter ce nouvel ordre sans ambiguïté. Si un prénom est supprimé, il ne doit plus apparaître dans la nouvelle liste. Si un prénom est ajouté, il faut l’intégrer au bon rang.

4. Exposer les motifs de la demande

Le cadre réservé aux motifs doit être rédigé avec attention. Il convient d’expliquer, de manière claire et factuelle, pour quelles raisons le changement de prénom est sollicité au nom de l’enfant. La cohérence entre les explications écrites et les pièces jointes est essentielle.

Un dossier solide repose souvent sur trois qualités :

  • des motifs compréhensibles,
  • des faits concrets,
  • des justificatifs en lien direct avec la demande.

Si l’espace du formulaire ne suffit pas, il est possible de joindre une note complémentaire. Dans ce cas, il est conseillé de rester structuré et de rappeler l’identité de l’enfant sur la feuille jointe.

5. Déclarer l’absence de procédure parallèle

Le CERFA comporte une attestation sur l’honneur indiquant qu’aucune procédure de changement de prénom n’est en cours devant les juridictions françaises et qu’aucune autre demande n’est en cours d’examen devant un autre officier de l’état civil pour le compte de l’enfant mineur.

Cette déclaration doit être prise au sérieux. Elle vise à éviter les demandes multiples déposées simultanément auprès de plusieurs autorités. Le formulaire demande aussi de préciser si des demandes antérieures ont déjà été formulées, avec la date, le lieu, l’autorité saisie et la décision rendue.

6. Signer et dater la demande

La demande se termine par une attestation sur l’honneur certifiant l’exactitude des renseignements portés sur le formulaire. Le ou les demandeurs doivent signer. Le document mentionne également la signature de l’enfant de plus de treize ans, s’il est présent.

Une demande non datée ou non signée est susceptible d’être rejetée comme incomplète. Avant le dépôt, une relecture complète est donc indispensable.

Les pièces justificatives à joindre

Le formulaire n’énumère pas, dans les pages reproduites, une liste fermée et détaillée de pièces obligatoires. En revanche, il indique clairement qu’il faut joindre tous documents utiles pour attester de l’intérêt légitime. Il faut donc constituer un dossier cohérent, en se référant si besoin aux indications de la mairie ou de Service-Public.fr.

En pratique, certaines catégories de documents sont particulièrement importantes pour permettre l’instruction du dossier.

Type de document Utilité dans le dossier
Justificatif d’identité du ou des demandeurs Permet de vérifier l’identité des personnes qui présentent la demande
Document d’état civil de l’enfant Permet de contrôler les prénoms actuels, la naissance et l’identité du mineur
Justificatif de domicile Permet de confirmer la compétence de la mairie du lieu de résidence si la demande y est déposée
Documents relatifs à l’autorité parentale Peuvent être utiles lorsque la situation familiale nécessite de justifier la représentation de l’enfant
Pièces établissant l’intérêt légitime Étayent concrètement les motifs avancés dans le formulaire
Consentement manuscrit de l’enfant de 13 ans et plus Obligatoire lorsque l’âge du mineur l’exige

Le plus important est l’adéquation entre les pièces et les motifs. Une demande bien expliquée mais sans justificatif convaincant peut être jugée insuffisante. À l’inverse, des pièces nombreuses mais mal reliées aux raisons invoquées peuvent rendre le dossier confus.

Pour éviter ce type de difficulté, certains parents préfèrent s’appuyer sur un formulaire déjà structuré et plus simple à compléter. Sur ce point, Startdoc permet d’accéder à ce CERFA dans une version pensée pour limiter les oublis et préparer plus sereinement une démarche souvent sensible sur le plan familial.

Le consentement de l’enfant de 13 ans et plus

Une formalité distincte du reste du dossier

Le CERFA comprend une page entière consacrée au consentement du mineur âgé de treize ans ou plus. Cette partie ne doit pas être négligée ni remplacée par une simple mention dans le corps de la demande parentale. L’enfant y confirme la demande réalisée par ses parents ou par la ou les personnes qui le représentent.

Il doit aussi indiquer qu’il consent à porter désormais les nouveaux prénoms, dans l’ordre précisé. Cette concordance avec la demande principale est essentielle.

Les points à vérifier

  • l’identité de l’enfant doit être remplie avec exactitude,
  • les nouveaux prénoms doivent être identiques à ceux mentionnés dans la demande principale,
  • l’ordre des prénoms doit être strictement le même,
  • la date et la signature doivent être présentes.

Si le mineur a plus de quatre prénoms, une feuille libre peut aussi être utilisée pour cette partie. Là encore, la clarté prime.

Les erreurs fréquentes à éviter

Confondre changement de prénom et autre démarche d’état civil

Ce formulaire concerne le prénom, ou les prénoms, et non le nom de famille. Il ne faut pas l’utiliser pour une démarche qui relèverait d’une autre procédure. De même, il ne s’agit pas d’une simple rectification matérielle d’une faute de frappe sur un acte. Le contenu de la demande doit bien correspondre à l’objet du CERFA.

Présenter une demande incomplète

Les oublis les plus courants portent sur :

  • l’absence d’un des parents lorsque l’autorité parentale est exercée en commun,
  • l’omission du consentement de l’enfant de 13 ans et plus,
  • une signature manquante,
  • des coordonnées incomplètes,
  • des justificatifs absents ou insuffisants.

Avant de déposer le dossier, il est utile de vérifier point par point chaque rubrique du formulaire et chaque annexe.

Mal définir l’ordre des prénoms

L’une des spécificités de ce CERFA est qu’il permet aussi de modifier l’ordre des prénoms. Or cette possibilité entraîne souvent des erreurs de rédaction. Si le nouvel ordre n’est pas parfaitement lisible, l’administration peut avoir besoin d’un complément, voire considérer que la demande n’est pas suffisamment claire.

Il faut donc écrire les nouveaux prénoms dans leur ordre final exact, sans rature si possible, et de manière identique dans toutes les parties du dossier.

Rédiger des motifs trop vagues

Des formulations trop générales risquent d’affaiblir la demande. Il vaut mieux décrire les circonstances concrètes et joindre des documents en rapport direct avec les explications fournies. La notion d’intérêt légitime impose une argumentation personnalisée, adaptée à la situation de l’enfant.

Multiplier les demandes en parallèle

Le formulaire contient une attestation sur l’honneur sur l’absence de procédure en cours devant une autre autorité. Déposer plusieurs demandes simultanément est donc à proscrire. Cela peut compliquer l’examen du dossier et exposer les demandeurs à des difficultés inutiles.

Après l’acceptation du changement de prénom

Mise à jour de l’acte de naissance

Le formulaire prévoit que les demandeurs sollicitent également la mise à jour de l’acte de naissance de l’enfant, dès lors que le changement de prénom demandé a une incidence sur celui-ci. Cette actualisation est centrale, car elle conditionne ensuite les démarches sur les titres et documents administratifs.

Conséquences sur les titres d’identité

Le document officiel rappelle des conséquences importantes sur les titres d’identité. Une fois le changement de prénom pris en compte et l’acte de naissance actualisé, les titres délivrés avant ce changement ne correspondent plus à l’état civil de l’intéressé.

Le formulaire précise que ces titres seront invalidés à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de l’actualisation de l’acte de naissance. En cas de contrôle, ils apparaîtront alors comme non valides et ne permettront plus de justifier l’identité.

Après notification du changement de prénom, il faut attendre que les actes de l’état civil concernés soient mis à jour. Ensuite, il convient de se rapprocher de la mairie de son choix pour demander le renouvellement de la carte nationale d’identité et, le cas échéant, du passeport, même si leur durée de validité n’est pas expirée.

Le document précise que ce renouvellement est gratuit, sous réserve de produire la carte nationale d’identité et, ou, le passeport à renouveler. Il est également indiqué qu’après le renouvellement de la carte d’identité ou du passeport, il faut aussi renouveler le permis de conduire et la carte Vitale.

Attention à l’usage d’un titre non conforme

Le formulaire rappelle enfin que l’usage d’un titre d’identité ne correspondant pas à l’état civil est passible des sanctions prévues par l’article 441-2 du code pénal. Cette mention souligne l’importance de mettre rapidement à jour les documents administratifs après la modification du prénom.

Bien préparer son dossier pour éviter les blocages

Une demande de changement de prénom pour un enfant mineur touche à l’identité personnelle et à l’état civil. Même lorsque la démarche paraît simple, elle doit être présentée avec méthode. Le CERFA 16234*03 demande une cohérence d’ensemble entre les identités indiquées, les prénoms sollicités, les motifs exposés, les pièces produites et, lorsque l’enfant a au moins 13 ans, son consentement écrit.

Avant le dépôt en mairie, il est prudent de vérifier :

  • que toutes les rubriques sont complètes,
  • que les noms et prénoms sont identiques sur tous les documents,
  • que les motifs sont suffisamment étayés,
  • que l’ordre final des prénoms est clairement exprimé,
  • que le consentement du mineur concerné est bien joint s’il a 13 ans ou plus,
  • que le dossier est adressé à la bonne mairie.

Le CERFA 16234*03 reste le support central de cette démarche. Bien rempli, accompagné de justificatifs pertinents et déposé auprès de la mairie compétente, il constitue la base d’une demande lisible et juridiquement sérieuse.