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CERFA 10329-05 : Déclaration fiscale d'accompagnement (DFA) des déchets et résidus d'hydrocarbures
Informations personnelles :
CERFA 10329-05 : Déclaration fiscale d'accompagnement (DFA) des déchets et résidus d'hydrocarbures
Déclaration fiscale d'accompagnement (DFA) des déchets et résidus d'hydrocarbures - Formulaire
Déclarez vos déchets et résidus d'hydrocarbures
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 10329*05, Déclaration fiscale d'accompagnement des déchets et résidus d'hydrocarbures
Le CERFA 10329*05, identifié par la DILA sous la référence R21231, correspond à la Déclaration fiscale d'accompagnement des déchets et résidus d'hydrocarbures. Il s'adresse aux professionnels qui produisent, collectent, transportent, contrôlent ou reçoivent des déchets et résidus issus de produits énergétiques à base d'hydrocarbures.
Ce formulaire a une finalité fiscale et douanière précise. Il sert à accompagner la circulation de ces déchets ou résidus, en retraçant leur origine, leur régime fiscal, leur quantité, leur désignation et leur destination. Il permet aussi d'identifier les différents intervenants de la chaîne, depuis le producteur jusqu'au destinataire final.
Le document officiel rappelle un point essentiel : toute mention requise doit être complétée. En cas d'omission, la déclaration est susceptible d'être considérée comme invalide. Ce niveau d'exigence s'explique par la sensibilité du sujet, à la croisée de la fiscalité énergétique, du suivi des déchets et du contrôle des flux d'hydrocarbures.
Le formulaire se présente en plusieurs parties, intitulées A, B, C et D. Chacune correspond à un acteur ou à une étape du circuit :
- la partie A concerne le producteur,
- la partie B le collecteur-transporteur,
- la partie C le contrôle,
- la partie D le destinataire.
Le formulaire prévoit en outre plusieurs exemplaires numérotés. Cette organisation montre qu'il ne s'agit pas d'une simple déclaration interne, mais d'un document de suivi destiné à circuler entre plusieurs intervenants et, le cas échéant, à justifier la situation fiscale des produits générateurs des déchets ou résidus.
À quoi sert concrètement cette déclaration fiscale d'accompagnement
La DFA permet d'attester le régime fiscal des produits énergétiques générateurs des déchets et résidus d'hydrocarbures. Le producteur doit notamment indiquer si ces produits :
- ont acquitté la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques au taux applicable,
- ont bénéficié d'un régime d'exemption ou d'exonération,
- étaient placés sous régime suspensif, par exemple en entrepôt fiscal de stockage ou en usine exercée.
Cette précision est déterminante. Un déchet ou un résidu d'hydrocarbures n'est pas neutre du point de vue fiscal, car son origine peut avoir des conséquences sur le traitement douanier de son transport, de sa réception ou de sa destruction.
La déclaration sert également à identifier la destination des déchets et résidus. Le document vise notamment :
- l'acheminement vers un établissement sous douane,
- la destruction dans une installation de traitement thermique de déchets dangereux,
- l'enfouissement,
- l'utilisation comme combustible,
- l'expédition ou l'exportation en vue d'une destination à préciser.
Le formulaire remplit donc une double fonction, de traçabilité matérielle et de justification fiscale.
Qui est concerné par le CERFA 10329*05
Ce CERFA vise principalement les professionnels intervenant dans des filières où apparaissent des déchets ou résidus d'hydrocarbures. Il peut s'agir, selon les situations, de producteurs industriels, d'exploitants, de détenteurs de produits énergétiques, de collecteurs spécialisés, de transporteurs agréés, d'installations de traitement ou d'établissements sous douane.
Sont particulièrement concernés les acteurs qui doivent prouver :
- l'origine des déchets ou résidus,
- la nature du produit énergétique initial,
- le régime fiscal applicable au moment de la génération de ces déchets,
- la destination réelle des produits collectés.
En pratique, le formulaire a toute son importance lorsque les déchets d'hydrocarbures ne sont pas simplement éliminés sur place, mais collectés, transportés puis remis à un tiers pour stockage, destruction, valorisation énergétique ou autre traitement.
Dans quelles situations utiliser ce formulaire
Lorsqu'un producteur remet des déchets ou résidus d'hydrocarbures à un collecteur
Le cas le plus classique est celui d'une entreprise qui détient des déchets ou résidus issus de produits énergétiques, puis les confie à un collecteur-transporteur. La déclaration accompagne alors l'opération pour préciser :
- qui est le producteur,
- quels produits énergétiques ont généré ces déchets,
- quelle quantité est remise,
- où ces déchets doivent être conduits,
- quel usage ou traitement est prévu.
Le collecteur intervient ensuite dans la partie B du formulaire en certifiant la collecte, le lieu et la date.
Lorsqu'il faut justifier un régime fiscal antérieur
Ce CERFA est particulièrement utile lorsqu'il est nécessaire de démontrer si les produits énergétiques d'origine ont supporté la taxe intérieure de consommation, ou s'ils relevaient d'un régime d'exemption, d'exonération ou de suspension. Cette mention peut être essentielle lors d'un contrôle, ou lorsque la destination des déchets a une incidence fiscale.
Le producteur doit alors être en mesure de renseigner le formulaire avec précision. Une indication vague ou incomplète peut fragiliser la validité du document.
Lors d'une destruction ou d'une réception dans un établissement sous douane
Le formulaire est aussi utilisé lorsqu'un destinataire reçoit les produits dans un établissement suspensif, ou lorsqu'il les détruit dans une installation de traitement thermique de déchets dangereux. Dans ce dernier cas, le texte du formulaire précise que le retour de l'exemplaire n° 3 / 6, dûment complété dans la rubrique concernée, vaut certificat de destruction.
Ce point peut avoir une portée pratique importante pour le producteur, qui doit conserver la preuve de la destination finale effective des déchets ou résidus remis.
Lorsque les déchets sont valorisés ou expédiés
Le document n'est pas limité à la destruction. Il prévoit aussi des hypothèses de valorisation ou de mouvement ultérieur, comme l'utilisation des produits comme combustible, ou leur expédition ou exportation en vue d'une destination qui doit être précisée. La DFA est donc pertinente dans des circuits plus complexes que la simple collecte suivie d'une élimination.
Comment remplir le CERFA 10329*05, rubrique par rubrique
Partie A, le producteur
La partie A constitue le socle de la déclaration. Elle se décompose en deux sous-ensembles, l'un sur les produits énergétiques générateurs, l'autre sur les déchets et résidus eux-mêmes.
1. Identification du producteur
Le producteur doit renseigner :
- sa dénomination et sa raison sociale,
- son adresse,
- son téléphone,
- l'identité du signataire, selon l'organisation de l'entreprise.
Ces éléments doivent permettre d'identifier sans ambiguïté l'entité à l'origine des déchets ou résidus d'hydrocarbures.
2. Régime fiscal des produits énergétiques générateurs
Le producteur atteste ensuite la situation fiscale des produits ayant généré les déchets ou résidus. Trois options apparaissent sur le formulaire :
- les produits ont acquitté la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, au taux applicable,
- les produits ont bénéficié d'un régime d'exemption ou d'exonération, tels que prévus aux articles 265 C et 265 bis du code des douanes,
- les produits étaient placés sous régime suspensif, en entrepôt fiscal de stockage ou en usine exercée.
Si la taxe a été acquittée, le formulaire demande d'indiquer la nature du produit énergétique, par exemple supercarburant, fioul domestique, fioul lourd, ainsi que le taux de taxe du produit générateur.
Il convient d'être particulièrement rigoureux à ce stade. Une erreur sur la nature du produit ou sur son régime fiscal pourrait entraîner des difficultés de justification en cas de contrôle.
3. Description des déchets et résidus d'hydrocarbures
Le producteur doit ensuite compléter les informations relatives aux déchets ou résidus :
- la quantité et l'unité, en indiquant Kg ou T,
- la désignation et la position tarifaire,
- la destination,
- l'adresse de la destination,
- l'utilisation prévue pour ces déchets et résidus d'hydrocarbures.
Le formulaire précise qu'il faut indiquer la position tarifaire ou, à défaut, mentionner s'il s'agit d'un déchet d'hydrocarbure ou d'un résidu d'hydrocarbure. Pour la destination, il faut indiquer l'établissement sous douane ou l'installation de traitement thermique de déchets dangereux, lorsque c'est le cas.
L'utilisation prévue doit rester cohérente avec la destination mentionnée. Par exemple, une destruction thermique, une réception sous régime suspensif ou une utilisation comme combustible ne se décrivent pas de la même façon.
4. Date, lieu, signature et cachet
La partie A doit être datée et localisée. Le producteur appose ensuite sa signature et son cachet. Sans ces mentions, le formulaire risquerait d'être considéré comme incomplet.
Partie B, le collecteur-transporteur
La partie B est plus brève mais tout aussi importante. Le collecteur-transporteur y déclare :
- la date de collecte des déchets et résidus d'hydrocarbures,
- le lieu,
- sa signature,
- son cachet.
Cette rubrique matérialise la prise en charge effective des produits. Elle établit un lien entre la déclaration du producteur et la destination annoncée.
Dans la pratique, il est prudent de s'assurer que le collecteur intervient bien sur le même lot, avec des informations concordantes sur la quantité, la désignation et le lieu de remise.
Partie C, le contrôle
La partie C est réservée au contrôle. Elle mentionne :
- la date,
- le lieu,
- le résultat, négatif ou positif,
- les remarques éventuelles.
Cette section ne doit pas être négligée dans la gestion documentaire. Même si elle n'est pas toujours renseignée dès l'origine, elle fait partie intégrante du formulaire et peut jouer un rôle en cas de vérification administrative ou douanière.
Partie D, le destinataire
La partie D doit être remplie par le destinataire final des produits. Elle permet de confirmer la réception et d'indiquer la destination effectivement réalisée.
1. Identification du destinataire
Le destinataire renseigne :
- sa dénomination et sa raison sociale,
- son adresse,
- son téléphone,
- l'identité du signataire le cas échéant.
2. Déclaration de destination effective
Le destinataire doit déclarer l'une ou plusieurs des situations suivantes :
- avoir reçu les produits dans un établissement suspensif,
- avoir détruit les produits dans une installation de traitement thermique de déchets dangereux,
- avoir détruit les produits par enfouissement,
- avoir utilisé les produits comme combustible,
- avoir expédié ou exporté les produits en vue d'une destination à préciser.
Pour chaque destination retenue, le formulaire prévoit la mention du pourcentage des produits concerné. Cette précision est essentielle lorsque le lot connaît plusieurs traitements ou plusieurs destinations.
3. Certificat de destruction
Le formulaire précise que le retour de l'exemplaire n° 3 / 6 au producteur, lorsqu'il est dûment complété à la rubrique relative à la destruction en installation de traitement thermique de déchets dangereux, vaut certificat de destruction. Il s'agit d'un élément probatoire important à conserver avec soin dans les archives du dossier.
4. Date, lieu, signature et cachet
Comme pour les autres parties, le destinataire doit dater, localiser, signer et cacheter sa déclaration.
Points de vigilance et cas particuliers
Ne laisser aucune mention obligatoire incomplète
Le document officiel est sans ambiguïté : toute mention requise doit être dûment complétée, sinon la déclaration est invalide. Cette formule impose une vigilance renforcée sur :
- les coordonnées des intervenants,
- la nature fiscale des produits générateurs,
- la quantité et l'unité,
- la désignation ou la position tarifaire,
- la destination,
- les signatures et cachets.
Avant toute remise au collecteur ou au destinataire, une relecture croisée est fortement recommandée.
Bien distinguer déchet et résidu d'hydrocarbures
Le formulaire emploie les deux notions. Si la position tarifaire n'est pas connue, il faut au moins indiquer s'il s'agit d'un déchet d'hydrocarbure ou d'un résidu d'hydrocarbure. En cas d'incertitude sur la qualification exacte, il peut être utile de se rapprocher du service compétent ou de consulter les indications disponibles sur Service-Public.fr.
Renseigner correctement la destination réelle
Il ne suffit pas d'indiquer un site destinataire. Le formulaire attend une destination juridiquement et matériellement intelligible, par exemple établissement sous douane, installation de traitement thermique de déchets dangereux, enfouissement, usage comme combustible ou expédition. Cette précision doit rester cohérente entre la partie A et la partie D.
Prêter attention aux pourcentages en cas de pluralité de destinations
La partie D prévoit un pourcentage des produits faisant l'objet de chaque destination. Cette structure laisse entendre qu'un même lot peut être ventilé entre plusieurs traitements. Dans cette hypothèse, il faut veiller à ce que la répartition soit claire, exacte et exploitable, afin d'éviter toute incohérence documentaire.
Conserver les exemplaires et les justificatifs associés
Le formulaire mentionne plusieurs exemplaires numérotés, de 1 à 6. Chaque intervenant doit s'assurer de la bonne circulation et de la bonne conservation des exemplaires utiles à sa situation. Pour le producteur, le retour de l'exemplaire servant de certificat de destruction peut être particulièrement important.
À côté du CERFA lui-même, il est conseillé de conserver les pièces permettant d'étayer les mentions déclarées, par exemple les éléments internes d'identification du lot, les documents de transport ou les justificatifs liés au régime fiscal des produits générateurs.
Sécuriser son dossier avant transmission
Vérifier la cohérence entre les quatre parties
Un dossier solide repose d'abord sur une parfaite cohérence entre les déclarations du producteur, du collecteur-transporteur et du destinataire. Les informations suivantes doivent être alignées :
- la date de prise en charge,
- la désignation des produits,
- la quantité remise,
- la destination annoncée,
- le traitement final effectivement réalisé.
Une divergence apparente entre les rubriques peut susciter des demandes d'explication, voire remettre en cause la portée justificative du document.
Préparer les informations techniques avant de commencer
Le remplissage est plus sûr lorsque le professionnel rassemble en amont :
- l'identité complète des intervenants,
- la nature des produits énergétiques générateurs,
- leur régime fiscal,
- la quantité exacte du lot, en Kg ou en T,
- la qualification ou la position tarifaire,
- la destination envisagée et l'adresse correspondante.
Cette préparation limite les erreurs de retranscription et les oublis.
Éviter les approximations sur le régime fiscal
C'est l'une des zones les plus sensibles du formulaire. Il faut distinguer avec précision :
- les produits ayant acquitté la taxe intérieure de consommation,
- ceux relevant d'une exemption ou d'une exonération,
- ceux placés sous régime suspensif.
Si l'entreprise hésite sur la catégorie applicable, mieux vaut vérifier l'information à partir de sa documentation interne ou des indications administratives accessibles, plutôt que de compléter la DFA de manière approximative.
Utiliser un support fiable pour limiter les erreurs matérielles
Sur un formulaire aussi encadré, les erreurs de saisie peuvent avoir des conséquences concrètes, surtout lorsque plusieurs acteurs doivent compléter successivement le même document. Dans cette logique, Startdoc met à disposition ce CERFA dans un format pensé pour aider les professionnels à préparer une déclaration lisible et structurée, ce qui facilite le suivi fiscal et documentaire des déchets et résidus d'hydrocarbures.
Se référer à la source officielle en cas de doute
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 29 juillet 2020. En cas d'interrogation sur l'usage du formulaire, son actualité ou son mode de transmission, il reste prudent de consulter la fiche officielle Service-Public.fr associée à la référence R21231. Cette vérification est particulièrement utile si votre activité relève d'un environnement réglementaire sensible ou si la destination des déchets présente une particularité.
Tableau récapitulatif des rubriques du CERFA 10329*05
| Partie du formulaire | Intervenant | Informations principales à renseigner | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| A | Producteur | Identification, régime fiscal des produits générateurs, quantité, désignation, destination, utilisation prévue, date, signature, cachet | Ne pas omettre la nature du produit énergétique et le régime fiscal applicable |
| B | Collecteur-transporteur | Date et lieu de collecte, signature, cachet | Vérifier la concordance avec les données indiquées par le producteur |
| C | Service de contrôle | Date, lieu, résultat négatif ou positif, remarques | Conserver la trace de cette rubrique si elle est complétée |
| D | Destinataire | Identification, destination effective, pourcentage par destination, date, signature, cachet | Le retour de l'exemplaire n° 3 / 6 peut valoir certificat de destruction |
Ce qu'il faut retenir pour utiliser correctement la DFA des déchets et résidus d'hydrocarbures
Le CERFA 10329*05 est un document de suivi fiscal et matériel qui encadre la circulation de déchets et résidus d'hydrocarbures entre le producteur, le collecteur-transporteur et le destinataire. Son intérêt principal est de documenter l'origine fiscale des produits générateurs et de prouver la destination effectivement donnée aux déchets ou résidus.
Son remplissage exige de la précision, notamment sur :
- le régime fiscal initial,
- la désignation ou la position tarifaire,
- la quantité exacte,
- la destination réelle du lot,
- la complétude des signatures et cachets.
Le formulaire doit être renseigné sans omission, car une donnée manquante peut invalider la déclaration. Pour les professionnels concernés, une préparation rigoureuse du dossier et une conservation méthodique des exemplaires restent les meilleures garanties en cas de contrôle ou de besoin de justification ultérieure.