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Formulaire:

CERFA 10337 : Déclaration des sociétés immobilières non soumise à l'impôt sur les sociétés

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CERFA 10337 : Déclaration des sociétés immobilières non soumise à l'impôt sur les sociétés

CERFA 10337 : Déclaration des sociétés immobilières non soumise à l'impôt sur les sociétés

Permet de déclarer, pour chaque associé, la part des revenus et des dépenses supportées par la société (art. 1655 ter du code général des impôts).

Déclaration des sociétés immobilières non soumises à l'IS

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 10337, déclaration des sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés

Le CERFA 10337, identifié par la DILA sous la référence R83, correspond à la déclaration des sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés. Il s'adresse à un public professionnel, plus précisément aux structures immobilières relevant d'un régime de transparence fiscale ou d'imposition entre les mains des associés, selon les cas prévus par les textes applicables.

Sa finalité est clairement indiquée par l'administration : ce formulaire permet de déclarer, pour chaque associé, la part des revenus et des dépenses supportées par la société, en lien avec l'article 1655 ter du code général des impôts. Concrètement, il sert à ventiler les éléments fiscaux entre les associés afin que l'administration puisse identifier la quote-part revenant à chacun.

Ce document revêt une importance pratique majeure pour les sociétés immobilières concernées. Il ne s'agit pas d'une simple formalité descriptive. Une déclaration inexacte, incomplète ou mal répartie entre les associés peut entraîner des difficultés lors du traitement fiscal du dossier, voire des demandes de régularisation.

En l'absence de notice associée mentionnée dans les métadonnées officielles, la lecture attentive du formulaire, de son intitulé et de la documentation disponible sur Service-Public.fr est d'autant plus importante. Lorsque la situation de la société présente une particularité, composition du capital, variation des droits des associés, affectation spécifique de certaines charges, il est prudent de vérifier le cadre applicable avant tout dépôt.

Cadre juridique et portée fiscale de la déclaration

Une déclaration liée à l'article 1655 ter du code général des impôts

Le descriptif officiel du CERFA 10337 renvoie expressément à l'article 1655 ter du code général des impôts. Cette référence est essentielle, car elle situe la logique du formulaire : l'administration fiscale doit pouvoir connaître, pour chaque associé, la part exacte des revenus et des dépenses supportées par la société immobilière.

Le mécanisme visé repose sur une approche où la société n'est pas soumise elle-même à l'impôt sur les sociétés, ou n'entre pas dans ce régime pour les éléments concernés. Les résultats, produits, charges ou dépenses sont alors répartis entre les associés selon les règles applicables à la structure et à ses statuts.

Le formulaire a donc une fonction de traçabilité fiscale. Il permet d'identifier :

  • la société déclarante,
  • les associés concernés,
  • la part revenant à chacun,
  • les revenus à déclarer,
  • les dépenses ou charges supportées selon la répartition retenue.

Quelles structures peuvent être concernées

Les métadonnées officielles ne détaillent pas la liste exhaustive des sociétés visées. Il convient donc d'éviter toute généralisation excessive. Le titre du formulaire vise les sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés, ce qui oriente vers des structures civiles ou assimilées relevant d'un traitement fiscal particulier.

En pratique, la question centrale est moins la forme sociale seule que le régime fiscal effectivement applicable. Une société immobilière peut relever de règles différentes selon son activité, ses options fiscales ou encore sa situation juridique. Avant d'utiliser le CERFA 10337, il est donc recommandé de vérifier que la société entre bien dans le champ de la déclaration visée par Service-Public.fr.

Pourquoi la répartition entre associés est juridiquement sensible

La ventilation des revenus et des dépenses ne repose pas sur une approximation. Elle doit refléter la situation réelle de la société et les droits respectifs des associés. Cette exigence est importante pour plusieurs raisons :

  • elle conditionne la correcte imposition des associés,
  • elle permet à l'administration de contrôler la cohérence entre la déclaration de la société et les déclarations individuelles,
  • elle sécurise la situation de la société en cas de contrôle fiscal,
  • elle limite le risque de redressement lié à une mauvaise affectation des charges ou des revenus.

Lorsque la répartition des droits n'est pas uniforme, par exemple en présence de mouvements de parts ou de clauses statutaires particulières, une vigilance renforcée s'impose. Le formulaire doit rester fidèle aux droits réels et à la comptabilité de la société.

Vos obligations déclaratives en tant que société immobilière concernée

Identifier chaque associé et sa quote-part

Le coeur de la déclaration consiste à faire apparaître, pour chaque associé, la part des revenus et des dépenses supportées par la société. Cela implique, en amont, de disposer d'informations exactes et à jour sur :

  • l'identité des associés,
  • la répartition de leurs droits dans la société,
  • les éléments comptables ou fiscaux à répartir,
  • la période concernée par la déclaration.

Une erreur sur l'identité d'un associé ou sur sa quote-part peut produire des effets en chaîne, notamment lors de l'exploitation des données par l'administration fiscale.

Déclarer les revenus et dépenses selon une base cohérente

Le formulaire n'a pas vocation à corriger a posteriori une comptabilité imprécise. Il suppose que la société ait déjà déterminé les montants à répartir. Les revenus et dépenses déclarés doivent donc être cohérents avec les pièces comptables, les justificatifs disponibles et, le cas échéant, les statuts de la société.

Il est conseillé de conserver une logique constante dans la méthode de ventilation utilisée, surtout lorsque certaines dépenses concernent plusieurs associés ou plusieurs lots immobiliers. En cas de discordance entre les documents internes et la déclaration transmise, l'administration pourrait demander des explications complémentaires.

Respecter le bon support administratif

Utiliser le bon formulaire est une obligation pratique souvent sous-estimée. Le CERFA 10337 correspond à une déclaration spécifique. Employer un document inadapté ou ancien peut retarder le traitement du dossier. La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche est datée du 4 juillet 2024, ce qui constitue un repère utile pour s'assurer que l'on travaille à partir d'une référence administrative à jour.

Pour les professionnels qui veulent gagner du temps tout en limitant le risque d'erreur matérielle, Startdoc met à disposition ce type de document dans une version pré-remplie pensée pour les démarches administratives concrètes, ce qui facilite la préparation de la déclaration lorsque les informations de la société sont déjà connues.

Comment préparer et déposer la déclaration

Réunir les informations nécessaires avant remplissage

Avant toute saisie, il est judicieux de centraliser l'ensemble des données utiles. Même sans notice associée, certaines vérifications préalables s'imposent naturellement :

  • contrôler l'identification exacte de la société,
  • vérifier la liste des associés au titre de la période déclarée,
  • confirmer la répartition des droits sociaux,
  • rassembler les éléments comptables permettant de ventiler revenus et dépenses,
  • vérifier la cohérence avec les déclarations fiscales déjà établies ou en cours de préparation.

Cette étape préparatoire est déterminante. Elle permet d'éviter les corrections de dernière minute et réduit les risques de contradiction entre les différents documents fiscaux de la société.

Remplir le CERFA avec méthode

Le remplissage doit être effectué avec une attention particulière sur les éléments d'identification et sur la ventilation par associé. Lorsque plusieurs associés sont concernés, il est préférable de reprendre les données à partir d'un tableau interne ou d'une comptabilité analytique claire. Cela facilite la justification de chaque montant déclaré.

Il faut également veiller à l'homogénéité des montants inscrits. Un simple décalage entre les totaux et les quotes-parts individuelles peut entraîner un rejet technique ou une demande de précision. Si la société a connu des événements particuliers au cours de la période, cession de parts, entrée ou sortie d'associé, répartition modifiée, il convient de s'assurer que la déclaration reflète fidèlement la situation concernée.

Dépôt de la déclaration

Les métadonnées fournies ne précisent ni le mode de transmission obligatoire, ni l'échéance applicable, ni le service destinataire exact. Il est donc préférable de se référer à la fiche officielle Service-Public.fr liée au formulaire, ainsi qu'aux consignes de l'administration fiscale compétente pour la société.

Selon les situations, le dépôt peut relever d'une procédure dématérialisée ou d'un envoi administratif classique. En l'absence de précision certaine dans la source disponible, il ne faut pas présumer du canal de dépôt. Le bon réflexe consiste à vérifier :

  • la version actuellement admise du formulaire,
  • le service compétent,
  • les modalités de signature,
  • les éventuelles pièces complémentaires attendues.

Tableau de contrôle avant transmission

Point à vérifier Pourquoi c'est important
Identité exacte de la société Évite les erreurs de rattachement du dossier
Liste à jour des associés Garantit une répartition fiscale conforme à la situation réelle
Quote-part de chaque associé Conditionne la correcte imposition individuelle
Cohérence des revenus et dépenses déclarés Réduit le risque de demande de régularisation
Version actuelle du CERFA 10337 Limite le risque de rejet pour formulaire obsolète
Vérification sur Service-Public.fr Permet de confirmer les modalités officielles de dépôt

Conséquences d'une erreur, refus possibles et régularisation

Les difficultés les plus courantes

Dans ce type de déclaration, les anomalies les plus fréquentes concernent généralement :

  • une mauvaise identification des associés,
  • une ventilation inexacte des quotes-parts,
  • des montants incompatibles avec la comptabilité,
  • l'utilisation d'un formulaire non actualisé,
  • une transmission au mauvais service.

Ces situations ne conduisent pas nécessairement à un refus formel immédiat, mais elles peuvent provoquer un retard de traitement, une demande de pièces ou une invitation à corriger la déclaration.

Que faire en cas de rejet ou de demande de correction

Si l'administration estime la déclaration incomplète ou irrégulière, la première démarche consiste à analyser précisément le motif invoqué. Il peut s'agir d'une erreur matérielle simple ou d'une difficulté plus substantielle concernant le régime fiscal de la société ou la méthode de répartition retenue.

Une régularisation rapide est souvent la meilleure réponse lorsque l'erreur est avérée. Il convient alors de reprendre les données à la source, de corriger les incohérences et de transmettre, si nécessaire, une nouvelle version conforme aux indications reçues. En cas de doute sur l'interprétation du cadre fiscal, l'appui d'un professionnel du droit ou du chiffre peut être utile.

Les recours envisageables

Les métadonnées ne mentionnent aucune voie de recours spécifique propre au CERFA 10337. En pratique, les contestations éventuelles dépendront de la nature de la décision prise par l'administration, refus de prise en compte, rectification fiscale, demande de régularisation ou désaccord sur l'analyse du dossier.

Dans une telle hypothèse, il faut se reporter aux règles générales applicables aux échanges avec l'administration fiscale. Selon le cas, un recours gracieux, une réclamation ou une contestation plus formelle pourrait être envisageable. La stratégie dépendra du contenu exact de la décision reçue et des pièces dont dispose la société pour justifier sa déclaration.

Points de vigilance juridiques pour sécuriser la déclaration

Ne pas confondre forme sociale et régime fiscal

Une société immobilière n'entre pas automatiquement dans le champ du CERFA 10337 du seul fait de sa dénomination ou de son objet social. Le critère déterminant reste le régime fiscal réellement applicable. Avant de déposer la déclaration, il faut donc vérifier que la société est bien non soumise à l'impôt sur les sociétés pour les éléments concernés et qu'elle relève du dispositif visé par le formulaire.

Anticiper les changements intervenus entre associés

Les cessions de parts, transmissions, entrées de nouveaux associés ou modifications statutaires peuvent affecter la répartition des revenus et des dépenses. Même si ces changements semblent mineurs, ils peuvent avoir un impact direct sur la déclaration. Une mise à jour rigoureuse des informations sociales est donc indispensable avant tout dépôt.

Conserver les justificatifs

Le formulaire synthétise des données fiscales, mais il ne remplace pas les justificatifs. Il est fortement recommandé de conserver tous les documents permettant d'expliquer la ventilation retenue, notamment les pièces comptables, les statuts, les actes modificatifs et les éléments relatifs aux droits des associés. En cas de contrôle ou de demande complémentaire, ces pièces seront essentielles.

Vérifier régulièrement la source officielle

Le lien officiel de référence pour ce formulaire est la page Service-Public.fr dédiée à l'identifiant DILA R83. Comme les modalités administratives peuvent évoluer, il est prudent de consulter cette source avant l'envoi, en particulier pour confirmer la version du CERFA, l'éventuelle dématérialisation de la procédure et les consignes actualisées de l'administration.

Le CERFA 10337 s'inscrit dans une logique de transparence fiscale précise. Bien préparé, correctement renseigné et appuyé sur des données exactes, il permet à la société immobilière de remplir son obligation déclarative de manière sécurisée et cohérente avec la situation de chacun de ses associés.