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CERFA 10863-03 : Déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier
Informations personnelles :
CERFA 10863-03 : Déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier
Déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier - Formulaire
Déclarer le stock en entrepôt pétrolier
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 10863*03, la déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier
Le CERFA 10863*03, identifié par la DILA sous la référence R56830, correspond à la déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier. Il s’adresse aux professionnels qui exploitent ou déclarent des mouvements de produits dans un entrepôt fiscal de stockage relevant du contrôle de la direction générale des douanes et droits indirects.
Ce formulaire a une fonction très précise : il permet de récapituler, pour une période donnée, les entrées, les sorties, le stock comptable, le stock physique et, le cas échéant, la régularisation douanière et fiscale des écarts. Les volumes y sont exprimés en litres, avec des mentions récurrentes en volume à 15 °C.
Le document officiel se présente en au moins deux volets principaux :
- le feuillet 1/A, consacré à l’état récapitulatif des entrées et des sorties de la période, ainsi qu’à la détermination du stock comptable et du stock physique,
- le feuillet 1/B, consacré à la régularisation douanière et fiscale de l’écart entre le stock physique et le stock comptable.
La déclaration mentionne notamment le bureau de douane de rattachement, la désignation et l’adresse de l’entrepôt fiscal de stockage, la période concernée, le numéro de la déclaration, le numéro d’entrepôt agréé, ainsi que la signature du représentant du déclarant.
Le texte du formulaire rappelle un point essentiel : le déclarant atteste, sous les peines de droit, que tous les produits sous douane entrés, sortis, changés de compte ou encore détenus en stock sur la période sont repris dans la déclaration, et que les indications fournies sont sincères et véritables.
Dans quelles situations utiliser cette déclaration PSE
Cette déclaration est utilisée lorsqu’un professionnel doit rendre compte de la situation de stocks détenus dans un entrepôt pétrolier soumis à un régime douanier et fiscal particulier. Elle ne sert pas à une simple gestion interne d’inventaire. Elle a une portée déclarative vis-à-vis de l’administration des douanes.
Suivi périodique des mouvements de produits pétroliers
Le formulaire est adapté lorsque l’exploitant doit récapituler, sur une période déterminée, l’ensemble des mouvements affectant les produits stockés :
- les entrées de produits dans l’entrepôt,
- les sorties de produits,
- les volumes ouvrant droit à l’application d’une tolérance,
- les volumes n’ouvrant pas droit à cette tolérance,
- les niveaux de stock en fin de période.
Contrôle du stock comptable et du stock physique
Le CERFA 10863*03 est également indispensable lorsque l’entreprise doit comparer le stock comptable à 15 °C avec le stock physique à 15 °C. Ce rapprochement permet d’identifier un éventuel excédent ou déficit, puis d’appliquer, si les conditions sont réunies, les mécanismes de tolérance prévus dans le formulaire.
Régularisation d’un écart de stock
Le feuillet 1/B devient particulièrement important lorsqu’un écart apparaît entre les données comptables et le stock réellement constaté. En cas de déficit, la déclaration conduit à distinguer :
- le déficit brut,
- le cumul des tolérances d’entrée,
- le cumul des tolérances de sortie,
- la tolérance au stockage,
- la tolérance totale,
- le déficit taxable éventuel.
Ce point est central pour les entreprises du secteur pétrolier, car il touche directement à la régularisation douanière et fiscale des écarts de stocks.
Transmission au bureau de douane de rattachement
Le document officiel précise qu’il s’agit d’un exemplaire pour le bureau de douane de rattachement. Il s’inscrit donc dans les obligations déclaratives du dépositaire ou de l’exploitant de l’entrepôt, selon son organisation interne et les règles applicables à son agrément.
Ce que le formulaire permet de déclarer concrètement
La lecture du CERFA montre qu’il ne s’agit pas d’une simple feuille de synthèse. Le formulaire structure l’information autour de plusieurs blocs qui doivent être cohérents entre eux.
Les informations d’identification de la déclaration
Le déclarant renseigne d’abord :
- le bureau de douane de rattachement, avec son nom et son adresse postale complète,
- la désignation et l’adresse de l’entrepôt fiscal de stockage,
- la période concernée,
- le numéro de la déclaration,
- le numéro d’entrepôt agréé relevant du régime douanier et fiscal.
Le récapitulatif des entrées
Pour les produits entrés pendant la période, le feuillet 1/A prévoit des colonnes relatives à :
- l’origine,
- le jour de réception du produit,
- le numéro de la déclaration ponctuelle d’entrée,
- le volume à 15 °C de l’entrée ouvrant droit à l’application de la tolérance d’entrée,
- le code de la tolérance d’entrée,
- le volume à 15 °C de la tolérance d’entrée, indiqué pour ordre,
- le volume à 15 °C de l’entrée n’ouvrant pas droit à l’application de la tolérance d’entrée,
- le volume total à 15 °C des entrées.
Le récapitulatif des sorties
Le même feuillet détaille ensuite les mouvements de sortie :
- le jour de sortie du produit,
- le numéro de la déclaration ponctuelle de sortie,
- le volume à 15 °C de la sortie ouvrant droit à l’application de la tolérance de sortie,
- le code de la tolérance de sortie,
- le volume à 15 °C de la tolérance de sortie, indiqué pour ordre,
- le volume à 15 °C de sortie n’ouvrant pas droit à l’application de la tolérance de sortie,
- le volume total à 15 °C de sortie.
Le calcul du stock de fin de période
Le formulaire prévoit ensuite :
- le stock comptable à 15 °C, calculé selon la formule indiquée sur le document,
- le stock physique à 15 °C,
- le volume à 15 °C des COV, récupérés en droits acquittés.
Cette articulation entre données de mouvements et données de stock final rend indispensable une tenue rigoureuse des justificatifs internes et des déclarations ponctuelles liées aux entrées et sorties.
Comment remplir le CERFA 10863*03 sans incohérence
Le bon remplissage de cette déclaration repose sur une méthode de travail plus que sur une simple saisie. Chaque ligne doit pouvoir être rattachée à un mouvement réel, justifié et correctement ventilé.
Renseigner l’en-tête avec exactitude
Commencez par vérifier les éléments d’identification :
- le bon bureau de douane,
- la bonne adresse d’entrepôt fiscal,
- la bonne période déclarée,
- le bon numéro d’entrepôt agréé,
- le nombre de pages jointes si plusieurs feuillets sont utilisés.
Une erreur à ce stade peut affecter tout le traitement administratif de la déclaration, surtout si l’entreprise exploite plusieurs sites ou plusieurs comptes de stock.
Reprendre les entrées à partir des déclarations ponctuelles
Pour chaque entrée, il convient de s’appuyer sur les documents opérationnels et douaniers qui ont déjà constaté le mouvement. Les champs relatifs au jour de réception et au numéro de la déclaration ponctuelle d’entrée doivent permettre à l’administration de relier la ligne récapitulative au mouvement d’origine.
Il faut ensuite distinguer, ligne par ligne :
- la part du volume qui ouvre droit à l’application d’une tolérance d’entrée,
- la part du volume qui n’ouvre pas droit à cette tolérance,
- le code de la tolérance applicable,
- le volume de tolérance indiqué pour ordre.
Le volume total des entrées doit correspondre à l’addition prévue par le formulaire.
Reprendre les sorties avec la même logique de traçabilité
Pour les sorties, la méthode est identique. Chaque mouvement doit pouvoir être relié à une déclaration ponctuelle de sortie et à sa date réelle. Il faut distinguer les volumes bénéficiant d’une tolérance de sortie de ceux qui n’en bénéficient pas.
La vigilance est particulièrement importante lorsque certaines sorties correspondent à des mises à la consommation, puisque le feuillet 1/B vise spécifiquement le volume à 15 °C des sorties mises à la consommation, avec une référence aux lignes comportant la mention MAC.
Calculer le stock comptable à 15 °C
Le formulaire indique la formule de calcul du stock comptable. Il faut donc s’assurer que les reports des colonnes sont exacts et que les totaux d’entrées et de sorties ont bien été vérifiés avant d’arrêter le stock de fin de période.
Le stock comptable ne doit pas être confondu avec une estimation. Il résulte de la comptabilité matière ou du suivi réglementaire des volumes selon les modalités appliquées par l’établissement.
Comparer avec le stock physique
Le stock physique à 15 °C doit être reporté avec la plus grande prudence. Il correspond au stock effectivement constaté, après les opérations de jaugeage, de mesure ou de conversion utilisées par l’exploitant.
La comparaison entre stock comptable et stock physique constitue le cœur de la régularisation. Un simple écart de report ou une erreur d’unité peut fausser toute l’analyse fiscale.
Signer la déclaration
La déclaration doit être datée et signée par le représentant du déclarant, avec mention du nom en majuscules. Le formulaire prévoit aussi l’hypothèse d’une signature par procuration enregistrée. Là encore, il faut s’assurer que la personne signataire dispose bien du pouvoir requis.
Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur la préparation matérielle du dossier, Startdoc met à disposition une version du formulaire pensée pour limiter les oublis de rubriques et faciliter la constitution d’un document propre avant transmission au service compétent.
Comprendre le feuillet 1/B, la régularisation douanière et fiscale des écarts
Le feuillet 1/B ne doit pas être vu comme une annexe accessoire. Il sert à traiter l’écart entre le stock comptable et le stock physique, ce qui peut avoir des conséquences directes sur la régularisation due au titre du régime applicable à l’entrepôt pétrolier.
Les reports obligatoires du feuillet 1/A
Le document demande de reprendre :
- le stock comptable à 15 °C, rappel de la colonne 22 du feuillet 1/A,
- le stock physique à 15 °C, rappel de la colonne 23 du feuillet 1/A.
Cette reprise doit être strictement identique au feuillet précédent. Toute divergence entre les deux volets risquerait de rendre la déclaration incohérente.
Excédent ou déficit
Le formulaire distingue clairement :
- l’excédent, calculé par la différence entre stock physique et stock comptable,
- le déficit, calculé selon la même différence, affectée d’un coefficient négatif lorsque le stock physique est inférieur au stock comptable.
En pratique, cela permet de qualifier la nature de l’écart avant d’examiner les tolérances et, le cas échéant, le déficit taxable.
Le cumul des tolérances
Plusieurs catégories de tolérances sont prévues dans le formulaire :
- le cumul des tolérances d’entrée,
- le cumul des tolérances de sortie,
- la tolérance au stockage,
- la tolérance totale, correspondant à l’addition de ces éléments.
Ces données servent à apprécier si le déficit constaté demeure dans les limites admissibles au regard du cadre douanier et fiscal applicable.
Le déficit taxable
Le feuillet 1/B prévoit une colonne spécifique pour le déficit taxable, obtenu après prise en compte de la tolérance totale. Le document comporte aussi une rubrique relative au volume à 15 °C des sorties mises à la consommation, à remplir uniquement en cas de déficit taxable.
Ce point appelle une attention particulière, car il ne s’agit plus seulement d’un constat technique d’écart de stock, mais d’une information susceptible d’avoir un impact fiscal concret. En cas d’incertitude sur le traitement à retenir, il est prudent de se rapprocher de son bureau de douane de rattachement ou de consulter la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr.
Le stock initial de la déclaration suivante
Le formulaire demande également le volume à 15 °C à reprendre comme stock initial dans la déclaration PSE suivante. Ce report est essentiel, car il assure la continuité entre deux périodes déclaratives successives.
Une erreur de reprise à ce stade peut se propager dans les déclarations ultérieures et provoquer des écarts artificiels.
Cas de vigilance pour les exploitants d’entrepôts pétroliers
La déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier appelle une discipline documentaire forte. Plusieurs difficultés reviennent fréquemment en pratique.
Confondre volume physique brut et volume à 15 °C
Le formulaire insiste à plusieurs reprises sur le fait que les volumes déclarés sont exprimés en litres et, pour une grande partie des rubriques, en volume à 15 °C. Il ne faut donc pas reporter sans vérification des volumes mesurés selon une autre base de température.
Oublier de distinguer les volumes ouvrant droit à tolérance
Les colonnes relatives aux tolérances ne sont pas décoratives. Elles structurent l’appréciation du stock et des écarts. Une ventilation insuffisante entre volumes ouvrant droit à tolérance et volumes n’y ouvrant pas droit peut fausser la régularisation finale.
Reporter un stock physique non fiabilisé
Un stock physique doit reposer sur des données de mesure fiables. Si les opérations de constat ne sont pas stabilisées, mieux vaut sécuriser les données internes avant d’arrêter la déclaration. Dans le secteur pétrolier, la qualité de la mesure conditionne directement la qualité de la déclaration fiscale et douanière.
Ne pas assurer la cohérence entre les feuillets
Le feuillet 1/B reprend des informations issues du feuillet 1/A. Les totaux, reports et formules doivent donc être relus de manière transversale. Une simple inversion de colonnes peut entraîner une lecture erronée de l’excédent ou du déficit.
Signer sans vérifier la portée de l’attestation
Le signataire engage la responsabilité du déclarant sur l’exhaustivité et la sincérité des informations. Il ne s’agit pas d’une formalité mineure. Avant signature, il est conseillé de vérifier que :
- tous les produits sous douane de la période ont été repris,
- les changements de compte éventuels ont bien été intégrés,
- les stocks de fin de période sont exacts,
- les pièces internes justifiant les chiffres sont disponibles.
Bonnes pratiques pour constituer un dossier fiable
Un formulaire correctement rempli est utile, mais il ne suffit pas toujours. La solidité du dossier dépend aussi de l’organisation interne du déclarant et de sa capacité à justifier chaque ligne en cas de contrôle.
Préparer les données avant de compléter le CERFA
Il est souvent préférable de rassembler au préalable :
- les déclarations ponctuelles d’entrée,
- les déclarations ponctuelles de sortie,
- les relevés de mouvements de stocks,
- les éléments de mesure du stock physique,
- les documents internes permettant d’expliquer les changements de compte ou les particularités de période.
Cette préparation réduit le risque d’oubli et permet de compléter le formulaire dans un ordre logique.
Conserver une piste d’audit interne
Chaque montant ou volume reporté dans la déclaration devrait pouvoir être retrouvé rapidement dans un document source. En cas de demande du bureau de douane, cette traçabilité facilite les échanges et limite les contestations sur la cohérence des chiffres.
Relire les calculs et les reports
Une double vérification est recommandée, en particulier sur :
- les additions de colonnes,
- les reports entre feuillets,
- la cohérence entre entrées, sorties et stock comptable,
- la détermination de l’excédent ou du déficit,
- le calcul de la tolérance totale et du déficit taxable éventuel.
Vérifier la version du formulaire
Le document ici visé est le CERFA 10863*03. Avant utilisation, il reste utile de vérifier que la version employée correspond bien à celle attendue par l’administration, en consultant notamment la fiche officielle référencée sur Service-Public.fr. La date de dernière vérification DILA communiquée pour cette fiche est le 15 septembre 2020.
Ce qu’il faut retenir pour le CERFA 10863*03
La déclaration périodique de stock en entrepôt pétrolier est un formulaire technique, centré sur la traçabilité des mouvements, la cohérence des stocks et la régularisation douanière et fiscale des écarts. Elle concerne des professionnels soumis à un encadrement précis de leurs opérations de stockage pétrolier.
Le feuillet 1/A permet de récapituler les entrées, les sorties et les niveaux de stock. Le feuillet 1/B sert à traiter les écarts entre stock comptable et stock physique, avec prise en compte des tolérances et du déficit taxable éventuel. La qualité du remplissage dépend d’une documentation complète, d’une lecture attentive des colonnes et d’une parfaite cohérence entre les données sources et les chiffres déclarés.
En présence d’un doute sur le régime applicable, sur l’interprétation d’une tolérance ou sur la manière de régulariser un déficit, il est préférable de s’appuyer sur la documentation officielle et sur le bureau de douane de rattachement, plutôt que de risquer une déclaration inexacte.