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CERFA 10967 : Bulletin d'échéance trimestrielle TVA - Régime simplifié de l'agriculture
Informations personnelles :
CERFA 10967 : Bulletin d'échéance trimestrielle TVA - Régime simplifié de l'agriculture
Permet aux exploitants agricoles redevables de la TVA soumis au régime simplifié d'imposition de l'agriculture d'acquitter la TVA par acomptes trimestriels.
Régler la TVA agricole par acomptes trimestriels
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Bulletin d'échéance trimestrielle TVA agricole, à quoi sert le CERFA 10967
Le CERFA 10967, identifié par l’administration sous la référence DILA R14667 et présenté sur le formulaire n° 3525-BIS-SD, permet aux exploitants agricoles soumis au régime simplifié de l’agriculture d’acquitter la TVA par acomptes trimestriels. Il s’adresse à un public professionnel, plus précisément aux exploitants agricoles redevables de la taxe sur la valeur ajoutée relevant de ce régime fiscal particulier.
Ce bulletin d’échéance n’est pas une déclaration annuelle complète de TVA. Il sert à verser, à échéances fixes, des acomptes calculés à partir de la TVA due au titre d’une période de référence antérieure. Le document officiel rappelle que l’acompte trimestriel est égal, en principe, au cinquième de la TVA due figurant ligne 23 de la déclaration annuelle CA12A, ou de la déclaration CA12AE lorsqu’elle correspond au dernier exercice clos.
Le cadre juridique mentionné sur le formulaire renvoie à l’article 1693 bis du code général des impôts. En pratique, ce dispositif permet d’étaler le paiement de la TVA agricole sur l’année, plutôt que d’attendre une seule régularisation annuelle. Il s’inscrit donc dans une logique de gestion de trésorerie, tout en maintenant une obligation déclarative stricte.
Le document doit être adressé au service des impôts des entreprises compétent, selon les indications figurant sur le bulletin. Le texte officiel précise des échéances trimestrielles, au plus tard le 5 des mois de mai, août, novembre et février suivant le trimestre concerné. Ces dates sont essentielles, car un retard peut exposer l’exploitant à des pénalités et majorations.
Le formulaire comporte également une mention importante : depuis le 1er octobre 2014, toutes les entreprises doivent obligatoirement télétransmettre leurs déclarations et acomptes de TVA. Même si le CERFA conserve sa valeur d’identification administrative, le recours à la voie dématérialisée constitue donc, dans la pratique, la règle normale de dépôt et de paiement.
Qui doit utiliser ce formulaire et dans quelles situations
Les exploitants concernés
Le bulletin d’échéance trimestrielle vise les exploitants agricoles, ainsi que les négociants en bestiaux lorsqu’ils relèvent de la TVA sous le régime simplifié de l’agriculture. Le point déterminant n’est donc pas seulement la nature agricole de l’activité, mais bien le régime d’imposition applicable en matière de TVA.
Si l’entreprise relève d’un autre régime de TVA, ce formulaire ne sera pas le bon support. Avant de déposer un acompte, il faut donc vérifier le régime fiscal effectivement appliqué par l’administration. Cette vérification se fait en général au regard du dossier fiscal de l’exploitation, de la dernière déclaration annuelle de TVA et, si besoin, auprès du service des impôts des entreprises.
Les cas dans lesquels le bulletin est nécessaire
Le bulletin est destiné au versement des acomptes trimestriels. Il est utilisé lorsque l’exploitant doit s’acquitter d’une fraction de la TVA due, calculée sur la base de l’année précédente ou du dernier exercice clos. Il ne faut pas confondre cette obligation avec la déclaration annuelle, qui obéit à sa propre logique de liquidation définitive de la taxe.
Le document officiel contient toutefois plusieurs nuances importantes :
- les nouveaux redevables, au cours de leur première année d’imposition, peuvent déterminer approximativement leurs acomptes, sous réserve qu’ils correspondent au minimum à 70 % de l’impôt réellement dû au titre du trimestre correspondant ;
- les redevables qui estiment que le total des acomptes déjà versés atteint le montant de l’impôt qui sera réellement dû pour l’année peuvent interrompre les versements ;
- lorsque l’impôt dû au titre de l’année précédente est inférieur ou égal à 1 000 euros, le dépôt d’un bulletin d’échéance est dispensé.
Ces règles ont un impact concret. Un exploitant agricole ne doit pas remplir mécaniquement le bulletin chaque trimestre sans vérifier sa situation réelle. L’existence d’une dispense, d’une possibilité d’arrêt des acomptes ou d’un calcul particulier la première année peut modifier la démarche.
Comment se calcule l'acompte trimestriel de TVA agricole
Le principe du cinquième de la TVA due
Le formulaire indique que l’acompte trimestriel déclaré est égal au cinquième de la TVA due figurant ligne 23 de la déclaration de TVA modèle CA12A relative à l’année de référence, ou de la déclaration CA12AE relative au dernier exercice clos. Autrement dit, la base de calcul n’est pas le chiffre d’affaires du trimestre lui-même, mais la TVA déjà liquidée sur une période antérieure.
Cette méthode a pour avantage de donner un repère stable. Elle exige cependant de bien reprendre le bon montant sur la bonne ligne de la déclaration annuelle, sans confusion avec la TVA brute, les déductions ou le solde final si celui-ci résulte d’autres ajustements.
Les trois lignes essentielles du bulletin
Le cœur du formulaire repose sur trois lignes simples :
- Ligne 01 : montant de l’acompte. Il faut y porter, au minimum, le cinquième de l’impôt dû au titre de l’année précédente, sauf exceptions prévues pour les nouveaux redevables ou en cas d’interruption justifiée des acomptes.
- Ligne 02 : excédents de versements antérieurs à imputer. Cette ligne permet de tenir compte d’un trop-versé déjà constaté. Le montant imputé, après arrondi, ne peut pas dépasser celui mentionné ligne 01.
- Ligne 03 : total à payer. Il correspond à la différence entre la ligne 01 et la ligne 02.
Le formulaire prévoit aussi l’hypothèse d’une déclaration dite « néant ». Si aucune ligne n’est à renseigner, la case correspondante doit être cochée. Il ne s’agit pas d’une simple formalité de présentation : cette mention permet de signaler clairement à l’administration qu’aucun paiement n’est dû pour l’échéance concernée.
La règle d'arrondi
La notice précise que la base imposable et le montant de l’impôt sont arrondis à l’euro le plus proche. Les bases et cotisations inférieures à 0,50 euro sont négligées, tandis que celles supérieures ou égales à 0,50 euro sont comptées pour 1. Cette règle vaut pour le calcul et pour l’imputation. Elle doit être respectée avec rigueur pour éviter un écart entre les sommes attendues par l’administration et celles effectivement déclarées.
Remplir correctement le CERFA 10967
Les informations d'identification à vérifier
Le bulletin comprend un bloc d’identification du destinataire et de l’entreprise. Y figurent notamment le nom ou la dénomination, l’adresse, le numéro SIRET et, hors DOM, le numéro de TVA intracommunautaire. Le formulaire officiel précise que les indications imprimées par ordinateur qui ne correspondent plus à la situation exacte de l’entreprise doivent être rayées et rectifiées.
Cette consigne paraît simple, mais elle est déterminante. Une erreur sur l’adresse, sur le SIRET ou sur l’identification fiscale peut entraîner un mauvais rattachement du paiement ou un traitement retardé du bulletin. Pour un exploitant agricole, cela peut compliquer le suivi du compte fiscal et générer ensuite des demandes de régularisation inutiles.
Le choix entre CA12A et CA12AE
Le formulaire comporte une précision technique souvent négligée. Si vous clôturez votre exercice en cours d’année, il convient de rayer la mention CA12A. Si vous clôturez votre exercice le 31 décembre, il faut rayer la mention CA12AE. Cette distinction sert à indiquer à quelle déclaration annuelle de référence se rattache l’acompte.
Une mauvaise indication sur ce point peut fausser la lecture du dossier par l’administration. Il est donc prudent de vérifier la date de clôture de l’exercice comptable avant de compléter le bulletin.
Les erreurs les plus fréquentes
Plusieurs erreurs reviennent régulièrement lors du remplissage :
- indiquer plusieurs trimestres sur un seul bulletin, alors que la notice interdit expressément cette pratique ;
- confondre le montant de la TVA due de référence avec un autre total de la déclaration annuelle ;
- imputer en ligne 02 un excédent supérieur au montant de l’acompte ;
- omettre de déposer un bulletin à zéro dans l’hypothèse où l’exploitant souhaite faire constater qu’il n’a plus d’acomptes à verser ;
- négliger les arrondis à l’euro le plus proche ;
- utiliser un formulaire obsolète ou non conforme à la version en vigueur.
Pour limiter ce type d’erreurs, certains professionnels choisissent de partir d’un document déjà structuré. Sur Startdoc, l’intérêt est précisément de pouvoir accéder à un CERFA 10967 prérempli sur ses rubriques essentielles, ce qui facilite la vérification des données avant télétransmission et réduit le risque d’omission matérielle.
Dépôt, paiement et calendrier à respecter
Les échéances trimestrielles
Le texte officiel mentionne que les bulletins doivent parvenir au service compétent et, le cas échéant, être accompagnés du paiement correspondant, au plus tard le 5 des mois de mai, août, novembre et février suivant le trimestre auquel ils s’appliquent. Ces dates constituent le cadre de référence à retenir pour le régime simplifié de l’agriculture.
Le respect du calendrier est une obligation fiscale. Il ne suffit pas de calculer correctement l’acompte, encore faut-il l’adresser dans les délais. En matière de TVA, l’administration reste particulièrement attentive à la ponctualité des versements.
La télétransmission obligatoire
Le formulaire indique expressément que, depuis le 1er octobre 2014, toutes les entreprises doivent obligatoirement télétransmettre leurs déclarations et acomptes de TVA. En pratique, cela signifie que la démarche doit être réalisée selon les modalités dématérialisées prévues par l’administration fiscale, en principe via les services en ligne accessibles sur impots.gouv.fr.
Cette obligation de télétransmission doit être prise au sérieux. Un formulaire correctement rempli sur le fond ne suffit pas si la modalité de dépôt utilisée n’est pas celle exigée par les textes et par les outils de l’administration.
Les modalités de paiement
Le bulletin fait apparaître plusieurs modes de paiement. Il mentionne le virement bancaire, ainsi que le paiement par imputation, avec renvoi à l’imprimé n° 3516 disponible sur impots.gouv.fr ou auprès du service des impôts. Le document évoque aussi le paiement par chèque, en précisant qu’il doit être barré et établi à l’ordre du Trésor public. Toutefois, compte tenu de l’obligation de télétransmission applicable aux entreprises, il convient de vérifier les modalités réellement ouvertes à votre situation via votre espace professionnel ou auprès de votre service des impôts.
Lorsque le paiement s’effectue par imputation d’un crédit ou d’un excédent, la vigilance doit être renforcée. L’imputation suppose de disposer d’une créance effectivement mobilisable et de joindre le support requis lorsque l’administration le demande.
Droits, obligations et points de vigilance pour l'exploitant agricole
L'obligation de sincérité et de cohérence fiscale
Comme toute déclaration de TVA, ce bulletin engage la responsabilité du redevable. Les montants inscrits doivent être sincères, cohérents avec la déclaration annuelle de référence et compatibles avec la situation réelle de l’exploitation. Une approximation est admise pour les nouveaux redevables durant la première année d’imposition, mais elle reste encadrée et ne dispense pas d’une estimation sérieuse.
Le fait de minorer volontairement un acompte pour préserver sa trésorerie peut exposer à une régularisation, voire à des pénalités si l’administration considère que l’obligation déclarative n’a pas été correctement respectée. À l’inverse, un exploitant qui a trop versé dispose du droit d’imputer l’excédent dans la limite prévue par le formulaire.
Le droit d'interrompre les acomptes sous conditions
Le document officiel reconnaît la possibilité d’interrompre les acomptes lorsque le redevable estime que le total déjà versé atteint le montant de l’impôt qui sera réellement dû pour l’année. Ce n’est pas un abandon arbitraire des versements. Cette faculté doit reposer sur une appréciation objective de la TVA finalement attendue.
En pratique, il est préférable de conserver tous les éléments justifiant cette estimation : comptabilité, suivi de TVA, variations d’activité, investissements ouvrant droit à déduction, ou tout autre document utile. En cas de contrôle ou de demande d’explication, ces pièces permettront de démontrer que la décision d’interrompre les acomptes n’était pas fantaisiste.
La dispense en cas de faible montant d'impôt
La notice indique qu’il n’y a pas d’obligation de déposer un bulletin d’échéance lorsque l’impôt dû au titre de l’année précédente est inférieur ou égal à 1 000 euros. Cette dispense ne doit pas être interprétée de manière extensive. Elle dépend du montant d’impôt dû au titre de la période de référence et suppose que la situation fiscale corresponde bien au champ d’application du régime simplifié de l’agriculture.
En cas de doute, mieux vaut vérifier l’information sur Service-Public.fr ou interroger directement le service des impôts des entreprises. Une dispense mal comprise peut se transformer en retard déclaratif.
Que faire en cas d'erreur, de désaccord ou de difficulté avec l'administration
Corriger rapidement une anomalie
Si vous constatez une erreur après transmission, la première démarche consiste à contacter sans attendre votre service des impôts des entreprises. Plus la régularisation est anticipée, plus il est facile d’éviter qu’une anomalie technique ne produise des conséquences financières inutiles. Cela vaut notamment si le montant versé ne correspond pas à celui déclaré, si un excédent a été mal imputé ou si le mauvais trimestre a été pris en compte.
Le formulaire invite d’ailleurs les usagers à prendre contact avec leur service des impôts si la notice ne permet pas de résoudre une difficulté. En matière de TVA agricole, cette prise de contact est souvent la solution la plus efficace lorsque le cas n’entre pas parfaitement dans les situations standard.
Les conséquences possibles en cas de retard ou d'insuffisance
Le bulletin comporte un cadre réservé à l’administration faisant apparaître notamment les pénalités et une majoration de 5 %. Sans détailler ici l’ensemble du régime applicable, il faut retenir qu’un dépôt tardif ou un paiement insuffisant peut entraîner des conséquences financières. Le respect des échéances et la cohérence du calcul sont donc les deux principaux leviers de sécurisation.
Lorsqu’un désaccord apparaît sur le montant réclamé ou sur la prise en compte d’un versement, l’exploitant peut demander des explications à l’administration et produire les justificatifs utiles. Selon la nature du litige, une réclamation peut être envisagée dans les formes et délais du contentieux fiscal. Comme ces modalités dépendent de la situation précise et ne figurent pas dans le document source, il est prudent de se reporter aux informations officielles mises à jour sur Service-Public.fr ou sur impots.gouv.fr.
Conserver les justificatifs utiles
Pour sécuriser la démarche, il est recommandé de conserver :
- la déclaration annuelle CA12A ou CA12AE ayant servi de base au calcul ;
- les justificatifs des acomptes déjà versés ;
- les éléments comptables permettant d’expliquer une interruption des acomptes ;
- les preuves de télétransmission et de paiement ;
- toute correspondance échangée avec le service des impôts.
Ces documents sont précieux en cas de contrôle, de régularisation ou de contestation d’une pénalité.
Tableau de lecture rapide du bulletin 3525-BIS-SD
| Élément du formulaire | Utilité | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Identification de l'entreprise | Permet le rattachement du bulletin au bon redevable | Vérifier le nom, l'adresse, le SIRET et, si applicable, le numéro de TVA intracommunautaire |
| Mention CA12A ou CA12AE | Indique la déclaration annuelle de référence | Rayer la mention inadaptée selon la date de clôture de l'exercice |
| Ligne 01 | Déclare le montant de l'acompte trimestriel | Prendre comme base la TVA due figurant ligne 23 de la déclaration annuelle concernée |
| Ligne 02 | Permet d'imputer un excédent antérieur | Ne pas dépasser le montant de la ligne 01 après arrondi |
| Ligne 03 | Détermine le total à payer | Vérifier la cohérence entre acompte, imputation et somme effectivement réglée |
| Case « néant » | Signale qu'aucune somme n'est due sur le bulletin | À utiliser seulement si aucune ligne n'est à remplir |
| Échéance de dépôt | Fixe la date limite de transmission et de paiement | Respecter les dates du 5 mai, 5 août, 5 novembre et 5 février selon le trimestre |
Ce qu'il faut retenir pour sécuriser votre déclaration d'acompte TVA agricole
Le CERFA 10967, ou bulletin 3525-BIS-SD, est un formulaire fiscal technique mais lisible dès lors que l’on comprend sa logique. Il sert à verser les acomptes trimestriels de TVA dus par les exploitants agricoles relevant du régime simplifié de l’agriculture. Son remplissage repose principalement sur la bonne reprise du montant de TVA due figurant sur la déclaration annuelle de référence.
Les points les plus sensibles sont connus : identifier le bon régime, respecter l’échéance trimestrielle, utiliser le montant exact de référence, appliquer correctement les arrondis, ne pas imputer un excédent au-delà de ce qui est autorisé, et conserver les justificatifs. Il faut également tenir compte des situations particulières prévues par la notice, notamment pour les nouveaux redevables, pour l’interruption des acomptes et pour la dispense liée au faible montant d’impôt dû.
En cas d’incertitude, le réflexe utile reste de confronter votre situation aux informations actualisées sur Service-Public.fr et, si nécessaire, de solliciter votre service des impôts des entreprises. En matière de TVA agricole, une vérification en amont évite souvent une régularisation plus lourde par la suite.