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CERFA 11063-10 : Déclaration de la taxe pour le développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie
Informations personnelles :
CERFA 11063-10 : Déclaration de la taxe pour le développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie
Déclaration de la taxe pour le développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie - Formulaire
Déclarez la taxe des industries du cuir
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 11063*10
Le CERFA 11063*10 correspond à la déclaration de la taxe pour le développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie et de la ganterie. Il s'agit d'un formulaire fiscal destiné aux professionnels concernés par cette contribution affectée, collectée au profit du Comité Professionnel de Développement des Industries du Cuir, de la Maroquinerie, de la Ganterie et de la Chaussure, aussi désigné sous l'acronyme CTC.
Ce document permet de déclarer le chiffre d'affaires taxable et de calculer le montant de la taxe due pour une période donnée. Le formulaire comporte notamment un cadre relatif à l'identification du déclarant et un cadre de calcul de la taxe affectée, avec plusieurs lignes consacrées au chiffre d'affaires total hors taxes, au chiffre d'affaires assujetti, au chiffre d'affaires exonéré, au chiffre d'affaires imposable et au montant final à verser.
Le titre officiel du formulaire est : Déclaration de la taxe pour le développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie. Son identifiant DILA est R14527. La dernière vérification DILA mentionnée remonte au 5 mai 2022. Le formulaire est référencé sur Service-Public.fr, ce qui permet de rattacher la démarche à une source administrative officielle.
Entreprises concernées par cette déclaration
Le public visé est clairement celui des professionnels. En pratique, cette déclaration s'adresse aux entreprises qui relèvent des secteurs mentionnés par l'intitulé même de la taxe, à savoir :
- les industries du cuir,
- les activités liées à la chaussure,
- la maroquinerie,
- la ganterie.
Le formulaire ne se limite pas à une simple formalité déclarative. Il permet d'identifier la part du chiffre d'affaires qui entre effectivement dans le champ de la taxe. Il faut donc distinguer le chiffre d'affaires total hors taxes, toutes activités confondues, du chiffre d'affaires réellement assujetti, puis retrancher, le cas échéant, la part exonérée.
Cette précision est importante pour les structures qui exercent plusieurs activités. Une entreprise peut réaliser un chiffre d'affaires global comprenant des opérations relevant de la taxe et d'autres qui n'y sont pas soumises. Le formulaire est justement conçu pour isoler l'assiette imposable.
Cadre juridique de la taxe déclarée avec le CERFA 11063*10
Le formulaire fait référence à plusieurs textes, en particulier :
- le décret n° 2021-1914 du 30 décembre 2021 relatif aux modalités de collecte,
- le Code des impositions sur les biens et services, Livre I et Livre IV, avec la mention du 2° de l'article L471-2,
- le Livre des procédures fiscales, notamment pour les conséquences en cas de retard.
Ces références montrent que l'obligation n'est pas purement déclarative. Elle s'inscrit dans un cadre fiscal précis, avec une assiette déterminée, un calcul légalement encadré et un risque de majoration en cas de dépôt ou de paiement tardif.
Le document mentionne aussi une majoration de retard de 10 % après la date limite, en renvoyant au Livre des procédures fiscales. Cette indication appelle une vigilance particulière : la date de versement doit être respectée, et l'entreprise doit pouvoir justifier des montants déclarés à partir de sa comptabilité.
Comment se présente le calcul de la taxe
Le CERFA 11063*10 comprend un cadre B de calcul de la taxe affectée. Le calcul s'effectue à partir de plusieurs rubriques successives, avec des montants exprimés en euros.
| Rubrique | Contenu indiqué sur le formulaire | Rôle dans le calcul |
|---|---|---|
| B1 | C.A. total H.T., toutes activités confondues | Montant global servant de base de comparaison avec les autres lignes |
| B2 | C.A. total H.T. assujetti à la taxe | Part du chiffre d'affaires entrant dans le champ de la taxe |
| B3 | C.A. H.T. exonéré à la taxe | Part à retrancher si elle bénéficie d'une exonération |
| B4 | Chiffre d'affaires imposable, soit B2 moins B3, multiplié par 0,145 % | Base permettant d'obtenir le montant dû |
| B5 | Montant de la taxe, arrondi à l'euro le plus proche | Somme effectivement à verser |
Le taux visible sur la source est de 0,145 %. Le montant obtenu doit être arrondi à l'euro le plus proche. Le formulaire rappelle également que les montants portés sur la déclaration doivent être arrondis à l'euro le plus proche, avec renvoi à l'article 26 de la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998.
La cohérence des montants déclarés est essentielle. Le déclarant signe d'ailleurs une mention par laquelle il atteste que la déclaration est conforme à ses écritures comptables. Autrement dit, les chiffres inscrits doivent pouvoir être rattachés à la comptabilité de l'entreprise et, si besoin, être expliqués en cas de contrôle ou de demande de précision.
Obligations du déclarant et pièces à vérifier avant envoi
Le formulaire impose au professionnel plusieurs obligations concrètes. D'abord, il doit identifier correctement la période de déclaration. Ensuite, il doit calculer avec exactitude la part du chiffre d'affaires soumise à la taxe. Enfin, il doit procéder au paiement avant la date indiquée sur le document reçu ou sur les indications applicables à sa situation.
Avant de compléter la déclaration, il est prudent de vérifier :
- la concordance entre le chiffre d'affaires déclaré et la comptabilité de l'entreprise,
- la distinction entre activités taxables et activités non taxables,
- la justification des éventuelles exonérations retenues,
- l'arrondi des montants à l'euro le plus proche,
- la signature du représentant habilité,
- le respect de la date limite de versement.
En pratique, un formulaire fiscal sectoriel peut devenir source d'erreurs lorsqu'une entreprise ne dépose ce type de déclaration qu'occasionnellement. C'est précisément l'intérêt d'un service comme Startdoc, qui met à disposition ce CERFA dans une version pré-remplie plus lisible pour sécuriser la saisie des informations essentielles sans perdre de temps sur la structure du document.
Modalités de paiement prévues par le formulaire
La source officielle mentionne plusieurs moyens de paiement. Le versement peut être effectué par :
- chèque, à l'ordre de CTC,
- virement,
- carte bancaire,
- prélèvement SEPA.
Le destinataire identifié sur le formulaire est le Comité Professionnel de Développement des Industries du Cuir, de la Maroquinerie, de la Ganterie et de la Chaussure, situé 4, rue Hermann Frenkel, 69367 Lyon cedex 07. Le document mentionne également des coordonnées de contact, dont un numéro de téléphone et une adresse électronique dédiée.
Selon la modalité de paiement retenue, il est recommandé de conserver une preuve du versement, par exemple le justificatif de virement, le relevé de paiement ou la copie du chèque. Cette précaution est particulièrement utile si un décalage apparaît entre la date de transmission de la déclaration et la date de comptabilisation du règlement.
Comment remplir le CERFA 11063*10 sans se tromper
Identifier la bonne période
Le formulaire prévoit une zone relative à la période de déclaration. Cette information est déterminante, car le chiffre d'affaires à retenir doit correspondre exactement à la période visée. Utiliser des données cumulées sur une période différente fausserait mécaniquement le calcul de la taxe.
Renseigner les chiffres hors taxes
Les rubriques du formulaire sont exprimées en hors taxes. Il faut donc veiller à ne pas utiliser des montants TTC. Cette confusion est fréquente lorsque les données sont extraites rapidement d'un logiciel de gestion ou d'un tableau interne non retraité.
Distinguer assujettissement et exonération
La ligne B2 vise le chiffre d'affaires assujetti à la taxe, tandis que la ligne B3 correspond au chiffre d'affaires exonéré. Cette distinction ne doit pas être approximative. Si une partie du chiffre d'affaires n'entre pas dans le champ de la taxe, ou si elle relève d'une exonération, l'entreprise doit être en mesure d'en justifier l'exclusion ou la déduction.
Appliquer le taux et l'arrondi
Le chiffre d'affaires imposable est obtenu à partir de la différence entre B2 et B3. Le taux mentionné sur le formulaire, soit 0,145 %, est ensuite appliqué pour déterminer le montant de la taxe. Le résultat doit être arrondi à l'euro le plus proche.
Signer et dater
La signature n'est pas une formalité secondaire. Elle engage le déclarant sur la sincérité des informations transmises. Le formulaire prévoit d'ailleurs une mention explicite affirmant la conformité des données avec les écritures comptables.
Dépôt de la déclaration et relations avec l'organisme collecteur
Le document renvoie à des explications et à une adresse de retour au verso. En l'absence de notice associée identifiée dans les métadonnées, il convient de s'appuyer sur le formulaire lui-même, sur le site Service-Public.fr et, si nécessaire, sur les coordonnées du CTC pour connaître les modalités pratiques à jour.
Les informations de contact mentionnées sur la source officielle sont les suivantes :
- CTC Groupe, 4 rue Hermann Frenkel, 69367 Lyon cedex 07, France,
- téléphone : 04 72 76 10 10,
- télécopie : 04 72 76 10 00,
- courriel : ctctaxe@ctcgroupe.com.
En cas d'hésitation sur le périmètre de la taxe, sur la lecture d'une exonération ou sur la période à retenir, prendre contact avec l'organisme collecteur avant l'échéance reste la solution la plus prudente. Cela permet de limiter le risque d'erreur et d'éviter une régularisation tardive.
Conséquences d'un retard ou d'une déclaration inexacte
Le formulaire mentionne clairement une majoration de retard de 10 % après la date limite. Cette mention doit être prise au sérieux. En matière fiscale, un simple oubli ou un paiement intervenu après l'échéance peut entraîner des conséquences financières immédiates.
Au-delà du retard, une déclaration inexacte peut exposer l'entreprise à une demande de correction, à un rappel ou à un échange avec l'organisme chargé de la collecte. Si les montants inscrits ne correspondent pas aux écritures comptables, le déclarant peut aussi devoir produire des éléments justificatifs.
Il est donc conseillé de conserver :
- une copie de la déclaration transmise,
- les éléments comptables ayant servi au calcul,
- les justificatifs d'exonération éventuels,
- la preuve du paiement,
- tout échange intervenu avec l'organisme collecteur.
Cette traçabilité facilite la défense du dossier en cas de contestation ou de simple demande d'explication.
Quels recours en cas de difficulté ou de désaccord
Le CERFA 11063*10 est un formulaire déclaratif, non une décision administrative de refus au sens classique. En pratique, les difficultés portent surtout sur le calcul de la taxe, le champ d'application de la contribution, l'existence d'une exonération ou la prise en compte du paiement.
En cas de désaccord, la première démarche consiste généralement à contacter l'organisme destinataire de la déclaration pour demander des précisions sur le calcul retenu, la période visée ou la régularisation attendue. Il est utile de formaliser cette demande par écrit et d'y joindre les pièces comptables pertinentes.
Si la situation l'exige, il peut également être nécessaire de se référer aux textes mentionnés sur le formulaire, notamment le Code des impositions sur les biens et services et le Livre des procédures fiscales. Lorsqu'un doute persiste sur l'interprétation applicable à une entreprise donnée, l'appui d'un professionnel du droit ou du chiffre peut être opportun.
Pour connaître les informations administratives actualisées, le renvoi vers la fiche officielle Service-Public.fr associée à l'identifiant R14527 reste utile. Cette source permet de vérifier si les modalités ont évolué depuis la dernière mise à jour connue.
Points de vigilance propres à cette taxe sectorielle
Ne pas confondre chiffre d'affaires total et chiffre d'affaires taxable
La présence d'une ligne B1 consacrée au chiffre d'affaires total, toutes activités confondues, ne signifie pas que la taxe porte sur l'ensemble des recettes de l'entreprise. Seule la part assujettie, corrigée des exonérations, entre dans le calcul.
Éviter les approximations sur les exonérations
Une exonération ne doit pas être déduite par simple intuition. Elle doit reposer sur une situation objectivement justifiable. À défaut, la base imposable risque d'être minorée à tort.
Respecter les arrondis imposés
Le formulaire rappelle expressément que les montants doivent être arrondis à l'euro le plus proche. Une déclaration remplie avec des centimes ou des arrondis incohérents peut compliquer le traitement du dossier.
Tenir compte de la date limite de versement
Le paiement fait partie intégrante de la démarche. Une déclaration exacte mais réglée hors délai peut tout de même entraîner la majoration prévue. Il convient donc d'anticiper les délais bancaires, surtout en cas de virement.
Ne pas négliger la conformité comptable
La mention signée selon laquelle la déclaration est conforme aux écritures comptables a une portée réelle. Les montants doivent être vérifiés à partir de documents fiables, idéalement revus par la personne chargée de la comptabilité ou de la fiscalité de l'entreprise.
Ce qu'il faut retenir sur le CERFA 11063*10
Le CERFA 11063*10 est le formulaire de référence pour déclarer la taxe destinée au développement des industries du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie et de la ganterie. Il concerne les professionnels relevant de ces secteurs et s'appuie sur un calcul fondé sur le chiffre d'affaires hors taxes, la part assujettie, les éventuelles exonérations et l'application d'un taux de 0,145 %.
Le document doit être rempli avec rigueur, signé, puis accompagné du paiement selon l'une des modalités prévues. Le respect de la date limite est essentiel, le formulaire mentionnant une majoration de 10 % en cas de retard. En cas de doute sur la portée de la taxe ou sur les montants à déclarer, la source la plus sûre reste la fiche officielle Service-Public.fr et les coordonnées du CTC indiquées sur le formulaire.
Pour l'entreprise, l'enjeu est simple : déclarer juste, payer à temps et conserver tous les justificatifs utiles. C'est la meilleure manière de sécuriser cette obligation fiscale sectorielle.