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Formulaire:

CERFA 12619 : Demande d'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir

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CERFA 12619 : Demande d'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir

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CERFA 12619 : Demande d'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir

CERFA 12619 : Demande d'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir

Permet de demander l'imputation partielle ou complète d'une créance fiscale (crédit de TVA, excédent d'impôt sur les sociétés par exemple) sur une prochaine échéance.

Imputer une créance fiscale sur une échéance à venir

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Formulaire 12619, demande d'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir : l'essentiel à connaître

Le CERFA 12619, aussi identifié sous l'intitulé 3516-SD, permet à une entreprise ou à un professionnel de demander que tout ou partie d'une créance fiscale soit affecté au paiement d'un impôt ou d'une taxe professionnelle à venir. Il s'agit d'une modalité pratique lorsque l'entreprise dispose déjà d'une somme due par le Trésor, par exemple au titre d'un crédit de TVA, d'un excédent d'impôt sur les sociétés, d'un excédent de taxe sur les salaires ou d'une restitution faisant suite à un dégrèvement.

Concrètement, au lieu d'attendre le remboursement de cette créance puis de régler séparément une prochaine échéance, le formulaire permet de solliciter une imputation partielle ou complète sur une dette fiscale future. L'intérêt est d'éviter un décalage de trésorerie, tout en organisant plus efficacement le règlement des impôts professionnels.

Ce formulaire s'adresse aux professionnels. Il concerne les impôts et taxes mentionnés dans la source officielle, à savoir l'impôt sur les sociétés, la taxe sur les salaires, la TVA et les taxes annexes, ainsi que la contribution annuelle sur les revenus locatifs. Le document mentionne aussi, dans ses volets à compléter, la PEEC lorsqu'elle est visée par l'imputation demandée.

La version vérifiée au regard des informations communiquées correspond au CERFA 12619*10, référencé DILA R14663. La date de dernière vérification DILA indiquée est le 1er octobre 2024. La source administrative renvoie au service compétent de l'administration fiscale, en pratique le service des impôts des entreprises, appelé SIE.

À quoi sert exactement l'imputation d'une créance fiscale

L'imputation consiste à utiliser une créance fiscale existante pour régler une échéance future. La demande peut porter sur la totalité de la créance ou seulement sur une partie, selon le montant de l'échéance et la situation de l'entreprise.

Cette faculté peut être utile dans plusieurs cas :

  • vous disposez d'un crédit de TVA et vous souhaitez l'affecter à une prochaine TVA à payer ;
  • vous avez un excédent d'impôt sur les sociétés et vous voulez l'utiliser pour solder une échéance d'IS à venir ;
  • vous bénéficiez d'une créance restituable, par exemple un crédit d'impôt, et vous préférez l'imputer plutôt que demander un versement distinct ;
  • une restitution intervient à la suite d'un dégrèvement et vous souhaitez la mobiliser pour une future échéance professionnelle.

L'administration précise que cette demande doit être expresse. En d'autres termes, elle ne se déduit pas automatiquement d'une demande de remboursement ou de restitution. Si vous souhaitez cette affectation, il faut la formuler clairement, avec le formulaire approprié et dans les délais attendus.

Qui peut utiliser ce CERFA

Le public visé est professionnel. Il peut s'agir d'une société, d'une entreprise individuelle ou plus largement d'un redevable professionnel relevant d'un SIE pour les impôts concernés. Le formulaire prévoit d'ailleurs les informations d'identification habituelles de l'entreprise, comme la dénomination, l'adresse du principal établissement, le numéro SIRET et le numéro de dossier figurant sur les déclarations professionnelles pré-identifiées.

Ce n'est donc pas un formulaire destiné aux démarches fiscales des particuliers. Son usage s'inscrit dans la gestion des obligations fiscales professionnelles.

Quelles créances et quelles échéances peuvent être concernées

Les créances fiscales pouvant faire l'objet d'une imputation

Le formulaire vise plusieurs catégories de créances. Les principales sont clairement mentionnées :

  • le crédit de TVA ;
  • l'excédent d'impôt sur les sociétés ;
  • la créance restituable ;
  • la taxe sur les salaires, lorsqu'un excédent existe ;
  • une autre créance, par exemple à la suite d'une réclamation, à préciser dans le document.

La rubrique relative à la créance restituable est particulièrement large. Le formulaire énumère de nombreux crédits d'impôt susceptibles d'être indiqués, notamment le crédit d'impôt recherche, le crédit d'impôt innovation, certains crédits d'impôt liés à la production culturelle, aux investissements en Corse ou outre-mer, à l'agriculture biologique, à la formation des dirigeants, ou encore d'autres crédits d'impôt devant être précisés.

Il faut donc bien identifier la nature exacte de la créance invoquée, ainsi que la période d'imposition ou l'exercice social auquel elle se rattache. Le montant total de la créance doit aussi être indiqué.

Les impôts et taxes qui peuvent être réglés par cette modalité

La source officielle indique que l'imputation est ouverte pour les impôts professionnels suivants :

  • l'impôt sur les sociétés ;
  • la taxe sur les salaires ;
  • la TVA et les taxes annexes ;
  • la contribution annuelle sur les revenus locatifs.

Le formulaire mentionne également, dans les cases à cocher, la PEEC. Comme toujours en matière fiscale, il convient de se conformer à la version du document utilisée et, en cas de doute sur l'éligibilité de l'échéance concernée, de vérifier auprès du SIE ou via Service-Public.fr.

La demande doit préciser la nature de l'impôt ou de la taxe à régler, la date limite de paiement, ainsi que le montant à imputer. Ce dernier peut être inférieur au montant total de la créance si l'entreprise souhaite n'en affecter qu'une partie.

Imputation partielle ou complète, comment choisir

Le formulaire permet une imputation complète ou partielle. En pratique, le choix dépend surtout de la stratégie de trésorerie et du montant de la prochaine échéance. Une imputation complète peut être adaptée si la créance couvre entièrement la dette à venir. Une imputation partielle peut être préférée si l'entreprise souhaite conserver le solde de créance pour une autre échéance ou dans l'attente d'un remboursement.

Il est important de bien distinguer :

  • le montant total de la créance détenue sur le Trésor ;
  • le montant effectivement demandé en imputation sur l'échéance future.

Une erreur sur ce point peut compliquer l'instruction du dossier ou conduire à une demande incomplète.

Comment remplir le CERFA 12619, volet par volet

Le document est composé de deux volets

La logique du formulaire repose sur deux temps distincts. Le premier correspond à la demande d'imputation au moment où vous sollicitez le remboursement ou la restitution de la créance. Le second intervient au moment du paiement de l'impôt ou de la taxe qui doit être réglé par cette imputation.

Les deux volets doivent être cohérents entre eux. Ils reprennent les mêmes éléments essentiels, à savoir l'identification de l'entreprise, la nature et le montant de la créance, ainsi que l'échéance visée.

Volet 1, demande d'imputation à transmettre avec la demande de remboursement ou de restitution

Le volet 1 doit être complété et transmis dans les mêmes délais que votre demande de remboursement ou de restitution de la créance. Il constitue la demande initiale d'affectation de la créance à une échéance future.

Les informations à renseigner portent sur :

  • le nom, prénom ou la dénomination de l'entreprise ;
  • l'adresse du principal établissement ;
  • le numéro SIRET ;
  • les coordonnées de contact, téléphone et adresse électronique ;
  • le numéro de dossier figurant sur les déclarations professionnelles pré-identifiées ;
  • la nature de la créance, à cocher ou à préciser ;
  • la période d'imposition ou l'exercice social ;
  • le montant total de la créance ;
  • la nature de l'impôt ou de la taxe à régler par imputation ;
  • la date limite de paiement ;
  • le montant à imputer ;
  • le lieu, la date et la signature.

La mention de la créance doit être suffisamment précise. Si vous cochez la case correspondant à une créance restituable, il faut indiquer sa nature exacte parmi celles proposées ou la préciser lorsqu'elle ne figure pas explicitement dans la liste.

Volet 2, règlement par imputation à adresser pour la date de paiement

Le volet 2 intervient au moment de l'échéance. Il sert à matérialiser le règlement par imputation de la créance fiscale. Ce document reprend, sous forme de rappel, les éléments de la créance et ceux de l'impôt ou de la taxe concerné.

Les rubriques à compléter sont proches de celles du volet 1 :

  • les éléments d'identification de l'entreprise ;
  • le rappel de la créance dont l'imputation a été demandée ;
  • la période d'imposition ou l'exercice social ;
  • le montant total de la créance ;
  • le rappel de l'impôt ou de la taxe à régler ;
  • la date limite de paiement ;
  • le montant à imputer ;
  • la date et la signature.

Il ne faut pas considérer ce second volet comme une simple formalité accessoire. Il complète le dispositif au moment où l'échéance devient exigible.

Points de vigilance au moment du remplissage

Plusieurs erreurs reviennent régulièrement dans ce type de démarche fiscale :

  • une désignation imprécise de la créance, notamment lorsqu'il s'agit d'un crédit d'impôt spécifique ;
  • une confusion entre le montant total de la créance et le montant à imputer ;
  • une date limite de paiement inexacte ;
  • l'oubli du numéro de dossier fiscal ;
  • une demande transmise hors délai ;
  • une demande de remboursement ou de restitution non suffisamment explicite.

Dans une démarche de ce type, utiliser un document correctement structuré aide à éviter les oublis les plus courants. C'est précisément dans cet esprit que Startdoc met à disposition ce CERFA afin de faciliter la préparation d'une demande d'imputation fiscale, avec un formulaire prêt à compléter plus sereinement.

Délais, transmission et pièces utiles pour que la demande soit recevable

Le délai à respecter est déterminant

Le point le plus important tient au calendrier. L'administration rappelle que la demande de remboursement ou de restitution et la demande d'imputation, c'est-à-dire le volet 1, doivent être envoyées au plus tard 30 jours avant l'échéance que vous souhaitez régler.

Cette précision est essentielle. Si la demande n'est pas transmise dans ce délai, l'imputation souhaitée peut ne pas être prise en compte à temps. L'entreprise s'expose alors à ce que l'échéance concernée soit traitée comme une déclaration sans paiement.

Il faut donc anticiper suffisamment, en particulier lorsque la créance résulte d'une demande de remboursement qui elle-même nécessite un examen préalable par l'administration.

Comment transmettre le formulaire

La source officielle précise que les documents doivent être transmis au service des impôts des entreprises qui gère votre dossier, via la messagerie sécurisée disponible dans votre espace professionnel.

Il ne s'agit donc pas d'un simple envoi libre sans identification du service compétent. La bonne pratique consiste à :

  1. compléter le volet 1 au moment de la demande de remboursement ou de restitution ;
  2. joindre ce volet dans les mêmes délais que cette demande ;
  3. adresser l'ensemble via la messagerie sécurisée de l'espace professionnel ;
  4. compléter ensuite le volet 2 pour la date de paiement de l'impôt ou de la taxe ;
  5. transmettre ce second volet dans le cadre de l'échéance concernée.

Le SIE reste votre interlocuteur principal pour l'instruction du dossier et le suivi de l'imputation demandée.

Tableau récapitulatif des moments clés

Étape Document concerné Moment de l'envoi Destinataire
Demande initiale d'imputation Volet 1 Dans les mêmes délais que la demande de remboursement ou de restitution, au plus tard 30 jours avant l'échéance à régler SIE via la messagerie sécurisée de l'espace professionnel
Règlement par imputation Volet 2 Pour la date de paiement de l'impôt ou de la taxe SIE, dans le cadre de l'échéance concernée

Quels justificatifs prévoir

La fiche DILA ne mentionne pas de notice associée et le formulaire lui-même n'établit pas une liste détaillée de pièces jointes obligatoires. En pratique, les documents utiles sont surtout ceux qui permettent d'identifier sans ambiguïté :

  • la créance dont le remboursement ou la restitution est demandé ;
  • la déclaration ou le document fiscal qui constate cette créance ;
  • l'échéance future visée par l'imputation ;
  • le montant exact demandé en imputation.

Selon la nature de la créance, il peut être pertinent de joindre les éléments déjà transmis ou la référence de la demande de remboursement correspondante. Si votre situation présente une particularité, par exemple une créance issue d'une réclamation contentieuse ou d'un dégrèvement, il est prudent d'apporter toute précision utile dans le message adressé au SIE.

En cas d'hésitation sur les pièces à joindre, il est préférable de solliciter le service gestionnaire avant l'échéance plutôt que de risquer un dossier incomplet.

Que se passe-t-il après l'envoi de la demande

Réponse de l'administration

Le service des impôts informe l'entreprise des suites données à la demande d'imputation. La réponse peut être favorable ou défavorable. La source officielle parle d'admission ou de rejet.

En cas d'acceptation, l'échéance de paiement concernée est créditée du montant indiqué. L'imputation vient donc réduire, voire éteindre, la somme à verser sur cette échéance.

En cas de rejet, l'entreprise doit être particulièrement vigilante sur le règlement de l'impôt ou de la taxe à la date prévue. Le refus d'imputation ne suspend pas l'exigibilité de l'échéance fiscale.

Conséquence d'une demande incomplète ou tardive

L'administration précise un point sensible : la demande de remboursement ou de restitution doit être explicite et formalisée. À défaut, elle ne pourra pas être prise en compte. Dans ce cas, l'échéance concernée sera considérée comme une déclaration sans paiement.

Cette formulation signifie qu'une entreprise ne peut pas compter sur une simple intention implicite ou sur un message insuffisamment clair. Il faut une démarche complète, avec le bon formulaire, un contenu précis et le respect du calendrier.

Sur le plan pratique, cela invite à vérifier avant envoi :

  • que la créance existe bien et qu'elle peut faire l'objet d'une restitution ou d'un remboursement ;
  • que la demande d'imputation est formulée expressément ;
  • que le volet 1 est parti à temps ;
  • que le volet 2 est prêt pour l'échéance concernée ;
  • que le SIE compétent est bien destinataire du dossier.

Suivre son dossier utilement

Le suivi s'effectue en lien avec le service des impôts des entreprises, généralement via l'espace professionnel. Il est recommandé de conserver :

  • une copie du volet 1 transmis ;
  • une copie du volet 2 ;
  • la preuve de l'envoi via la messagerie sécurisée ;
  • la référence de la demande de remboursement ou de restitution de la créance ;
  • la réponse éventuelle du SIE.

Cette traçabilité est utile si vous devez justifier de la régularité de votre démarche ou échanger avec l'administration en cas de décalage entre la demande et l'échéance de paiement.

Bien utiliser le CERFA 12619 dans la gestion fiscale de l'entreprise

Une démarche de trésorerie autant que de conformité

Demander l'imputation d'une créance fiscale sur une échéance à venir ne relève pas seulement d'une formalité administrative. C'est aussi un outil de gestion de trésorerie. Lorsqu'elle est correctement anticipée, cette possibilité permet de mobiliser une créance déjà acquise pour alléger une sortie de fonds imminente.

Pour autant, cette souplesse repose sur des conditions de forme strictes. L'entreprise doit identifier clairement la créance, déterminer l'échéance visée et transmettre le dossier au bon moment. La démarche est donc utile, mais elle suppose rigueur et anticipation.

Cas dans lesquels une attention particulière est recommandée

Certaines situations appellent davantage de prudence :

  • la créance est d'un montant incertain ou encore en cours de vérification ;
  • l'échéance à régler approche rapidement ;
  • la créance résulte d'un mécanisme fiscal particulier, par exemple un crédit d'impôt spécifique ;
  • plusieurs échéances sont envisagées pour une même créance ;
  • l'entreprise a changé de coordonnées, de régime ou de service gestionnaire.

Dans ces hypothèses, un échange préalable avec le SIE peut sécuriser la demande. La source officielle invite d'ailleurs à contacter le service des impôts pour obtenir des informations complémentaires ou examiner la situation.

Ce qu'il faut retenir avant de déposer la demande

Le CERFA 12619, 3516-SD, permet à un professionnel de demander l'affectation d'une créance fiscale à une échéance future. Il fonctionne en deux volets, le premier à transmettre avec la demande de remboursement ou de restitution de la créance, le second au moment du paiement de l'impôt ou de la taxe concerné.

Les éléments les plus importants sont les suivants :

  • la démarche concerne les créances fiscales professionnelles, comme le crédit de TVA ou l'excédent d'IS ;
  • l'imputation peut être partielle ou totale ;
  • la demande doit être explicite ;
  • le volet 1 doit être envoyé au plus tard 30 jours avant l'échéance à régler ;
  • la transmission s'effectue auprès du SIE, via la messagerie sécurisée de l'espace professionnel ;
  • l'administration informe ensuite l'entreprise de l'admission ou du rejet de la demande.

Lorsque ces conditions sont respectées, ce formulaire constitue un levier utile pour articuler remboursement de créance fiscale et règlement des prochaines obligations déclaratives et de paiement.

Pour vérifier les informations officielles ou accéder à la fiche administrative correspondante, il reste possible de consulter la page Service-Public.fr associée à l'identifiant DILA R14663.