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Formulaire:

CERFA 12673-02 : Document simplifié d'accompagnement – modèle bouilleurs de cru

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CERFA 12673-02 : Document simplifié d'accompagnement – modèle bouilleurs de cru

CERFA 12673-02 : Document simplifié d'accompagnement – modèle bouilleurs de cru

Document simplifié d'accompagnement – modèle bouilleurs de cru - Formulaire

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Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 12673*02, document simplifié d'accompagnement pour bouilleurs de cru

Le CERFA 12673*02 correspond au document simplifié d'accompagnement, modèle bouilleurs de cru. Il s'agit d'un formulaire relevant du domaine des accises et des formalités douanières applicables à la distillation. Le titre officiel mentionne clairement sa finalité : accompagner, tracer et liquider les opérations liées aux alcools obtenus dans le cadre de l'activité des bouilleurs de cru.

Ce formulaire s'adresse à un public professionnel. Il concerne les situations dans lesquelles interviennent un distillateur, un bouilleur de cru, une recette des douanes de rattachement, ainsi que le transport des alcools produits. Le document permet d'assurer la traçabilité des matières mises en distillation, des quantités d'alcool obtenues, des droits éventuellement dus et de l'expédition des produits finis.

Le formulaire porte l'identifiant DILA R47471. La dernière vérification DILA indiquée dans les métadonnées remonte au 14 avril 2017. En pratique, avant tout usage, il reste prudent de vérifier si la version utilisée est toujours recevable auprès de l'administration concernée, notamment via Service-Public.fr ou directement auprès du service des douanes compétent.

Le CERFA 12673*02 est structuré en plusieurs exemplaires, chacun ayant une destination précise. Cette organisation n'est pas accessoire : elle participe à la preuve des opérations réalisées, au contrôle douanier et à la conservation des éléments utiles en cas de vérification ultérieure.

À quoi sert précisément ce document en matière d'accises

Le document simplifié d'accompagnement a une fonction à la fois comptable, fiscale et administrative. Il enregistre les données essentielles de l'opération de distillation et du mouvement des alcools obtenus.

Une pièce de suivi des opérations de distillation

Le formulaire comprend une partie consacrée aux opérations de distillation et à la comptabilité matières de production. On y retrouve notamment :

  • l'identification du distillateur et du bouilleur de cru, avec leurs noms et adresses,
  • le numéro d'entrepositaire agréé,
  • le lieu de distillation,
  • la date de distillation,
  • le numéro de l'alambic utilisé,
  • le rendement minimum,
  • les matières premières mises en distillation,
  • les heures de commencement et de fin,
  • les quantités d'alcool obtenues, avec le volume, le pourcentage d'alcool pur et le volume d'alcool pur.

Cette partie permet de relier les matières à distiller à la production effectivement constatée. En cas de contrôle, ces mentions sont essentielles pour justifier la régularité des opérations.

Un support de liquidation des droits

Le CERFA 12673*02 intègre aussi une partie liquidation et contrôles. Le formulaire fait apparaître :

  • les litres d'alcool pur constatés, notés A,
  • l'allocation en franchise, privilège, notée B,
  • les quantités imposables à droit réduit, notées C,
  • les quantités imposables au droit entier, notées D = A - B - C,
  • l'imposition à droit réduit,
  • l'imposition au droit entier,
  • le total à payer,
  • le cachet réservé au service des douanes,
  • la référence de DSA.

Autrement dit, ce document ne sert pas uniquement à décrire une production. Il sert également à calculer et formaliser les droits dus, sous réserve des éléments retenus et validés par l'administration des douanes.

Un certificat d'expédition pour le transport des alcools obtenus

Le formulaire contient enfin un certificat d'expédition pour le transport des alcools obtenus. Cette partie mentionne notamment :

  • l'expéditeur des matières à distiller et destinataire des produits finis,
  • le numéro de privilège ou CVI,
  • le moyen de transport et son immatriculation,
  • le lieu de livraison,
  • la durée du transport,
  • les signatures requises.

Ce certificat a une importance pratique majeure. Le transport d'alcool est un sujet sensible sur le plan fiscal et douanier. Un document mal renseigné ou absent peut compliquer la preuve de l'origine, de la destination et du statut fiscal des produits transportés.

Qui remplit le CERFA 12673*02 et dans quelles situations

Les professionnels concernés

Le formulaire vise les professionnels intervenant dans la distillation pour les bouilleurs de cru. À la lecture du document, plusieurs acteurs apparaissent clairement :

  • le distillateur,
  • le bouilleur de cru,
  • le cas échéant, la personne bénéficiaire d'une procuration,
  • le service des douanes territorialement compétent.

Le distillateur remplit les rubriques opérationnelles du document. L'administration des douanes intervient ensuite dans la partie relative au contrôle et à la liquidation, ou à tout le moins dans la validation des éléments qui relèvent de sa compétence.

Les opérations visées

Ce CERFA est utilisé lorsqu'il faut encadrer :

  • la réception ou la prise en charge des matières à distiller,
  • la réalisation matérielle de la distillation,
  • l'évaluation des quantités d'alcool produites,
  • la détermination du régime applicable à ces volumes, franchise, droit réduit, droit entier,
  • l'expédition ou le transport des alcools obtenus,
  • la transmission d'un exemplaire à la recette des douanes avec le moyen de paiement lorsque cela est requis.

Le document fait donc le lien entre la production, la fiscalité indirecte et la circulation des produits alcooliques.

Les différents exemplaires du formulaire et leur destination

Le CERFA 12673*02 est édité en plusieurs exemplaires. Cette répartition doit être respectée, car chaque exemplaire répond à une logique de conservation ou de transmission.

Exemplaire Destination indiquée sur le formulaire Utilité principale
Exemplaire 1 À conserver par la douane Trace administrative et contrôle
Exemplaire 2 À conserver par le distillateur Justificatif professionnel et comptable
Exemplaire 3 À renvoyer à la recette des douanes Transmission au service avec, le cas échéant, le moyen de paiement
Exemplaire 4 À conserver par le bouilleur de cru Preuve de l'opération et du mouvement des alcools

Le formulaire indique expressément que l'exemplaire 3 doit être retourné au service des douanes avec votre moyen de paiement. Cette mention mérite une attention particulière. Une simple erreur d'aiguillage entre les exemplaires peut retarder la prise en compte du dossier ou entraîner des demandes de régularisation.

Comment remplir le CERFA 12673*02 sans erreur

Identifier correctement les parties

La première vigilance porte sur l'identification complète du distillateur et du bouilleur de cru. Les noms et adresses doivent être inscrits sans ambiguïté. Il convient aussi de renseigner, lorsqu'il existe, le numéro d'entrepositaire agréé et le numéro de privilège ou CVI.

Si une procuration est donnée, l'identification du mandataire doit apparaître de façon précise. Cette mention est importante pour sécuriser la représentation de l'une des parties dans le cadre de la distillation ou du transport.

Décrire fidèlement l'opération de distillation

Les rubriques liées à la distillation doivent refléter la réalité technique de l'opération :

  • lieu exact de distillation,
  • date de distillation,
  • numéro de l'alambic utilisé,
  • matières premières mises en distillation,
  • volume ou poids des matières,
  • heures de commencement et de fin,
  • rendement minimum,
  • espèces obtenues,
  • quantités produites.

Ces indications ne sont pas de pure forme. Elles servent à vérifier la cohérence entre la matière première engagée, le temps d'utilisation de l'appareil et les volumes d'alcool déclarés. Toute discordance manifeste peut attirer l'attention du service de contrôle.

Soigner les données relatives à l'alcool pur

Le formulaire fait une place centrale au volume d'alcool pur. C'est cette donnée qui sert de base à la liquidation des droits. Il faut donc être particulièrement attentif :

  • au volume total obtenu,
  • au titre alcoométrique indiqué,
  • au calcul du volume d'alcool pur,
  • aux reports entre les différentes rubriques du document.

Une erreur de calcul ou de recopie peut avoir un impact direct sur la partie fiscale du formulaire. Pour cette raison, beaucoup de professionnels préfèrent travailler à partir d'un document déjà présenté de manière claire. Sur ce type de formalité douanière, Startdoc permet justement d'accéder à un CERFA pré-rempli plus lisible, ce qui aide à limiter les oublis dans les zones sensibles du document.

Vérifier la partie transport

Le certificat d'expédition doit être cohérent avec l'opération déclarée. Il faut vérifier :

  • l'identité de l'expéditeur et du destinataire,
  • l'immatriculation du véhicule ou le moyen de transport utilisé,
  • le lieu de livraison,
  • la durée du transport,
  • les signatures exigées.

Lorsque les produits circulent sans document régulier ou avec un document incomplet, le risque de contestation augmente. Il est donc recommandé de relire cette partie avec la même attention que la partie fiscale.

Cadre administratif et portée juridique du document

Un formulaire de l'administration des douanes

Le CERFA 12673*02 relève explicitement des accises et mentionne la recette des douanes de rattachement. Il s'inscrit donc dans le cadre des obligations déclaratives attachées à la production et à la circulation d'alcools.

Le formulaire fait apparaître un cachet réservé au service des douanes. Cela montre que le document n'est pas un simple justificatif interne entre professionnels. Il constitue une pièce opposable dans la relation avec l'administration, notamment pour le contrôle, la liquidation et la conservation des preuves.

Une valeur probatoire importante

Ce document a vocation à matérialiser :

  • l'origine des matières à distiller,
  • la réalité de l'opération de distillation,
  • le volume d'alcool pur constaté,
  • le régime fiscal retenu,
  • l'expédition des produits finis.

En cas de vérification ultérieure, il peut servir à reconstituer l'opération et à confronter les mentions portées sur le CERFA avec les registres professionnels, les pièces de transport, les éléments de facturation ou les stocks. C'est pourquoi les exemplaires conservés doivent rester lisibles, complets et concordants.

Protection des données à caractère personnel

Le formulaire rappelle que la loi du 6 janvier 1978 relative aux fichiers nominatifs garantit un droit d'accès et de rectification auprès des organismes destinataires du formulaire. Cette mention signifie que les informations nominatives transmises dans le document ne sont pas hors de tout contrôle. Les personnes concernées disposent d'un droit d'accès et, le cas échéant, de rectification auprès des organismes qui reçoivent ces données.

Droits, obligations et responsabilités des professionnels

L'obligation de déclaration exacte

Le premier devoir du professionnel est de déclarer des informations exactes. Cela vise aussi bien :

  • l'identité des parties,
  • la description des matières à distiller,
  • les horaires d'utilisation de l'appareil,
  • les volumes produits,
  • les éléments relatifs au transport,
  • les montants ou bases de liquidation reportés dans le document.

Un formulaire approximatif expose à des difficultés de régularisation, à un refus de prise en charge ou à un contrôle approfondi.

L'obligation de conservation des exemplaires

Le formulaire prévoit expressément quels exemplaires doivent être conservés par la douane, le distillateur et le bouilleur de cru. Cette conservation ne doit pas être négligée. Elle permet de répondre à une demande du service, de justifier un transport déjà effectué ou de démontrer qu'un paiement a bien été accompagné de l'exemplaire à retourner.

Le paiement des droits éventuellement dus

Le CERFA comporte une zone de liquidation faisant apparaître les quantités en franchise, celles relevant d'un droit réduit, celles soumises au droit entier et le total à payer. Lorsque des droits sont dus, l'exemplaire destiné à la recette des douanes doit être transmis avec le moyen de paiement, conformément à la mention figurant sur le document.

Sur ce point, il convient de se reporter aux instructions du service des douanes compétent pour connaître les modalités pratiques acceptées, ainsi que les éventuelles formalités complémentaires.

Procédure pratique de dépôt et de transmission

Avant la distillation

Il est conseillé de réunir en amont les informations nécessaires au remplissage :

  • coordonnées exactes du distillateur et du bouilleur de cru,
  • références professionnelles utiles,
  • identification de l'alambic,
  • caractéristiques des matières à distiller,
  • coordonnées de la recette des douanes de rattachement,
  • données relatives au transport envisagé.

Préparer ces éléments à l'avance évite les corrections manuscrites de dernière minute, souvent mal perçues lorsqu'elles affectent des mentions fiscales ou de traçabilité.

Pendant l'opération

Les horaires de commencement, de chargement de l'appareil et de fin doivent être notés avec rigueur. De la même manière, les quantités obtenues doivent être reportées à partir d'éléments fiables. Le formulaire étant conçu comme une pièce de suivi de l'opération, il est préférable de le renseigner au fil de la distillation plutôt que de tenter une reconstitution approximative après coup.

Après l'opération

Une fois les rubriques remplies, il faut :

  1. vérifier l'ensemble des reports et calculs,
  2. compléter la partie relative à la liquidation et aux contrôles dans la limite de ce qui relève du déclarant,
  3. renseigner le certificat d'expédition si les alcools obtenus doivent être transportés,
  4. faire signer les parties lorsque le formulaire l'exige,
  5. transmettre l'exemplaire destiné à la recette des douanes, accompagné du moyen de paiement si nécessaire,
  6. conserver soigneusement les exemplaires revenant au distillateur et au bouilleur de cru.

Pour l'adresse exacte d'envoi et les modalités de remise, il est prudent de vérifier les consignes de la recette des douanes territorialement compétente. Le lien officiel de référence demeure celui de Service-Public.fr associé à l'identifiant R47471.

Points de vigilance juridiques et fiscaux

Ne pas confondre privilège, droit réduit et droit entier

Le document distingue plusieurs catégories de volumes :

  • les litres d'alcool pur constatés,
  • l'allocation en franchise, privilège,
  • les quantités imposables à droit réduit,
  • les quantités imposables au droit entier.

Ces distinctions ont un effet direct sur le montant à payer. Il ne faut donc pas les renseigner par approximation. Si la situation du professionnel ou du bouilleur de cru appelle une interprétation particulière, mieux vaut solliciter le service des douanes avant transmission du formulaire.

Être cohérent entre production, transport et comptabilité

Les mentions du CERFA doivent rester cohérentes avec les autres documents de l'exploitation ou de l'activité :

  • registre de production,
  • suivi des matières premières,
  • pièces de transport,
  • documents commerciaux,
  • éventuels justificatifs de paiement.

Une incohérence n'entraîne pas automatiquement une sanction, mais elle peut conduire à une demande d'explication ou à une vérification plus poussée.

Utiliser la bonne version du formulaire

Le CERFA mentionné ici est le 12673*02. Même si les métadonnées indiquent une dernière vérification DILA en 2017, il faut s'assurer qu'aucune mise à jour n'est intervenue depuis. En cas de doute, l'usage d'une ancienne version pourrait entraîner un rejet ou une demande de régularisation.

Ne pas négliger les signatures

Le document comporte des zones de signature. Une signature manquante peut fragiliser la validité pratique du dossier, en particulier lorsque le formulaire sert aussi de certificat d'expédition. Avant envoi ou remise, il faut donc relire attentivement les zones de validation formelle.

Que faire en cas de rejet, de contestation ou de difficulté avec les douanes

Demander d'abord une régularisation amiable

En cas de dossier incomplet, d'erreur matérielle ou d'incompréhension sur un calcul, la première démarche utile consiste généralement à contacter la recette des douanes de rattachement. De nombreuses difficultés se règlent à ce stade, notamment lorsqu'il s'agit :

  • d'un exemplaire mal orienté,
  • d'une pièce manquante,
  • d'un report erroné,
  • d'une mention de transport incomplète,
  • d'un point de liquidation à préciser.

Une régularisation rapide est souvent préférable à une contestation formelle, surtout lorsque l'erreur ne porte pas sur le fond de l'opération mais sur sa présentation.

Conserver tous les justificatifs utiles

Si un désaccord naît avec l'administration, il est important de conserver :

  • les exemplaires du CERFA en votre possession,
  • la preuve d'envoi ou de remise à la douane,
  • la copie du moyen de paiement transmis,
  • les pièces relatives aux matières distillées,
  • les justificatifs de transport,
  • tout échange écrit avec le service.

Ces pièces permettront de démontrer la chronologie des faits et la bonne foi du déclarant.

Exercer un recours si nécessaire

Si la difficulté persiste après échange avec le service, un recours peut être envisagé selon la nature de la décision contestée. Les voies de recours précises dépendront du type de refus, de redressement ou de demande formulée par l'administration. En l'absence d'indications détaillées sur le formulaire lui-même, il convient de se rapprocher du service concerné, de consulter Service-Public.fr ou de solliciter un conseil juridique adapté à la situation.

Lorsque l'enjeu porte sur des droits d'accises, des volumes déclarés ou la régularité d'un transport d'alcool, il est particulièrement utile de présenter un dossier complet, chronologique et appuyé sur les exemplaires conservés.

Pourquoi ce CERFA doit être traité avec rigueur

Le CERFA 12673*02 n'est pas une simple formalité secondaire. Il organise la relation entre la production d'alcool, la circulation des produits et le contrôle des accises. À travers un seul document, l'administration suit à la fois :

  • les matières engagées dans la distillation,
  • les volumes réellement obtenus,
  • la part éventuellement couverte par une franchise ou un régime particulier,
  • la part soumise à taxation,
  • le transport des alcools produits,
  • la conservation des preuves par chaque acteur.

Pour les professionnels concernés, le bon remplissage du document constitue donc une mesure de sécurité juridique autant qu'une obligation administrative. Une lecture attentive de chaque zone, une cohérence stricte des données et une transmission correcte des exemplaires sont les meilleures garanties pour éviter les retards et les difficultés de contrôle.

Pour accéder à la fiche officielle, il est possible de consulter la page Service-Public.fr correspondant à l'identifiant R47471, relative au document simplifié d'accompagnement, modèle bouilleurs de cru.