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CERFA 13172-06 : Demande de renseignement contraignant sur l'origine (RCO)
Informations personnelles :
CERFA 13172-06 : Demande de renseignement contraignant sur l'origine (RCO)
Demande de renseignement contraignant sur l'origine (RCO) - Formulaire
Demandez un renseignement d'origine douanière
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 13172*06, la demande de renseignement contraignant sur l'origine pour sécuriser l'origine douanière d'une marchandise
Le CERFA 13172*06 correspond à la demande de renseignement contraignant sur l'origine, souvent désignée par l'acronyme RCO. Il s'agit d'un formulaire destiné aux professionnels qui souhaitent obtenir de l'administration douanière une position formelle sur l'origine d'une marchandise.
Ce document s'inscrit dans le cadre des échanges internationaux. Il permet à une entreprise de demander à l'autorité compétente de se prononcer sur l'origine non préférentielle ou sur l'origine préférentielle d'un produit, selon les règles applicables du code des douanes de l'Union. Le formulaire officiel mentionne en particulier l'article 59 pour l'origine non préférentielle et l'article 64 pour l'origine préférentielle.
Cette démarche est utile lorsque l'origine d'un bien n'est pas évidente, notamment en présence de matières provenant de plusieurs pays, d'opérations de transformation successives ou d'un processus de fabrication réparti sur plusieurs sites. En pratique, le RCO peut permettre de fiabiliser une stratégie d'importation ou d'exportation, de limiter le risque de contestation lors d'un contrôle douanier et d'anticiper les conséquences d'une qualification d'origine sur les échanges commerciaux.
Le formulaire doit être rempli de manière dactylographiée, enregistré au format PDF, puis adressé en un seul exemplaire à l'administration compétente, soit par courriel, soit par voie postale. La demande doit être signée pour être recevable.
Qui peut utiliser ce formulaire et dans quels cas
Un formulaire réservé aux opérateurs économiques
Le CERFA 13172*06 s'adresse aux professionnels, c'est-à-dire aux entreprises, importateurs, exportateurs, fabricants, représentants en douane ou autres opérateurs ayant besoin d'une prise de position officielle sur l'origine d'une marchandise. Le formulaire prévoit d'ailleurs plusieurs rubriques adaptées à ce type de public, comme le numéro EORI, le numéro OEA le cas échéant, ainsi que les coordonnées d'un représentant.
Le demandeur peut être l'entreprise elle-même, ou un représentant agissant pour son compte si cette intervention est pertinente dans le dossier.
Les situations dans lesquelles un RCO est pertinent
La demande de renseignement contraignant sur l'origine est particulièrement utile lorsque la détermination de l'origine soulève une difficulté réelle ou présente un enjeu commercial important. C'est souvent le cas dans les situations suivantes :
- la marchandise incorpore des composants provenant de plusieurs pays,
- la fabrication repose sur plusieurs étapes réalisées dans différents États,
- le classement tarifaire du produit est déjà identifié mais l'origine reste incertaine,
- l'entreprise souhaite sécuriser une importation régulière ou une chaîne d'approvisionnement,
- une opération d'exportation implique l'application éventuelle d'un régime d'origine préférentielle,
- le produit pourrait être présenté comme relevant d'une origine spécifique, notamment dans des démarches liées au made in France ou à des accords préférentiels.
Le formulaire permet aussi de préciser si la demande porte sur un flux d'import ou d'export. Le document officiel indique que l'export ne concerne que l'origine préférentielle.
Pourquoi demander un renseignement contraignant plutôt qu'une simple appréciation interne
L'origine douanière ne se résume pas à l'endroit où la marchandise est expédiée ni à l'adresse du vendeur. Elle dépend de règles techniques, qui peuvent varier selon le cadre juridique retenu. Une analyse interne de l'entreprise peut être utile, mais elle n'a pas la même portée qu'une décision rendue par l'administration sur la base d'un dossier complet.
Dans ce contexte, disposer d'un formulaire correctement structuré facilite la constitution du dossier. Pour les entreprises qui veulent gagner du temps sans négliger la rigueur, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version prête à compléter, ce qui aide à rassembler les bonnes informations dès le départ, en particulier sur la composition du produit et son processus de production.
Ce que le CERFA 13172*06 vous demande de déclarer
Identification du demandeur et des interlocuteurs
Les premières rubriques visent à identifier clairement la personne morale ou physique qui saisit l'administration. Il faut renseigner :
- le nom ou la raison sociale,
- l'adresse du demandeur,
- le lieu où la comptabilité principale à des fins douanières est tenue ou accessible, si ce lieu diffère de l'adresse principale,
- le numéro EORI,
- le numéro OEA, le cas échéant.
Le formulaire demande ensuite les coordonnées de la personne de contact responsable de la demande, avec son nom, son prénom, son adresse, son courriel, son numéro de téléphone et sa fonction. Si un représentant intervient, ses coordonnées et son numéro EORI doivent également être mentionnés.
Fondement juridique et type d'origine demandé
Le demandeur doit indiquer la base juridique de sa demande, en choisissant entre :
- l'origine non préférentielle, visée à l'article 59 du code des douanes de l'Union,
- l'origine préférentielle, visée à l'article 64 du code des douanes de l'Union.
En matière d'origine préférentielle, le formulaire prévoit une zone spécifique pour mentionner les pays tiers concernés par les échanges préférentiels. Cette précision est importante, car les règles d'origine peuvent dépendre de l'accord international applicable.
Données relatives à la marchandise
Le cœur du dossier repose sur une description suffisamment précise de la marchandise. Le formulaire prévoit plusieurs champs distincts :
- le classement dans la nomenclature douanière,
- la description de la marchandise,
- la désignation commerciale,
- la composition quantitative et qualitative, le cas échéant,
- le prix départ usine.
Ces éléments permettent à l'administration de comprendre exactement de quel produit il s'agit. Une dénomination trop générale est à éviter. Il faut décrire la marchandise telle qu'elle est réellement commercialisée et fabriquée.
Éléments servant à déterminer l'origine
Le formulaire vous demande ensuite de détailler les informations qui permettront la détermination de l'origine. Il faut notamment indiquer, pour les matières mises en œuvre :
- leur nature,
- leur pays d'origine,
- leur classement tarifaire,
- leur valeur.
Il convient également de préciser le pays d'origine envisagé par le demandeur, puis de décrire le processus de production, avec les lieux de production, la chronologie des opérations et la nature des transformations réalisées.
C'est souvent à ce stade que se joue la qualité du dossier. Une description imprécise du processus industriel ou artisanal peut rendre l'analyse plus difficile, voire conduire à une demande de compléments.
Comment remplir correctement le formulaire
Adopter une logique documentaire cohérente
Chaque rubrique du CERFA 13172*06 doit être remplie avec des informations cohérentes entre elles. Le classement tarifaire, la description commerciale, la composition du produit et le processus de fabrication doivent raconter la même réalité économique et technique.
Avant de compléter le formulaire, il est utile de réunir les pièces internes qui permettront de fiabiliser les déclarations, par exemple les fiches techniques, nomenclatures de fabrication, documents de production, données douanières disponibles et informations sur l'origine des composants.
Soigner la description du processus de production
La rubrique relative au processus de production mérite une attention particulière. Il ne suffit pas d'indiquer que le produit a été assemblé ou transformé. Il faut préciser :
- où chaque étape a été réalisée,
- dans quel ordre,
- quelle opération a été effectuée,
- en quoi cette opération est significative pour le produit fini.
Lorsque plusieurs pays interviennent, il faut présenter une chronologie claire. Cela permet à l'administration d'apprécier si l'origine peut être attribuée à un pays déterminé selon les règles applicables.
Déclarer les décisions et procédures déjà existantes
Le formulaire comporte des rubriques dédiées aux décisions déjà détenues ou aux demandes en cours en matière de renseignements contraignants. Le demandeur peut notamment indiquer :
- le numéro d'enregistrement d'une demande de RCO,
- le numéro de référence d'une décision RCO,
- le numéro d'enregistrement d'une demande de renseignement tarifaire contraignant,
- le numéro de référence d'une décision RTC.
Il faut également signaler, le cas échéant, les décisions délivrées à d'autres titulaires ainsi que les procédures judiciaires ou administratives en cours ou terminées. Cette transparence est essentielle. Omettre une information connue du demandeur peut fragiliser la crédibilité du dossier.
Indiquer clairement les données confidentielles
Le formulaire prévoit une rubrique spécifique pour l'indication des données devant être traitées de manière confidentielle. Cette mention est importante, car le document officiel précise que les données non confidentielles contenues dans la demande de RCO peuvent être divulguées au public sur le site internet de la Commission, dans le respect du droit à la protection des données à caractère personnel.
Il convient donc d'identifier avec précision les éléments sensibles, par exemple certaines informations techniques, commerciales ou relatives aux fournisseurs, lorsque leur divulgation pourrait porter atteinte aux intérêts de l'entreprise.
Pièces et documents utiles à joindre au dossier
Le CERFA 13172*06 permet de signaler la présence d'échantillons, photographies, brochures ou autres documents joints. Même si certaines pièces ne sont pas systématiquement exigées dans tous les cas, il est souvent prudent de transmettre tous les éléments utiles à l'analyse du produit et de son origine.
Les documents les plus pertinents dépendront de la nature de la marchandise et du schéma de production, mais les pièces suivantes sont fréquemment utiles :
| Type de document | Utilité pour la demande |
|---|---|
| Fiche technique du produit | Décrire précisément la marchandise et ses caractéristiques |
| Nomenclature de fabrication | Identifier les composants, matières et intrants utilisés |
| Documents sur l'origine des matières | Appuyer les déclarations relatives aux pays d'origine des composants |
| Schéma ou note de production | Présenter les étapes de transformation dans l'ordre chronologique |
| Photographies ou visuels | Aider à comprendre la nature exacte du produit |
| Brochures commerciales | Compléter la désignation et l'usage du produit |
| Documents douaniers déjà obtenus | Mettre en perspective le dossier avec d'éventuelles décisions antérieures |
Lorsque vous joignez des pièces, veillez à ce qu'elles soient lisibles, cohérentes avec le formulaire et suffisamment explicites. Si une pièce est rédigée de manière très technique, une courte note explicative peut être utile.
Modalités d'envoi et points de vigilance formels
Format et signature
Le document officiel précise expressément que la demande de RCO doit être remplie de manière dactylographiée et enregistrée au format PDF. La signature est obligatoire. Une demande non signée ou incomplète risque de ne pas être recevable.
Adresse de transmission
La demande peut être envoyée par courriel ou par voie postale, en un seul exemplaire, à l'adresse indiquée sur le formulaire :
- par courriel : somif-rco@douane.finances.gouv.fr,
- ou par voie postale à la Direction régionale des douanes, Service de l'Origine et du Made in France, BP 10430, 8 rue de Rabanesse, 63 012 Clermont-Ferrand Cedex 1.
Avant l'envoi, il est conseillé de vérifier que l'ensemble du dossier est bien regroupé, que le PDF est lisible et que les pièces jointes sont correctement identifiées.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter
Une description trop vague de la marchandise
Un libellé générique, comme produit manufacturé ou pièce technique, ne suffit pas. La marchandise doit être individualisée avec précision. Plus le produit est complexe, plus la description doit être détaillée.
Des incohérences entre les rubriques
Le pays d'origine envisagé, la composition, le classement tarifaire et le processus de production doivent être compatibles. Si, par exemple, la description des composants suggère une origine différente de celle revendiquée, la demande perd en solidité.
L'oubli des éléments déjà connus de l'administration
Le formulaire demande de mentionner les autres décisions détenues, les demandes en cours et les procédures judiciaires ou administratives. Ces rubriques ne doivent pas être négligées. Une information absente alors qu'elle existe peut susciter des interrogations inutiles.
Une confidentialité mal gérée
À l'inverse, certains demandeurs oublient d'identifier les données sensibles qu'ils ne souhaitent pas voir divulguées. Il faut donc trouver un équilibre, transmettre suffisamment d'informations pour permettre l'instruction du dossier, tout en désignant clairement les données confidentielles.
Un dossier incomplet ou mal préparé
Le formulaire seul peut être insuffisant si la marchandise est complexe. Lorsqu'un produit résulte d'opérations multiples ou de chaînes d'approvisionnement internationales, l'absence de pièces explicatives peut retarder l'analyse. Il est préférable de constituer un dossier complet dès l'origine.
Ce qu'il faut retenir avant de déposer une demande de RCO
Le CERFA 13172*06 est un formulaire stratégique pour les professionnels qui veulent obtenir une prise de position officielle sur l'origine d'une marchandise. Il ne s'agit pas d'une simple formalité descriptive. Le document exige une présentation précise du produit, de ses composants, de sa valeur, de son classement et de son processus de fabrication.
La qualité de la demande repose sur trois réflexes essentiels :
- identifier clairement le cadre juridique, origine non préférentielle ou préférentielle,
- documenter de façon rigoureuse la chaîne de production et l'origine des matières,
- transmettre un dossier lisible, signé, cohérent et complet.
La dernière vérification DILA mentionnée pour ce formulaire est datée du 16 mars 2026. Pour confirmer l'actualité de la procédure, des modalités d'envoi ou des règles applicables à votre situation, il reste prudent de consulter la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr, associée à l'identifiant R18514.