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Formulaire:

CERFA 13454-06 : Déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté

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CERFA 13454-06 : Déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté

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CERFA 13454-06 : Déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté

CERFA 13454-06 : Déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté

À utiliser uniquement en cas de vente de carburants dans une autre région que celle d'implantation du distributeur.

Déclarez vos ventes de carburants en acquitté

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 13454*06, déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté

Le CERFA 13454*06 correspond à la déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté. Il s’adresse aux professionnels et ne doit être utilisé que dans un cas précis : lorsqu’un distributeur vend du carburant dans une autre région que celle où il est implanté.

Ce document relève de la gestion des taxes applicables aux produits énergétiques, et plus particulièrement du suivi de la part régionale de taxation sur les carburants. Il ne s’agit donc pas d’une formalité générale liée à toute vente de carburant, mais d’une déclaration ciblée, destinée à corriger ou compléter la répartition fiscale lorsque des ventes interviennent hors de la région d’implantation du déclarant.

La finalité du formulaire est claire : permettre à l’administration de rapprocher, pour chaque produit concerné, le taux de TICPE de la région du déclarant, le taux de TICPE de la région effectivement livrée, ainsi que le montant de TICPE acquitté, afin de faire apparaître un solde à reverser ou à percevoir.

Le formulaire officiel mentionne notamment :

  • l’identification du déclarant,
  • la désignation du service compétent,
  • le code région,
  • la nature des produits,
  • les volumes livrés,
  • les montants de TICPE concernés,
  • le sens du solde, soit en faveur du déclarant, soit au bénéfice de l’administration.

Ce document est référencé par la DILA sous l’identifiant R16365. La dernière vérification DILA indiquée est datée du 11 décembre 2020. En l’absence de notice associée, il est d’autant plus important de comprendre précisément à quoi sert chaque zone avant de le compléter.

Dans quel contexte ce formulaire devient-il nécessaire ?

Dans le secteur des carburants, la fiscalité peut intégrer une composante régionale. Lorsqu’un distributeur est implanté dans une région donnée mais réalise des livraisons dans une autre, la taxation supportée au départ peut ne pas correspondre exactement au régime applicable à la région de destination. La déclaration complémentaire permet alors de régulariser cette situation.

Autrement dit, le CERFA 13454*06 intervient lorsque les ventes de carburants dites en acquitté ont déjà supporté la taxe, mais qu’une correction doit être opérée en raison du lieu réel de vente ou de livraison.

Il faut donc distinguer :

  • la région d’implantation du distributeur,
  • la région dans laquelle le carburant a été effectivement vendu ou livré,
  • le taux de TICPE initialement appliqué,
  • le taux correspondant à la région de destination.

Cette logique explique la structure même du formulaire, qui compare les données déclarées et fait ressortir une différence fiscale.

Ce que signifie la notion de carburant en acquitté

La mention en acquitté renvoie à une situation dans laquelle les droits ou taxes ont déjà été acquittés au moment où l’opération concernée est traitée. Le formulaire ne sert donc pas à liquider une taxe pour la première fois, mais à déclarer un ajustement complémentaire lié à la géographie des ventes.

Dans la pratique, cette nuance est importante. Un professionnel ne doit pas utiliser ce CERFA pour toutes ses opérations de distribution, ni pour des produits ou des circuits qui relèveraient d’une autre déclaration fiscale. Le document vise bien la vente de carburants dans une région différente de celle de l’établissement distributeur.

Qui doit remplir la déclaration complémentaire sur les ventes de carburants en acquitté ?

Le public visé est exclusivement professionnel. Cela concerne les acteurs de la distribution de carburants qui se trouvent dans le champ défini par le formulaire, c’est-à-dire ceux qui commercialisent des carburants en dehors de leur région d’implantation.

Selon l’organisation de l’entreprise, la déclaration peut être préparée par :

  • le dirigeant,
  • le service comptable,
  • le service fiscal interne,
  • un mandataire ou un cabinet chargé des obligations déclaratives.

Le point essentiel est que les informations transmises doivent être exactes, puisque le formulaire comprend une attestation sur l’honneur par laquelle le déclarant certifie la sincérité et la vérifiabilité des indications portées.

Situations dans lesquelles ce CERFA n’est généralement pas adapté

Le document n’a pas vocation à couvrir toutes les obligations fiscales liées aux carburants. Il ne semble pas adapté, au vu de son intitulé et de sa description officielle :

  • aux ventes réalisées uniquement dans la région d’implantation du distributeur,
  • aux démarches d’immatriculation ou d’identification de l’entreprise,
  • aux déclarations sociales ou comptables générales,
  • aux demandes qui relèvent d’un autre imprimé douanier ou fiscal.

En cas d’hésitation sur le formulaire à utiliser, il est prudent de vérifier la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr ou de se rapprocher du service des douanes compétent.

Comment remplir le CERFA 13454*06, rubrique par rubrique

Le formulaire est relativement court, mais il appelle une grande rigueur. Chaque ligne peut avoir une incidence sur le solde fiscal final. Il convient donc de s’appuyer sur les données de vente, les justificatifs de livraison et les éléments de taxation déjà acquittés.

1. Identification du déclarant

La partie supérieure du formulaire permet d’identifier l’entreprise déclarante. On y retrouve notamment :

  • le nom ou la raison sociale,
  • l’adresse,
  • la raison ou la qualité du déclarant, selon la présentation du document,
  • la désignation du service auquel la déclaration est adressée.

Ces éléments doivent correspondre à l’entité qui supporte l’obligation déclarative. Il est préférable d’utiliser une dénomination strictement conforme aux pièces administratives et fiscales de l’entreprise afin d’éviter toute difficulté de rapprochement par l’administration.

2. Référence de la déclaration et période concernée

Le formulaire comporte un espace relatif au numéro de la déclaration ainsi qu’à la période à laquelle elle se rattache. Le professionnel doit veiller à reporter la bonne référence interne ou administrative, lorsque celle-ci est requise, et à identifier sans ambiguïté la période visée.

Cette étape est essentielle pour permettre au service instructeur de rattacher la déclaration complémentaire au bon cycle déclaratif. Une erreur de période peut entraîner un traitement retardé, voire une demande de précision complémentaire.

3. Produits concernés et volumes livrés

Le tableau central du CERFA prévoit la mention des produits, avec des exemples apparaissant sur le document officiel comme les produits ou carburants concernés, ainsi que les volumes livrés. C’est sur cette base matérielle que sera appréciée la régularisation fiscale.

Il faut ici reprendre les données de vente ou de livraison de façon cohérente avec les justificatifs disponibles. Les volumes doivent être reportés dans l’unité attendue par le formulaire. Si l’entreprise travaille à partir de plusieurs extractions internes, une vérification croisée est recommandée avant signature.

4. Région du déclarant et région de livraison

Le formulaire distingue la région du déclarant de la région dans laquelle les carburants ont été livrés. Il fait également apparaître un code région. Cette information est déterminante, puisque c’est elle qui conditionne la comparaison entre les taux applicables.

Une attention particulière doit être portée :

  • au code ou à l’intitulé de la région d’implantation,
  • au code ou à l’intitulé de la région de destination,
  • à la concordance entre les pièces logistiques et les données reportées.

En cas d’opérations couvrant plusieurs régions, il convient de distinguer clairement les lignes concernées, afin que chaque situation fasse ressortir le bon différentiel de taxation.

5. Taux de TICPE et montant acquitté

Le cœur de la déclaration repose sur la comparaison entre :

  • le taux de TICPE de la région du déclarant,
  • le taux de TICPE de la région livrée,
  • le montant de TICPE acquitté.

Ces données doivent être renseignées avec précision. Le formulaire a précisément pour objet de mettre en évidence l’écart entre la taxe initialement acquittée et celle qui correspond à la région de vente. Le résultat prend la forme d’un solde.

Il ne faut pas reconstituer ces éléments de mémoire. Une entreprise a intérêt à s’appuyer sur ses documents fiscaux, ses relevés de taxation et ses pièces de suivi des livraisons. C’est le meilleur moyen de limiter les risques de rectification.

6. Solde à reverser ou à percevoir

Le tableau officiel prévoit deux colonnes distinctes permettant d’indiquer si le solde est :

  • à reverser au déclarant,
  • à percevoir au profit du déclarant, ou plus largement selon le sens retenu par l’administration à la lecture du document.

Concrètement, cette rubrique sert à déterminer le sens de la régularisation. Selon la différence entre les taux régionaux et le montant déjà acquitté, le professionnel peut se trouver redevable d’un complément ou, au contraire, constater un trop-versé.

Si le calcul est délicat, il est prudent de le faire vérifier avant envoi. C’est précisément sur ce type de document fiscal spécialisé que des erreurs de ventilation ou de report peuvent se produire. Pour les entreprises qui veulent éviter de repartir d’une page blanche, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version pré-remplie plus lisible, ce qui peut faciliter la reprise des bonnes informations avant transmission au service compétent.

7. Signature et certification

Le bas du formulaire contient une déclaration sur l’honneur. Le signataire certifie que toutes les indications figurant dans la déclaration sont sincères et vérifiables. Cette formule engage l’entreprise. Il ne s’agit donc pas d’une simple formalité de clôture.

Avant signature, il est conseillé de contrôler :

  • l’exactitude des références d’identité,
  • la cohérence des volumes,
  • la justesse des taux de TICPE reportés,
  • le calcul du solde,
  • la concordance entre la période déclarée et les pièces internes.

Pièces et informations à préparer avant de compléter le formulaire

Le CERFA 13454*06 ne comporte pas de notice associée selon les informations disponibles. En pratique, mieux vaut préparer en amont l’ensemble des éléments utiles au remplissage. Cette anticipation réduit les risques d’oubli et de discordance.

Informations généralement nécessaires

  • les coordonnées exactes de l’entreprise déclarante,
  • la référence de la déclaration concernée,
  • la période de vente ou de livraison visée,
  • la liste des carburants concernés,
  • les volumes livrés,
  • la région d’implantation du distributeur,
  • la ou les régions de livraison,
  • les taux de TICPE applicables,
  • les montants déjà acquittés,
  • les éléments permettant de calculer le solde.

Justificatifs utiles à conserver

Même si le formulaire n’énumère pas expressément les pièces à joindre dans les données fournies, le professionnel doit pouvoir justifier les mentions portées. Il est donc recommandé de conserver, et le cas échéant de préparer pour une demande du service instructeur :

  • les factures de vente,
  • les bons de livraison,
  • les relevés ou états internes de distribution,
  • les justificatifs de taxation déjà acquittée,
  • les documents comptables ou fiscaux permettant de retracer les opérations déclarées.

Le formulaire officiel précise d’ailleurs que les informations recueillies peuvent faire l’objet d’un traitement par la direction générale des douanes et droits indirects, et qu’elles sont conservées pendant une durée ne pouvant excéder cinq ans à compter de la date de transmission de la déclaration. Cette indication souligne l’intérêt de conserver les pièces justificatives pendant une durée cohérente avec les contrôles possibles.

Délais, périodicité et calendrier de dépôt

Les informations disponibles dans le formulaire transmis ne permettent pas d’affirmer un délai chiffré unique de dépôt ni une périodicité précise applicable dans tous les cas. Il serait donc imprudent d’inventer une échéance fixe.

En pratique, il convient de se référer :

  • aux instructions de votre service des douanes,
  • à votre calendrier déclaratif habituel,
  • à la fiche officielle Service-Public.fr liée au formulaire,
  • aux consignes éventuellement adressées à votre entreprise.

Pourquoi le respect du calendrier est important

Même en l’absence d’échéance détaillée dans les éléments reproduits, une déclaration complémentaire fiscale doit être déposée dans les temps fixés par l’administration compétente. Un envoi tardif peut compliquer :

  • la régularisation des montants dus,
  • le rapprochement avec les autres déclarations,
  • le traitement d’un éventuel solde favorable au professionnel,
  • la justification des opérations en cas de contrôle.

Lorsqu’une entreprise distribue du carburant dans plusieurs régions, il est utile de mettre en place un suivi interne mensuel ou périodique des ventes hors région d’implantation. Ce type d’organisation facilite ensuite le remplissage du CERFA et sécurise le calendrier de transmission.

À quel service envoyer le CERFA 13454*06 ?

Le formulaire lui-même prévoit une zone relative au service destinataire. Le traitement relève de l’administration des douanes, plus précisément du service compétent au regard de la situation du déclarant ou de l’organisation territoriale applicable.

Il faut donc vérifier avec soin :

  • le service désigné sur le formulaire,
  • les consignes de votre direction régionale,
  • les modalités de transmission admises, papier ou autre canal autorisé selon les pratiques en vigueur.

Comment identifier le bon interlocuteur

En cas de doute, plusieurs réflexes sont utiles :

  • consulter la fiche Service-Public.fr correspondant à l’identifiant DILA R16365,
  • vérifier les coordonnées du service des douanes déjà en charge de vos obligations habituelles,
  • reprendre les mentions figurant sur les précédentes correspondances administratives reçues.

Il est préférable d’éviter un envoi au mauvais service, car cela peut retarder la prise en compte de la déclaration et allonger les délais de régularisation.

Que se passe-t-il après l’envoi de la déclaration ?

Une fois le formulaire transmis, l’administration peut procéder à l’examen des éléments déclarés. Le traitement consiste, selon la logique du document, à vérifier la cohérence entre :

  • les ventes déclarées,
  • les régions concernées,
  • les taux de TICPE indiqués,
  • le montant de taxe déjà acquitté,
  • le solde calculé.

Vérification et demande de compléments

Si certaines lignes apparaissent incomplètes, incohérentes ou insuffisamment justifiées, l’administration peut demander des précisions. Il est donc utile de conserver immédiatement à portée de main les pièces ayant servi au remplissage.

Par exemple, un service instructeur pourrait vouloir vérifier :

  • la réalité de la livraison dans la région mentionnée,
  • la nature exacte du produit,
  • la méthode de calcul du volume,
  • le taux retenu pour la région concernée,
  • la cohérence entre le montant acquitté et les déclarations antérieures.

Régularisation du solde

Le résultat de l’instruction peut conduire à une régularisation conforme au solde mentionné sur le formulaire, sous réserve de validation par l’administration. Selon le sens du solde, il peut s’agir d’un montant à reverser ou d’une somme à récupérer, selon les modalités retenues par le service compétent.

Lorsque le dossier est complet et cohérent, le traitement est naturellement plus fluide. À l’inverse, une déclaration imprécise peut nécessiter des échanges supplémentaires et retarder l’issue de la régularisation.

Erreurs à éviter lors du remplissage du formulaire

Le CERFA 13454*06 paraît technique parce qu’il combine des données de volume, de localisation et de fiscalité régionale. Certaines erreurs reviennent fréquemment dans ce type de déclaration complémentaire.

Confondre région d’implantation et région de livraison

C’est l’erreur la plus structurante. Le formulaire repose justement sur cette distinction. Inverser ces données fausse le calcul du différentiel de TICPE et, par conséquent, le solde final.

Reporter des taux inexacts ou obsolètes

Les taux de TICPE doivent être repris à partir de sources fiables et à jour pour la période concernée. L’utilisation d’un mauvais taux peut entraîner une régularisation erronée. En cas d’incertitude, il faut vérifier auprès des sources administratives officielles.

Oublier de ventiler par produit ou par région

Si plusieurs types de carburants ou plusieurs régions de destination sont concernés, une présentation globalisée peut rendre la déclaration inexploitable. Il faut isoler clairement chaque situation lorsque cela est nécessaire.

Négliger les justificatifs internes

Une déclaration fiscale spécialisée doit pouvoir être démontrée. Des données saisies sans appui documentaire exposent l’entreprise à des difficultés en cas de contrôle ou de demande de complément.

Signer sans relecture finale

La certification sur l’honneur engage le déclarant. Une relecture finale est indispensable, y compris lorsque le formulaire semble court. Quelques minutes de contrôle peuvent éviter une demande de rectification ultérieure.

Protection des données et conservation des informations

Le formulaire officiel comporte une information relative au traitement des données personnelles. Les données recueillies sont destinées à être traitées par la direction générale des douanes et droits indirects dans le cadre de l’objet de la déclaration.

Il est indiqué que ces données sont conservées pendant une durée ne pouvant excéder cinq ans à compter de la date de transmission. Le document rappelle également l’application des règles relatives à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, ainsi que des dispositions du règlement général sur la protection des données, avec mention d’un droit d’accès et de rectification à exercer auprès du pôle action économique de la direction régionale compétente.

Pour les professionnels, cette mention a une conséquence pratique simple : les données inscrites sur la déclaration doivent être exactes, nécessaires et cohérentes avec les pièces conservées par l’entreprise.

Ce qu’il faut retenir avant de transmettre votre CERFA

Le CERFA 13454*06 est un formulaire fiscal spécialisé, destiné aux distributeurs de carburants qui vendent dans une région autre que leur région d’implantation. Son objectif est de permettre une régularisation liée aux écarts de taxation régionale sur les carburants en acquitté.

Avant tout envoi, il faut vérifier quatre points essentiels :

  • le formulaire est bien adapté à votre situation,
  • les régions mentionnées sont exactes,
  • les taux et montants de TICPE sont correctement reportés,
  • le solde est justifié par des pièces vérifiables.

En l’absence de notice officielle associée, la prudence commande de s’appuyer sur les données internes fiables de l’entreprise et, si nécessaire, sur la fiche officielle Service-Public.fr correspondant au formulaire. Cette méthode permet de limiter les erreurs et de sécuriser la régularisation attendue.