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CERFA 13801 : Déclaration de plus ou moins-values de cessions de titres réalisés par les impatriés
Informations personnelles :
CERFA 13801 : Déclaration de plus ou moins-values de cessions de titres réalisés par les impatriés
Formulaire disponible uniquement en français. Permet aux impatriés de déclarer certaines plus ou moins-values des cessions de titres dont le dépositaire est établi à l'étranger. Vous êtes un impatrié si vous avez été recruté à l'étranger pour travailler en France, y résider et y déclarer vos revenus. Vous pouvez bénéficier, sous conditions, d'une exonération partielle. Accès à une notice explicative n° 51307 (n° 2074-IMP-NOT).
Déclarez vos plus ou moins-values de titres
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 13801, déclaration de plus ou moins-values de cessions de titres réalisées par les impatriés
Le CERFA 13801, identifié par l’administration sous la référence DILA R43902, correspond à la déclaration de plus ou moins-values de cessions de titres réalisées par les impatriés. Il s’adresse aux particuliers qui relèvent du régime des impatriés et qui doivent déclarer certaines opérations portant sur des titres lorsque le dépositaire est établi à l’étranger.
Ce formulaire est disponible uniquement en français. Son objet est fiscal. Il ne sert pas à déclarer l’ensemble de vos revenus, mais une catégorie bien précise de gains ou de pertes issus de cessions de titres. Il peut également permettre, sous conditions, de bénéficier d’une exonération partielle.
La logique du formulaire est simple dans son principe, mais souvent délicate en pratique. Il faut d’abord vérifier que vous avez bien la qualité d’impatrié au sens fiscal visé par l’administration, puis identifier les titres concernés, la nature exacte des cessions réalisées et le rôle du dépositaire situé hors de France. Une erreur de qualification peut conduire à une déclaration incomplète ou à l’absence de prise en compte d’un avantage fiscal auquel vous auriez pu prétendre.
Selon les informations officielles disponibles, vous êtes considéré comme impatrié si vous avez été recruté à l’étranger pour travailler en France, y résider et y déclarer vos revenus. Cette définition doit être appréciée avec rigueur. En matière fiscale, le statut invoqué doit toujours pouvoir être justifié en cas de contrôle.
Le formulaire renvoie à une notice explicative, la notice n° 51307, également désignée n° 2074-IMP-NOT. Même lorsqu’un usager pense maîtriser sa situation, cette notice reste utile pour confirmer le champ d’application du document et les modalités de déclaration attendues par l’administration.
À quoi sert concrètement cette déclaration fiscale
Le CERFA 13801 a pour finalité de porter à la connaissance de l’administration fiscale certaines plus-values ou moins-values réalisées à l’occasion de la cession de titres. Il vise des opérations spécifiques, dans un contexte lui aussi spécifique, celui des impatriés détenant des titres dont le dépositaire est établi à l’étranger.
Il ne faut donc pas confondre ce document avec une déclaration de revenus générale, ni avec d’autres formulaires fiscaux qui concernent les placements financiers sans lien avec le régime des impatriés. Le périmètre est plus étroit, mais les enjeux sont réels, notamment lorsque l’exonération partielle peut être sollicitée.
En pratique, cette déclaration permet à l’administration de connaître :
- l’identité du contribuable concerné,
- sa situation en tant qu’impatrié,
- les cessions de titres réalisées,
- les gains ou pertes constatés,
- les éléments justifiant, le cas échéant, l’application d’un traitement fiscal particulier.
Le public concerné par le formulaire
Le formulaire s’adresse aux particuliers. Il n’est pas présenté comme un document destiné aux entreprises, aux sociétés ou aux professionnels agissant pour leur propre compte. Cela n’empêche pas qu’il puisse être rempli avec l’aide d’un conseil, mais la déclaration reste rattachée à la situation fiscale personnelle du contribuable.
Le profil visé est celui d’une personne venue travailler en France après avoir été recrutée à l’étranger, qui y réside et y déclare ses revenus, et qui a réalisé des cessions de titres relevant du dispositif. Si vous êtes salarié, dirigeant ou cadre recruté hors de France, et que vous avez conservé ou transféré certains placements avec un dépositaire étranger, ce formulaire peut vous concerner.
Dans quelles situations utiliser le CERFA 13801
L’utilisation du CERFA 13801 n’est justifiée que dans des cas précis. Le point central n’est pas seulement l’existence d’une cession de titres, mais la réunion de plusieurs éléments, dont le statut d’impatrié et la localisation du dépositaire à l’étranger.
Vous avez été recruté à l’étranger pour travailler en France
Première situation, vous avez été recruté hors de France pour exercer une activité professionnelle en France. Vous y résidez désormais et vous y déclarez vos revenus. Si, dans ce cadre, vous entrez dans le régime des impatriés, vous pouvez être amené à utiliser ce formulaire pour certaines cessions de titres.
Cette condition de départ est déterminante. Une installation en France pour d’autres motifs, ou un changement de pays sans recrutement à l’étranger au sens attendu, peut appeler une vérification plus approfondie. En cas d’hésitation, il est prudent de consulter les précisions figurant sur Service-Public.fr et dans la notice liée au formulaire.
Vous avez cédé des titres avec un dépositaire établi à l’étranger
Deuxième situation, vous avez vendu ou cédé des titres, et le dépositaire des titres concernés est établi à l’étranger. Cet élément technique est essentiel, car il conditionne l’usage du CERFA 13801 selon la description officielle du document.
Le terme de dépositaire renvoie, de manière générale, à l’établissement ou à l’intermédiaire qui conserve les titres pour votre compte. Dans les situations internationales, il peut s’agir d’un établissement financier situé hors de France. Cette dimension transfrontalière explique pourquoi la déclaration doit être traitée avec soin, notamment sur la cohérence entre les relevés fournis par l’établissement étranger et les rubriques fiscales françaises.
Vous souhaitez faire valoir une exonération partielle
Troisième situation, votre statut d’impatrié vous permet, sous conditions, de prétendre à une exonération partielle des plus-values concernées. Le formulaire sert alors non seulement à déclarer le résultat de la cession, mais aussi à faire apparaître les éléments nécessaires au traitement fiscal applicable.
Il ne faut jamais présumer que l’exonération vous sera acquise automatiquement. L’administration attend une déclaration exacte, cohérente et justifiable. Si des pièces ou calculs complémentaires sont nécessaires, il est préférable de les préparer en amont.
Exemples de cas concrets
- Un salarié recruté à l’étranger s’installe en France et cède des titres conservés auprès d’un établissement financier étranger.
- Un cadre impatrié réalise une plus-value sur des titres détenus à l’étranger et doit la porter dans sa déclaration fiscale selon le régime applicable.
- Un contribuable relevant du régime des impatriés constate une moins-value sur la cession de titres et souhaite la déclarer correctement pour éviter toute incohérence avec sa déclaration d’ensemble.
- Une personne récemment installée en France, avec des placements encore administrés par un dépositaire hors de France, cherche à déterminer si la cession doit être déclarée au moyen du CERFA 13801.
Comment remplir le CERFA 13801 avec méthode
En l’absence du PDF source, il n’est pas possible de restituer mot à mot chaque rubrique du formulaire. En revanche, les métadonnées officielles permettent de dégager une méthode de remplissage fiable, fondée sur la logique de ce type de déclaration fiscale. L’objectif est de sécuriser les informations transmises à l’administration.
Étape 1, vérifier votre éligibilité au dispositif
Avant même de renseigner le formulaire, vérifiez que votre situation correspond bien à celle d’un impatrié au sens rappelé par l’administration. Vous devez pouvoir démontrer que vous avez été recruté à l’étranger pour travailler en France, que vous y résidez et que vous y déclarez vos revenus.
Si votre parcours est plus complexe, par exemple en cas de mobilité internationale successive, de détachement, de changement d’employeur ou de retour en France après une période d’expatriation, il est conseillé de relire attentivement la documentation officielle avant de compléter la déclaration.
Étape 2, identifier précisément les titres et les cessions concernées
Le formulaire ne vise pas n’importe quelle opération financière. Il faut isoler les cessions de titres entrant dans son champ. Pour chacune d’elles, rassemblez les éléments permettant d’identifier sans ambiguïté :
- la nature des titres cédés,
- la date de la cession,
- le prix ou la valeur de cession,
- les éléments utiles au calcul de la plus-value ou de la moins-value,
- l’identité et la localisation du dépositaire.
Cette préparation est indispensable, car les documents étrangers peuvent présenter des intitulés, des devises ou des méthodes de valorisation différentes de celles utilisées dans les déclarations françaises.
Étape 3, réunir les justificatifs utiles
Une déclaration fiscale solide repose sur des pièces cohérentes. Même si toutes ne sont pas systématiquement jointes, elles doivent pouvoir être produites en cas de demande de l’administration.
| Type d’élément | Utilité pour le dossier |
|---|---|
| Justificatif de votre situation d’impatrié | Permet d’étayer l’éligibilité au régime concerné |
| Relevés du dépositaire étranger | Confirment la détention des titres et les opérations réalisées |
| Documents relatifs à la cession | Permettent de vérifier la date et le montant de l’opération |
| Éléments de calcul de la plus-value ou moins-value | Justifient le résultat déclaré |
| Tout document lié à l’exonération partielle invoquée | Facilite l’analyse fiscale de votre situation |
Lorsque les pièces sont rédigées en langue étrangère, il peut être utile de conserver une traduction de travail, au moins pour les informations essentielles. Cela facilite votre propre vérification et peut s’avérer précieux en cas d’échange avec l’administration.
Étape 4, compléter les informations d’identification
Comme pour toute déclaration fiscale, une attention particulière doit être portée à l’identité du déclarant. Les informations personnelles doivent être strictement cohérentes avec celles figurant sur votre déclaration de revenus et sur vos autres documents fiscaux. Une simple divergence de nom, d’adresse ou de numéro fiscal peut retarder le traitement du dossier.
Si vous déclarez avec votre foyer fiscal, vérifiez également la cohérence entre la personne ayant réalisé la cession et la situation déclarée dans l’ensemble de votre dossier fiscal.
Étape 5, reporter les opérations et calculer les plus-values ou moins-values
Le cœur du CERFA 13801 porte sur les cessions de titres et sur le résultat qui en découle. Il faut distinguer avec précision :
- les opérations générant une plus-value,
- celles générant une moins-value,
- les opérations susceptibles d’ouvrir droit à une exonération partielle.
Le calcul doit être effectué avec rigueur. Si plusieurs cessions ont eu lieu, il est préférable de préparer un tableau personnel de travail avant de remplir le formulaire définitif. Cette méthode permet d’éviter les oublis, les doubles comptabilisations ou les inversions de montants.
En matière internationale, un point de vigilance fréquent concerne la conversion des données lorsqu’un relevé étranger n’est pas présenté dans les mêmes conditions que celles attendues par l’administration française. Si le formulaire ou la notice précise des modalités particulières, il convient naturellement de s’y conformer.
Étape 6, vérifier les conditions de l’exonération partielle
Le texte officiel indique qu’une exonération partielle peut être accordée sous conditions. Cela signifie qu’il faut être en mesure d’identifier si vos cessions entrent effectivement dans le champ de cet avantage et, le cas échéant, d’en justifier l’application.
Une lecture trop rapide conduit parfois à penser que tout impatrié bénéficiant d’un dépositaire étranger est automatiquement éligible. Or, en fiscalité, les régimes dérogatoires supposent généralement une analyse précise des conditions d’accès. Si un doute subsiste, mieux vaut sécuriser votre déclaration plutôt que de retenir une exonération insuffisamment fondée.
Pour les particuliers qui préfèrent éviter les erreurs matérielles sur ce type de document fiscal spécialisé, Startdoc met à disposition un formulaire structuré et pré-rempli qui aide à préparer la déclaration avec davantage de clarté, particulièrement utile lorsque la situation combine statut d’impatrié, cession de titres et éléments bancaires étrangers.
Étape 7, relire avant transmission
La dernière relecture doit porter sur trois points :
- la cohérence de votre statut et de votre situation personnelle,
- l’exactitude des cessions reportées,
- la logique du calcul fiscal déclaré.
Une relecture ligne à ligne est préférable à une simple vérification globale. Les erreurs les plus fréquentes en matière de formulaires fiscaux spécialisés tiennent moins à l’absence d’information qu’à une mauvaise retranscription des données déjà en votre possession.
Points de vigilance pour les impatriés ayant des titres à l’étranger
Ne pas confondre résidence en France et éligibilité au régime visé
Résider fiscalement en France ne suffit pas, à lui seul, à justifier l’utilisation de ce formulaire. Le régime des impatriés suppose une situation particulière. Il est donc important de distinguer :
- le fait d’être imposable en France,
- le fait de relever du régime des impatriés,
- le fait d’avoir réalisé une cession entrant dans le champ du CERFA 13801.
Ces trois éléments doivent se cumuler ou, à tout le moins, être articulés conformément à la documentation officielle.
Bien identifier le dépositaire établi à l’étranger
Le formulaire vise les titres dont le dépositaire est établi à l’étranger. Cette mention ne doit pas être traitée de manière approximative. Dans certaines situations, un contribuable détient des titres d’une société étrangère, mais via un compte ou un intermédiaire situé en France. Dans d’autres cas, les titres sont administrés directement par un établissement hors de France. La distinction peut être déterminante.
Il convient donc de s’appuyer sur les documents contractuels ou les relevés fournis par l’établissement concerné afin de caractériser correctement la situation.
Faire attention aux pièces étrangères et aux libellés financiers
Les établissements étrangers emploient parfois des catégories de titres, des dates de valeur ou des modalités de présentation qui ne correspondent pas exactement aux usages fiscaux français. Un particulier peut alors recopier une information de bonne foi tout en lui donnant une portée erronée.
Pour limiter ce risque, il est recommandé de :
- reconstituer chronologiquement les opérations,
- vérifier que chaque cession correspond bien au bon compte-titres,
- conserver les relevés d’origine,
- séparer les calculs préparatoires du report final dans le formulaire.
Ne pas négliger les moins-values
Le titre du formulaire vise à la fois les plus-values et les moins-values. Beaucoup de contribuables concentrent leur attention sur les gains, alors que les pertes doivent également être traitées correctement. Une moins-value mal identifiée ou omise peut altérer la cohérence de votre situation fiscale d’ensemble.
Il faut donc accorder le même niveau d’attention aux cessions déficitaires qu’aux cessions bénéficiaires, et conserver les mêmes justificatifs.
Cas particuliers et situations sensibles
Mobilité internationale complexe
Les parcours internationaux ne sont pas toujours linéaires. Certains contribuables ont connu plusieurs affectations, un retour en France, une période intermédiaire dans un autre pays ou un changement de structure juridique de leur employeur. Dans ces hypothèses, la qualification d’impatrié peut nécessiter une analyse plus fine.
Si votre situation ne correspond pas clairement au schéma classique du recrutement à l’étranger pour venir travailler en France, il est conseillé de vous appuyer sur la documentation officielle avant de remplir le CERFA 13801.
Cessions multiples sur une même période
Lorsque plusieurs cessions de titres ont été réalisées, le risque d’erreur augmente. Vous pouvez mélanger des opérations relevant du formulaire avec d’autres qui relèvent d’une déclaration différente, ou traiter de manière uniforme des titres pourtant conservés auprès de dépositaires distincts.
La meilleure méthode consiste à classer vos opérations par compte, par dépositaire et par nature de titres, puis à isoler celles qui entrent dans le champ du document.
Données incomplètes ou relevés difficiles à exploiter
Il arrive qu’un établissement étranger ne fournisse pas un relevé immédiatement exploitable pour une déclaration fiscale française. Dans ce cas, il faut reconstituer les informations à partir des documents disponibles, sans improviser. Si une donnée essentielle manque, il peut être nécessaire de solliciter l’établissement concerné.
Mieux vaut différer l’envoi du dossier le temps d’obtenir une base fiable que de déposer une déclaration approximative, surtout lorsqu’un régime avantageux est invoqué.
Conseils pour présenter un dossier fiscal solide
Préparer un dossier de preuve en parallèle du formulaire
Le CERFA n’est qu’une partie de votre démarche. En pratique, il est utile de constituer un dossier distinct, classé et lisible, contenant tous les justificatifs relatifs :
- à votre arrivée en France,
- à votre recrutement à l’étranger,
- à votre résidence et à votre situation fiscale,
- aux titres détenus,
- aux cessions effectuées,
- au dépositaire établi à l’étranger.
Ce travail préparatoire facilite non seulement le remplissage, mais aussi toute réponse ultérieure à une demande d’éclaircissement de l’administration.
Conserver la cohérence avec la déclaration de revenus
Le CERFA 13801 s’inscrit dans votre environnement fiscal global. Les informations qui y figurent doivent être cohérentes avec votre déclaration de revenus, vos autres déclarations annexes éventuelles et les données déjà connues de l’administration. Une discordance n’entraîne pas nécessairement une remise en cause du fond, mais elle peut susciter une demande de précision.
Relire avec une logique fiscale, pas seulement comptable
Une déclaration financière peut sembler exacte sur le plan mathématique tout en étant inadaptée sur le plan fiscal. Il faut donc relire votre dossier en vous posant les bonnes questions :
- le formulaire choisi est-il le bon,
- les opérations déclarées entrent-elles bien dans son champ,
- le statut d’impatrié est-il correctement apprécié,
- l’exonération partielle invoquée repose-t-elle sur une base suffisamment claire.
Cette approche permet de sécuriser la déclaration au-delà du simple calcul.
S’appuyer sur la source officielle en cas de doute
La référence officielle de ce formulaire est la fiche Service-Public.fr associée à l’identifiant DILA R43902. La dernière vérification indiquée est en date du 15 avril 2026. En cas d’incertitude sur une rubrique, une condition d’éligibilité ou un point de procédure, il est préférable de revenir à cette source officielle et à la notice mentionnée par l’administration.
Le CERFA 13801 concerne un champ étroit mais technique, celui des plus ou moins-values de cessions de titres réalisées par certains impatriés lorsque le dépositaire est établi à l’étranger. La précision des informations déclarées est essentielle pour sécuriser l’imposition et, le cas échéant, l’exonération partielle.
En matière de fiscalité internationale des particuliers, la prudence consiste toujours à documenter, vérifier et déclarer avec méthode. C’est particulièrement vrai pour ce formulaire, qui croise mobilité internationale, placements financiers et régime fiscal spécifique.