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Formulaire:

CERFA 13829-02 : Autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)

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CERFA 13829-02 : Autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)

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CERFA 13829-02 : Autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)

CERFA 13829-02 : Autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)

Autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) - Formulaire

Demander l'autorisation d'exemption TICPE

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 13829*02, autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de TICPE

Le CERFA 13829*02 correspond au formulaire d'autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exemption de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, la TICPE. Il s'adresse aux professionnels qui utilisent certains produits énergétiques dans des cas précisément encadrés par le code des douanes.

Le document est intitulé autorisation, modèle utilisateur. Il est délivré par l'administration des douanes, plus précisément par la direction régionale des douanes et droits indirects compétente. L'autorisation n'est donc pas une simple déclaration de l'entreprise, mais une décision administrative formalisée.

Le formulaire vise les utilisations relevant, selon son libellé officiel, du 2° du I de l'article 265 C du code des douanes, pour le double usage, ou du 3° du I de l'article 265 C du code des douanes, pour les procédés minéralogiques. Le formulaire prévoit d'ailleurs que la mention inutile soit rayée, ce qui montre que l'autorisation doit être rattachée à l'un de ces fondements.

Cette démarche concerne des activités professionnelles techniques, industrielles ou assimilées, dans lesquelles les produits énergétiques ne sont pas utilisés comme carburants ou combustibles dans des conditions ordinaires de taxation, mais dans un cadre ouvrant droit à exemption, sous réserve d'accord de l'administration.

Le CERFA porte l'identifiant DILA R51329. Sa dernière vérification recensée est datée du 24 août 2023. La fiche officielle de référence est consultable sur Service-Public.fr, à destination des entreprises.

Dans quels cas ce formulaire est utilisé

Le contenu même du CERFA permet de cerner son objet pratique. L'entreprise demande à être autorisée à utiliser des produits énergétiques en exemption de TICPE pour un lieu d'utilisation déterminé, avec des produits identifiés, des quantités déclarées et une description de l'usage envisagé.

Le formulaire couvre notamment deux hypothèses juridiques mentionnées expressément :

  • le double usage, notion issue du code des douanes et à apprécier au regard des textes applicables et de la doctrine administrative,
  • les procédés minéralogiques, également visés par le code des douanes.

La portée de l'autorisation est concrète : elle rattache un bénéficiaire, un site, des produits, un mode d'utilisation et des obligations de suivi. Une entreprise ne doit donc pas présumer qu'une exemption lui est acquise de plein droit sans décision favorable de la douane.

Pourquoi l'autorisation est essentielle

En matière de fiscalité énergétique, l'exemption de TICPE repose sur un cadre strict. Le formulaire sert à sécuriser la situation du professionnel vis-à-vis de l'administration. Sans autorisation valable, l'utilisation exonérée pourrait être contestée, avec des conséquences fiscales et administratives potentiellement importantes.

L'autorisation a aussi une fonction de traçabilité. Elle permet à la douane d'identifier :

  • qui utilise les produits,
  • où ils sont utilisés,
  • quels volumes sont concernés,
  • comment ils sont stockés,
  • quels résidus ou déchets sont générés et quelle est leur destination.

Autrement dit, ce CERFA s'inscrit dans une logique à la fois fiscale, technique et de contrôle.

Cadre juridique et portée de l'autorisation douanière

Les textes expressément visés par le formulaire

Le CERFA 13829*02 mentionne directement les dispositions sur lesquelles l'autorisation peut être accordée :

  • le 2° du I de l'article 265 C du code des douanes, pour le double usage,
  • le 3° du I de l'article 265 C du code des douanes, pour les procédés minéralogiques.

Il indique également que les utilisateurs de produits énergétiques exemptés doivent respecter les obligations prévues par l'arrêté du 13 octobre 2008, telles qu'explicitées par une décision administrative publiée au bulletin officiel des douanes. Même si le formulaire ne reproduit pas en détail ces obligations, leur mention montre bien que l'autorisation s'accompagne d'un ensemble d'exigences continues.

Une décision administrative individuelle

La structure du document montre qu'il ne s'agit pas d'un formulaire purement déclaratif. L'administration y fait figurer :

  • un numéro de décision,
  • une date,
  • une date de validité,
  • le cas échéant, la mention d'une décision antérieure annulée et remplacée.

L'autorisation est donc personnelle et encadrée. Elle est délivrée pour un bénéficiaire identifié et pour des conditions d'utilisation déterminées. Si la situation de l'entreprise évolue, par exemple en cas de changement de site, de nature de produits ou de modalités d'emploi, il peut être nécessaire de faire actualiser le dossier ou de solliciter une nouvelle décision.

Le rôle du bureau de douane de rattachement

Le formulaire comporte une rubrique spécifique dédiée au bureau de douane de rattachement. Ce point n'est pas accessoire. Il permet d'identifier l'interlocuteur administratif de proximité chargé du suivi de la situation de l'utilisateur. Une copie de la décision lui est d'ailleurs adressée, tandis qu'une autre est conservée par la direction régionale des douanes et droits indirects.

Pour l'entreprise, cela implique qu'il faut veiller à la cohérence des informations transmises avec l'implantation réelle du site et l'organisation de l'activité. En cas d'hésitation sur le service compétent, il reste prudent de s'appuyer sur la fiche officielle Service-Public.fr ou de prendre contact avec les douanes avant l'envoi du dossier.

Quelles informations doivent être renseignées dans le CERFA 13829*02

Le formulaire est relativement concis, mais les données demandées sont techniques et doivent être exactes. Chaque rubrique a une utilité administrative et fiscale.

Les éléments relatifs au bénéficiaire

La première partie du CERFA concerne le bénéficiaire, c'est-à-dire l'utilisateur des produits énergétiques. Il faut notamment indiquer :

  • la raison sociale de l'entreprise,
  • son adresse,
  • la désignation et l'adresse du lieu d'utilisation des produits, si elles diffèrent du siège,
  • la référence de la demande.

Cette distinction entre entreprise et lieu d'utilisation est essentielle. Une société peut exploiter plusieurs sites, alors que l'autorisation doit correspondre à un lieu d'emploi précis des produits énergétiques.

Les caractéristiques des produits et de leur usage

L'entreprise doit aussi préciser :

  • la position tarifaire des produits, avec la possibilité d'ajouter la dénomination commerciale,
  • la nature de l'utilisation,
  • les quantités annuelles utilisées au cours du dernier exercice comptable clos.

Ces mentions permettent à la douane d'apprécier le champ exact de l'exemption sollicitée. La position tarifaire joue un rôle central en fiscalité douanière, car elle conditionne l'identification du produit concerné. La nature de l'utilisation doit être rédigée avec précision, en restant fidèle à la réalité technique de l'activité.

Le volume annuel déclaré doit reposer sur des données vérifiables. Il est préférable de s'appuyer sur les documents comptables, les relevés d'approvisionnement, les états de consommation ou tout autre élément interne cohérent.

Le stockage, les résidus et les déchets

Le CERFA demande également une description des moyens de stockage, par exemple en vrac ou en conditionné, avec la capacité et le nombre de réservoirs, bacs ou équipements équivalents. Cette partie ne doit pas être négligée, car elle renseigne l'administration sur les conditions matérielles d'utilisation des produits.

Il faut ensuite indiquer la nature des produits, résidus et autres déchets d'hydrocarbures obtenus, ainsi que leur destination. Là encore, la logique est double : contrôle fiscal et suivi des flux. Plus les informations sont concrètes, plus le dossier est susceptible d'être compréhensible et exploitable par le service instructeur.

Rubrique du CERFA Ce qu'elle permet de justifier
Raison sociale et adresse L'identité du bénéficiaire de l'autorisation
Lieu d'utilisation Le site effectivement concerné par l'exemption
Position tarifaire des produits L'identification douanière des produits énergétiques
Nature de l'utilisation Le fondement technique et fiscal de la demande
Quantités annuelles utilisées L'ampleur de l'usage sur le dernier exercice clos
Moyens de stockage Les conditions matérielles de détention et de suivi
Résidus, déchets et destination La traçabilité des sous-produits et déchets d'hydrocarbures

Comment déposer la demande et préparer un dossier solide

À qui adresser le formulaire

Le document relève de la direction régionale des douanes et droits indirects. Le formulaire prévoit aussi l'identification d'un bureau de douane de rattachement. En pratique, le dépôt doit donc être orienté vers l'administration douanière compétente pour le lieu d'utilisation des produits.

Comme aucune notice n'est associée au CERFA 13829*02 dans les informations disponibles, il est utile de vérifier, avant envoi, si le service concerné attend des pièces complémentaires ou des précisions techniques. La page officielle Service-Public.fr reste le point d'entrée de référence pour confirmer la démarche en vigueur.

Les bonnes pratiques avant l'envoi

Un dossier bien préparé limite les demandes de régularisation et les délais liés à une instruction incomplète. Il est conseillé de vérifier en amont :

  • la cohérence entre la raison sociale, l'adresse et le site concerné,
  • l'exactitude de la qualification juridique de l'usage invoqué, double usage ou procédé minéralogique,
  • la justesse de la position tarifaire des produits,
  • la concordance des quantités avec le dernier exercice comptable clos,
  • la précision de la description des installations de stockage,
  • la traçabilité des résidus et déchets issus de l'utilisation.

Lorsque le formulaire est préparé par une équipe interne non spécialisée, la difficulté vient souvent moins de la saisie que de la qualification correcte des informations techniques. C'est précisément dans ce type de dossier que Startdoc peut faire gagner un temps réel aux professionnels en mettant à disposition le bon CERFA pré-rempli, déjà structuré pour éviter les oublis sur les mentions sensibles.

Ce qu'implique la délivrance de l'autorisation

Une fois accordée, l'autorisation est valable jusqu'à la date figurant sur la décision. Elle peut aussi, si besoin, annuler et remplacer une décision antérieure. Le bénéficiaire doit conserver l'original qui lui est adressé et être en mesure de le présenter ou d'en justifier dans ses relations avec l'administration.

L'autorisation ne dispense pas du respect des obligations permanentes liées à l'utilisation de produits énergétiques exemptés. Le formulaire le rappelle expressément en renvoyant à l'arrêté du 13 octobre 2008 et à la décision administrative d'application. Il convient donc de ne pas réduire la démarche à l'obtention d'un simple document initial.

Droits, obligations et points de vigilance pour l'entreprise

Le droit de demander l'exemption dans les cas prévus par les textes

Lorsqu'un professionnel entre dans l'un des cas visés par le code des douanes, il peut demander à bénéficier du régime d'exemption correspondant. L'administration ne peut toutefois se prononcer qu'au vu d'un dossier suffisamment clair, complet et conforme. Le droit à déposer une demande n'équivaut pas à un droit automatique à obtenir l'autorisation.

Les obligations déclaratives et matérielles

Le bénéficiaire doit fournir des informations sincères et exploitables. Cela implique notamment :

  • de déclarer un usage réel et juridiquement fondé,
  • de décrire fidèlement les produits concernés,
  • de justifier les quantités annoncées,
  • de tenir compte des modalités de stockage,
  • de pouvoir expliquer le devenir des résidus et déchets.

Ces obligations ont une dimension probatoire. En cas de contrôle, l'entreprise doit être en mesure de démontrer que les conditions de l'exemption sont réunies et qu'elles sont restées conformes à la décision délivrée.

Les erreurs les plus sensibles

Plusieurs points appellent une vigilance particulière :

  • une confusion entre le siège social et le lieu réel d'utilisation,
  • une position tarifaire approximative ou non vérifiée,
  • une description trop vague de la nature de l'utilisation,
  • des quantités annuelles évaluées sans base objective,
  • un oubli concernant les moyens de stockage ou la destination des déchets,
  • la poursuite d'une utilisation sur la base d'une décision arrivée à échéance.

En fiscalité énergétique, une imprécision administrative peut avoir des répercussions plus larges qu'un simple retard de traitement. Il est donc préférable d'anticiper la constitution du dossier, surtout lorsque les flux de produits énergétiques sont importants ou techniquement complexes.

Que faire en cas de refus, de demande de complément ou de changement de situation

Si l'administration demande des précisions

Une demande de complément ne signifie pas nécessairement que l'exemption sera refusée. Elle traduit souvent un besoin de clarification sur l'activité, les produits ou les volumes. Il convient alors de répondre de manière documentée, sans modifier le sens de la demande initiale de façon improvisée. Si une rubrique a été mal comprise, mieux vaut expliciter clairement le contexte technique de l'entreprise.

En cas de refus

Le formulaire ne détaille pas les voies de recours, mais une décision de refus, comme toute décision administrative individuelle, peut en principe faire l'objet de démarches de contestation selon les règles du droit administratif et douanier applicables. En pratique, il est souvent opportun de commencer par identifier le motif précis du refus, afin de déterminer s'il s'agit :

  • d'une insuffisance du dossier,
  • d'une erreur de qualification juridique,
  • d'une divergence sur l'interprétation de l'usage déclaré,
  • ou d'une impossibilité de bénéficier du régime demandé.

Selon le cas, un échange avec le service des douanes compétent peut permettre de régulariser la situation ou de déposer une nouvelle demande mieux étayée. Pour une contestation formelle, il reste prudent de s'appuyer sur les indications figurant dans la décision reçue et, si nécessaire, sur un conseil juridique adapté au dossier.

En cas de modification de l'activité

Une autorisation délivrée pour un certain site, certains produits et certaines modalités d'utilisation n'a pas vocation à couvrir automatiquement toute évolution future. Si l'entreprise modifie son organisation, ses volumes, ses installations de stockage ou la nature même de l'usage des produits énergétiques, une actualisation auprès des douanes peut s'imposer.

Le formulaire prévoit d'ailleurs l'hypothèse d'une décision qui annule et remplace une décision antérieure. Cela signifie que le régime d'autorisation s'inscrit dans le temps et peut nécessiter une révision administrative lorsque la situation réelle change.

Ce qu'il faut retenir avant de remplir le CERFA 13829*02

Le CERFA 13829*02 est un document central pour les professionnels qui souhaitent utiliser des produits énergétiques en exemption de TICPE dans les cas de double usage ou de procédés minéralogiques. Il ne s'agit ni d'une simple formalité ni d'une déclaration générique. Le formulaire sert de base à une décision individuelle de l'administration des douanes.

Sa bonne utilisation repose sur quatre exigences : identifier le bon fondement juridique, décrire précisément l'usage réel des produits, fournir des données fiables sur les volumes et les installations, puis maintenir la conformité de la situation après délivrance de l'autorisation.

Avant tout dépôt, il reste recommandé de relire attentivement chaque rubrique, de rapprocher les informations des données techniques et comptables de l'entreprise, et de vérifier les modalités actualisées auprès de la source officielle Service-Public.fr ou du service douanier compétent.