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CERFA 13916-03 : Demande d'habilitation et d'inscription de travaux d'intérêt général par une association ou une personne morale de droit privé chargée d'une mission de service public
Informations personnelles :
CERFA 13916-03 : Demande d'habilitation et d'inscription de travaux d'intérêt général par une association ou une personne morale de droit privé chargée d'une mission de service public
Formulaire destiné aux associations ou aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public qui envisagent d'accueillir des personnes condamnées à un travail d'intérêt général (TIG). À adresser au directeur du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP), accompagné d'une annexe pour chaque nature de travail proposé.
Demandez l'habilitation pour accueillir des TIG
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 13916*03 : demander l’habilitation pour accueillir des personnes condamnées à un travail d’intérêt général
Le CERFA 13916*03, identifié par la DILA sous la référence R16070, sert à demander l’habilitation d’une association ou d’une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public afin d’accueillir des personnes condamnées à un travail d’intérêt général, appelé TIG. Il permet aussi de faire inscrire les travaux proposés sur la liste du tribunal judiciaire compétent.
Ce formulaire s’adresse aux structures qui souhaitent participer concrètement à l’exécution des peines en mettant à disposition des missions utiles à la collectivité. La demande doit être adressée au directeur du service pénitentiaire d’insertion et de probation, le SPIP, avec une annexe CERFA 13917 pour chaque nature de travail proposée, sauf cas particulier de renouvellement sans modification des travaux déjà inscrits.
Le document vise plusieurs situations : une première habilitation, un renouvellement d’habilitation avec modification de la liste des travaux, ou encore l’ajout de nouveaux travaux sur une habilitation déjà obtenue. Le formulaire mentionne les articles R. 131-12 et R. 131-17 du code pénal. La dernière vérification DILA communiquée pour cette version remonte au 10 février 2022.
À quoi sert précisément cette demande
L’habilitation ne se confond pas avec la simple volonté d’accueillir une personne condamnée. Elle a pour objet de faire reconnaître officiellement qu’une structure est en mesure d’encadrer des TIG dans des conditions adaptées. En parallèle, les travaux eux-mêmes doivent être identifiés et inscrits sur la liste correspondante du tribunal judiciaire concerné.
Autrement dit, le CERFA 13916*03 remplit une double fonction :
- faire habiliter l’organisme demandeur,
- faire inscrire les types de travaux qui pourront être proposés aux personnes condamnées.
Cette logique est importante, car une association peut être juridiquement constituée et très active localement, sans pour autant être déjà habilitée à accueillir des TIG. De la même manière, une structure déjà habilitée peut avoir besoin d’actualiser ou d’élargir la liste des travaux qu’elle souhaite proposer.
Qui peut utiliser ce formulaire
Le formulaire est destiné :
- aux associations,
- aux personnes morales de droit privé chargées d’une mission de service public.
La structure doit être représentée par son représentant légal ou par la personne habilitée à agir en son nom, par exemple le président, un administrateur, le directeur ou un autre représentant dont la qualité est indiquée dans le formulaire.
Même si la fiche DILA mentionne le public concerné comme étant les particuliers, le contenu du CERFA montre clairement qu’il vise des organismes privés à but non lucratif ou investis d’une mission de service public, et non une démarche individuelle accomplie pour son seul compte personnel.
Dans quelles situations utiliser le CERFA 13916*03
Première demande d’habilitation
La première utilisation la plus fréquente concerne l’organisme qui n’a jamais accueilli de TIG dans ce cadre formalisé. Il demande alors une première habilitation pour pouvoir recevoir des personnes condamnées à des travaux d’intérêt général. Dans le même mouvement, il sollicite l’inscription des travaux envisagés sur la liste du tribunal judiciaire compétent.
Ce cas suppose de présenter la structure, son objet statutaire, son représentant, un contact administratif et le détail des travaux proposés. Chaque type de mission doit faire l’objet d’une annexe distincte.
Renouvellement d’habilitation avec modification des travaux
Une structure déjà habilitée peut avoir besoin de renouveler son habilitation tout en modifiant la liste des travaux proposés. Il peut s’agir, par exemple, d’abandonner certaines missions qui ne sont plus adaptées ou d’en faire apparaître de nouvelles, mieux organisées ou plus utiles au regard des besoins du territoire.
Dans cette hypothèse, le formulaire permet de signaler expressément qu’il s’agit d’un renouvellement, puis de préciser le tribunal judiciaire concerné et l’autorité visée, juge de l’application des peines ou juge des enfants.
Ajout de nouveaux travaux sur une habilitation existante
Troisième cas, l’organisme est déjà habilité et souhaite uniquement faire inscrire de nouveaux travaux sur la liste des TIG du tribunal judiciaire où son habilitation a été obtenue. Le formulaire prévoit un emplacement pour rappeler la date d’obtention de cette habilitation.
Ce point est utile lorsque la structure ne remet pas en cause son cadre général d’accueil, mais veut enrichir les activités ouvertes aux personnes condamnées.
Quelle autorité est concernée
Le CERFA prévoit que la demande s’adresse, selon la situation, au juge de l’application des peines ou au juge des enfants du tribunal judiciaire concerné. En pratique, le dossier est transmis au directeur du SPIP. Il convient donc d’être attentif au tribunal compétent et à la nature des mesures susceptibles d’être suivies.
Si vous hésitez sur le tribunal à mentionner ou sur l’autorité à cocher, il est prudent de se rapprocher du SPIP territorialement compétent ou de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée à la référence R16070.
Comment remplir le formulaire, rubrique par rubrique
1. Identité et forme de l’association ou de la personne morale
La première partie identifie clairement l’organisme demandeur. Vous devez d’abord cocher la bonne case :
- association,
- personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public.
Il faut ensuite renseigner :
- la dénomination de la structure,
- sa forme,
- son objet statutaire,
- l’adresse du siège social,
- le complément d’adresse si nécessaire,
- le code postal, la commune et le pays.
L’objet statutaire mérite une attention particulière. Il doit permettre de comprendre l’activité réelle de la structure et sa cohérence avec l’accueil de TIG. Une formulation trop vague risque de rendre le dossier moins lisible. Mieux vaut reprendre l’intitulé figurant dans les statuts, ou une synthèse fidèle si l’espace est limité.
2. Identité du représentant de l’organisme
Le formulaire demande ensuite qui agit pour le compte de la structure. Vous précisez votre qualité : président, administrateur, directeur, ou autre. Il faut aussi indiquer :
- le nom de famille,
- le nom d’usage le cas échéant,
- les prénoms,
- la date et le lieu de naissance,
- le pays de naissance.
Ces informations servent à sécuriser l’identité du signataire et à vérifier qu’il représente effectivement l’organisme. Il est préférable que les renseignements concordent avec les pièces justificatives jointes au dossier, notamment lorsqu’un pouvoir ou une délégation accompagne la demande.
3. Personne à contacter pour le suivi administratif
Le formulaire prévoit un contact distinct du représentant légal. Cette option est très utile dans les structures où le président ne suit pas au quotidien les échanges administratifs. Vous pouvez désigner une autre personne chargée du suivi du dossier en précisant :
- son identité,
- son numéro de téléphone ou de télécopie,
- son adresse électronique.
Il est important d’indiquer des coordonnées réellement consultées. Une adresse électronique générique de type secrétariat ou accueil peut être pertinente si plusieurs personnes assurent le suivi. Cette vigilance limite le risque de demandes de compléments restées sans réponse.
Pour ce type de démarche, disposer d’un formulaire correctement structuré fait souvent gagner un temps précieux, c’est précisément l’intérêt d’un service comme Startdoc, qui facilite l’accès à un CERFA prêt à compléter sans avoir à repartir de zéro.
4. Nature de la demande
C’est la rubrique centrale. Vous devez cocher la situation correspondant exactement à votre besoin.
Première habilitation
Si votre structure n’est pas encore habilitée, vous cochez la demande de première habilitation. Le formulaire associe à cette demande l’inscription de travaux sur la liste du tribunal judiciaire. Vous devez alors indiquer :
- le tribunal judiciaire concerné,
- son code postal et sa commune,
- l’autorité visée, juge de l’application des peines ou juge des enfants.
Renouvellement avec modification de la liste des travaux
Si l’organisme est déjà habilité et souhaite renouveler cette habilitation tout en modifiant les travaux proposés, vous cochez la case correspondante, puis vous indiquez :
- l’autorité compétente,
- le tribunal judiciaire concerné,
- le code postal et la commune.
Inscription de nouveaux travaux uniquement
Si vous ne demandez pas une nouvelle habilitation mais simplement l’ajout de nouvelles activités sur la liste des TIG du tribunal judiciaire où l’habilitation a été obtenue, vous devez renseigner :
- le tribunal judiciaire concerné,
- le code postal et la commune,
- la date à laquelle l’habilitation a été obtenue.
Une erreur fréquente consiste à cocher plusieurs hypothèses de manière contradictoire. Il vaut mieux choisir la case correspondant à la situation juridique exacte de la structure et, si besoin, joindre un courrier explicatif complémentaire.
5. Nature et modalités du TIG proposé
Le CERFA 13916*03 ne contient pas lui-même le détail complet des postes ou activités. Il renvoie à une annexe, le formulaire 13917, à remplir pour chaque nature de travail proposée. Le document précise qu’une annexe doit être jointe pour chaque type de mission, sauf en cas de renouvellement d’habilitation sans modification de la liste des travaux.
Cette annexe est essentielle, car elle permet de décrire de façon opérationnelle les travaux envisagés. Plus la présentation est claire, plus le dossier est compréhensible pour le SPIP et les autorités compétentes. Chaque mission doit pouvoir être appréciée au regard de son utilité, de son cadre d’exécution et des conditions d’encadrement.
6. Signature et date
La demande doit être datée, localisée par la mention du lieu où elle est faite, puis signée par le représentant légal de l’association ou de la personne morale. Une signature absente ou apposée par une personne qui n’a pas qualité pour représenter la structure peut fragiliser le dossier.
Avant l’envoi, il est utile de vérifier que toutes les pages nécessaires sont complétées et que les annexes correspondent bien au nombre de travaux mentionnés.
Pièces à joindre et points de vigilance
La liste des justificatifs n’apparaît pas sur le CERFA lui-même
Le formulaire rappelle qu’il faut joindre toutes les pièces justificatives nécessaires à l’examen du dossier et précise que leur liste figure en page 8 de la notice. Or, les informations disponibles associées à cette fiche indiquent qu’aucune notice n’est fournie dans les éléments communiqués ici. Il faut donc être particulièrement attentif à la documentation officielle accessible via Service-Public.fr ou auprès du SPIP compétent.
Sans inventer de contenu non reproduit dans la source, on peut retenir un principe simple : tout document permettant d’identifier la structure, son représentant, son objet, sa capacité d’encadrement et la réalité des travaux proposés sera potentiellement utile à l’instruction.
Tableau de vérification avant envoi
| Élément | Vérification utile |
|---|---|
| Identité de la structure | La dénomination, la forme et l’adresse du siège correspondent aux documents officiels de l’organisme. |
| Représentant légal | La personne signataire a bien qualité pour agir et ses informations sont complètes. |
| Contact administratif | Le téléphone et l’adresse électronique sont à jour et consultés régulièrement. |
| Type de demande | La bonne case a été cochée entre première habilitation, renouvellement, ou ajout de nouveaux travaux. |
| Tribunal judiciaire | Le tribunal indiqué est bien celui compétent pour l’inscription des travaux concernés. |
| Annexes 13917 | Une annexe est jointe pour chaque nature de travail proposée, sauf exception prévue par le formulaire. |
| Signature | Le formulaire est daté, signé et prêt à être adressé au directeur du SPIP. |
Cas particuliers et erreurs à éviter
Association déjà active, mais jamais habilitée
Le fait d’intervenir depuis longtemps dans le champ social, éducatif ou environnemental ne dispense pas de la demande d’habilitation. Si la structure n’a jamais obtenu cette reconnaissance pour l’accueil de TIG, elle doit déposer une première demande, même si elle dispose déjà d’une organisation solide.
Plusieurs types de travaux proposés
Une structure peut souhaiter proposer des missions variées, par exemple dans l’entretien, la logistique, l’appui administratif ou l’accompagnement d’activités collectives, selon son objet. Dans ce cas, il ne faut pas se contenter d’une description globale. Le formulaire impose une annexe par nature de travail. Une annexe trop générale ou fusionnant des missions très différentes peut compliquer l’examen du dossier.
Renouvellement sans modification
Le formulaire indique une exception : lorsque le renouvellement intervient sans modification de la liste des travaux, il n’est pas nécessaire de remplir une annexe 13917 pour chaque travail proposé. Cette précision doit être lue strictement. Dès qu’une mission est ajoutée, retirée ou modifiée de façon substantielle, il est plus prudent de documenter clairement la situation.
Désignation de l’autorité compétente
Le CERFA vous invite à choisir entre le juge de l’application des peines et le juge des enfants. Ce choix ne doit pas être fait au hasard. En cas d’incertitude sur l’autorité à viser, un contact préalable avec le SPIP peut éviter une orientation erronée du dossier.
Incohérences entre statuts et travaux proposés
Le contenu des missions de TIG doit rester cohérent avec l’objet et l’activité de la structure. Une association dont les statuts ne permettent pas de comprendre le lien avec les travaux décrits devra souvent mieux justifier son projet. Il est donc utile d’expliquer, dans les annexes ou dans un courrier joint, comment les missions proposées s’inscrivent dans le cadre de l’activité habituelle de l’organisme.
Conseils pour présenter un dossier sérieux et lisible
Décrire des missions concrètes
Les travaux proposés doivent être compréhensibles immédiatement. Il vaut mieux nommer des activités précises que des intitulés trop abstraits. Une mission bien définie permet de mieux apprécier sa faisabilité, son encadrement et son utilité collective.
Montrer les capacités d’encadrement
L’accueil de TIG suppose un minimum d’organisation. Même si le formulaire principal est synthétique, le dossier gagne en crédibilité lorsque la structure fait apparaître qu’elle peut effectivement recevoir, encadrer et suivre des personnes condamnées dans de bonnes conditions.
Soigner les coordonnées de suivi
Un dossier peut être retardé simplement parce que l’administration ne parvient pas à joindre le bon interlocuteur. Le choix de la personne chargée du suivi administratif n’est pas une formalité secondaire. Il doit s’agir d’une personne disponible, réactive et informée du contenu du dossier.
Relire l’ensemble avant transmission
Une relecture finale permet de détecter les oublis les plus fréquents : date manquante, tribunal non renseigné, annexe absente, qualité du signataire non précisée, coordonnées incomplètes. Dans une démarche impliquant plusieurs pièces et plusieurs niveaux de validation, la cohérence d’ensemble compte autant que le formulaire lui-même.
S’appuyer sur la source officielle en cas de doute
Comme la notice n’est pas reproduite ici, le réflexe le plus sûr consiste à vérifier les informations actualisées sur Service-Public.fr, à partir de la référence R16070, ou directement auprès du SPIP compétent. Cela permet de confirmer les pièces attendues, les modalités locales de dépôt et, si nécessaire, les usages du tribunal judiciaire concerné.
Le CERFA 13916*03 est un document clé pour les associations et organismes privés investis d’une mission de service public qui souhaitent contribuer à l’accueil de personnes condamnées à un TIG. Bien rempli, accompagné des annexes adaptées et des justificatifs utiles, il permet de présenter une demande structurée, cohérente et exploitable par les services chargés de l’instruction.