Téléchargez immédiatement en ligne ce modèle de document
Startdoc Premium : offre d'essai de 1.79€ pour 48h, puis 39€ par mois sans obligation de reconduction
Accès illimité à la bibliothèque de documents types et envoi illimité de courrier avec AR (réservé aux particuliers)
Téléchargez en ligne ce document
CERFA 13942-02 : Demande d'autorisation d'exportateur agréé
Informations personnelles :
CERFA 13942-02 : Demande d'autorisation d'exportateur agréé
Pour la certification de l'origine sur un document commercial
Obtenir l’autorisation d’exportateur agréé
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 13942*02, demande d'autorisation d'exportateur agréé
Le CERFA 13942*02 permet à une entreprise de demander le statut d’exportateur agréé auprès de l’administration des douanes. Ce formulaire concerne les professionnels qui souhaitent certifier l’origine préférentielle de leurs marchandises directement sur un document commercial, sans recourir systématiquement à un certificat d’origine délivré au cas par cas.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des échanges internationaux couverts par des accords préférentiels conclus par l’Union européenne. L’enjeu est important : l’origine préférentielle peut permettre à l’importateur de bénéficier d’un traitement douanier avantageux dans le pays de destination, à condition que les règles d’origine applicables soient bien respectées.
Le formulaire officiel porte le titre Demande d'autorisation d'exportateur agréé, pour la certification de l’origine sur un document commercial. Il est identifié par le numéro CERFA 13942*02 et par l’identifiant DILA R12074. La dernière vérification DILA mentionnée est datée du 8 octobre 2019.
Concrètement, ce document sert à démontrer que l’entreprise maîtrise les règles d’origine préférentielle applicables à ses produits, qu’elle dispose des justificatifs nécessaires et qu’elle est en mesure de sécuriser ses déclarations d’origine. La douane évalue ainsi la fiabilité de l’opérateur avant de lui accorder, ou non, l’autorisation demandée.
Dans quelles situations utiliser ce formulaire
Le CERFA 13942*02 est adapté lorsqu’une société exporte, ou prévoit d’exporter, des marchandises vers des pays avec lesquels l’Union européenne entretient des relations préférentielles et qu’elle souhaite établir elle-même la preuve d’origine sur un document commercial.
Il peut notamment être utilisé dans les cas suivants :
- une entreprise manufacturière fabrique en France des produits répondant aux règles d’origine préférentielle et souhaite fluidifier ses expéditions à l’export ;
- un revendeur exporte des produits achetés dans l’Union européenne et détient les documents permettant d’en justifier l’origine préférentielle ;
- une société expédie régulièrement les mêmes références vers certains pays partenaires et veut éviter la répétition de formalités documentaires ;
- un groupe possède plusieurs sites de fabrication ou d’exportation et veut sécuriser ses pratiques de certification d’origine.
Ce formulaire n’est pas un simple document administratif de convenance. Il implique des engagements précis sur la qualité des justificatifs, sur la conservation des pièces, sur la mise à jour des informations communiquées et sur l’acceptation d’éventuels contrôles douaniers.
Pourquoi la notion d’origine préférentielle est centrale
Le formulaire repose entièrement sur la notion d’origine préférentielle. Il ne suffit pas qu’un produit soit expédié depuis la France ou depuis l’Union européenne pour qu’il soit considéré comme originaire au sens douanier. Il faut vérifier, pour chaque produit et pour chaque destination concernée, si les conditions prévues par l’accord applicable sont remplies.
Le formulaire rappelle plusieurs critères susceptibles d’entrer en ligne de compte : l’entière obtention, la transformation suffisante, la tolérance d’incorporation ou encore le cumul. Ces notions exigent une analyse rigoureuse de la chaîne d’approvisionnement, de la fabrication et des matières utilisées.
En pratique, une entreprise qui ne documente pas correctement l’origine préférentielle de ses marchandises prend un risque important. Une déclaration d’origine incorrecte peut avoir des conséquences douanières pour l’importateur, mais aussi pour l’exportateur qui engage sa responsabilité.
Comment remplir le CERFA 13942*02, rubrique par rubrique
Rubrique 1, identité du demandeur
La première partie permet d’identifier sans ambiguïté l’entreprise qui sollicite l’autorisation. Il faut indiquer :
- le nom, le prénom et la raison sociale ;
- les numéros SIRET et EORI ;
- l’adresse ;
- le courriel ;
- le téléphone.
Cette rubrique doit être remplie avec une attention particulière. Les informations doivent correspondre aux données administratives et douanières de l’entreprise. Le numéro EORI est particulièrement important dans les opérations d’exportation, puisqu’il identifie l’opérateur dans ses relations avec la douane.
En cas de structure complexe, il convient de vérifier que la société désignée est bien celle qui assume juridiquement les exportations et la certification de l’origine.
Rubrique 2, produits concernés par la demande
Le formulaire demande, pour chaque produit, le classement tarifaire avec un niveau minimal SH 4, ainsi qu’une description du produit. Cette partie est fondamentale, car les règles d’origine préférentielle varient selon la nomenclature douanière et selon la nature des marchandises.
La description doit être assez précise pour permettre à l’administration de comprendre ce qui est exporté. Une désignation trop vague fragilise l’analyse du dossier. Il est préférable d’employer la terminologie habituellement utilisée en douane et dans les documents commerciaux.
Si plusieurs familles de produits sont concernées, il faut les distinguer clairement. Mieux vaut présenter des catégories cohérentes et documentées que regrouper de manière imprécise des marchandises soumises à des règles différentes.
Rubrique 3, pays de destination visés par l’autorisation
L’entreprise doit citer les pays vers lesquels les exportations sont envisagées et pour lesquels l’auto-certification de l’origine préférentielle est demandée. Cette rubrique ne doit pas être remplie de manière approximative. Il faut viser les destinations réellement concernées par l’activité export.
Le formulaire précise que la liste des accords et préférences unilatérales de l’Union européenne, disponible sur le site de la douane, permet d’identifier les pays avec lesquels l’Union européenne a des relations préférentielles. Cette vérification est utile, car tous les pays ne relèvent pas du même cadre juridique et les règles applicables peuvent différer selon la destination.
Si l’entreprise prévoit de nouvelles destinations par la suite, elle devra penser à demander la mise à jour de son autorisation lorsque cela est nécessaire.
Rubrique 4, critères d’acquisition de l’origine préférentielle
Cette partie est au cœur du dossier. Le demandeur doit être en mesure d’expliquer selon quels critères ses produits acquièrent l’origine préférentielle. Le formulaire rappelle les principaux mécanismes :
- l’entière obtention ;
- la transformation suffisante ;
- la tolérance d’incorporation ;
- le cumul.
Chaque produit doit être analysé à la lumière du texte applicable au pays de destination. Il ne s’agit pas d’une simple formalité descriptive. La douane attend une compréhension réelle des règles d’origine, appuyée par des éléments concrets : processus de fabrication, nomenclature des composants, statut des matières utilisées, justificatifs fournisseurs, preuves antérieures d’origine le cas échéant.
Pour un fabricant, cette rubrique suppose souvent une coordination entre les services douane, qualité, achats et production. Pour un acheteur ou un revendeur, la fiabilité des déclarations fournisseurs devient déterminante.
Rubrique 5, produits fabriqués sous le régime du perfectionnement actif
Le formulaire pose une question directe : les produits exportés sont-ils fabriqués sous le régime du perfectionnement actif ? Il faut répondre par oui ou par non.
Cette information est liée à la question de la ristourne de droits de douane. Elle n’est donc pas accessoire. Une mauvaise réponse peut fausser l’analyse du dossier au regard des conditions d’origine préférentielle applicables. Si l’entreprise a recours à ce régime douanier, il est prudent de s’assurer que ses effets ont bien été pris en compte dans l’étude de l’origine.
Rubrique 6, sites de fabrication et d’exportation
La sixième rubrique vise à vérifier le respect du principe de territorialité. Elle se divise en deux tableaux.
Sites de fabrication des marchandises exportées
Pour chaque site, il faut indiquer :
- le nom et la raison sociale ;
- l’identifiant, SIRET ou EORI ;
- l’adresse ;
- les produits fabriqués, avec la référence SH 4 ;
- si l’exportation est réalisée depuis ce site.
Cette partie est essentielle lorsqu’une entreprise fait fabriquer ses produits sur plusieurs implantations, chez des filiales ou chez des sous-traitants. Les lieux de fabrication doivent être identifiés précisément, car l’origine préférentielle dépend aussi des conditions dans lesquelles les opérations ont été réalisées.
Sites d’exportation, s’ils sont distincts du lieu de fabrication
Le formulaire prévoit ensuite les sites d’exportation distincts, en France ou dans d’autres États membres. Il convient d’indiquer le nom, la raison sociale, l’identifiant éventuel et l’adresse.
Cette mention est utile, par exemple, lorsqu’un produit est fabriqué dans un site puis expédié depuis une plateforme logistique ou un autre établissement. Là encore, la cohérence entre le schéma opérationnel et la justification d’origine doit pouvoir être démontrée.
Rubrique 7, pièces justificatives de l’origine préférentielle
Cette rubrique demande au professionnel de lister les éléments sur lesquels il se fonde pour certifier l’origine préférentielle. Le formulaire distingue notamment le cas du fabricant et celui de l’acheteur ou revendeur.
| Situation | Exemples de justificatifs mentionnés par le formulaire |
|---|---|
| Fabricant | Fiche descriptive du processus de production, comptabilité commerciale, déclaration du fournisseur pour les matières achetées dans l’Union européenne ou dans certains cumuls, preuve de l’origine préférentielle des matières utilisées dans le cadre du cumul, preuves liées au perfectionnement passif, autre justificatif à préciser |
| Acheteur ou revendeur | Déclaration du fournisseur pour les produits achetés dans l’Union européenne, preuve de l’origine préférentielle dans le cadre du cumul diagonal, autre justificatif à préciser |
Les pièces retenues doivent être disponibles au moment de l’émission de la preuve d’origine. Il ne suffit donc pas de prévoir de les obtenir plus tard. La capacité à produire immédiatement les justificatifs constitue un point de vigilance majeur en cas de contrôle.
Pour gagner du temps et réduire le risque d’oubli dans ce type de dossier technique, certains professionnels choisissent de passer par Startdoc afin de récupérer le bon CERFA déjà structuré, avec les zones essentielles identifiées pour une préparation plus sûre de la demande.
Rubrique 8, demande de dispense de signature
Le demandeur peut solliciter, conformément aux dispositions prévues par les protocoles d’origine concernés, une dispense de signature des déclarations d’origine. Il faut cocher oui ou non.
Si cette option est demandée, l’entreprise s’engage à accepter l’entière responsabilité de toute déclaration d’origine l’identifiant, comme si elle l’avait signée de sa propre main. Cette faculté peut présenter un intérêt opérationnel, mais elle suppose un niveau élevé de maîtrise interne. Avant de la solliciter, il est conseillé de vérifier que l’organisation documentaire, les circuits de validation et le contrôle des flux sont suffisamment robustes.
Rubrique 9, engagements de l’exportateur
La dernière partie formalise les engagements du demandeur. Ils sont nombreux et doivent être pris très au sérieux. L’entreprise s’engage notamment à :
- émettre des déclarations d’origine uniquement pour des marchandises ayant acquis le caractère originaire ;
- détenir, au moment de l’émission, toutes les preuves ou éléments comptables nécessaires ;
- signer manuscritement les déclarations d’origine, sauf dispense de signature accordée ;
- conserver une copie des déclarations d’origine établies sur la base de l’autorisation ;
- conserver les documents justificatifs pendant la période prévue par la relation préférentielle concernée ;
- présenter à la douane toute justification complémentaire demandée ;
- accepter les contrôles de comptabilité et des circonstances de fabrication, de commercialisation et de dédouanement ;
- demander la mise à jour de l’autorisation en cas de modification des éléments déclarés, en particulier pour de nouveaux produits ou de nouvelles destinations ;
- assumer la responsabilité totale de l’utilisation de l’autorisation.
Le formulaire doit ensuite être daté, localisé et signé par l’exportateur.
Points de vigilance pour éviter un dossier fragile
Bien distinguer origine préférentielle et simple provenance
Un produit expédié depuis la France n’est pas automatiquement d’origine préférentielle Union européenne. Cette confusion est fréquente. Le dossier doit montrer que l’entreprise maîtrise les règles applicables au produit et au pays de destination, pas uniquement le lieu d’expédition.
Ne pas sous-estimer la qualité du classement tarifaire
Le formulaire exige un classement SH 4 minimum. Une erreur de nomenclature peut entraîner une mauvaise identification de la règle d’origine applicable. Si le classement est incertain, il est préférable de le sécuriser avant le dépôt de la demande.
Préparer des justificatifs immédiatement exploitables
La logique du formulaire est claire : les preuves doivent être détenues au moment de l’émission de la preuve d’origine. Une entreprise qui dépend de documents fournisseurs irréguliers, incomplets ou obtenus tardivement s’expose à un risque de non-conformité.
Tenir compte des flux réels de fabrication et de logistique
Lorsque la production, le stockage et l’expédition sont répartis sur plusieurs sites, le dossier doit refléter la réalité opérationnelle. Les tableaux relatifs aux sites de fabrication et d’exportation ne doivent pas être remplis de manière théorique. La cohérence entre les lieux déclarés, les produits concernés et les justificatifs disponibles est déterminante.
Mettre en place un suivi des évolutions
L’autorisation, une fois obtenue, n’exonère pas l’entreprise de ses obligations. Le formulaire rappelle expressément que l’exportateur doit demander la mise à jour de son autorisation si les éléments communiqués évoluent, notamment en cas de nouveaux produits ou de nouvelles destinations d’exportation.
Cas concrets dans lesquels cette demande prend tout son sens
Entreprise industrielle exportant régulièrement vers plusieurs pays partenaires
Une société qui fabrique en série des produits finis et les expédie de façon répétée peut avoir intérêt à demander cette autorisation afin de simplifier la certification de l’origine sur ses documents commerciaux. À condition, bien sûr, que la règle d’origine soit maîtrisée et documentée pour chaque référence concernée.
Négociant ou distributeur travaillant avec des fournisseurs européens
Un professionnel qui n’est pas fabricant peut aussi être concerné. Dans ce cas, la solidité du dossier dépend souvent de la qualité des déclarations fournisseurs et des preuves d’origine obtenues en amont. Le rôle de l’acheteur ou revendeur n’est pas passif : il doit s’assurer que les documents sur lesquels il s’appuie sont pertinents, cohérents et conservés correctement.
Groupe multi-sites avec fabrication et expédition dissociées
Le formulaire est particulièrement utile pour les structures ayant des organisations logistiques complexes. Il permet de cadrer l’identification des lieux de fabrication et d’exportation, en France ou dans d’autres États membres, et de démontrer à la douane que le principe de territorialité est respecté.
Conseils pratiques avant l’envoi du CERFA 13942*02
Avant de transmettre le dossier, il est judicieux de relire l’ensemble des rubriques avec une logique douanière et non seulement administrative. Quelques vérifications simples peuvent renforcer la fiabilité de la demande :
- contrôler la concordance entre la raison sociale, le SIRET, l’EORI et les coordonnées mentionnées ;
- vérifier que chaque produit listé est associé à un classement tarifaire cohérent ;
- confirmer que les pays de destination relèvent bien d’un cadre préférentiel pertinent ;
- documenter pour chaque produit le critère d’acquisition de l’origine préférentielle ;
- rassembler les justificatifs réellement disponibles à la date d’émission des preuves d’origine ;
- identifier clairement les sites de fabrication et d’expédition ;
- mesurer les conséquences d’une demande de dispense de signature ;
- s’assurer que la personne signataire a bien la capacité d’engager l’entreprise.
En cas de doute sur la portée exacte d’une rubrique, sur l’accord préférentiel applicable ou sur les justificatifs attendus, il reste prudent de consulter la page officielle de Service-Public.fr relative au formulaire, ainsi que les ressources douanières consacrées à l’origine préférentielle.
Le CERFA 13942*02 n’est pas difficile parce qu’il serait long. Il l’est parce qu’il suppose une vraie maîtrise de la matière douanière. Un dossier clair, cohérent et étayé est donc la meilleure base pour demander l’autorisation d’exportateur agréé dans de bonnes conditions.