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Formulaire:

CERFA 14044 : Relevé d'acompte CVAE - formulaire n°1329-AC-SD

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CERFA 14044 : Relevé d'acompte CVAE - formulaire n°1329-AC-SD

CERFA 14044 : Relevé d'acompte CVAE - formulaire n°1329-AC-SD

La télédéclaration du relevé d'acompte est obligatoire. Les entreprises ne doivent pas déposer de relevé papier.

Déclarez votre acompte CVAE facilement

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Relevé d'acompte CVAE, à quoi sert le CERFA 14044

Le CERFA 14044, intitulé Relevé d'acompte CVAE, formulaire n° 1329-AC-SD, concerne les professionnels soumis à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Il permet de déterminer et de déclarer l'acompte de CVAE à verser au titre de la période concernée, avec une case dédiée à l'acompte de juin ou de septembre.

Ce document relève de la fiscalité professionnelle et s'inscrit dans le cadre de la contribution économique territoriale. Il sert à calculer un acompte à partir du chiffre d'affaires, de la valeur ajoutée produite, des éventuelles exonérations ou réductions, puis de la taxe additionnelle associée.

Un point essentiel doit être rappelé immédiatement : la télédéclaration du relevé d'acompte est obligatoire. D'après la description officielle, les entreprises ne doivent pas déposer de relevé papier. Autrement dit, ce CERFA a une valeur de repère pour comprendre la structure du calcul et vérifier les informations à renseigner, mais la transmission s'effectue par voie dématérialisée auprès de l'administration fiscale.

Le service compétent mentionné sur le formulaire est le SIE, c'est-à-dire le service des impôts des entreprises. Le document comporte également un cadre d'identification de l'établissement principal, avec notamment le SIRET, l'adresse et les références de service.

Les entreprises concernées

Le formulaire s'adresse aux professionnels, plus précisément aux entreprises entrant dans le champ de la CVAE et tenues de verser un acompte lorsque les conditions sont réunies. Le formulaire lui-même prévoit plusieurs situations selon le niveau de chiffre d'affaires et le montant de cotisation calculé.

Le calcul repose notamment sur :

  • le montant du chiffre d'affaires de la période de référence,
  • le cas échéant, le chiffre d'affaires de référence du groupe,
  • la valeur ajoutée produite,
  • la limitation éventuelle de la valeur ajoutée,
  • les exonérations ou réductions applicables,
  • la taxe additionnelle.

Le document mentionne aussi un seuil important : vous êtes dispensé du paiement de l'acompte si celui-ci est inférieur ou égal à 750 euros. Cette dispense ne doit pas être confondue avec l'absence d'analyse. Même en présence d'une dispense de paiement, le calcul préalable reste indispensable pour vérifier que le seuil est bien respecté.

Un formulaire de calcul avant tout

Le CERFA 14044 n'est pas un simple bordereau de paiement. Il s'agit d'un support de calcul structuré, avec des cadres successifs consacrés au chiffre d'affaires, au pourcentage applicable, à la valeur ajoutée, au calcul de la CVAE brute, à l'acompte dû, à son éventuel ajustement, puis à la taxe additionnelle.

En pratique, beaucoup d'entreprises l'utilisent comme une trame de vérification interne avant la saisie en ligne. C'est particulièrement utile lorsque plusieurs variables doivent être croisées, par exemple une période de référence qui n'est pas de douze mois, une appartenance à un groupe, ou encore l'application d'une exonération spécifique.

Comment remplir le formulaire 1329-AC-SD sans erreur

Identifier correctement l'entreprise et la période d'acompte

La première étape consiste à vérifier les données d'identification de l'établissement principal. Le formulaire prévoit notamment :

  • le nom et l'adresse de l'établissement,
  • le numéro SIRET de l'établissement principal,
  • l'adresse de l'établissement principal,
  • les références de service,
  • la période de l'acompte, juin ou septembre, à cocher.

Cette partie paraît simple, mais une erreur d'identification peut compliquer l'affectation du paiement ou la cohérence du dossier fiscal. Il faut donc s'assurer que les références utilisées correspondent bien à l'établissement principal concerné par la déclaration.

Renseigner les données de chiffre d'affaires

Le cadre A du formulaire regroupe les données de chiffre d'affaires. Il comporte plusieurs lignes, dont le montant du chiffre d'affaires de la période de référence, un montant de chiffre d'affaires réel lorsque la période de référence est différente de douze mois, ainsi qu'une ligne spécifique au montant du chiffre d'affaires de référence du groupe.

Le document précise, pour la ligne relative au groupe, que le montant porté doit être supérieur ou égal à 7 630 000 euros. Cette donnée peut être déterminante pour l'application du taux de CVAE lorsque l'entreprise appartient à un groupe fiscalement concerné par cette règle.

Si la période de référence n'est pas de douze mois, il convient d'être particulièrement attentif au chiffre d'affaires réel à retenir. Une mauvaise base de calcul peut fausser tout le reste du formulaire, du pourcentage applicable jusqu'au montant final à payer.

Calculer le pourcentage de valeur ajoutée applicable

Le cadre B permet d'indiquer le pourcentage de la valeur ajoutée correspondante. Le formulaire fournit un barème selon le montant du chiffre d'affaires.

Il mentionne notamment :

  • si le chiffre d'affaires est inférieur à 500 000 euros, le taux est de 0,
  • si le chiffre d'affaires est supérieur à 50 000 000 euros, le taux à porter est de 0,28,
  • pour les tranches intermédiaires, le taux est obtenu à l'aide des formules indiquées sur le document.

Le taux est exprimé en pourcentage et arrondi au centième le plus proche. Cet arrondi doit être fait avec rigueur, car même un faible écart peut modifier le montant de la cotisation et donc celui de l'acompte.

Le formulaire détaille les formules applicables selon les tranches de chiffre d'affaires. Il est important de suivre exactement la tranche correspondant à votre situation, sans extrapoler ni utiliser un taux moyen approximatif.

Déterminer la valeur ajoutée et sa limitation

Le cadre C porte sur la valeur ajoutée produite. Le formulaire indique que le montant à reporter figure sur certains imprimés fiscaux, notamment les imprimés 2059-E, 2033-E, 2035-E et 2072-E, avec la ligne correspondante pour chacun. Cette précision est utile pour sécuriser la cohérence entre les déclarations fiscales de l'entreprise.

Le cadre D concerne la limitation de la valeur ajoutée. Le document prévoit :

  • si le chiffre d'affaires est inférieur ou égal à 7 600 000 euros, le montant à porter correspond à 80 % du chiffre d'affaires porté au cadre A1 ou A2,
  • si le chiffre d'affaires est supérieur à 7 600 000 euros, le montant à porter correspond à 85 % du chiffre d'affaires porté au cadre A1 ou A2.

Le formulaire prévoit aussi une case pour certaines entreprises à caractère financier. Lorsqu'elle est cochée, la case D n'est pas à remplir et la cotisation est alors déterminée selon la règle spécifique prévue sur le formulaire. Si vous hésitez sur cette qualification, mieux vaut vérifier votre situation auprès de votre conseil habituel ou des indications de l'administration fiscale.

Calculer la CVAE brute puis l'acompte dû

Le cadre E sert à calculer le montant de la CVAE brute. Le formulaire précise :

  • si C est inférieur ou égal à D, la cotisation sur la valeur ajoutée est égale à C multiplié par B,
  • si C est supérieur à D, la cotisation est égale à D multiplié par B,
  • si la case spécifique des entreprises financières a été cochée, la cotisation est égale à C multiplié par B.

Une fois la CVAE brute obtenue, le formulaire permet de calculer l'acompte avant réduction, puis de déduire les exonérations et la réduction supplémentaire éventuelle pour obtenir l'acompte dû.

Le document distingue ensuite le cas du chiffre d'affaires inférieur à 2 000 000 euros et celui du chiffre d'affaires d'au moins 2 000 000 euros. Il indique également le traitement particulier de la somme de 188 euros dans certaines situations. Là encore, il faut reprendre strictement les indications portées sur le formulaire pour éviter toute erreur de calcul.

Prendre en compte l'ajustement du premier acompte

Le formulaire comporte un cadre d'ajustement du premier acompte, avec une ligne d'augmentation et une ligne de diminution. Ce mécanisme permet de corriger le montant intermédiaire afin d'aboutir à l'acompte à verser.

Ce point mérite de l'attention, car certaines entreprises se concentrent sur la CVAE brute ou l'acompte initial sans intégrer les ajustements prévus par le formulaire. Or c'est bien le montant final après ajustement qui sert ensuite de base au récapitulatif et à la taxe additionnelle.

Ajouter la taxe additionnelle et obtenir le total à payer

Le formulaire prévoit une section dédiée à la taxe additionnelle. Une case permet de signaler l'exonération de cette taxe si votre situation y ouvre droit. À défaut, le document indique que la taxe additionnelle est calculée selon la formule suivante : L x 9,23 %.

Le récapitulatif permet ensuite d'obtenir le total à payer, égal à l'acompte à verser augmenté de la taxe additionnelle. C'est ce total qui figure en dernière étape du calcul et qui est repris dans le montant du versement.

Étape Ce qu'il faut vérifier
Identification SIRET, adresse, service compétent, période d'acompte cochée
Chiffre d'affaires Période de référence correcte, cas du groupe, période différente de 12 mois
Taux Bonne tranche de CA, formule exacte, arrondi au centième
Valeur ajoutée Montant repris du bon imprimé fiscal, limitation à 80 % ou 85 % si nécessaire
Acompte Exonérations, réduction supplémentaire, ajustement du premier acompte
Total Taxe additionnelle, dispense de paiement si acompte inférieur ou égal à 750 euros

Quelles pièces et informations préparer avant la télédéclaration

La description officielle précise qu'aucun relevé papier ne doit être déposé. En pratique, l'enjeu n'est donc pas de réunir des annexes à envoyer par courrier, mais de disposer de toutes les données justificatives avant la saisie en ligne.

Il est conseillé de préparer en amont :

  • les éléments d'identification de l'établissement principal,
  • le chiffre d'affaires de la période de référence,
  • le cas échéant, le chiffre d'affaires réel si la période est différente de douze mois,
  • les données de groupe si elles sont applicables,
  • la valeur ajoutée issue des imprimés fiscaux concernés,
  • les éléments permettant de justifier une exonération ou une réduction,
  • les informations utiles au calcul d'un ajustement du premier acompte.

Conserver ces pièces est essentiel en cas de demande de l'administration. Même si la procédure est dématérialisée, l'entreprise doit être en mesure de justifier les montants saisis.

Pour les professionnels qui veulent gagner du temps dans la préparation de ce type de formalité fiscale, Startdoc met à disposition un document structuré qui aide à reprendre les bonnes rubriques et à vérifier les données utiles avant la saisie dématérialisée, ce qui limite les oublis sur un formulaire aussi technique que le 1329-AC-SD.

Les erreurs fréquentes à éviter pour le CERFA 14044

Confondre formulaire de référence et dépôt effectif

L'erreur la plus fréquente consiste à croire qu'il suffit d'imprimer et d'envoyer le CERFA. Or la règle officielle est claire : la télédéclaration est obligatoire et les entreprises ne doivent pas déposer de relevé papier. Le formulaire doit donc être compris comme un support de préparation et de vérification, pas comme un document papier à transmettre.

Se tromper de base de chiffre d'affaires

Le calcul du taux dépend directement du montant de chiffre d'affaires retenu. Une confusion entre période de référence, chiffre d'affaires réel, ou chiffre d'affaires du groupe peut entraîner une erreur sur toute la chaîne de calcul. Il faut aussi être vigilant lorsque l'exercice n'a pas une durée de douze mois.

Mal appliquer les règles de limitation de la valeur ajoutée

Les seuils de 80 % et 85 % prévus par le formulaire sont structurants. Oublier cette limitation, ou l'appliquer alors qu'elle n'est pas due dans le cas spécifique de certaines entreprises financières, conduit à un montant erroné de CVAE brute.

Omettre une exonération ou une réduction

Le formulaire prévoit des lignes distinctes pour les exonérations et pour la réduction supplémentaire. Les entreprises qui n'identifient pas correctement leurs droits risquent soit de payer trop, soit de déclarer un montant insuffisant. En cas d'incertitude, il est prudent de vérifier les conditions exactes sur Service-Public.fr ou auprès de l'administration fiscale.

Négliger la taxe additionnelle

Le total à payer ne se limite pas à l'acompte principal. Il faut encore intégrer la taxe additionnelle, sauf exonération. Oublier cette étape crée un écart entre le calcul interne de l'entreprise et le montant réellement attendu.

Ignorer le seuil de dispense de paiement

Le formulaire indique que l'acompte n'est pas à payer s'il est inférieur ou égal à 750 euros. Cette information est importante, mais elle intervient après calcul. Il ne faut donc pas sauter les étapes précédentes sous prétexte d'un montant supposé faible.

Ce qu'il faut retenir avant de transmettre votre acompte de CVAE

Le CERFA 14044, ou formulaire 1329-AC-SD, est un document technique de fiscalité professionnelle destiné au calcul de l'acompte de CVAE. Il s'adresse aux entreprises concernées par cette cotisation et organise le calcul autour de plusieurs blocs, chiffre d'affaires, taux applicable, valeur ajoutée, limitation éventuelle, acompte dû, ajustement, taxe additionnelle et total à payer.

Deux réflexes sont essentiels. D'abord, vérifier soigneusement les données utilisées, en particulier le chiffre d'affaires de référence et la valeur ajoutée reprise des imprimés fiscaux. Ensuite, garder à l'esprit que la démarche doit être effectuée en ligne, le relevé papier n'ayant pas vocation à être déposé.

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 15 juillet 2024. Pour confirmer les modalités applicables à votre situation, vous pouvez également consulter la fiche officielle Service-Public.fr relative à l'identifiant R18059.