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Formulaire:

CERFA 14600-01 : Déclaration pour le calcul de la taxe relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Île-de-France

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CERFA 14600-01 : Déclaration pour le calcul de la taxe relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Île-de-France

CERFA 14600-01 : Déclaration pour le calcul de la taxe relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Île-de-France

Déclaration pour le calcul de la taxe relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Île-de-France - Formulaire

Déclarez la taxe sur vos bureaux en Île-de-France

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 14600*01 en Île-de-France

Le CERFA 14600*01 correspond à la déclaration pour le calcul de la taxe relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Île-de-France. Il s’adresse aux professionnels qui réalisent certains travaux de construction ou de transformation portant sur des locaux à usage de bureaux, des locaux commerciaux ou des locaux de stockage.

Ce formulaire s’inscrit dans le cadre des articles L. 520-1 et suivants du code de l’urbanisme. Il permet à l’administration de déterminer la surface passible de la taxe, à partir des caractéristiques du projet, de la situation du terrain et, le cas échéant, des locaux déjà existants.

Le document doit être utilisé pour des travaux donnant lieu à permis de construire, mais aussi pour certains travaux ne donnant pas lieu à permis de construire. Dans le premier cas, la déclaration est jointe à la demande de permis. Dans le second cas, elle doit être adressée en deux exemplaires à la direction départementale du territoire ou à l’unité territoriale du département concerné, conformément à l’article A. 520-1 du code de l’urbanisme.

Ce formulaire ne constitue pas une simple formalité accessoire. Une déclaration incomplète, imprécise ou mal renseignée peut compliquer l’instruction du dossier et retarder le calcul de la taxe. Pour un projet immobilier professionnel en Île-de-France, il est donc essentiel d’identifier dès le départ si les surfaces créées ou transformées entrent dans le champ de cette taxation.

Quels projets sont concernés

Le CERFA 14600*01 vise les opérations portant sur :

  • la création de bureaux,
  • la création de locaux commerciaux,
  • la création de locaux de stockage,
  • la transformation de locaux existants vers l’une de ces affectations.

Le formulaire demande d’ailleurs de préciser la description des travaux de construction ou de transformation, l’affectation actuelle des locaux, puis l’affectation prévue. Cette logique permet à l’administration d’apprécier la situation réelle du projet, notamment lorsque des surfaces changent d’usage.

Qui doit remplir la déclaration

Le déclarant peut être, selon les cas, le propriétaire, le locataire ou le maître d’œuvre. Le formulaire prévoit expressément cette distinction. Si le constructeur n’est pas le propriétaire, il faut joindre une lettre du propriétaire, indiquant son identité, son adresse et son accord sur l’opération envisagée.

Le formulaire concerne donc en pratique plusieurs profils professionnels, par exemple :

  • une société qui fait construire ses futurs bureaux,
  • un investisseur réalisant un immeuble à usage commercial,
  • un porteur de projet transformant un bâtiment existant en surfaces de stockage,
  • un exploitant ou un occupant qui engage les travaux avec l’accord du propriétaire.

Le cadre juridique de la taxe et les obligations du déclarant

Une taxe liée à la création de certaines surfaces

La déclaration a pour objet le calcul de la taxe applicable en Île-de-France à certaines créations de surfaces. Le formulaire mentionne encore le terme de redevance dans plusieurs rubriques, ce qui reflète l’historique du dispositif. En pratique, le déclarant doit surtout permettre à l’administration d’identifier :

  • la nature exacte des locaux,
  • la surface totale créée ou transformée,
  • les surfaces qui ne sont pas passibles de la taxe,
  • la surface finalement taxable.

La déclaration n’a donc pas uniquement une fonction descriptive. Elle sert directement de base au calcul fiscal applicable au projet.

Les textes mentionnés par le formulaire

Le CERFA renvoie notamment aux dispositions suivantes :

  • les articles L. 520-1 et suivants du code de l’urbanisme,
  • l’article A. 520-1 du code de l’urbanisme, pour les modalités de transmission,
  • les articles L. 510-1, R. 510-1 et suivants, en lien avec l’agrément lorsqu’il est requis,
  • l’article R. 331-7 du code de l’urbanisme, pour la définition de la surface de plancher à retenir,
  • les articles L. 520-6, L. 520-8 et R. 520-1-2, pour certaines surfaces non passibles.

Ces références sont importantes, car elles montrent que le formulaire ne se limite pas à un simple relevé administratif. Il s’appuie sur des notions juridiques précises, notamment en matière d’urbanisme, d’affectation des locaux et de calcul des surfaces.

Vos obligations déclaratives

Le déclarant doit renseigner avec exactitude plusieurs blocs d’informations :

  • son identité et ses coordonnées,
  • le numéro SIRET,
  • l’adresse du terrain ou des locaux concernés,
  • la section cadastrale et le numéro des parcelles,
  • l’état des locaux existants,
  • la description des locaux projetés,
  • l’identité du futur utilisateur, du futur propriétaire et, le cas échéant, du représentant.

Le formulaire demande aussi si les locaux ont déjà donné lieu à redevance depuis le 4 août 1960. Si c’est le cas, il faut rappeler les avis antérieurs, avec leur numéro, leur date, la surface concernée et le montant. Cette rubrique n’est pas secondaire. Elle peut permettre à l’administration de reconstituer l’historique fiscal du bien ou de vérifier les surfaces déjà taxées.

Le cas particulier de l’agrément

Le formulaire comporte une rubrique relative à l’agrément, avec indication de la date et du numéro. Il précise qu’une copie de la décision d’agrément doit être jointe lorsque cela est nécessaire. Ce point concerne certains projets relevant des règles d’urbanisme applicables aux locaux d’activité en Île-de-France.

En cas de doute sur l’obligation d’obtenir un agrément, il est prudent de vérifier la situation du projet auprès du service instructeur ou sur Service-Public.fr. Une omission sur ce point peut fragiliser la régularité du dossier.

Comment remplir le CERFA 14600*01 sans erreur

Identifier correctement le terrain et les locaux

Le formulaire distingue clairement le terrain, bâti ou non bâti, les locaux existants et les locaux projetés. Cette organisation oblige le déclarant à décrire l’opération dans son ensemble, et non uniquement l’état futur du bâtiment.

Il faut notamment être attentif à :

  • l’adresse exacte du site,
  • la commune et le code postal,
  • les références cadastrales,
  • l’affectation actuelle des surfaces,
  • leur éventuelle vacance, avec indication de la date depuis laquelle les locaux sont inutilisés.

Ces informations permettent à l’administration de qualifier le projet et de vérifier s’il s’agit d’une création nette, d’une transformation partielle ou d’une réaffectation de locaux déjà existants.

Renseigner l’utilisateur actuel et l’utilisateur futur

Le document demande d’indiquer l’utilisateur actuel, puis le futur utilisateur. Cette distinction est particulièrement utile dans les opérations immobilières menées pour le compte d’un tiers, ou lorsque la société qui réalise les travaux n’est pas celle qui exploitera les locaux à terme.

Il faut aussi compléter, selon les cas, les informations relatives au futur propriétaire et au représentant lorsqu’il s’agit d’une société ou d’une indivision. Il est conseillé d’harmoniser ces données avec celles figurant dans les autres pièces du dossier, notamment la demande de permis de construire et les documents de propriété ou de mandat.

Calculer les surfaces à déclarer

La partie la plus sensible du CERFA concerne les surfaces des locaux projetés. Le tableau final distingue :

  • la surface totale créée ou transformée,
  • la surface à déduire non passible de la taxe,
  • la surface passible, obtenue par différence.

Les surfaces doivent être ventilées selon l’affectation : bureaux, commerce, stockage. Cette ventilation est déterminante, car le régime fiscal peut dépendre de la nature exacte des locaux.

Le formulaire rappelle que la surface créée doit être indiquée selon la définition de la surface de plancher issue de l’article R. 331-7 du code de l’urbanisme. Il faut donc raisonner à partir de la somme des surfaces de chaque niveau clos et couvert, calculée au nu intérieur des façades, après les déductions prévues par le texte.

Surfaces non passibles à déduire

La notice intégrée au formulaire précise que certaines surfaces peuvent être exclues de la taxation, notamment :

  • les locaux à caractère social affectés au personnel,
  • les locaux sanitaires,
  • les surfaces de stationnement, circulations comprises.

La prudence est de mise sur cette partie. Déduire une surface non justifiée peut entraîner une contestation du calcul par l’administration. À l’inverse, oublier une surface légalement non passible peut conduire à une taxation plus élevée que nécessaire.

Rubrique Ce qu’il faut indiquer Point de vigilance
Bureaux Surface créée ou transformée à usage de bureaux Vérifier l’usage réel des espaces et la cohérence avec le projet
Commerce Surface affectée à l’activité commerciale Ne pas confondre avec des zones annexes potentiellement non passibles
Stockage Surface destinée au stockage Distinguer les surfaces taxables des stationnements et circulations exclus
Surface à déduire Surfaces non passibles prévues par les textes Justifier chaque déduction en cas de contrôle

Dans la pratique, beaucoup d’erreurs viennent moins du formulaire lui-même que du report imprécis des données techniques. C’est précisément l’intérêt d’un service comme Startdoc, qui permet d’accéder à un document déjà structuré pour éviter les oublis fréquents sur les informations d’identité, de parcelle ou de ventilation des surfaces.

Dépôt du formulaire et pièces à joindre

Quand transmettre la déclaration

Le moment du dépôt dépend de la nature des travaux :

  • si les travaux donnent lieu à permis de construire, la déclaration doit être jointe à la demande de permis,
  • si les travaux ne donnent pas lieu à permis de construire, la déclaration doit être adressée en deux exemplaires à l’administration compétente du département.

Il est donc important de ne pas considérer ce CERFA comme un document à régulariser après coup. Son dépôt s’inscrit dans le calendrier administratif du projet.

À quelle administration l’adresser

Lorsque le projet n’est pas soumis à permis de construire, le formulaire doit être transmis à la direction départementale du territoire ou à l’unité territoriale du département concerné. Le formulaire ne détaille pas davantage les coordonnées de chaque service. Il convient donc de vérifier l’interlocuteur compétent selon le lieu du projet, notamment via Service-Public.fr ou auprès des services de l’État dans le département.

Pièces utiles ou nécessaires selon la situation

Le formulaire mentionne plusieurs pièces ou éléments pouvant devoir être joints :

  • la demande de permis de construire, lorsque les travaux y sont soumis,
  • la lettre d’accord du propriétaire, si le déclarant n’est pas propriétaire,
  • la copie de la décision d’agrément, si elle est requise,
  • les références des avis de redevance antérieurs, si les locaux ont déjà été soumis au dispositif depuis 1960.

Selon la complexité de l’opération, d’autres documents techniques peuvent être utiles pour sécuriser le calcul des surfaces, par exemple les plans, les tableaux de surfaces ou les pièces de désignation cadastrale. Même lorsqu’ils ne sont pas expressément listés sur le CERFA, ils peuvent faciliter l’instruction et limiter les demandes de précision.

Points de vigilance juridiques et risques en cas d’erreur

Ne pas minimiser la portée fiscale de la déclaration

Le CERFA 14600*01 a une finalité fiscale très concrète. Une erreur sur l’affectation des locaux ou sur la surface passible peut avoir des conséquences directes sur le montant réclamé. Il faut donc éviter les approximations, notamment lorsque les locaux comportent des zones mixtes, des annexes, des espaces techniques ou des surfaces de circulation.

Les projets de transformation sont particulièrement sensibles. Il ne suffit pas d’indiquer l’usage futur. Il faut aussi décrire avec précision l’usage actuel, afin de permettre à l’administration de comprendre la nature exacte de l’opération.

Veiller à la cohérence entre les différents documents

Les informations figurant sur ce CERFA doivent rester cohérentes avec :

  • le permis de construire ou la déclaration préalable,
  • les plans de surface,
  • les actes de propriété ou les mandats,
  • les pièces d’identification de la société,
  • l’éventuelle décision d’agrément.

Des écarts entre les documents peuvent entraîner des demandes complémentaires, voire une remise en cause de l’analyse du dossier. En matière administrative, une contradiction sur quelques mètres carrés ou sur l’identité du bénéficiaire peut suffire à ralentir l’ensemble de la procédure.

Anticiper la question des locaux déjà taxés

La rubrique relative aux avis de redevance antérieurs depuis le 4 août 1960 doit être examinée sérieusement, surtout pour les opérations réalisées sur des immeubles anciens, restructurés ou réaménagés. Lorsqu’un bien a déjà été soumis au dispositif, son historique peut jouer un rôle dans l’analyse du nouveau projet.

En présence d’un doute, mieux vaut rechercher les éléments disponibles avant le dépôt. Une réponse inexacte ou incomplète sur ce point peut conduire l’administration à solliciter des précisions supplémentaires.

Contestations, régularisation et accompagnement du professionnel

En cas de désaccord avec l’administration

Le formulaire lui-même ne détaille pas de procédure spécifique de recours. En revanche, comme pour toute décision administrative ou fiscale relative au dossier, un professionnel peut être amené à demander des explications, à produire des éléments complémentaires ou à exercer les recours administratifs ou contentieux prévus par les textes applicables.

La stratégie dépendra de la nature du désaccord :

  • désaccord sur la qualification des locaux,
  • désaccord sur la surface retenue,
  • désaccord sur la prise en compte de surfaces non passibles,
  • désaccord sur la régularité du dossier déposé.

Avant d’envisager un recours, il est souvent utile de reprendre le formulaire ligne par ligne avec les plans et les pièces du projet, afin d’identifier l’origine exacte de la difficulté.

Corriger un dossier incomplet ou imprécis

Si une erreur est détectée après le dépôt, il est généralement préférable de la signaler rapidement au service compétent, plutôt que d’attendre une notification ou une contestation. Une régularisation spontanée, accompagnée des justificatifs utiles, permet souvent de clarifier la situation plus efficacement qu’une correction tardive.

Cette vigilance est d’autant plus importante lorsque le dépôt est lié à une demande de permis de construire, car une pièce mal renseignée peut avoir des répercussions sur le traitement global du dossier.

Pourquoi ce formulaire mérite une attention particulière

Le CERFA 14600*01 concerne un champ technique, à la frontière entre urbanisme, fiscalité immobilière et gestion des surfaces professionnelles. Il ne s’agit pas d’un formulaire standard que l’on remplit en quelques minutes sans préparation. Pour un porteur de projet en Île-de-France, il représente un document stratégique, car il conditionne le calcul d’une taxe attachée à la création ou à la transformation de locaux d’activité.

Une préparation rigoureuse, des données de surface fiables et une cohérence parfaite avec le reste du dossier restent les meilleures garanties pour sécuriser la déclaration. En cas d’incertitude sur l’étendue de l’obligation déclarative ou sur l’interprétation d’une rubrique, il est conseillé de vérifier les informations disponibles sur la fiche officielle Service-Public.fr correspondant au formulaire R14050.