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CERFA 14605-01 : Déclaration relative à la sous-traitance des entreprises de transport routier de marchandises
Informations personnelles :
CERFA 14605-01 : Déclaration relative à la sous-traitance des entreprises de transport routier de marchandises
Déclaration relative à la sous-traitance des entreprises de transport routier de marchandises - Formulaire
Déclarez la sous-traitance en transport routier
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 14605*01 pour la sous-traitance en transport routier de marchandises
Le CERFA 14605*01, intitulé Déclaration relative à la sous-traitance des entreprises de transport routier de marchandises, s’adresse aux professionnels du transport routier de marchandises. Il permet de déclarer la part des opérations de transport confiées à des sous-traitants et de présenter, à partir des données comptables de l’entreprise, le niveau de sous-traitance pratiqué sur un exercice donné.
Ce formulaire relève du ministère chargé des transports. Il est prévu par les textes mentionnés sur l’imprimé, notamment l’arrêté du 3 février 2012 et l’arrêté du 19 novembre 1999. Son utilisation s’inscrit dans le contrôle administratif des entreprises inscrites au registre national des entreprises de transport par route.
Concrètement, la déclaration rassemble plusieurs informations essentielles, parmi lesquelles le numéro SIREN, la raison sociale, la date de clôture de l’exercice comptable et différents montants hors taxes liés à l’activité de transport public routier de marchandises. À partir de ces éléments, l’administration peut apprécier la part des prestations confiées à d’autres transporteurs.
Le formulaire précise un point particulièrement important pour les professionnels du secteur. Si le taux de sous-traitance dépasse 15 % du montant hors taxes du chiffre d’affaires transport, l’entreprise doit s’inscrire au registre des commissionnaires de transport. Cette indication n’est pas accessoire. Elle conditionne la bonne qualification de l’activité exercée et, par conséquent, les obligations administratives de l’entreprise.
La déclaration complétée n’est pas adressée spontanément selon les termes figurant sur l’imprimé. Elle est adressée sur demande à l’autorité administrative compétente, selon la localisation du siège social ou, à défaut, de l’établissement principal en France.
Pour une entreprise de transport, ce document n’est donc pas un simple relevé interne. Il peut servir à justifier sa situation vis-à-vis de l’administration, à démontrer la cohérence entre son activité déclarée et ses pratiques de sous-traitance, et à éviter une mauvaise appréciation de son positionnement réglementaire.
Entreprises concernées
Le formulaire vise les entreprises de transport routier de marchandises. Le cadre de la déclaration mentionne plus précisément que la partie relative aux opérations sous-traitées est à remplir par une entreprise inscrite uniquement au registre national des entreprises de transport par route.
Cette précision est importante. Elle signifie que l’administration attend de certaines entreprises qu’elles déclarent le volume économique des prestations sous-traitées afin de vérifier si leur activité demeure dans le périmètre du transporteur routier ou si elle relève également du commissionnement de transport.
Pourquoi cette déclaration est sensible
Le formulaire contient un engagement du déclarant. Le représentant légal y reconnaît que l’exactitude des renseignements fournis peut être contrôlée à tout moment par les services habilités de l’État. Il s’engage aussi à conserver dans l’entreprise les documents ayant permis d’établir l’imprimé et à les présenter en cas de contrôle.
Le document rappelle également un avertissement pénal. L’article L. 3452-9 du code des transports sanctionne le fait de présenter sciemment de faux renseignements dans le cadre d’enquêtes relatives aux conditions d’inscription au registre ou à la délivrance des titres administratifs d’exploitation des véhicules. La sanction mentionnée sur le formulaire est de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Il est donc essentiel de remplir cette déclaration avec des données exactes, cohérentes avec la comptabilité de l’entreprise et les pièces justificatives conservées.
Comment remplir le CERFA 14605*01 étape par étape
Le remplissage du formulaire demande de la rigueur, car il repose sur des données chiffrées issues de l’exercice comptable. Avant de commencer, il est préférable de réunir les pièces comptables utiles, notamment celles permettant d’identifier le chiffre d’affaires transport, le chiffre d’affaires total, les commandes sous-traitées et les rémunérations versées aux sous-traitants.
Étape 1, identifier l’entreprise
La première partie du formulaire porte sur l’identification de l’entreprise. Deux informations sont demandées :
- le numéro SIREN,
- la raison sociale.
Ces éléments doivent correspondre exactement à ceux enregistrés pour l’entreprise. Toute discordance entre le formulaire et les données administratives ou comptables peut compliquer l’examen du dossier.
Étape 2, indiquer la date de clôture de l’exercice comptable
La déclaration se rapporte à un exercice comptable déterminé. Il faut donc renseigner la date de clôture de l’exercice comptable. Cette date sert de repère à l’administration pour apprécier les montants déclarés.
Les chiffres fournis doivent être rattachés au même exercice, sans mélange entre plusieurs périodes. Cette cohérence est essentielle pour permettre le calcul du taux de sous-traitance.
Étape 3, renseigner les montants des cases 1 à 4
Le cœur du formulaire repose sur quatre montants hors taxes.
Case 1, chiffre d’affaires transport public routier de marchandises
La case 1 correspond au montant hors taxes du chiffre d’affaires transport public routier de marchandises. Le formulaire précise qu’il s’agit du total des sommes facturées pendant l’exercice comptable aux clients de l’entreprise pour la seule activité de transport public routier de marchandises.
Autrement dit, il faut isoler le chiffre d’affaires qui se rapporte exclusivement à cette activité, sans y intégrer d’autres prestations éventuellement exercées par l’entreprise.
Case 2, chiffre d’affaires total de l’entreprise
La case 2 vise le montant hors taxes du chiffre d’affaires total de l’entreprise. Il s’agit du total des sommes facturées pendant l’exercice comptable à tous les clients, pour l’ensemble des activités de l’entreprise.
Cette donnée permet de situer le poids de l’activité de transport public routier de marchandises dans l’ensemble de l’activité économique de la société.
Case 3, commandes de transport sous-traitées
La case 3 concerne le montant hors taxes des commandes de transport public routier de marchandises sous-traitées à d’autres transporteurs.
Il ne s’agit pas ici des sommes facturées aux clients finaux, mais bien de la valeur des commandes de transport qui ont été confiées à des tiers. Cette donnée permet d’identifier l’ampleur des opérations déléguées.
Case 4, rémunérations versées aux sous-traitants
La case 4 correspond au montant hors taxes des rémunérations versées aux sous-traitants pour la seule activité de transport public routier de marchandises.
Cette information est centrale, car c’est elle qui sert au calcul du taux de sous-traitance mentionné à la case 5.
Étape 4, calculer le taux de sous-traitance
La case 5 du formulaire permet de calculer le taux de sous-traitance. Le calcul indiqué sur l’imprimé est le suivant :
Case 4 / Case 1
Le résultat doit être exprimé en pourcentage. Il convient de veiller à la cohérence mathématique entre les montants déclarés et le taux inscrit.
Ce pourcentage n’a pas seulement une valeur informative. Le formulaire précise en effet que, si le taux de sous-traitance dépasse 15 % du montant hors taxes du chiffre d’affaires transport, l’entreprise doit s’inscrire au registre des commissionnaires de transport.
Étape 5, signer l’engagement du déclarant
La dernière partie du CERFA est réservée à l’engagement du responsable légal de l’entreprise. Il faut renseigner :
- le lieu, avec la mention Fait à,
- la date,
- le nom,
- le prénom,
- la qualité du signataire.
Le formulaire doit être signé par la personne habilitée à représenter l’entreprise. En pratique, il s’agit généralement du représentant légal ou d’une personne dûment habilitée à cet effet.
Pour éviter les erreurs de calcul ou les oublis dans un document aussi technique, certains professionnels choisissent de passer par un formulaire déjà structuré et plus simple à compléter, ce qui est précisément l’objectif de Startdoc pour ce type de CERFA lié au transport routier de marchandises.
Pièces et données à préparer avant l’envoi
Le formulaire ne comporte pas de liste de pièces jointes obligatoire dans sa version publiée. En revanche, le déclarant s’engage à conserver tous les documents ayant permis d’établir l’imprimé. Il est donc prudent de préparer et d’archiver les justificatifs utiles dès le moment du remplissage.
Documents utiles pour établir la déclaration
- les documents d’identification de l’entreprise, notamment le numéro SIREN et la dénomination sociale exacte,
- les éléments comptables de l’exercice concerné,
- les factures clients permettant d’isoler le chiffre d’affaires de transport public routier de marchandises,
- les pièces relatives au chiffre d’affaires global de l’entreprise,
- les contrats, commandes ou relevés permettant d’identifier les prestations sous-traitées à d’autres transporteurs,
- les factures des sous-traitants et les éléments justifiant les rémunérations versées.
Tableau de repérage des informations à réunir
| Rubrique du formulaire | Information attendue | Source utile dans l’entreprise |
|---|---|---|
| Identification | SIREN, raison sociale | Extrait d’immatriculation, documents administratifs de la société |
| Date de clôture | Date de fin d’exercice comptable | Comptabilité, bilan, documents fiscaux ou sociaux internes |
| Case 1 | Chiffre d’affaires transport public routier de marchandises | Comptes de ventes, facturation transport |
| Case 2 | Chiffre d’affaires total de l’entreprise | Comptabilité générale de l’exercice |
| Case 3 | Commandes de transport sous-traitées | Suivi d’exploitation, bons de commande, contrats de sous-traitance |
| Case 4 | Rémunérations versées aux sous-traitants | Factures fournisseurs, comptabilité achats |
| Case 5 | Taux de sous-traitance | Calcul à partir des cases 4 et 1 |
À qui envoyer le CERFA 14605*01 et dans quel délai
Le formulaire indique expressément que la déclaration complétée est adressée, sur demande, à l’administration compétente. Cela signifie qu’en l’état des informations fournies sur l’imprimé, il n’est pas présenté comme un document à transmettre systématiquement de manière spontanée à date fixe, sauf demande de l’autorité compétente.
Administration compétente selon la localisation de l’entreprise
La déclaration doit être adressée à l’organisme compétent du lieu où l’entreprise a son siège social ou, à défaut, son établissement principal en France :
- la DREAL, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement,
- la DRIEA d’Île-de-France, telle que mentionnée sur le formulaire,
- la DEAL pour les régions d’outre-mer.
Le bon destinataire dépend donc de la situation géographique de l’entreprise. En cas d’hésitation sur l’autorité compétente ou sur les modalités concrètes de transmission, il est recommandé de vérifier les indications actualisées auprès de l’administration concernée ou via la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire.
Délais à respecter
Le document source ne fixe pas de délai chiffré général de dépôt. La seule indication certaine est que l’envoi intervient sur demande de l’administration. Dans ce contexte, le délai à respecter sera en pratique celui indiqué dans la demande reçue par l’entreprise ou communiqué par le service instructeur.
Il est préférable de ne pas attendre la dernière échéance pour préparer la déclaration. Les montants à renseigner nécessitent souvent des vérifications internes avec le service comptable ou l’expert-comptable.
Ce que vérifie l’administration après réception
Une fois la déclaration transmise, l’administration peut en contrôler l’exactitude. Le formulaire mentionne clairement que les renseignements fournis peuvent être vérifiés à tout moment par les services habilités de l’État.
Contrôle de cohérence des données déclarées
Le premier niveau de contrôle peut porter sur la cohérence générale des informations communiquées :
- adéquation entre le SIREN et la raison sociale,
- cohérence entre la date de clôture et les montants déclarés,
- compatibilité entre les cases 1 à 4 et le taux de sous-traitance indiqué,
- concordance entre la nature de l’activité et le niveau de sous-traitance déclaré.
Vérification des justificatifs comptables et commerciaux
L’administration peut également demander à consulter les documents ayant permis de compléter le formulaire. Le responsable légal s’y engage expressément dans la partie finale du CERFA. Il faut donc être en mesure de produire, en cas de contrôle, les pièces comptables et commerciales justifiant les chiffres inscrits.
Une attention particulière peut être portée à la distinction entre :
- les prestations réalisées directement par l’entreprise,
- les prestations confiées à d’autres transporteurs,
- les sommes facturées aux clients,
- les rémunérations réellement versées aux sous-traitants.
Conséquences du dépassement du seuil de 15 %
Le point le plus sensible est le dépassement du taux de sous-traitance de 15 %. Le formulaire indique qu’au-delà de ce seuil, l’entreprise doit s’inscrire au registre des commissionnaires de transport.
Cette mention peut avoir des conséquences importantes sur la situation administrative de l’entreprise. Si l’activité exercée ne correspond plus uniquement à celle d’un transporteur routier de marchandises, une mise en conformité peut être nécessaire. En pratique, il peut être utile d’anticiper cette analyse dès l’établissement de la déclaration, afin d’éviter une régularisation tardive.
Bonnes pratiques pour remplir la déclaration sans erreur
Le CERFA 14605*01 est bref, mais il ne doit pas être rempli à la légère. Une erreur de base dans l’identification des montants peut fausser le calcul du taux de sous-traitance et conduire à une mauvaise appréciation de la situation de l’entreprise.
Bien distinguer chiffre d’affaires transport et chiffre d’affaires global
La case 1 ne correspond pas au chiffre d’affaires total. Elle vise uniquement l’activité de transport public routier de marchandises. La case 2, au contraire, intègre toutes les activités de l’entreprise. Confondre ces deux rubriques modifierait automatiquement l’analyse économique de la sous-traitance.
Ne pas confondre commandes sous-traitées et rémunérations versées
Les cases 3 et 4 sont complémentaires, mais elles n’ont pas le même objet. La case 3 concerne les commandes de transport sous-traitées. La case 4 porte sur les rémunérations versées aux sous-traitants. Selon l’organisation de l’entreprise, ces deux montants peuvent être proches, mais ils ne se confondent pas nécessairement.
Archiver les pièces dès la préparation du formulaire
Puisque l’administration peut contrôler les renseignements fournis à tout moment, il est judicieux de constituer un dossier interne contenant :
- une copie du formulaire rempli et signé,
- le détail du calcul du taux de sous-traitance,
- les extractions comptables utilisées,
- les justificatifs des prestations sous-traitées.
Cette méthode facilite la réponse à une demande de contrôle et réduit le risque d’incohérence ultérieure.
Faire relire la déclaration si nécessaire
Lorsque l’activité de l’entreprise combine plusieurs prestations ou lorsque la frontière entre transport et commissionnement semble délicate à apprécier, une relecture par un professionnel compétent peut être utile. Cela permet de sécuriser les données déclarées et d’identifier d’éventuelles obligations complémentaires.
Texte officiel, version du formulaire et source à consulter
Le formulaire concerné est le CERFA 14605*01, identifié par la DILA sous la référence R18659. Son intitulé officiel est Déclaration relative à la sous-traitance des entreprises de transport routier de marchandises. Aucune notice associée n’est mentionnée dans les informations disponibles.
La date de dernière vérification DILA indiquée est le 21 mai 2019. Comme pour toute formalité administrative, il reste prudent de s’assurer que la version utilisée est bien celle en vigueur au moment de la démarche, notamment si l’administration vous demande la déclaration dans un cadre précis.
La source d’information administrative à consulter est la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr, à l’adresse correspondant à l’identifiant R18659. Cette vérification est particulièrement recommandée si vous avez un doute sur le service destinataire, les modalités d’envoi ou l’évolution des structures administratives compétentes.
Le formulaire rappelle que la loi du 6 janvier 1978 modifiée garantit un droit d’accès et de rectification des données auprès des organismes destinataires du document.
Pour une entreprise de transport routier de marchandises, le CERFA 14605*01 doit être abordé comme un document de conformité. Il permet de formaliser la part de sous-traitance, de mesurer le taux correspondant et, si nécessaire, d’anticiper une inscription au registre des commissionnaires de transport lorsque le seuil mentionné par le formulaire est dépassé.