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CERFA 15038-01 : Demande de régime fiscal suspensif
Informations personnelles :
CERFA 15038-01 : Demande de régime fiscal suspensif
Donne accès à la notice explicative cerfa n°51760#01
Demandez votre régime fiscal suspensif
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 15038*01, demande de régime fiscal suspensif
Le CERFA 15038*01 correspond à la demande de régime fiscal suspensif. Il s'adresse aux professionnels qui souhaitent obtenir une autorisation leur permettant de placer certaines opérations sous un régime de suspension de TVA, dans les conditions prévues par les textes fiscaux et douaniers applicables.
Ce formulaire renvoie à l'annexe I relative à la demande de régime fiscal suspensif et couvre plusieurs fonctions distinctes. Le demandeur peut solliciter une ou plusieurs autorisations selon la nature de son activité, de ses flux de marchandises et de ses opérations.
Les fonctions visées sont les suivantes :
- le stockage de biens importés, dit RFSI, visé à l'article 85 E 1 a de l'annexe III au CGI,
- le stockage de biens destinés à l'exportation, dit RFSE, visé à l'article 85 E 1 b de l'annexe III au CGI,
- le stockage de biens dans les boutiques hors taxe ou les comptoirs de vente, dit RFSCV, visé à l'article 85 E 1 c de l'annexe III au CGI,
- les opérations liées à des infrastructures réalisées dans le cadre d'accords internationaux ou de traités pour le compte d'organismes internationaux, dit RFSOI, visées à l'article 85 E 1 d de l'annexe III au CGI,
- les opérations d'ouvraison, de transformation, de réparation ou d'utilisation dans un processus de fabrication, dit RFSP, visées à l'article 85 E 1 e de l'annexe III au CGI.
Ce formulaire n'est donc pas un simple document déclaratif. Il sert à demander une autorisation administrative qui conditionne l'application d'un traitement fiscal spécifique. L'exactitude des informations remises est essentielle, car l'administration va apprécier la réalité de l'activité, la capacité de suivi des biens, la traçabilité des mouvements et la conformité des opérations envisagées.
À quoi sert concrètement ce régime
Le régime fiscal suspensif permet, dans certaines hypothèses, de ne pas acquitter immédiatement la TVA sur des biens ou opérations entrant dans son champ. Il s'inscrit dans une logique de facilitation des échanges pour les entreprises qui importent, stockent, transforment, réparent, fabriquent ou réexportent des marchandises dans un cadre contrôlé.
En pratique, l'enjeu principal est double :
- sécuriser le traitement fiscal d'opérations complexes, souvent internationales,
- éviter une avance de trésorerie inutile lorsque les conditions de la suspension sont remplies.
Le bénéfice du régime n'est toutefois jamais automatique. Il suppose une autorisation préalable et le respect d'obligations précises en matière de déclaration, de tenue de registres, d'identification des marchandises et d'information de l'administration en cas de modification.
Le cadre juridique à retenir
Le formulaire se rattache aux dispositions de l'article 85 E de l'annexe III au Code général des impôts. La notice explicative intégrée au document précise également certaines exigences pratiques, notamment concernant :
- l'identification à la TVA en France,
- la désignation d'un mandataire ou d'un représentant fiscal selon le lieu d'établissement du demandeur,
- les bureaux de douane compétents,
- les modalités de déclaration de placement et d'apurement,
- la tenue des registres et de la comptabilité-matières,
- la durée de validité de l'autorisation.
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche est datée du 23 janvier 2018. Pour sécuriser une démarche en cours, il reste prudent de consulter la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire et, si nécessaire, de se rapprocher du bureau de douane compétent.
Qui peut déposer la demande et sous quelles conditions
Le demandeur, titulaire pressenti du régime
Le formulaire doit d'abord identifier le demandeur, c'est-à-dire la personne assujettie à la TVA qui est destinataire des opérations de livraisons, d'acquisitions intracommunautaires, d'importations ou de prestations de services concernées.
Le demandeur doit indiquer :
- son nom ou sa raison sociale,
- son adresse,
- son numéro d'identification à la TVA en France.
La notice apporte une distinction importante selon le lieu d'établissement de l'entreprise.
Si l'entreprise est établie en France
Elle indique son propre numéro d'identification à la TVA et dépose la demande en son nom.
Si l'entreprise est établie dans un autre État membre de l'Union européenne
Elle doit être identifiée à la TVA en France et avoir désigné un mandataire en France chargé d'accomplir en son nom et pour son compte les formalités et obligations liées au régime sollicité.
Si l'entreprise est établie hors de l'Union européenne
Elle doit, sauf exception relevant de l'article 289 A du CGI, désigner en France un représentant fiscal pour accomplir les formalités et obligations attachées au régime. Dans ce cas, le numéro d'identification à la TVA mentionné correspond à celui du représentant fiscal.
Le gestionnaire du régime, si différent du demandeur
Le CERFA prévoit la possibilité qu'un gestionnaire dépose la demande pour le compte du demandeur. Il peut s'agir de l'opérateur qui gérera concrètement le régime sollicité. Lorsque cette situation existe, il faut renseigner son nom et son adresse.
Cette distinction est utile dans les schémas logistiques ou industriels où l'entreprise titulaire du régime n'est pas celle qui gère matériellement les lieux de stockage ou de transformation.
Les bureaux de douane à identifier
Le formulaire demande de préciser :
- le bureau de douane de gestion,
- le ou les bureaux de douane de placement,
- le ou les bureaux de douane d'apurement.
Cette ventilation n'est pas accessoire. Elle permet de déterminer les autorités intervenant dans le suivi du régime, au moment de l'entrée des biens, pendant leur circulation ou leur traitement, puis lors de l'apurement de l'opération.
Comment remplir le CERFA 15038*01 sans négliger les rubriques sensibles
Le choix de la ou des fonctions demandées
Le premier point de vigilance consiste à cocher la ou les cases correspondant exactement aux opérations envisagées. Une entreprise peut demander plusieurs fonctions à la fois, à condition d'être en mesure de justifier et de tracer chacune d'elles.
Ce choix a des conséquences concrètes sur :
- les obligations de suivi,
- le contenu des déclarations,
- la durée de validité maximale de l'autorisation,
- la nature des lieux et infrastructures à déclarer,
- la description des manipulations ou opérations autorisées.
Les modalités déclaratives de placement et d'apurement
Le formulaire impose ensuite de préciser le type de déclaration de placement et le type de déclaration d'apurement demandé. Pour chacun, il convient d'indiquer si la déclaration sera :
- normale, au coup par coup,
- ou simplifiée, globale.
La notice mentionne notamment plusieurs modes possibles, comme les déclarations douanières IM, EX, EU, CO, la déclaration fiscale FR ou l'inscription dans les registres, avec un renvoi à la circulaire applicable. En pratique, le choix doit être cohérent avec l'organisation réelle de l'entreprise, le volume des flux et ses outils de suivi.
Les lieux de stockage et de transformation
Le formulaire demande les adresses des lieux de stockage et, le cas échéant, des lieux de transformation. Si les opérations de transformation sont réalisées par plusieurs opérateurs distincts du bénéficiaire du régime, leurs noms et adresses doivent aussi être précisés.
Lorsque la demande porte sur un RFSOI, il convient de détailler les infrastructures et installations concernées. Toute modification de ces lieux ou de leur utilisation doit être signalée à l'autorité qui a délivré l'autorisation et faire l'objet d'une validation.
Le stockage en commun avec d'autres biens
Le CERFA comporte une rubrique spécifique sur le stockage dans les mêmes locaux de biens qui ne sont pas placés sous le régime. Il faut répondre par oui ou non, puis, en cas de réponse positive, décrire les biens stockés en commun.
La notice invite à préciser leur statut douanier et fiscal, par exemple des biens tiers sous douane ou des biens communautaires acquis TTC. Cette exigence est essentielle pour éviter toute confusion entre flux bénéficiant du régime suspensif et flux ordinaires.
Les registres, la comptabilité-matières et le suivi des opérations
Le demandeur doit indiquer le lieu où seront tenus :
- le registre des stocks et des mouvements,
- le registre des opérations ou la comptabilité-matières.
En cas de pluralité de lieux, la notice exige un registre principal reprenant les informations sur l'ensemble des sites, ainsi qu'un registre secondaire sur chaque lieu de stockage ou de transformation. Lorsque plusieurs fonctions sont demandées, il peut être utile de préciser si un regroupement des informations dans une comptabilité-matières unique est sollicité.
Cette partie du dossier est souvent déterminante. Une autorisation de régime fiscal suspensif suppose un dispositif de traçabilité crédible, lisible et exploitable par l'administration.
Le personnel affecté à la gestion du régime
Le formulaire demande d'indiquer le nombre de personnes employées pour gérer le lieu de stockage ou la transformation des biens, ainsi que les coordonnées d'une personne à contacter. L'administration évalue ainsi la capacité opérationnelle du demandeur à respecter les contraintes du régime.
C'est précisément sur ce type de rubrique technique qu'un document déjà structuré fait gagner du temps. Pour les entreprises qui veulent éviter les oublis dans une demande aussi encadrée, Startdoc met à disposition une version pré-remplie du CERFA 15038*01, pensée pour faciliter la préparation du dossier avant transmission à l'administration compétente.
La description des marchandises et des opérations
Le demandeur doit fournir une description suffisamment précise des marchandises placées sous le régime :
- désignation commerciale ou code NC,
- origine et provenance,
- valeur estimée,
- quantité estimée.
Pour les demandes relatives aux opérations d'ouvraison, de transformation, de réparation ou d'utilisation dans un processus de fabrication, il faut aussi indiquer la désignation commerciale ou le code NC des marchandises obtenues, c'est-à-dire les produits compensateurs.
Le formulaire prévoit également une rubrique pour les manipulations usuelles demandées, lorsqu'il s'agit d'une fonction de stockage, ou pour la nature des opérations envisagées hors stockage. Des fiches annexes peuvent être jointes afin de décrire plus précisément les opérations.
Durée des opérations et durée de validité de l'autorisation
Deux durées distinctes sont à renseigner :
- la durée estimée nécessaire à la réalisation des opérations et à l'écoulement des produits obtenus,
- la durée de validité de l'autorisation demandée.
La notice précise que la durée de validité dépend des besoins du demandeur et qu'elle est fixée par l'autorité qui délivre l'autorisation. Elle ajoute plusieurs plafonds ou règles particulières.
| Fonction sollicitée | Règle de durée indiquée par la notice |
|---|---|
| Fonction perfectionnement, RFSP | Maximum de 3 ans, même si des fonctions de stockage sont aussi demandées |
| Fonctions de stockage à l'importation, à l'exportation, et ou comptoir de vente | La durée peut être illimitée |
| Fonction Organisations, RFSOI | Durée limitée à celle du contrat d'exploitation des infrastructures et installations concernées |
Il ne faut pas sous-estimer cette rubrique. Une durée inadaptée peut conduire à des échanges complémentaires, voire à une autorisation qui ne correspond pas au besoin réel de l'entreprise.
Droits, obligations et contrôle de l'administration
Le droit de demander l'autorisation
Toute entreprise entrant dans le champ du dispositif peut solliciter l'autorisation correspondant à ses opérations. Le dépôt de la demande permet d'exposer son activité, ses flux et ses moyens de contrôle afin que l'administration statue.
Ce droit à déposer une demande ne signifie pas que l'autorisation sera accordée dans tous les cas. L'administration apprécie notamment :
- la cohérence du projet,
- la précision des informations fournies,
- la capacité du demandeur à respecter les obligations déclaratives et comptables,
- la fiabilité du suivi des marchandises.
L'obligation de signaler les modifications
La notice insiste sur un point central : de nombreuses modifications intervenant après la délivrance de l'autorisation doivent être signalées par écrit à l'autorité compétente et, selon les cas, autorisées.
Sont notamment visées :
- la modification du nom ou de la raison sociale du titulaire, y compris en cas de fusion, d'absorption, de scission ou d'apport partiel d'actif,
- la modification des lieux de stockage ou de transformation,
- le changement dans la nature des biens placés sous le régime,
- l'augmentation de la valeur ou de la quantité des biens,
- la modification de la nature des manipulations ou opérations réalisées,
- la modification du délai de séjour estimé.
En revanche, la notice précise que les mentions relatives à l'origine ou à la provenance des biens sont indicatives et n'ont pas à faire l'objet d'un avenant si elles changent.
La tenue des justificatifs et des registres
L'entreprise autorisée doit être en mesure de démontrer à tout moment :
- quels biens ont été placés sous le régime,
- où ils sont stockés ou transformés,
- quels mouvements ont été réalisés,
- quelles opérations ont été effectuées,
- comment les produits obtenus ont été écoulés ou apurés.
Cette exigence de traçabilité est au coeur du régime fiscal suspensif. En cas de contrôle, l'absence de concordance entre le formulaire, les registres, les flux physiques et les écritures comptables peut fragiliser la situation du titulaire.
Les conséquences d'une demande incomplète ou imprécise
Un dossier incomplet peut entraîner une demande de pièces ou d'explications complémentaires. Un dossier imprécis peut surtout compliquer l'instruction, car l'administration doit comprendre exactement la chaîne logistique et fiscale de l'opération.
Les zones les plus sensibles sont souvent :
- la qualification exacte de la fonction sollicitée,
- la description des biens et des produits compensateurs,
- la distinction entre biens sous régime et biens hors régime,
- les lieux réels d'exécution des opérations,
- le système de registre principal et de registres secondaires,
- le choix du mode de déclaration.
Dépôt de la demande et instruction du dossier
À qui transmettre le CERFA
Le formulaire implique l'intervention de l'administration douanière, puisqu'il mentionne expressément les bureaux de douane de gestion, de placement et d'apurement. Le dossier doit donc être orienté vers l'autorité compétente au regard de l'activité et des lieux concernés.
Pour vérifier les modalités pratiques de dépôt, il est recommandé de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée au CERFA 15038*01 ou de prendre contact avec le bureau de douane concerné. Les pratiques peuvent dépendre de l'organisation du service instructeur et de la nature des opérations déclarées.
Les pièces et informations à préparer en amont
Même lorsque le formulaire ne liste pas formellement des pièces jointes obligatoires dans l'extrait disponible, il est utile de rassembler en amont tous les éléments permettant de justifier la demande :
- l'identification de l'entreprise et, le cas échéant, du mandataire ou du représentant fiscal,
- la description de la chaîne logistique,
- la liste des sites et des opérateurs impliqués,
- la méthode de tenue des registres,
- les éléments techniques sur les marchandises,
- les procédures internes de suivi,
- les contrats ou documents utiles lorsque la demande concerne des infrastructures relevant d'accords internationaux ou de traités.
Lorsque les opérations sont complexes, des fiches annexes peuvent compléter utilement la demande, notamment pour détailler les manipulations usuelles ou les opérations industrielles envisagées.
Ce que l'administration va apprécier
Au-delà du formulaire lui-même, l'administration cherchera à savoir si le régime demandé peut fonctionner de manière fiable dans l'environnement concret de l'entreprise. Elle pourra notamment apprécier :
- la cohérence entre les fonctions demandées et l'activité réelle,
- la pertinence des lieux déclarés,
- la séparation matérielle ou documentaire des flux,
- la qualité des outils de suivi,
- la capacité du demandeur à respecter les conditions du régime sur toute sa durée.
En cas de refus, de modification ou de difficulté, quels leviers pour l'entreprise
Demander des précisions sur la décision
Si l'autorisation est refusée, ou si elle est délivrée avec un périmètre plus restreint que celui demandé, l'entreprise a intérêt à solliciter une lecture précise des motifs retenus. Cette étape permet souvent de distinguer :
- un simple manque d'information dans le dossier,
- une difficulté liée au choix de la fonction demandée,
- une insuffisance dans l'organisation du suivi des biens,
- ou une incompatibilité plus structurelle avec les conditions du régime.
Déposer une demande rectifiée ou modificative
Lorsque le problème résulte d'une imprécision ou d'une évolution de l'activité, une demande modificative ou un nouveau dépôt plus complet peut être envisagé. La notice rappelle d'ailleurs expressément l'obligation de signaler certaines modifications substantielles affectant la vie du régime.
Cette logique de mise à jour est particulièrement importante dans les activités à flux variables, lorsque les volumes, les marchandises, les sites ou les opérations évoluent au fil du temps.
Exercer un recours administratif
Comme pour toute décision administrative individuelle défavorable, un recours peut être envisagé. Selon la situation, il peut s'agir d'un recours gracieux auprès de l'autorité ayant pris la décision ou d'un recours hiérarchique. Les modalités concrètes, les délais et l'autorité compétente doivent être vérifiés à partir de la notification reçue et, si nécessaire, auprès de l'administration concernée ou d'un conseil.
En l'absence d'indication détaillée dans le formulaire lui-même, il convient de se référer à la décision notifiée et aux informations communiquées par l'administration.
Points de vigilance juridiques avant signature
Ne pas confondre régime fiscal et simple organisation logistique
Le CERFA 15038*01 ne sert pas à déclarer un entrepôt ou une activité de stockage au sens général. Il vise l'obtention d'un régime fiscal suspensif avec des conséquences précises en matière de TVA. Il faut donc raisonner en termes de flux juridiques et fiscaux, pas seulement en termes d'organisation matérielle.
Rédiger avec précision, sans surcharger inutilement
Une bonne demande est à la fois précise et lisible. Il faut éviter les descriptions trop vagues, mais aussi les développements confus qui empêchent d'identifier la nature réelle des opérations. Les rubriques relatives aux marchandises, aux produits compensateurs et aux manipulations doivent être rédigées avec une terminologie cohérente d'un bout à l'autre du dossier.
Anticiper les évolutions de l'activité
Puisque certaines modifications exigent une information préalable ou une autorisation, il est utile d'anticiper dès la demande :
- les variations de quantités ou de valeurs,
- l'ajout possible de sites,
- le recours à des opérateurs tiers,
- les ajustements de procédés de transformation,
- la durée réellement nécessaire à l'exploitation du régime.
Une demande trop étroite peut devenir rapidement inadaptée. Une demande trop large, mal justifiée, peut à l'inverse susciter des réserves lors de l'instruction.
Vérifier la cohérence entre tous les intervenants
Lorsque plusieurs acteurs interviennent, demandeur, gestionnaire, mandataire, représentant fiscal, opérateurs de transformation, responsables de sites, la répartition des rôles doit être claire. Cette cohérence est importante pour la bonne gestion des obligations déclaratives et pour la réponse à d'éventuels contrôles.
Conserver une logique de conformité dans la durée
L'autorisation, une fois obtenue, n'épuise pas les obligations de l'entreprise. Le respect du régime se construit dans la durée, à travers :
- la mise à jour des registres,
- la conformité des déclarations de placement et d'apurement,
- la conservation des justificatifs,
- l'information de l'administration en cas de changement,
- la concordance entre les flux physiques, fiscaux et documentaires.
Pour le CERFA 15038*01, la sécurité juridique ne repose donc pas seulement sur le dépôt initial, mais sur la capacité de l'entreprise à faire vivre correctement le régime fiscal suspensif après l'autorisation.
Ce qu'il faut retenir pour sécuriser votre demande
Le CERFA 15038*01 est un formulaire technique, au croisement du droit fiscal, du droit douanier et de la gestion opérationnelle des marchandises. Il permet de solliciter plusieurs types de régimes fiscaux suspensifs, chacun répondant à une finalité précise, importation, exportation, vente hors taxe, opérations pour organismes internationaux ou perfectionnement.
La réussite de la demande repose sur quelques axes majeurs :
- identifier exactement la ou les fonctions sollicitées,
- renseigner correctement le statut du demandeur et, si besoin, du mandataire ou du représentant fiscal,
- désigner les bons bureaux de douane,
- décrire avec soin les lieux, les marchandises et les opérations,
- prouver la qualité du suivi des stocks, des mouvements et de la comptabilité-matières,
- anticiper les modifications futures qui devront être signalées ou autorisées.
Avant envoi, une relecture croisée entre les équipes fiscales, logistiques et douanières est souvent utile. Pour les dossiers les plus sensibles, il peut aussi être opportun de vérifier les modalités actualisées de dépôt et d'instruction auprès de Service-Public.fr ou du service douanier compétent.