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CERFA 15349-02 : Attestation du gérant du débit de tabac de rattachement
Informations personnelles :
CERFA 15349-02 : Attestation du gérant du débit de tabac de rattachement
Document à compléter et à signer par le gérant du débit de tabac de rattachement en 3 exemplaires originaux : - 1 exemplaire doit être remis au revendeur qui le transmet au service local des douanes et droits indirects dont il dépend, avant le début de l'activité de revente - 1 exemplaire doit être conservé par le débitant de rattachement - 1 exemplaire doit être conservé par le revendeur
Faire attester le gérant du débit de tabac
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Attestation du gérant du débit de tabac de rattachement, à quoi sert le CERFA 15349*02
Le CERFA 15349*02, intitulé Attestation du gérant du débit de tabac de rattachement, intervient dans un cadre très précis, celui de la revente de tabacs manufacturés par certains établissements autorisés. Il ne s’agit pas d’un simple document interne entre professionnels. Cette attestation formalise le lien entre un débit de tabac de rattachement et un établissement revendeur, avant le début de l’activité de revente.
Le formulaire doit être complété et signé par le gérant du débit de tabac de rattachement. Il concerne donc en premier lieu les professionnels du réseau du tabac, mais il intéresse aussi directement l’établissement revendeur, puisque celui-ci doit transmettre un exemplaire au service local des douanes et droits indirects dont il dépend.
Le texte du formulaire renvoie aux articles 45 à 50 du décret n°2010-720 du 28 juin 2010 modifié, relatif à l’exercice du monopole de la vente au détail des tabacs manufacturés. Autrement dit, ce document s’inscrit dans un secteur fortement réglementé, où l’approvisionnement, la traçabilité et les conditions de revente font l’objet d’un contrôle particulier par l’administration des douanes.
Concrètement, cette attestation permet au gérant du débit de rattachement de déclarer qu’il approvisionnera un établissement déterminé en tabacs manufacturés et, le cas échéant, en cigares, à compter d’une date précise. Elle matérialise aussi l’engagement du débitant à respecter l’ensemble des règles applicables à cet approvisionnement.
Pour un professionnel, l’enjeu est important. Sans attestation correctement établie et transmise selon les modalités prévues, le démarrage de la revente peut être compromis ou contesté. C’est précisément pour éviter ce type d’erreur matérielle ou d’oubli que Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version prête à compléter, afin de faciliter une démarche qui reste très encadrée juridiquement.
Quels professionnels sont concernés par ce formulaire
Le CERFA 15349*02 vise les professionnels autorisés à revendre du tabac dans les conditions prévues par la réglementation. Le formulaire mentionne expressément plusieurs catégories d’établissements de revente.
- Le débit de boissons à consommer sur place, titulaire d’une licence de 3ème ou de 4ème catégorie effectivement exploitée.
- Le restaurant, titulaire d’une licence restaurant proprement dite.
- La station-service située sur une autoroute, une liaison assurant la continuité du réseau autoroutier, une voie express ou une voie rapide en milieu urbain.
- L’établissement militaire.
- L’établissement privatif de liberté.
Dans chacun de ces cas, l’établissement revendeur ne s’approvisionne pas librement sur le marché. Il dépend d’un débit de tabac de rattachement, dont le gérant doit établir l’attestation. Le formulaire permet d’identifier clairement les deux acteurs de la relation, le débitant et le revendeur, ainsi que l’administration douanière territorialement compétente.
Il est donc essentiel de ne pas confondre les rôles. Le gérant du débit de rattachement remplit et signe l’attestation. Le revendeur, lui, reçoit un exemplaire et le transmet au service local des douanes avant le commencement de l’activité de revente. Cette articulation est au cœur du dispositif.
Le cadre juridique de l’attestation et sa portée
Un document lié au monopole de la vente au détail du tabac
La vente au détail des tabacs manufacturés obéit à un régime spécifique. L’État encadre ce secteur de manière stricte, notamment à travers les douanes. L’attestation du gérant du débit de tabac de rattachement s’insère dans ce cadre réglementaire particulier. Elle ne constitue pas une simple formalité commerciale, mais une pièce justificative à portée administrative.
En signant le formulaire, le débitant ne se contente pas d’indiquer qu’il livrera un revendeur. Il prend également des engagements précis sur les conditions d’approvisionnement. Le document a donc une dimension déclarative et probatoire.
Une déclaration assortie d’engagements obligatoires
Le contenu du CERFA n’est pas laissé à la libre appréciation des parties. Le formulaire prévoit des clauses d’engagement explicites, qui s’imposent au gérant du débit de rattachement. Celui-ci déclare notamment respecter les conditions suivantes :
- Le paiement doit être effectué directement par l’établissement de revente, au comptant à l’enlèvement du tabac.
- L’approvisionnement est limité à vingt kilogrammes maximum par mois, sauf autorisation expresse écrite du directeur interrégional des douanes territorialement compétent.
- Le tabac doit être transporté sous couvert du carnet de revente dûment rempli par le gérant du débit de rattachement.
- Le revendeur doit pouvoir se voir proposer des tabacs provenant d’au moins trois fabricants, selon son choix.
- Aucune gratification, récompense ou présent ne doit être accordé, directement ou indirectement, pour l’achat de tabacs manufacturés.
- Pendant les congés annuels du débit de rattachement habituel, le revendeur peut s’approvisionner auprès du débit de tabac permanent ouvert le plus proche, avec annotation du carnet de revente en conséquence.
Ces mentions montrent que le formulaire ne sert pas uniquement à identifier les parties. Il encadre aussi la pratique d’approvisionnement et rappelle des règles destinées à préserver la transparence du circuit de distribution.
Les conséquences d’un manquement
Le CERFA précise que tout manquement constaté aux obligations énumérées peut entraîner le retrait de la faculté d’approvisionner des revendeurs en tabacs manufacturés. Ce point mérite une attention particulière. La signature du gérant engage donc sa responsabilité sur le respect effectif des conditions déclarées.
Il est conseillé de conserver une copie fidèle des documents transmis, ainsi que tout justificatif utile lié à l’approvisionnement, au paiement et au carnet de revente. En cas de contrôle, la cohérence entre la déclaration initiale et la pratique réelle peut être déterminante.
Comment remplir correctement le CERFA 15349*02
Les informations relatives à l’administration compétente
Le formulaire comporte d’abord des champs relatifs à la direction interrégionale et à la direction régionale des douanes et droits indirects dont dépend le revendeur. Ces informations doivent être renseignées avec soin, car elles permettent de rattacher la demande au bon service administratif.
En cas d’incertitude sur le service compétent, il est prudent de se rapprocher des douanes territorialement concernées ou de consulter la page officielle référencée sur Service-Public.fr.
L’identification du débit de tabac de rattachement
Le gérant doit ensuite mentionner les éléments d’identification du débit de rattachement :
- Le numéro du débit.
- Le numéro d’ordre du débitant.
- Ses nom et prénom, le nom devant être indiqué en lettres majuscules selon la note du formulaire.
- La dénomination du débit de tabac, c’est-à-dire son enseigne commerciale.
- L’adresse du débit de rattachement.
Ces mentions doivent être exactes et cohérentes avec les données administratives déjà connues des douanes.
L’identification de l’établissement revendeur
Le formulaire exige également une description précise de l’établissement revendeur :
- Son enseigne commerciale.
- La date de début de l’approvisionnement.
- Son numéro SIRET.
- Sa catégorie, à cocher parmi celles prévues par le document.
- Son adresse complète.
Il faut être particulièrement vigilant sur le numéro SIRET et sur la catégorie d’établissement cochée. Une erreur à ce stade peut entraîner une difficulté de traitement ou une demande de régularisation.
La date d’effet et la signature
L’attestation comporte une date à partir de laquelle le débitant déclare approvisionner l’établissement revendeur. Cette date est importante, car le document doit être transmis préalablement au commencement de l’activité de revente. Il ne s’agit donc pas d’une formalité à régulariser après coup.
Le formulaire doit être daté, signé par le gérant du débit de tabac, et revêtu du cachet du débit de tabac. En pratique, un document non signé, non daté ou dépourvu de cachet peut être considéré comme incomplet.
Transmission du formulaire, nombre d’exemplaires et moment du dépôt
Trois exemplaires originaux obligatoires
Le CERFA 15349*02 doit être établi en trois exemplaires originaux. Cette exigence mérite d’être respectée strictement. Le formulaire prévoit la répartition suivante :
| Exemplaire | Destinataire | Utilité |
|---|---|---|
| 1 | Remis au revendeur | Transmission au service local des douanes et droits indirects dont il dépend, avant le début de l’activité |
| 2 | Conservé par le débitant de rattachement | Justificatif interne et preuve de la déclaration effectuée |
| 3 | Conservé par le revendeur | Pièce justificative à garder en cas de contrôle |
Le rôle du revendeur dans la transmission
Une fois l’attestation remise par le débitant, c’est le revendeur qui transmet son exemplaire au service local des douanes et droits indirects dont il dépend. Cette transmission doit intervenir avant le commencement de l’activité de revente.
Le formulaire indique plusieurs modalités possibles :
- La remise directe dans les locaux du service.
- L’envoi par voie postale, le cachet de la poste faisant foi de la date d’envoi.
- L’envoi, scanné par courrier électronique, à l’adresse communiquée par la direction interrégionale des douanes dont dépend le revendeur.
En pratique, il est utile de conserver une preuve de transmission, par exemple un accusé de dépôt, un justificatif d’envoi postal ou une copie du courrier électronique adressé au service compétent.
Droits et obligations des professionnels concernés
Les obligations du gérant du débit de rattachement
Le gérant du débit de rattachement supporte l’essentiel des obligations déclaratives figurant dans le CERFA. Il doit non seulement compléter le document avec exactitude, mais aussi respecter durablement les règles d’approvisionnement qu’il accepte en signant.
Son rôle ne se limite pas à fournir des produits. Il doit s’assurer que les opérations réalisées avec le revendeur entrent bien dans le cadre réglementaire, notamment en matière de paiement comptant, de volume mensuel, de transport du tabac et de diversité des fabricants proposés.
Les obligations du revendeur
Le revendeur n’est pas un simple destinataire passif du document. Il doit transmettre un exemplaire aux douanes avant le début de son activité de revente, conserver son propre original et s’inscrire dans le cadre d’approvisionnement déclaré. Il doit également veiller à s’approvisionner conformément aux règles applicables, notamment auprès du débit de rattachement désigné, sauf situation prévue par le formulaire, comme les congés annuels du débit habituel.
Les droits des professionnels
Les professionnels disposent aussi de droits. Ils peuvent notamment attendre de l’administration un traitement de leur dossier par le service territorialement compétent. Ils peuvent également solliciter des précisions auprès du service douanier dont ils dépendent lorsque certains points pratiques, comme l’identification du bon service destinataire ou les modalités d’envoi électronique, ne sont pas clairs.
Par ailleurs, le formulaire prévoit expressément qu’un dépassement du plafond mensuel de vingt kilogrammes peut être envisagé en cas d’autorisation expresse écrite du directeur interrégional des douanes territorialement compétent. Cela signifie qu’une adaptation reste possible, mais uniquement dans le cadre d’une autorisation formalisée.
Points de vigilance avant de commencer l’activité de revente
Vérifier la cohérence de toutes les informations
Le premier risque est l’erreur matérielle. Une enseigne inexacte, un SIRET erroné, une date incohérente ou une mauvaise direction douanière peuvent compliquer la prise en compte du document. Une relecture attentive est donc indispensable avant signature et transmission.
Ne pas commencer la revente avant la formalité prévue
Le formulaire est très clair, l’exemplaire destiné aux douanes doit être transmis préalablement au commencement de l’activité de revente. Il est donc préférable d’anticiper cette démarche et de ne pas attendre le dernier moment. Commencer l’activité avant cette transmission exposerait le professionnel à une situation juridiquement fragile.
Respecter les règles d’approvisionnement dans la durée
La conformité ne se joue pas seulement au moment de remplir le CERFA. Les engagements pris doivent être respectés pendant toute la relation d’approvisionnement. Le contrôle administratif peut porter autant sur le document initial que sur la pratique effective du débitant et du revendeur.
Conserver les justificatifs utiles
Au-delà des trois originaux prévus, il est recommandé de garder tous les éléments utiles à la traçabilité de la relation, notamment les preuves d’envoi au service compétent, les documents relatifs au carnet de revente et, plus largement, les pièces permettant d’établir la régularité des opérations.
Que faire en cas de difficulté, de refus ou de contestation
Prendre contact avec le service douanier compétent
Le formulaire lui-même invite les professionnels à se rapprocher du service douanier dont ils dépendent pour toute question complémentaire. C’est le premier réflexe à avoir en cas de doute sur le remplissage, la compétence territoriale, la transmission ou l’interprétation d’une mention du CERFA.
Faire régulariser sans attendre un dossier incomplet
Si une erreur est constatée après signature ou après envoi, il est préférable d’agir rapidement. Selon la nature du problème, une nouvelle attestation correctement remplie, datée et signée pourra être nécessaire. Plus la régularisation intervient tôt, moins le risque de blocage de l’activité est élevé.
En cas de décision défavorable
Le formulaire ne détaille pas de procédure de recours spécifique. En cas de difficulté persistante ou de décision défavorable liée à la situation de l’établissement ou à ses conditions d’approvisionnement, il convient de demander au service compétent les motifs précis de la position retenue et les voies de contestation éventuellement ouvertes. Lorsque la situation l’exige, un accompagnement juridique peut être utile pour apprécier les options disponibles au regard du dossier concret.
Pourquoi ce formulaire doit être rempli avec une attention particulière
Le CERFA 15349*02 est court, mais il produit des effets concrets dans un domaine fortement réglementé. Il conditionne le démarrage d’une activité de revente de tabac par certains établissements professionnels et formalise des obligations substantielles pour le gérant du débit de rattachement.
Sa bonne utilisation repose sur quatre réflexes simples, identifier correctement les parties, renseigner sans erreur les données administratives, établir trois originaux, transmettre l’exemplaire destiné aux douanes avant le début de l’activité. À cela s’ajoute une exigence plus large, respecter ensuite les règles d’approvisionnement que le formulaire rappelle expressément.
Pour vérifier la version officielle du document, il reste prudent de se référer à la fiche DILA R41224 et à la page dédiée sur Service-Public.fr, la dernière vérification mentionnée étant datée du 18 septembre 2023. Dans un secteur aussi encadré que la revente de tabacs manufacturés, une démarche rigoureuse est souvent la meilleure protection contre les difficultés administratives ultérieures.