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Formulaire:

CERFA 15814-02 : Demande de dérogation à la durée légale du travail et/ou à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs à bord des navires

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CERFA 15814-02 : Demande de dérogation à la durée légale du travail et/ou à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs à bord des navires

CERFA 15814-02 : Demande de dérogation à la durée légale du travail et/ou à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs à bord des navires

Demande de dérogation à la durée légale du travail et/ou à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs à bord des navires - Formulaire

Demander une dérogation pour jeunes marins

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15814*02, demander une dérogation pour le travail de nuit des jeunes travailleurs à bord des navires

Le CERFA 15814*02 correspond à la demande de dérogation à la durée légale du travail et/ou à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs à bord des navires. Il s'agit d'un formulaire destiné aux professionnels du secteur maritime, et plus précisément aux armateurs concernés par l'embarquement de jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans dans un cadre de formation professionnelle.

Le document officiel vise un cas précis, celui de la dérogation à l'interdiction du travail de nuit pour les jeunes travailleurs embarqués. Il s'inscrit dans un cadre réglementaire propre au travail maritime, où l'organisation du service à bord, les impératifs de navigation et les exigences de formation doivent être conciliés avec la protection renforcée des mineurs.

Ce formulaire doit être adressé à l'agent de contrôle de l'inspection du travail compétent. La demande n'est considérée comme complète qu'à réception du formulaire correctement rempli, accompagné de l'ensemble des pièces exigées.

Pour un armateur, une entreprise de pêche ou un représentant chargé des formalités administratives, ce CERFA demande une attention particulière. Une erreur dans l'identité du navire, un justificatif manquant ou un envoi trop tardif peut retarder l'examen du dossier. C'est précisément dans ce type de démarche technique que Startdoc permet de récupérer le bon formulaire dans un format directement exploitable, afin de sécuriser plus facilement une demande administrative sensible.

Qui doit utiliser ce formulaire

Les professionnels concernés

Le CERFA 15814*02 s'adresse aux armateurs, et en pratique notamment à l'armateur à la pêche lorsque le texte le mentionne expressément. Il est utilisé lorsqu'un jeune travailleur doit embarquer à bord d'un navire dans le cadre d'une formation, et que les conditions d'activité rendent nécessaire une dérogation relative au travail de nuit, voire à la durée légale du travail selon l'intitulé du formulaire.

Le formulaire ne concerne donc pas le grand public. Il s'insère dans une relation entre :

  • l'armateur ou son représentant,
  • le jeune travailleur mineur,
  • le navire concerné,
  • l'inspection du travail compétente,
  • et, selon les cas, la structure de formation ou l'employeur lié au contrat.

Les jeunes travailleurs visés

Le document concerne les jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans embarqués à bord d'un navire. Le formulaire prévoit plusieurs situations de rattachement juridique, ce qui permet d'identifier le cadre dans lequel le mineur embarque :

  • contrat d'apprentissage,
  • contrat de professionnalisation,
  • convention de stage.

La présence de ces trois hypothèses montre que la dérogation est conçue comme un outil lié aux besoins de la formation professionnelle de l'intéressé, et non comme une simple facilité d'organisation pour l'employeur.

Le secteur d'activité principalement visé

Le contenu du formulaire et les pièces à joindre montrent que la demande est particulièrement ancrée dans le secteur maritime, avec une référence explicite aux navires de pêche pour le tableau de service. L'analyse du dossier se fait donc au regard des règles spécifiques applicables aux gens de mer et à l'organisation du travail à bord.

Pourquoi une dérogation est nécessaire

Le principe de protection des mineurs

En droit du travail, les jeunes travailleurs bénéficient d'une protection renforcée, notamment en matière de travail de nuit. Cette logique protectrice demeure à bord des navires. Le recours à une dérogation n'est donc pas automatique. Il suppose une demande formalisée et une justification liée à la formation professionnelle du mineur.

Le formulaire rappelle expressément que la dérogation est accordée pour les besoins de la formation professionnelle de l'intéressé. Cette précision est essentielle. Elle signifie que l'administration vérifie non seulement l'identité des parties et la régularité formelle du dossier, mais aussi la cohérence du recours au travail de nuit au regard du parcours de formation du jeune travailleur.

Une demande encadrée dans le temps

Le texte officiel précise que la demande de dérogation à l'interdiction du travail de nuit est adressée au plus tard quinze jours avant la première date d'embarquement prévue au cours de l'année de formation considérée. Ce délai doit être pris au sérieux. Il invite l'armateur à anticiper la constitution du dossier, surtout lorsque plusieurs justificatifs doivent être réunis en amont.

Il est également indiqué que la dérogation est accordée pour une durée maximale d'une année de formation, renouvelable. En cas de poursuite de la situation au-delà de cette période, une nouvelle demande ou un renouvellement devra donc être envisagé selon le cas.

Première demande ou renouvellement

Dès la première partie du formulaire, l'armateur doit indiquer s'il s'agit :

  • d'une première demande,
  • ou d'une demande de renouvellement.

Cette distinction a une utilité pratique. Une première demande suppose souvent une vigilance accrue sur l'ensemble des informations transmises. Un renouvellement impose quant à lui de vérifier que les données restent exactes, notamment en cas de changement de navire, de contrat, de représentant ou de coordonnées.

Comment remplir le CERFA 15814*02 correctement

1. Identifier l'armateur

La première rubrique porte sur l'identité de l'armateur. Il faut y renseigner :

  • le nom,
  • la raison sociale,
  • les coordonnées du siège,
  • le téléphone,
  • le courriel.

Le formulaire prévoit aussi l'identification du représentant de l'armateur, avec ses nom, prénom, qualité, téléphone et courriel. Cette partie ne doit pas être négligée. Lorsque l'administration doit revenir vers un interlocuteur pour une précision ou un complément, des coordonnées erronées ralentissent immédiatement l'instruction du dossier.

Il est conseillé de reprendre les informations telles qu'elles figurent dans les documents sociaux ou administratifs de l'entreprise, afin d'éviter les divergences d'orthographe, d'adresse ou de dénomination.

2. Identifier le navire

La deuxième rubrique concerne l'identification du navire. Deux informations sont demandées :

  • le nom du navire,
  • le numéro d'immatriculation du navire.

Ces mentions doivent être strictement conformes aux documents officiels du bâtiment. Toute approximation peut poser difficulté, notamment si plusieurs navires de la flotte ont des dénominations proches ou si l'administration doit rapprocher la demande du tableau de service joint au dossier.

3. Identifier le jeune travailleur

La troisième rubrique vise l'identité du jeune travailleur. Il convient d'indiquer :

  • le nom,
  • les prénoms,
  • l'adresse complète,
  • le téléphone,
  • le courriel.

La précision sur l'état civil est particulièrement importante, car elle doit correspondre aux justificatifs d'identité ou à l'extrait de naissance transmis. Une simple inversion dans l'ordre des prénoms, une faute sur le nom d'usage ou une adresse incomplète peut conduire l'administration à demander des vérifications complémentaires.

4. Préciser la nature du contrat ou de la convention

La quatrième rubrique permet de qualifier le cadre juridique de l'embarquement. Le formulaire laisse le choix entre :

  • le contrat d'apprentissage,
  • le contrat de professionnalisation,
  • la convention de stage.

La durée doit aussi être renseignée. Cette information aide l'administration à apprécier la période couverte et la cohérence de la demande au regard de l'année de formation concernée.

Lorsque plusieurs documents existent, il est prudent de vérifier que la durée mentionnée sur le CERFA correspond à celle figurant sur le contrat ou la convention. Une incohérence matérielle entre les pièces du dossier peut retarder l'examen de la demande.

5. Signer l'engagement sur l'honneur

La dernière partie du formulaire comprend une certification sur l'honneur de l'exactitude des renseignements fournis. L'armateur ou son représentant doit indiquer :

  • le lieu,
  • la date,
  • la signature,
  • la qualité du signataire.

Un formulaire non signé, signé par une personne dont la qualité n'est pas précisée, ou daté de manière incohérente, risque d'être considéré comme incomplet.

Les pièces justificatives à joindre impérativement

Le formulaire précise que la déclaration ne sera réputée complète qu'à la réception du CERFA dûment rempli et des pièces suivantes. Leur présence est donc déterminante pour la recevabilité pratique du dossier.

Pièce à joindre Contenu attendu Point de vigilance
Copie du tableau de service Tableau établi par le capitaine du navire, conformément aux dispositions applicables Vérifier qu'il correspond bien au navire et au jeune travailleur concerné
Certificat médical d'aptitude à la navigation Certificat mentionné par le code des transports S'assurer de sa validité et de sa lisibilité
Justificatif d'identité Copie d'un titre d'identité en cours de validité ou extrait de naissance de moins de trois mois À défaut, fournir le numéro national d'identification de gens de mer si le document ne peut pas être produit

Le tableau de service du navire

La première pièce demandée est une copie du tableau de service établi par le capitaine du navire. Le formulaire renvoie, pour les navires de pêche, aux dispositions du décret du 31 mars 2005 relatif à la durée du travail des gens de mer, ainsi qu'au modèle fixé par l'arrêté du 29 novembre 2018 modifié.

Cette pièce permet à l'administration de comprendre concrètement l'organisation du travail à bord, y compris les périodes susceptibles de relever du travail de nuit. Elle ne doit pas être fournie de manière incomplète ou illisible.

Le certificat médical d'aptitude à la navigation

Le dossier doit comprendre le certificat médical d'aptitude à la navigation, mentionné par les articles du code des transports visés dans le formulaire. Ce document atteste l'aptitude du jeune travailleur à exercer dans l'environnement maritime concerné.

En pratique, il convient de vérifier que le certificat est exploitable, à jour le cas échéant, et qu'il vise bien la personne mentionnée dans le CERFA.

Le justificatif d'identité du jeune travailleur

Troisième pièce exigée, une copie d'un titre d'identité en cours de validité ou un extrait de naissance de moins de trois mois. Le texte prévoit une solution alternative lorsque l'intéressé ne peut pas fournir l'un de ces documents, à savoir la communication de son numéro national d'identification de gens de mer.

Il faut ici être attentif à la parfaite concordance entre l'état civil figurant sur le justificatif et celui inscrit dans le formulaire.

Délais et transmission du dossier

Le délai à respecter avant l'embarquement

La demande de dérogation à l'interdiction du travail de nuit doit être adressée au plus tard quinze jours avant la première date d'embarquement prévue au cours de l'année de formation considérée. Ce point est expressément mentionné dans le document officiel.

Il ne faut donc pas attendre la dernière minute, surtout si le dossier suppose de récupérer des pièces auprès du capitaine, du service médical, du centre de formation ou du jeune travailleur lui-même.

L'autorité destinataire

Le formulaire est transmis à l'agent de contrôle de l'inspection du travail compétent. En haut du document, un cadre est réservé à l'administration, avec la mention de l'inspection du travail compétente, la date de réception, le numéro d'enregistrement et la date d'accusé de réception.

Avant l'envoi, il peut être utile de vérifier le service destinataire exact, notamment lorsque l'armateur exerce sur plusieurs sites ou que l'activité maritime dépend d'un ressort territorial particulier. En cas d'incertitude, un renvoi vers la fiche Service-Public.fr associée peut permettre de sécuriser l'information pratique.

Quand le dossier est considéré comme complet

Le formulaire est très clair sur ce point, la demande n'est réputée complète qu'à réception :

  • du CERFA correctement rempli,
  • et de toutes les pièces justificatives exigées.

Autrement dit, l'envoi du seul formulaire ne suffit pas. Une transmission partielle peut retarder la prise en compte effective de la demande.

Erreurs fréquentes à éviter pour ce CERFA maritime

Confondre l'objet exact de la demande

L'intitulé général du CERFA évoque la durée légale du travail et l'interdiction du travail de nuit, tandis que le contenu du formulaire reproduit plus directement la demande de dérogation à l'interdiction du travail de nuit. Il faut donc rester attentif à l'objet réel de la démarche et s'assurer que le dossier transmis correspond bien à la situation rencontrée à bord.

Omettre une pièce obligatoire

L'oubli du tableau de service, du certificat médical ou du justificatif d'identité fait partie des erreurs les plus pénalisantes. Comme le texte conditionne la complétude du dossier à la réception de ces pièces, leur absence bloque de fait l'instruction dans de bonnes conditions.

Envoyer le dossier hors délai

Le respect du délai de quinze jours avant la première date d'embarquement est essentiel. Un dépôt tardif peut compromettre l'organisation de la formation du jeune travailleur et exposer l'armateur à devoir revoir son calendrier.

Mal renseigner l'identité du signataire

La signature doit émaner de l'armateur ou de son représentant. Il est recommandé de préciser clairement la qualité du signataire. Une signature sans nom lisible, sans fonction ou sans date fragilise le dossier sur le plan formel.

Négliger la cohérence entre les documents

Le nom du navire, l'identité du jeune, la nature du contrat, la durée de la formation et les justificatifs annexés doivent former un ensemble cohérent. Une différence entre le CERFA et les pièces jointes peut entraîner des demandes de complément, même si chaque document est pris isolément correct.

Bonnes pratiques pour sécuriser la demande

Préparer le dossier en amont de l'année de formation

Dès que la perspective d'un embarquement de jeune travailleur en formation est identifiée, il est utile de rassembler progressivement les informations nécessaires. Cette anticipation permet de respecter plus facilement le délai avant l'embarquement et d'éviter les oublis.

Relire à partir des pièces justificatives

Une méthode simple consiste à remplir le formulaire en ayant sous les yeux :

  • le contrat ou la convention,
  • le tableau de service,
  • le certificat médical,
  • le justificatif d'identité.

Cette relecture croisée limite les risques d'écart entre les données déclarées et les documents fournis.

Conserver une copie complète du dossier envoyé

Dans une logique de traçabilité, il est prudent de conserver :

  • une copie du formulaire signé,
  • une copie de toutes les pièces jointes,
  • et, si possible, la preuve de transmission au service compétent.

Cette précaution facilite les échanges avec l'administration en cas de demande de précision ou de renouvellement ultérieur.

Ce qu'il faut retenir sur le CERFA 15814*02

Le CERFA 15814*02 est un formulaire professionnel du secteur maritime, destiné à demander une dérogation liée au travail des jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans à bord des navires, en particulier concernant le travail de nuit. Il appartient à l'armateur de constituer un dossier complet, exact et transmis dans les délais.

Pour être exploitable, la demande doit comporter :

  • les informations précises sur l'armateur, le navire et le jeune travailleur,
  • la nature du contrat ou de la convention de formation,
  • la signature de l'armateur ou de son représentant,
  • et les trois pièces justificatives exigées par le formulaire.

Le respect du délai de quinze jours avant la première date d'embarquement, la cohérence des renseignements fournis et la qualité des justificatifs sont les trois points les plus importants pour éviter les blocages administratifs.

En cas de doute sur le service destinataire, sur l'opportunité d'un renouvellement ou sur l'interprétation d'une situation particulière, il reste préférable de se référer à la fiche officielle Service-Public.fr correspondant à l'identifiant DILA R49677.