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Formulaire:

CERFA 15851-01 : Carnets de certificats 272 PE pour le remboursement de la taxe spéciale de consommation (TSC)

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CERFA 15851-01 : Carnets de certificats 272 PE pour le remboursement de la taxe spéciale de consommation (TSC)

CERFA 15851-01 : Carnets de certificats 272 PE pour le remboursement de la taxe spéciale de consommation (TSC)

Dans les DOM, une taxe spéciale de consommation (TSC) est perçue sur les essences, les supercarburants, le gazole et les émulsions dans du gazole. Elle remplace la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui n'y est pas applicable.

Obtenez le carnet 272 PE pour la TSC

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15851*01, à quoi sert le carnet de certificats 272 PE pour le remboursement de la TSC

Le CERFA 15851*01 correspond au carnet de certificats 272 PE utilisé pour le remboursement de la taxe spéciale de consommation, la TSC, dans les départements d’outre-mer. Il concerne les produits énergétiques visés à l’article 266 quater du code des douanes, lorsqu’ils sont livrés à une destination ouvrant droit à un remboursement total ou partiel de cette taxe.

Ce document s’adresse aux professionnels. Il ne s’agit pas d’un simple formulaire déclaratif, mais d’un carnet de certificats émis et utilisés dans un cadre douanier précis. Le certificat atteste qu’un produit énergétique a bien été livré à une destination particulière et permet ensuite d’appuyer une déclaration de mise à la consommation afin d’obtenir le remboursement de la TSC, dans la limite du montant liquidé sur le certificat.

Dans les DOM, la TSC est perçue sur les essences, les supercarburants, le gazole et les émulsions dans du gazole. Elle remplace la TICPE, qui n’y est pas applicable. Le carnet 272 PE prend donc place dans un régime fiscal spécifique aux territoires ultramarins.

Le document officiel mentionne un délai de validité de 1 an à compter de l’émission du certificat. Cette donnée mérite une attention particulière, car un certificat non utilisé dans ce délai peut perdre son utilité pratique pour le remboursement.

Dans quels cas ce certificat est-il utilisé

Le certificat 272 PE est utilisé lorsqu’une livraison de produits énergétiques ouvre droit à un remboursement total ou partiel de la TSC. Le formulaire vise expressément les produits énergétiques livrés à une destination entraînant ce remboursement. Il ne sert donc pas à toutes les opérations portant sur des carburants ou combustibles, mais uniquement à celles qui relèvent d’un dispositif de remboursement prévu par les textes applicables.

Le certificat reprend notamment :

  • la date de livraison,
  • l’espèce du produit,
  • la quantité déclarée, en lettres et en chiffres,
  • la désignation et le code postal de l’établissement de destination,
  • la base légale du remboursement,
  • l’identité du bénéficiaire, avec son code postal,
  • le montant de la taxe spéciale de consommation dont le remboursement est accordé.

Le certificat peut ensuite être présenté à l’appui d’une déclaration de mise à la consommation. Il vaut remboursement jusqu’à concurrence du montant indiqué, sous réserve des imputations déjà réalisées.

Qui est concerné par le CERFA 15851*01

Le public concerné est professionnel. Concrètement, il peut s’agir d’opérateurs économiques intervenant dans la livraison, la distribution ou l’utilisation de produits énergétiques dans les DOM, dès lors que leurs opérations peuvent ouvrir droit à un remboursement de TSC.

La structure même du formulaire montre qu’il s’inscrit dans une relation avec l’administration des douanes. Le document mentionne une direction, un bureau, un numéro de quittance, un numéro de certificat, ainsi que des zones réservées au service pour l’ouverture du registre et pour les imputations successives.

Avant toute utilisation, il est prudent de vérifier que votre activité, la nature du produit, la destination de la livraison et le fondement juridique invoqué correspondent bien au régime de remboursement applicable. En cas d’incertitude, il convient de se rapprocher du bureau des douanes compétent ou de consulter la fiche officielle accessible sur Service-Public.fr.

Conditions à réunir avant de demander ou d’utiliser un certificat 272 PE

Une livraison ouvrant réellement droit au remboursement

Le cœur du dispositif repose sur la destination des produits énergétiques. Le certificat n’est pas délivré pour toute livraison, mais pour une livraison à une destination entraînant un remboursement total ou partiel de la TSC. Cela implique de pouvoir identifier clairement l’établissement destinataire, son code postal et le motif juridique justifiant le remboursement.

Le formulaire prévoit d’ailleurs une mention spécifique relative à la base légale du remboursement. Cette donnée ne doit pas être négligée. Elle conditionne la légitimité de la demande et permet au service de rattacher l’opération au bon fondement réglementaire ou fiscal.

Des produits entrant dans le champ du formulaire

Le CERFA 15851*01 vise les produits énergétiques mentionnés à l’article 266 quater du code des douanes. Le descriptif officiel cite notamment :

  • les essences,
  • les supercarburants,
  • le gazole,
  • les émulsions dans du gazole.

Il est donc essentiel de vérifier la qualification exacte du produit livré. Le formulaire comporte un emplacement réservé à l’espèce du produit. Cette désignation doit rester cohérente avec les documents commerciaux, douaniers et fiscaux associés à l’opération.

Un bénéficiaire clairement identifié

Le certificat est délivré à un bénéficiaire désigné. Son nom et son code postal doivent être mentionnés. Dans la pratique, cette identification permet de rattacher le droit au remboursement à la bonne entité professionnelle et de sécuriser les imputations ultérieures.

Le formulaire prévoit aussi une déclaration d’endossement, ce qui signifie qu’un transfert du certificat peut être envisagé dans certaines conditions. Cette possibilité doit être maniée avec rigueur, car le certificat a une valeur justificative et financière. Toute transmission doit être correctement formalisée sur le document.

Une quantité précisément exprimée

La quantité déclarée doit être inscrite en lettres et en chiffres. Le détail de liquidation de la taxe spéciale de consommation fait apparaître un calcul en hectolitres avec deux décimales, multiplié par un montant en euros par hectolitre. Cette présentation montre l’importance d’une donnée de quantité exacte et cohérente avec les unités physiques retenues.

Pour les imputations, le formulaire précise d’indiquer l’unité physique concernée. Une discordance entre la quantité livrée, l’unité déclarée et les documents justificatifs peut entraîner un blocage ou des demandes de régularisation.

Comment se présente le carnet de certificats 272 PE

Un carnet, plusieurs volets et un suivi par les bureaux compétents

Le CERFA 15851*01 n’est pas conçu comme un document isolé unique. Il s’agit d’un carnet de certificats. Le modèle reproduit plusieurs volets, dont un volet de contrôle. Le document indique que ce volet, après avoir été rempli par le bureau d’utilisation, doit être renvoyé au bureau d’émission. Il doit ensuite être collé à l’emplacement prévu sur le certificat correspondant.

Cette organisation traduit une logique de traçabilité. Le certificat circule entre le bureau d’émission, l’utilisateur et le bureau d’utilisation. Le suivi matériel du document est donc aussi important que son contenu.

Les mentions de service et les zones à ne pas confondre

Le carnet comporte des mentions qui relèvent du service, notamment :

  • le bureau concerné,
  • la quittance, avec numéros de début et de fin,
  • le numéro du certificat,
  • le cachet d’authenticité,
  • la signature du chef de service.

Ces éléments participent à la validité administrative du certificat. Un professionnel ne doit pas compléter à tort une zone réservée au service. À l’inverse, il doit fournir toutes les informations nécessaires pour permettre au bureau d’émettre le certificat correctement.

Les imputations successives

Le certificat prévoit plusieurs lignes d’imputation. Chaque imputation mentionne notamment :

  • le montant ou la quantité imputée, selon l’unité physique concernée,
  • le bureau où l’imputation est réalisée,
  • le numéro de la déclaration,
  • la date de la déclaration,
  • le solde disponible, le cas échéant.

À compter de la troisième imputation, le document précise qu’il faut effectuer les imputations au dos du certificat en recopiant le solde disponible et les mentions à l’identique. Ce point est important pour éviter les erreurs de report qui rendraient le suivi du remboursement difficile.

Mode d’emploi du CERFA 15851*01, ligne par ligne

Les informations relatives à la livraison

La première série d’informations porte sur la livraison elle-même. Le chef de service certifie que, à une date donnée, le produit désigné a été livré à une destination ouvrant droit à remboursement. Les mentions à prévoir sont les suivantes :

  1. Date de livraison : elle doit correspondre à l’opération réelle.
  2. Espèce du produit : la dénomination du produit énergétique doit être précise.
  3. Quantité déclarée : elle doit être indiquée en lettres et en chiffres.
  4. Désignation et code postal de l’établissement de destination : l’identification du lieu de livraison est essentielle.

Ces informations servent de base à la reconnaissance du droit au remboursement. Elles doivent être cohérentes avec les justificatifs commerciaux et douaniers disponibles.

Le fondement du remboursement

Le certificat comporte une zone dans laquelle il faut indiquer la base légale du remboursement. Cette mention permet de justifier le caractère total ou partiel du remboursement. Le formulaire demande également de rayer la mention inutile entre remboursement total et remboursement partiel.

Cette étape appelle de la vigilance. La qualification retenue doit correspondre au régime effectivement applicable à l’opération. Si le texte de référence ou le taux remboursable ne sont pas maîtrisés, mieux vaut sécuriser l’information avant dépôt ou utilisation du certificat.

Le numéro de déclaration ou autre référence

Une rubrique permet d’inscrire un numéro de déclaration ou toute autre référence utile. Cette mention facilite le rapprochement entre le certificat et le dossier administratif ou douanier auquel il se rattache. Elle joue un rôle important en cas de contrôle ou de suivi interne.

Le bénéficiaire du certificat

Le certificat est délivré à un bénéficiaire identifié par son nom et son code postal. Cette mention n’est pas purement formelle. Elle détermine la personne morale ou l’exploitant pouvant présenter le certificat à l’appui d’une déclaration de mise à la consommation.

Si une transmission est envisagée, la déclaration d’endossement doit être utilisée avec soin. Le soussigné y déclare transférer le certificat à un tiers, avec date et signature. Toute cession ou transmission irrégulière peut fragiliser la chaîne justificative.

Le détail de la liquidation

Le formulaire comprend un cadre intitulé Détail de la liquidation de la taxe spéciale de consommation dont le remboursement est accordé. Le principe de calcul présenté sur le document est le suivant :

hectolitres, avec deux décimales, multipliés par un montant en euros par hectolitre, égal au montant remboursable.

Ce cadre doit permettre d’identifier clairement le plafond de remboursement attaché au certificat. Les imputations ultérieures viendront diminuer le solde disponible.

Pour les professionnels qui souhaitent éviter les erreurs de recopie sur un document aussi technique, Startdoc met à disposition un accès simplifié à ce CERFA avec une trame déjà structurée, ce qui aide à préparer plus sereinement les informations attendues avant transmission aux services compétents.

Les signatures, cachets et authenticité

Le certificat doit mentionner le lieu et la date d’émission. Il est signé par le chef de service et porte un cachet d’authenticité. Ces éléments relèvent du service émetteur. Sans eux, le certificat ne peut pas remplir correctement sa fonction justificative.

Il faut donc distinguer ce qui relève de l’opérateur professionnel, qui rassemble les données de l’opération, et ce qui relève de l’administration, qui certifie et authentifie le document.

Pièces et justificatifs à préparer

Le formulaire n’est pas accompagné d’une notice détaillée dans les informations disponibles. Il n’existe donc pas, ici, de liste officielle exhaustive des pièces à joindre. En revanche, au regard des mentions figurant sur le certificat, certains justificatifs apparaissent logiquement nécessaires pour permettre l’émission, l’utilisation et le contrôle du document.

Élément à justifier Justificatifs généralement pertinents Pourquoi c’est utile
Date et réalité de la livraison Bon de livraison, facture, document de transport, référence interne Permet de relier le certificat à une opération réelle
Nature du produit énergétique Facture détaillée, documentation produit, référence douanière ou fiscale Vérifie que le produit entre dans le champ du formulaire
Quantité déclarée Documents commerciaux, relevés de livraison, états de stock si pertinents Justifie la liquidation et les imputations
Destination ouvrant droit au remboursement Coordonnées de l’établissement destinataire, contrat, ordre de livraison, preuve d’affectation Établit le lien avec le régime de remboursement
Base légale invoquée Référence réglementaire ou douanière applicable, correspondance avec le bureau compétent Sécurise le fondement du remboursement total ou partiel
Bénéficiaire du certificat Identité de l’entreprise, adresse, code postal, extrait d’immatriculation si demandé Permet la bonne émission du certificat

Cette liste doit être comprise comme un repère pratique et non comme une liste réglementaire fermée. Le bureau des douanes compétent peut demander des documents complémentaires selon l’activité, la nature des flux et le fondement du remboursement.

Conserver les justificatifs jusqu’à l’épuisement du certificat

Comme le certificat peut donner lieu à plusieurs imputations, il est prudent de conserver l’ensemble des pièces liées à l’opération initiale et à ses utilisations successives. Cela vaut aussi pour les copies des déclarations sur lesquelles le certificat a été imputé, les éventuels endossements et les échanges avec les services compétents.

Délais, validité et suivi du remboursement

Une validité limitée à un an

Le point le plus clair du formulaire en matière de délai est la durée de validité du certificat. Le document indique expressément un délai de validité de 1 an à compter de l’émission. Ce délai doit être suivi avec attention, en particulier si le certificat n’est pas utilisé en une seule fois mais par imputations successives.

En pratique, il est conseillé d’anticiper l’utilisation du certificat suffisamment tôt pour éviter toute difficulté liée à une expiration proche de l’échéance.

Le mécanisme des imputations

Le remboursement ne se traduit pas nécessairement par une seule utilisation du certificat. Le document prévoit plusieurs imputations, avec mention du solde disponible après chaque utilisation. Cela signifie qu’un même certificat peut être mobilisé progressivement, dans la limite du montant remboursable indiqué lors de la liquidation.

Chaque imputation doit être précisément enregistrée. Une mauvaise tenue de ces mentions peut compliquer la justification du solde restant et retarder le traitement administratif.

Le rôle du bureau d’émission et du bureau d’utilisation

Le formulaire distingue le bureau d’émission et le bureau d’utilisation. Le volet de contrôle, une fois rempli par le bureau d’utilisation, doit être renvoyé au bureau d’émission. Cette organisation montre que le suivi ne repose pas seulement sur l’entreprise, mais aussi sur un dialogue documentaire entre services.

Pour le professionnel, cela implique de vérifier que le circuit du document est correctement respecté et que chaque volet est transmis au bon interlocuteur.

Comment sécuriser le suivi de votre dossier

Pour limiter les erreurs ou les retards, plusieurs réflexes sont utiles :

  • vérifier la lisibilité de toutes les mentions portées sur le certificat,
  • s’assurer de la cohérence entre le certificat et les déclarations auxquelles il est joint,
  • contrôler le report du solde disponible après chaque imputation,
  • archiver les copies des certificats, des volets de contrôle et des déclarations correspondantes,
  • tenir un suivi interne de la date d’émission pour ne pas dépasser le délai d’un an.

Erreurs à éviter avec le carnet 272 PE

Utiliser le certificat pour une opération hors champ

Le premier risque est d’utiliser le formulaire pour une livraison qui ne relève pas d’une destination ouvrant droit au remboursement de la TSC. Le certificat 272 PE n’est pas un document générique applicable à toute consommation ou circulation de carburant dans les DOM.

Mal renseigner la base légale

Une base légale imprécise, erronée ou absente peut fragiliser la demande. Comme le formulaire exige de mentionner le fondement du remboursement, cette rubrique doit être traitée avec autant de soin que les données chiffrées.

Confondre quantité déclarée et quantité imputée

La quantité figurant sur le certificat lors de son émission ne se confond pas avec les imputations successives réalisées ensuite. Il faut veiller à bien distinguer le volume initial servant à la liquidation et les fractions de droit au remboursement utilisées au fil des déclarations.

Oublier le volet de contrôle

Le document contient une note importante sur le volet de contrôle, qui doit être renvoyé au bureau d’émission après avoir été rempli par le bureau d’utilisation. Omettre cette formalité peut désorganiser le suivi du certificat et compliquer les vérifications ultérieures.

Négliger la durée de validité

Le certificat est valable un an à compter de son émission. Une entreprise qui attend trop longtemps pour l’utiliser s’expose à une perte d’efficacité du document, voire à la nécessité de reprendre ses démarches selon la situation.

Ce qu’il faut retenir avant de télécharger le CERFA 15851*01

Le CERFA 15851*01, carnet de certificats 272 PE, est un document douanier et fiscal spécifique au remboursement de la TSC dans les DOM. Il concerne les professionnels et s’applique aux produits énergétiques visés à l’article 266 quater du code des douanes lorsqu’ils sont livrés à une destination ouvrant droit à un remboursement total ou partiel.

Son utilisation suppose une grande rigueur documentaire. Il faut être en mesure de justifier la nature du produit, la date de livraison, la quantité, la destination, le bénéficiaire et surtout le fondement juridique du remboursement. Le certificat a une validité d’un an à compter de son émission et peut faire l’objet de plusieurs imputations, avec suivi du solde disponible.

En l’absence de notice associée dans les informations disponibles, il est recommandé de s’appuyer sur la fiche officielle de Service-Public.fr et sur les indications du bureau des douanes compétent. Pour ce type de formulaire, la qualité des informations préparatoires est souvent déterminante pour éviter les rejets, les demandes de précision ou les retards dans le remboursement.

Si votre entreprise intervient dans les flux de produits énergétiques dans les DOM, ce formulaire mérite une lecture attentive avant toute démarche. Sa technicité tient autant au régime fiscal applicable qu’au formalisme de son émission et de son utilisation.