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Formulaire:

CERFA 15936-01 : Annexe II - Autorisation (modèle utilisateur)

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CERFA 15936-01 : Annexe II - Autorisation (modèle utilisateur)

CERFA 15936-01 : Annexe II - Autorisation (modèle utilisateur)

Autorisation (modèle utilisateur) d'utilisation de produits énergétiques en exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques conformément aux dispositions du a) du 1 de l'article 265 bis du code des douanes.

Autorisation d’utilisation exonérée pour professionnels

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 15936*01, Autorisation, modèle utilisateur

Le CERFA 15936*01 correspond à une autorisation d'utilisation de produits énergétiques en exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, dans le cadre du a) du 1 de l'article 265 bis du code des douanes. Il s'adresse aux professionnels qui utilisent certains produits énergétiques dans des conditions ouvrant droit à cette exonération.

Il ne s'agit pas d'un simple document déclaratif. Ce formulaire matérialise une décision administrative délivrée par la direction régionale des douanes et droits indirects. L'entreprise bénéficiaire y est identifiée, de même que le lieu d'utilisation des produits, leur position tarifaire, la nature de l'usage, les quantités annuelles, les modalités de stockage et la destination des résidus ou déchets d'hydrocarbures.

En pratique, cette autorisation permet à l'utilisateur professionnel de justifier qu'il peut employer des produits énergétiques sans acquitter la taxe intérieure de consommation, dès lors que l'usage prévu entre bien dans le champ légal de l'exonération. Le document mentionne aussi le bureau de douane de rattachement ainsi que la durée de validité de la décision.

Le titre officiel diffusé par l'administration est Annexe II, Autorisation, modèle utilisateur, même si la source officielle reproduite mentionne également Annexe III. Pour l'usager, l'essentiel est de retenir le numéro CERFA 15936*01 et l'identifiant administratif R52074 sur Service-Public.fr.

Le cadre juridique de l'exonération TICPE pour les produits énergétiques

Une exonération encadrée par le code des douanes

L'autorisation repose sur les dispositions du a) du 1 de l'article 265 bis du code des douanes. Ce fondement juridique organise certains cas dans lesquels des produits énergétiques peuvent être utilisés en exonération de taxe intérieure de consommation. L'exonération n'est donc ni générale, ni automatique. Elle suppose un usage déterminé, un bénéficiaire identifié et un contrôle administratif assuré par les douanes.

Le formulaire officialise ce lien entre l'entreprise et l'administration douanière. Il précise notamment la nature de l'utilisation, qui peut relever d'un emploi en matière première, d'une fabrication de produits énergétiques non soumis à la taxe intérieure de consommation, ou d'autres usages devant être décrits avec précision.

Une décision administrative individuelle

Le document prend la forme d'une décision numérotée, délivrée par la direction régionale des douanes et droits indirects compétente. Cette décision est valable jusqu'à une date déterminée. Elle peut aussi, le cas échéant, annuler et remplacer une décision antérieure.

Ce point est important sur le plan juridique. L'entreprise ne se prévaut pas seulement d'un formulaire rempli, mais d'une autorisation nominative émise par l'administration. L'usage exonéré doit donc correspondre exactement aux mentions qui y figurent. Un changement significatif dans l'activité, les produits utilisés, les quantités ou le site d'utilisation peut imposer une mise à jour du dossier auprès des douanes.

Le rôle de l'arrêté du 8 juin 1993 modifié

La source officielle indique que les distributeurs de produits énergétiques exonérés dans ce cadre sont tenus de respecter les obligations posées par l'arrêté du 8 juin 1993 modifié, telles qu'explicitées par une décision administrative mentionnée dans l'autorisation. Même si le formulaire vise directement les utilisateurs, il s'inscrit dans un dispositif plus large de traçabilité, de contrôle et de conformité douanière.

Pour l'entreprise bénéficiaire, cela signifie qu'au-delà de l'obtention de l'autorisation, l'usage des produits énergétiques doit rester conforme aux règles de suivi imposées par la réglementation douanière. En cas de doute sur l'interprétation exacte des obligations applicables à votre activité, il est prudent de vous rapprocher de votre bureau de douane de rattachement ou de consulter la fiche officielle sur Service-Public.fr.

Qui peut demander cette autorisation

Des professionnels utilisateurs de produits énergétiques

Le public concerné est clairement identifié, il s'agit des professionnels. L'autorisation vise l'utilisateur des produits énergétiques, c'est-à-dire l'entreprise ou la structure qui les emploie dans son processus de fabrication, de transformation ou pour un usage entrant dans le champ de l'exonération.

Le formulaire prévoit d'ailleurs un bloc complet sur le bénéficiaire, avec la raison sociale, l'adresse et le lieu d'utilisation des produits. Cela montre que l'administration ne raisonne pas seulement en fonction du produit, mais aussi de l'identité de l'opérateur et du site sur lequel l'usage a lieu.

Des situations d'utilisation précisément caractérisées

Le CERFA 15936*01 n'a pas vocation à couvrir n'importe quel emploi de produits énergétiques. L'entreprise doit être en mesure d'indiquer :

  • la position tarifaire des produits, avec éventuellement leur dénomination commerciale,
  • la nature de l'utilisation,
  • les cas d'emploi en matière première,
  • les fabrications en acquitté de produits énergétiques non soumis à la taxe intérieure de consommation, comme les bitumes fluxés ou les préparations lubrifiantes, selon les exemples cités dans la source officielle,
  • le cas échéant, un autre usage matière première,
  • ou encore d'autres usages, qui doivent être décrits avec suffisamment de précision.

L'exigence de précision n'est pas accessoire. Elle conditionne la compréhension du dossier par les douanes et la sécurité juridique de l'entreprise en cas de contrôle.

Les informations demandées dans le CERFA 15936*01

Les éléments d'identification de l'entreprise

Le formulaire demande d'abord la raison sociale et l'adresse du bénéficiaire. Ces informations doivent être cohérentes avec les données administratives de l'entreprise. Il faut également renseigner la désignation et l'adresse du lieu d'utilisation des produits. Si l'activité s'exerce sur un site distinct du siège, cette distinction doit être clairement indiquée.

La référence de la demande

Le formulaire prévoit une rubrique dédiée à la référence de la demande. Cette mention facilite le suivi administratif du dossier. L'entreprise a intérêt à conserver une référence interne claire, surtout si elle gère plusieurs sites, plusieurs catégories de produits ou des échanges réguliers avec les services douaniers.

La qualification des produits concernés

La position tarifaire des produits doit être renseignée avec attention. En matière douanière et fiscale, une erreur de classification peut avoir des conséquences importantes. La dénomination commerciale peut être indiquée à titre facultatif, mais elle ne remplace pas la qualification douanière du produit.

Il est donc recommandé de vérifier en amont la désignation exacte des produits énergétiques concernés, afin d'éviter tout décalage entre l'autorisation demandée et les produits effectivement utilisés.

La description de l'usage exonéré

La rubrique sur la nature de l'utilisation est au coeur du formulaire. L'administration doit comprendre concrètement pourquoi l'entreprise estime relever de l'exonération. Une description trop vague peut fragiliser le dossier. À l'inverse, une présentation structurée, fidèle au procédé réel et cohérente avec les justificatifs disponibles facilite l'instruction.

Lorsque l'usage relève d'un processus industriel ou technique, il est utile de formuler la description en reprenant les étapes essentielles de l'utilisation des produits énergétiques, sans jargon excessif mais avec suffisamment de précision pour permettre le contrôle.

Les volumes, le stockage et les déchets

Le formulaire demande aussi :

  • les quantités annuelles de produits utilisés,
  • la description des moyens de stockage, comme le vrac, le conditionnement, la capacité et le nombre de réservoirs ou de bacs,
  • la nature des produits, résidus et autres déchets d'hydrocarbures obtenus et leur destination.

Ces informations permettent aux douanes d'apprécier la réalité matérielle de l'activité, les flux de produits et les conditions de suivi. Elles sont également utiles en cas de contrôle, puisqu'elles servent de point de comparaison avec les pratiques effectives de l'entreprise.

Le bureau de douane de rattachement

L'autorisation mentionne le bureau de douane de rattachement, avec sa désignation et son adresse. Ce service constitue l'interlocuteur administratif de proximité pour l'application concrète du dispositif. C'est généralement vers lui que l'entreprise devra se tourner pour déposer ou compléter son dossier, signaler une évolution de situation ou obtenir des précisions pratiques.

Comment préparer un dossier solide

Vérifier l'adéquation entre l'activité et le régime d'exonération

Avant toute transmission, il faut s'assurer que l'usage envisagé des produits énergétiques relève bien du cadre prévu par l'article 265 bis du code des douanes. Une autorisation mal ciblée expose à un refus ou à des difficultés ultérieures. L'enjeu n'est pas seulement de remplir des cases, mais de démontrer que l'activité entre juridiquement dans le champ de l'exonération.

Rassembler des éléments techniques cohérents

Le dossier doit reposer sur des informations concordantes. Cela suppose, selon les cas, de pouvoir justifier :

  • la nature exacte des produits utilisés,
  • leur classification,
  • le procédé de fabrication ou d'utilisation,
  • les volumes annuels envisagés,
  • les installations de stockage,
  • la gestion des résidus et déchets.

Il n'existe pas, dans les éléments fournis ici, de liste officielle exhaustive des pièces à joindre. En l'absence de notice associée, il est d'autant plus utile de prendre contact avec le service compétent pour connaître les attentes du bureau de douane concerné.

Soigner la rédaction des rubriques sensibles

Les rubriques sur l'usage, les quantités et les déchets méritent une attention particulière. Une formulation imprécise peut susciter des demandes complémentaires. Mieux vaut adopter une rédaction claire, factuelle et vérifiable. C'est précisément dans ce type de démarche technique que Startdoc peut faire gagner du temps aux professionnels en mettant à disposition un document déjà structuré, plus simple à compléter sans perdre de vue les mentions réellement attendues par l'administration.

Procédure de demande et circuit administratif

À qui adresser le formulaire

Le CERFA 15936*01 relève de la direction générale des douanes et droits indirects, plus précisément de la direction régionale des douanes et droits indirects compétente. Le formulaire indique que l'original de la décision est adressé au bénéficiaire, qu'une copie est transmise au bureau de rattachement et qu'une autre est conservée par la direction régionale.

Cette architecture montre que la demande s'inscrit dans un circuit administratif douanier formalisé. Pour le dépôt concret, les modalités peuvent varier selon l'organisation locale. Il convient donc de vérifier auprès du bureau compétent ou via la page officielle Service-Public.fr les conditions pratiques applicables.

Instruction du dossier

L'administration examine les informations fournies et apprécie si les conditions de l'exonération sont réunies. Elle peut, si nécessaire, demander des précisions complémentaires. Le formulaire officiel ne mentionne pas de délai d'instruction dans les éléments disponibles. Il faut donc éviter d'annoncer un calendrier certain sans confirmation de l'administration.

Une fois accordée, l'autorisation prend la forme d'une décision numérotée, avec une date de délivrance et une date de validité. Si une ancienne décision existait, la nouvelle peut l'annuler et la remplacer.

Conservation de l'autorisation

L'entreprise bénéficiaire a intérêt à conserver l'original de la décision ainsi que la copie du dossier transmis et tout échange avec l'administration. En pratique, ces documents peuvent être utiles pour :

  • justifier l'exonération auprès des fournisseurs ou des services de contrôle,
  • préparer un renouvellement ou une modification,
  • répondre à une demande de l'administration,
  • sécuriser les pratiques internes de stockage et d'utilisation.

Droits et obligations du bénéficiaire

Le droit d'utiliser les produits dans le périmètre autorisé

Le principal droit conféré par la décision est celui d'utiliser les produits énergétiques concernés dans les conditions autorisées, en exonération de la taxe intérieure de consommation. Ce droit reste toutefois strictement limité au cadre mentionné dans l'autorisation. Il ne couvre ni des produits différents, ni des usages différents, ni des sites différents qui n'auraient pas été déclarés.

L'obligation de conformité permanente

La rubrique Utilisation conforme des produits rappelle clairement l'existence d'obligations réglementaires. L'entreprise doit respecter les conditions légales et administratives attachées au régime d'exonération. Cela implique notamment de veiller à ce que :

  • les produits exonérés soient utilisés conformément à l'usage déclaré,
  • les quantités manipulées restent cohérentes avec le dossier autorisé,
  • les modalités de stockage correspondent aux informations transmises,
  • les résidus et déchets fassent l'objet d'un suivi cohérent avec la déclaration.

En cas d'écart, il peut être nécessaire d'en informer l'administration pour éviter qu'une situation de fait ne devienne une irrégularité douanière ou fiscale.

L'obligation d'actualiser la situation en cas de changement

Le formulaire n'énumère pas expressément tous les changements devant être déclarés, mais le bon sens juridique impose d'alerter l'administration en cas de modification substantielle, par exemple si l'entreprise change de site d'utilisation, de produits concernés, de procédé, de capacités de stockage ou de structure juridique. Une autorisation devenue inadaptée à la réalité opérationnelle peut perdre une grande partie de sa portée protectrice.

Refus, retrait, contestation, quels leviers pour l'entreprise

En cas de refus de délivrance

Les éléments fournis ne détaillent pas de procédure spécifique de recours propre à ce CERFA. En cas de refus, l'entreprise a néanmoins intérêt à demander une motivation claire de la décision ou des insuffisances relevées dans le dossier. Très souvent, un refus ou un blocage peut résulter d'informations manquantes, d'une qualification incertaine du produit, ou d'une description insuffisante de l'usage.

Avant toute contestation formelle, une démarche de clarification auprès du service instructeur peut permettre de comprendre si un dossier complémentaire ou une nouvelle demande mieux argumentée est envisageable.

En cas de remise en cause d'une autorisation existante

Si l'administration considère que les conditions de l'exonération ne sont plus remplies, l'entreprise peut se trouver confrontée à une remise en cause de son autorisation ou de ses effets. Dans une telle situation, il est essentiel de rassembler rapidement :

  • la décision d'autorisation en vigueur,
  • les pièces ayant servi à la demande,
  • les éléments techniques démontrant l'usage réel des produits,
  • les échanges avec le bureau de douane ou la direction régionale.

La contestation devra être appréciée au regard de la décision administrative reçue et des règles générales applicables aux décisions des douanes. En présence d'un enjeu financier ou contentieux important, l'accompagnement par un conseil peut être opportun.

L'importance d'une trace écrite

Dans toute relation avec l'administration douanière, la conservation des courriers, courriels, références de dossier et versions successives de la demande est un réflexe utile. La traçabilité documentaire permet de démontrer la bonne foi de l'entreprise, sa volonté de se conformer aux règles et, le cas échéant, les précisions déjà fournies au service instructeur.

Points de vigilance avant de transmettre le CERFA 15936*01

Ne pas sous-estimer la qualification douanière du produit

La mention de la position tarifaire n'est pas une formalité secondaire. Une erreur de classement peut entraîner une mauvaise appréciation du régime applicable. Lorsque la situation est complexe, il vaut mieux sécuriser ce point avant le dépôt.

Décrire un usage réel, pas un usage théorique

L'administration attend une description de l'utilisation effectivement prévue dans l'entreprise. Une formulation trop générale, copiée d'un descriptif commercial ou d'un document interne peu adapté, peut fragiliser l'ensemble du dossier. Il faut décrire le procédé réel, au bon niveau de précision.

Être cohérent sur les quantités et le stockage

Les quantités annuelles annoncées doivent rester plausibles au regard de l'activité et des moyens de stockage déclarés. Des incohérences apparentes peuvent susciter des demandes complémentaires. Il en va de même pour la destination des résidus et déchets, qui doit être exposée de manière crédible et compréhensible.

Anticiper la durée de validité

La décision est valable jusqu'à une date indiquée sur le document. Il est donc prudent de suivre cette échéance en interne, afin d'éviter une utilisation du régime au-delà de la période autorisée. Si un renouvellement est nécessaire, mieux vaut l'anticiper suffisamment tôt auprès du service compétent.

Ce qu'il faut retenir pour sécuriser votre demande

Le CERFA 15936*01 encadre une situation fiscale et douanière sensible, l'utilisation de produits énergétiques en exonération de TICPE. L'autorisation n'est pas automatique. Elle repose sur une décision de l'administration des douanes, fondée sur l'identité du bénéficiaire, le lieu d'utilisation, la qualification des produits, la nature exacte de l'usage, les volumes, les conditions de stockage et la gestion des résidus.

Pour limiter les risques de blocage, l'entreprise doit présenter un dossier techniquement cohérent, juridiquement ciblé et fidèle à sa réalité opérationnelle. En l'absence de notice associée dans les données disponibles, il est utile de s'appuyer sur la fiche officielle Service-Public.fr et sur le bureau de douane de rattachement pour vérifier les modalités concrètes de dépôt et les attentes locales d'instruction.

Lorsque le formulaire est correctement préparé, il devient un véritable outil de sécurisation de l'activité, en donnant un cadre clair à l'usage exonéré des produits énergétiques concernés.

Référence officielle du formulaire

Élément Information
Numéro CERFA 15936*01
Identifiant DILA R52074
Titre officiel Annexe II, Autorisation, modèle utilisateur
Objet Utilisation de produits énergétiques en exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
Public concerné Professionnels
Fondement juridique mentionné a) du 1 de l'article 265 bis du code des douanes
Autorité compétente Direction générale des douanes et droits indirects, direction régionale compétente
Notice associée Aucune
Date de dernière vérification DILA 2018-10-17
Source officielle en ligne Service-Public.fr, fiche R52074