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CERFA 16106-01 : TICPE - Attestation d'identification (exemption / exonération)
Informations personnelles :
CERFA 16106-01 : TICPE - Attestation d'identification (exemption / exonération)
TICPE - Attestation d'identification (exemption / exonération) - Formulaire
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Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 16106*01, attestation d'identification TICPE pour les régimes d'exemption ou d'exonération
Le CERFA 16106*01 correspond à l'attestation d'identification liée à certains régimes d'exemption ou d'exonération de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, la TICPE. Ce formulaire s'adresse aux professionnels qui utilisent ou distribuent des produits énergétiques dans des situations précisément visées par le code des douanes.
Il ne s'agit pas d'une simple formalité interne. Cette attestation permet d'identifier officiellement le bénéficiaire du régime sollicité et de rattacher son activité, son lieu d'utilisation, les produits concernés et leur usage à un cadre fiscal spécifique. En pratique, elle intervient dans des contextes où l'entreprise n'utilise pas les produits énergétiques dans les conditions ordinaires d'assujettissement à la TICPE.
Le document vise plusieurs hypothèses prévues par les textes, notamment :
- le double usage, mentionné au 2° de l'article 265 C du code des douanes,
- la fabrication de produits minéraux non métalliques, mentionnée au 3° de l'article 265 C du code des douanes,
- l'utilisation autrement que comme carburant ou combustible, visée au a du 1 de l'article 265 bis du code des douanes,
- le carburant pour la navigation aérienne, visé au b du 1 de l'article 265 bis,
- le carburant pour la navigation maritime, visé au c du 1 de l'article 265 bis,
- le carburant pour la navigation sur les eaux intérieures, visé au e du 1 de l'article 265 bis,
- le carburant utilisé pour la construction, le développement, la mise au point, les essais ou l'entretien des aéronefs et des navires ainsi que de leurs moteurs, visé au 2 de l'article 265 bis,
- la production d'électricité, visée au a du 3 de l'article 265 bis.
Le formulaire comporte aussi un volet administratif réservé à la délivrance de l'attestation par l'administration des douanes. On y retrouve notamment la direction régionale compétente, le bureau de rattachement, le numéro d'enregistrement, ainsi que les dates de début et de fin de validité.
Cette attestation a donc une fonction d'identification et de traçabilité. Elle sert à sécuriser la situation du professionnel au regard de la fiscalité énergétique, tout en permettant à l'administration de vérifier que l'usage déclaré entre bien dans un régime d'exemption ou d'exonération prévu par la loi.
Qui peut utiliser cette attestation d'identification TICPE
Des professionnels, utilisateurs ou distributeurs
Le CERFA 16106*01 concerne exclusivement un public professionnel. Le formulaire prévoit expressément l'identification du bénéficiaire comme utilisateur ou distributeur. Ce point est essentiel, car il conditionne la manière de présenter l'activité et l'utilisation des produits énergétiques.
L'utilisateur est l'entreprise qui emploie elle-même les produits dans un usage ouvrant droit à exemption ou exonération. Le distributeur, quant à lui, intervient dans la chaîne d'approvisionnement et peut avoir besoin d'être identifié dans le cadre de la diffusion ou de la justification du régime applicable.
Des activités très encadrées
Le formulaire ne vise pas tous les consommateurs de carburants ou de combustibles. Il concerne des usages particuliers, encadrés par le code des douanes. Une entreprise industrielle, un exploitant d'aéronefs, un opérateur maritime, un professionnel de la navigation intérieure, ou encore une structure utilisant des produits énergétiques comme matière première plutôt que comme source d'énergie, peuvent être concernés selon leur situation réelle.
L'élément déterminant reste toujours la nature exacte de l'utilisation du produit. Une activité professionnelle ne suffit pas, à elle seule, à ouvrir droit au régime. Il faut que l'usage corresponde précisément à l'un des cas prévus par les textes.
Le lieu d'utilisation a une importance particulière
Le formulaire demande la désignation et l'adresse du lieu d'utilisation du produit. Cela signifie que l'identification ne repose pas uniquement sur la raison sociale de l'entreprise, mais aussi sur le site concerné. Lorsqu'une société exerce sur plusieurs établissements, il faut être attentif à déclarer le bon lieu, celui où les produits sont effectivement réceptionnés, stockés ou utilisés dans le cadre exonéré ou exempté.
Pourquoi cette attestation est nécessaire en matière de TICPE
Identifier le bénéficiaire du régime fiscal demandé
La TICPE est une taxe technique, fondée sur la nature des produits énergétiques et sur leur usage. Dans certains cas, le législateur a prévu qu'un produit ne soit pas taxé de la même manière, ou bénéficie d'une exonération, parce que son emploi ne correspond pas à un usage énergétique classique ou répond à une finalité particulière. L'attestation d'identification sert à matérialiser cette situation auprès de l'administration.
Elle permet de relier plusieurs informations indispensables :
- l'entreprise bénéficiaire,
- le régime fiscal sollicité,
- la description du procédé ou de l'usage,
- les produits concernés,
- les volumes annuels utilisés,
- les moyens de stockage,
- la destination des produits obtenus.
Faciliter les relations avec les douanes et le bureau de rattachement
Le formulaire prévoit la délivrance de l'attestation par la direction régionale compétente des douanes et droits indirects. Une copie est adressée au bureau de rattachement, une autre est conservée par l'administration, et l'original est transmis au bénéficiaire. Cette organisation montre que l'attestation s'inscrit dans un circuit administratif de contrôle et de suivi.
Autrement dit, ce document n'est pas un simple support déclaratif laissé à l'appréciation du professionnel. Il s'intègre à une procédure de validation administrative, avec enregistrement et période de validité.
Sécuriser une situation fiscale sensible
Les régimes d'exemption et d'exonération en matière de TICPE peuvent faire l'objet de vérifications approfondies. Une erreur de qualification de l'usage, une désignation imprécise du produit, ou une incohérence entre les volumes déclarés et l'activité réelle peuvent fragiliser la situation de l'entreprise.
Dans ce contexte, une attestation correctement renseignée constitue un élément important de sécurisation documentaire. C'est précisément pour éviter les oublis de structure ou les zones mal renseignées que certains professionnels choisissent de passer par Startdoc afin d'obtenir le CERFA 16106*01 dans une version prête à compléter, plus simple à exploiter au moment de constituer leur dossier fiscal et douanier.
Les régimes visés par le CERFA 16106*01
Les cas expressément listés sur le formulaire
Le formulaire mentionne de manière limitative les régimes pouvant être sollicités. Le professionnel doit cocher le cas correspondant à sa situation. Il ne faut pas se contenter d'une appréciation générale du type "usage professionnel" ou "usage industriel". Seuls les régimes inscrits sur le document sont concernés.
| Régime mentionné sur le CERFA | Référence indiquée sur le formulaire | Point d'attention pratique |
|---|---|---|
| Double usage | 2° de l'article 265 C du code des douanes | Décrire précisément le procédé et la fonction du produit |
| Fabrication de produits minéraux non métalliques | 3° de l'article 265 C du code des douanes | Relier l'usage énergétique au cycle de fabrication réel |
| Utilisation autrement que comme carburant ou combustible | a du 1 de l'article 265 bis | Montrer que le produit n'est pas utilisé à des fins de combustion ou de propulsion |
| Carburant pour la navigation aérienne | b du 1 de l'article 265 bis | Identifier les aéronefs exploités et les points d'approvisionnement |
| Carburant pour la navigation maritime | c du 1 de l'article 265 bis | Préciser les navires exploités et l'activité correspondante |
| Carburant pour la navigation sur les eaux intérieures | e du 1 de l'article 265 bis | Vérifier le périmètre exact de l'activité exercée |
| Carburant pour construction, développement, essais ou entretien d'aéronefs et de navires | 2 de l'article 265 bis | Détailler l'objet technique de l'utilisation |
| Production d'électricité | a du 3 de l'article 265 bis | Décrire les installations et le rôle du produit dans la production |
Bien choisir le bon fondement
Le choix du régime n'est pas anodin. Une entreprise peut parfois penser relever de plusieurs hypothèses proches, alors que la logique juridique n'est pas la même. Par exemple, utiliser un produit dans un procédé industriel ne signifie pas automatiquement qu'il est employé autrement que comme combustible. De la même manière, une activité liée au secteur naval n'entre pas forcément dans les cas réservés à la navigation maritime ou aux essais de navires.
En cas d'hésitation sur le fondement applicable, il est prudent de vérifier les conditions sur Service-Public.fr ou auprès du service des douanes compétent avant de déposer le dossier.
Comment remplir le CERFA 16106*01 correctement
Partie I, le régime d'exemption ou d'exonération sollicité
La première rubrique consiste à identifier le régime demandé. Une seule erreur à ce stade peut affecter tout le reste du dossier. Il faut cocher la case correspondant exactement à l'usage invoqué. Si l'entreprise exerce plusieurs activités distinctes, il convient de s'assurer que la demande porte bien sur le périmètre concerné.
Cette partie appelle une lecture attentive des références légales mentionnées sur le formulaire. Même si le document ne demande pas d'argumentation développée à cet endroit, le reste des rubriques devra démontrer la cohérence entre la case cochée et la réalité de l'activité.
Partie II, la délivrance de l'attestation
Cette partie comprend des mentions telles que la direction régionale compétente, la date de début de validité, la date de fin de validité, le bureau de rattachement, le numéro d'enregistrement, et le cas échéant la référence à une attestation remplacée. Ces éléments relèvent de la délivrance administrative.
Dans la pratique, le professionnel doit surtout vérifier, après émission de l'attestation, que ces informations sont exactes. Une erreur sur la période de validité ou sur le bureau de rattachement peut entraîner des difficultés lors des contrôles ou des échanges avec les services compétents.
Partie III, l'identification du bénéficiaire
1. Raison sociale, SIREN ou SIRET
La dénomination de l'entreprise doit être conforme à son immatriculation. Le numéro SIREN ou SIRET doit être reporté sans inversion ni omission. Une incohérence entre l'identité du bénéficiaire et les autres pièces du dossier est une cause fréquente de blocage administratif.
2. Désignation et adresse du lieu d'utilisation du produit
Cette rubrique doit être remplie avec précision. Il faut viser le site réel d'utilisation ou, selon les cas, de stockage et d'affectation du produit. Une adresse incomplète, un établissement mal identifié ou une confusion entre siège social et site d'exploitation peuvent nuire à la lisibilité du dossier.
3. Référence de la demande
Cette mention permet de rattacher l'attestation à une démarche précise. Si l'entreprise utilise une référence interne de dossier, elle a intérêt à la reprendre de manière cohérente sur l'ensemble des documents transmis.
4. Nature de l'utilisation
Il s'agit d'une rubrique centrale. Le formulaire cite comme exemples la matière première, un autre usage, la description du processus, l'identification des aéronefs ou navires exploités, ou encore les points d'approvisionnement. Il faut donc être concret.
Une bonne rédaction indique clairement :
- à quoi sert le produit,
- dans quel processus il intervient,
- s'il est consommé, transformé, incorporé ou utilisé comme carburant dans un cadre éligible,
- quels matériels, navires, aéronefs ou installations sont concernés,
- où l'approvisionnement a lieu lorsque cette information est pertinente.
Les formulations vagues sont à éviter. Plus l'activité est technique, plus la description doit rester compréhensible tout en étant précise.
5. Nomenclature douanière ou position tarifaire
Le formulaire exige le code douanier à 8 ou 10 chiffres. Ce point est particulièrement sensible. Il faut s'assurer que le code retenu correspond exactement au produit énergétique visé. Une erreur de nomenclature peut remettre en cause l'analyse fiscale du dossier.
Si plusieurs produits sont concernés, chacun doit être identifié correctement. Il est conseillé de s'appuyer sur la documentation douanière habituelle de l'entreprise pour reprendre les codes déjà utilisés dans ses opérations.
6. Dénomination commerciale
La dénomination commerciale doit permettre d'identifier concrètement le produit. Elle complète la nomenclature douanière. L'association du code tarifaire et du nom commercial doit être cohérente.
7. Quantités annuelles utilisées et employées à un usage exonéré ou exempté
Le professionnel doit indiquer les volumes annuels concernés. Cette rubrique demande de la rigueur, car les quantités annoncées doivent être compatibles avec la capacité de stockage, l'activité déclarée et, le cas échéant, les consommations constatables dans l'entreprise.
Lorsque l'usage exonéré ne porte que sur une partie des volumes manipulés, il faut veiller à ne déclarer que la fraction réellement affectée au régime sollicité.
8. Description des moyens de stockage
Le formulaire évoque notamment le vrac, le conditionné et le nombre de bacs. L'objectif est de permettre à l'administration de comprendre comment les produits sont conservés et isolés. Il est utile d'indiquer un niveau de détail suffisant pour montrer que la traçabilité est assurée, en particulier si l'entreprise manipule à la fois des produits soumis au régime normal et des produits affectés à un usage exonéré ou exempté.
9. Nature des produits obtenus et destination
Cette dernière rubrique de la partie bénéficiaire vise le résultat du procédé ou l'utilisation finale. Selon le cas, il peut s'agir de produits finis, de sous-produits, d'électricité produite, ou d'une activité de transport ou de navigation. Il faut exposer clairement la destination économique ou technique des produits obtenus.
Les pièces et informations utiles à préparer avant la demande
Le formulaire ne contient pas de liste officielle de pièces jointes et aucune notice n'est associée dans les données disponibles. Pour autant, un dossier sérieux repose sur des justificatifs permettant de corroborer les informations déclarées. La nature exacte des documents susceptibles d'être demandés peut varier selon le régime invoqué et les pratiques du service compétent.
À titre pratique, il est utile de rassembler en amont :
- les informations d'identification de l'entreprise,
- les références SIREN et SIRET exactes,
- les coordonnées précises du site d'utilisation,
- la description technique du procédé ou de l'usage,
- les références des aéronefs, navires, installations ou équipements concernés,
- les codes de nomenclature douanière des produits,
- les dénominations commerciales utilisées dans l'entreprise,
- les estimations annuelles de volumes affectés au régime,
- les éléments décrivant les capacités ou modalités de stockage,
- tout document interne ou contractuel permettant d'expliquer la destination des produits obtenus.
Selon la situation, l'administration peut également attendre des éléments complémentaires pour apprécier la réalité de l'usage déclaré. Il est donc recommandé de conserver toute pièce technique, comptable ou logistique utile à la justification du dossier.
Les erreurs fréquentes à éviter
Confondre exemption et exonération
Le titre du formulaire vise les deux notions. Or, elles ne se confondent pas nécessairement dans leur logique fiscale. Même si le document les regroupe, l'entreprise doit raisonner à partir du fondement juridique exact correspondant à sa situation. Utiliser un vocabulaire approximatif dans la description de l'usage peut créer une ambiguïté inutile.
Décrire l'activité générale au lieu de l'usage précis du produit
Beaucoup de dossiers sont trop généraux. Indiquer que l'entreprise exerce une activité industrielle, maritime ou aérienne ne suffit pas. Ce que l'administration cherche à comprendre, c'est l'usage concret du produit énergétique et la raison pour laquelle cet usage relève du régime demandé.
Mal renseigner la nomenclature douanière
Le code douanier est une donnée technique essentielle. Un code approximatif, recopié sans vérification, peut affaiblir le dossier. Il faut éviter de se fonder uniquement sur le nom commercial du produit.
Déclarer des quantités incohérentes
Les volumes annuels annoncés doivent être réalistes. Une estimation manifestement surévaluée ou sous-évaluée peut susciter des demandes d'explications. Il est préférable d'utiliser une méthode interne cohérente pour calculer les quantités déclarées.
Oublier de distinguer les sites ou les usages
Lorsqu'une entreprise dispose de plusieurs établissements ou de plusieurs usages pour un même type de produit, il faut veiller à ne pas mélanger les situations. Le lieu d'utilisation déclaré doit correspondre au périmètre effectif de la demande.
Négliger la traçabilité du stockage
La rubrique relative aux moyens de stockage n'est pas secondaire. Elle peut révéler si le professionnel est en mesure de distinguer les produits concernés par le régime demandé. Une description trop sommaire peut laisser penser que la séparation des flux n'est pas suffisamment maîtrisée.
Après la délivrance de l'attestation, les bons réflexes à adopter
Vérifier les mentions administratives
Une fois l'attestation délivrée, il convient de contrôler immédiatement les informations qui y figurent, notamment :
- l'identité du bénéficiaire,
- le caractère utilisateur ou distributeur,
- le bureau de rattachement,
- le numéro d'enregistrement,
- la période de validité,
- le régime fiscal mentionné.
Si l'une de ces données est erronée, il est préférable de se rapprocher rapidement du service concerné.
Conserver l'original et organiser les copies utiles
Le formulaire précise que l'original est adressé au bénéficiaire, qu'une copie est transmise au bureau de rattachement et qu'une autre est conservée par la direction régionale. Pour l'entreprise, cela suppose une conservation rigoureuse du document original, avec un classement permettant de le produire facilement en cas de contrôle ou d'audit interne.
Anticiper la fin de validité
L'attestation comprend une date de début et une date de fin de validité. Il est important de suivre cette échéance et d'anticiper, si nécessaire, une nouvelle démarche ou un renouvellement selon les conditions applicables à la situation de l'entreprise. En l'absence d'indication complémentaire sur le formulaire lui-même, il reste prudent de se rapprocher de l'administration compétente suffisamment en amont.
Ce qu'il faut retenir pour un dossier solide
Le CERFA 16106*01 est un document clé pour les professionnels relevant d'un régime d'exemption ou d'exonération de TICPE sur certains produits énergétiques. Sa logique est claire, identifier le bénéficiaire, qualifier le fondement juridique invoqué, décrire l'usage réel du produit et permettre à l'administration des douanes d'encadrer ce régime dans le temps et dans son périmètre.
Un dossier solide repose sur quatre exigences simples :
- choisir le bon régime parmi ceux listés sur le formulaire,
- décrire avec précision l'utilisation des produits,
- renseigner sans erreur les données techniques, notamment la nomenclature douanière et les quantités,
- assurer la cohérence entre l'activité, le lieu d'utilisation, le stockage et la destination des produits obtenus.
Pour vérifier les conditions applicables à votre situation, la référence officielle demeure la fiche Service-Public.fr associée au formulaire R56846 ainsi que les services des douanes compétents. En matière de TICPE, la précision documentaire est un véritable enjeu de sécurité fiscale.