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Formulaire:

CERFA 16194-05 : Déclaration d'accise sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons

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CERFA 16194-05 : Déclaration d'accise sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons

CERFA 16194-05 : Déclaration d'accise sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons

La déclaration n° 2040-TIC-SD permet de déclarer à la à la DGFiP les taxes suivantes : - Accise sur l’électricité (TICFE) - Accise sur les gaz naturels (TICGN) - Accise sur les charbons :houilles, lignites et cokes (TICC) Cette déclaration doit être déposée au niveau de l'entreprise (SIREN) par les redevables des TIC (fournisseurs d'énergie et/ou consommateurs redevables) : - soit au plus tard le 25 du mois ou du trimestre civil qui suit l'exigibilité de la taxe - soit au plus tard le 31 janvier N+1 en cas dépôt annuel. A noter : Cette déclaration n° 2040-TIC-SD doit être obligatoirement déposée sous format dématérialisé et le paiement effectué par télérèglement.

Déclarer l'accise sur l'énergie

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 16194*05, déclaration d'accise sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons

Le CERFA 16194*05, référencé par l'administration sous l'intitulé Déclaration d'accise sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons, correspond à la déclaration n° 2040-TIC-SD. Il s'adresse aux professionnels qui sont redevables de certaines taxes énergétiques dues à la DGFiP.

Ce formulaire permet de déclarer trois catégories d'accises :

  • l'accise sur l'électricité, également désignée TICFE,
  • l'accise sur les gaz naturels, également désignée TICGN,
  • l'accise sur les charbons, pour les houilles, lignites et cokes, également désignée TICC.

La déclaration est déposée au niveau de l'entreprise, par SIREN. Elle concerne donc une logique déclarative attachée à l'entité économique elle-même, et non à un établissement pris isolément, sauf organisation particulière à vérifier dans la doctrine fiscale applicable à votre situation.

Le formulaire vise les redevables des taxes intérieures sur la consommation, c'est-à-dire, d'après les informations officielles disponibles, les fournisseurs d'énergie et, le cas échéant, les consommateurs redevables. La qualité de redevable dépend de l'activité exercée, des flux d'énergie concernés et du régime applicable. En cas d'hésitation sur votre situation exacte, il est prudent de la faire confirmer à partir des indications publiées sur Service-Public.fr ou auprès de l'administration fiscale.

Qui doit déposer la déclaration 2040-TIC-SD

Les professionnels visés

La déclaration n'a pas vocation à être utilisée par le grand public. Elle relève de la fiscalité énergétique professionnelle et s'adresse aux opérateurs concernés par la mise à disposition, la fourniture ou la consommation taxable d'électricité, de gaz naturel ou de charbon.

Deux grandes catégories sont expressément mentionnées dans la présentation officielle :

  • les fournisseurs d'énergie,
  • les consommateurs redevables.

Cette seconde catégorie mérite une attention particulière. En pratique, tous les consommateurs ne sont pas nécessairement redevables. Seuls certains profils ou certaines situations peuvent entraîner une obligation déclarative directe. Si votre entreprise consomme de l'énergie dans un cadre industriel, logistique, commercial ou de production, il faut vérifier si elle est uniquement supporteur économique de la taxe ou si elle en devient juridiquement redevable.

Une déclaration déposée par entreprise, au niveau du SIREN

Le dépôt s'effectue au niveau de l'entreprise, par SIREN. Ce point est important pour les groupes, les sociétés multi-sites, les réseaux d'agences ou les structures ayant plusieurs établissements secondaires. L'obligation déclarative ne se lit donc pas uniquement à l'échelle opérationnelle d'un site de consommation ou de fourniture.

Avant tout dépôt, il est utile de sécuriser l'organisation interne :

  • identifier l'entité juridique redevable,
  • centraliser les données de consommation ou de fourniture nécessaires,
  • vérifier la concordance entre les informations fiscales et le SIREN déclaré,
  • s'assurer que la personne qui télétransmet agit avec les habilitations appropriées.

Les taxes couvertes par un seul formulaire

Le CERFA 16194*05 présente un intérêt pratique majeur : il centralise la déclaration de plusieurs accises énergétiques dans une même logique déclarative. Cela permet de traiter, selon la situation du redevable, une ou plusieurs taxes au sein du même formulaire administratif.

Taxe concernée Intitulé usuel Énergie visée
Accise sur l'électricité TICFE Électricité
Accise sur les gaz naturels TICGN Gaz naturel
Accise sur les charbons TICC Houilles, lignites et cokes

Cette centralisation n'allège pas pour autant les obligations de justification. Les montants déclarés doivent pouvoir être reliés à des éléments comptables, contractuels et techniques cohérents. La fiabilité des données amont reste donc essentielle.

Le cadre déclaratif et les obligations à respecter

Une obligation fiscale à caractère déclaratif

La déclaration 2040-TIC-SD s'inscrit dans un régime fiscal déclaratif. Cela signifie que le redevable doit transmettre lui-même à la DGFiP les éléments permettant de calculer les taxes dues, dans les délais prévus et selon les modalités imposées.

En matière d'accises énergétiques, la vigilance doit être renforcée. Les données à déclarer sont souvent issues de plusieurs sources, par exemple la facturation, les volumes distribués, les relevés de consommation, les systèmes d'information métiers ou encore la comptabilité analytique. Une erreur de qualification ou de rattachement peut avoir des conséquences fiscales.

Les échéances mentionnées par l'administration

D'après les métadonnées officielles disponibles, la déclaration doit être déposée :

  • soit au plus tard le 25 du mois qui suit l'exigibilité de la taxe,
  • soit au plus tard le 25 du trimestre civil qui suit l'exigibilité de la taxe,
  • soit au plus tard le 31 janvier N+1 en cas de dépôt annuel.

Le rythme applicable dépend de la situation du redevable et du régime qui lui est applicable. En l'absence du formulaire détaillé et de sa notice, il convient de vérifier sur Service-Public.fr ou dans les consignes DGFiP quel périodicité correspond précisément à votre activité.

Une entreprise ne doit pas supposer qu'elle peut librement choisir entre dépôt mensuel, trimestriel ou annuel. La périodicité résulte normalement du cadre fiscal qui lui est applicable.

Une transmission obligatoirement dématérialisée

La donnée la plus nette fournie par l'administration est la suivante : la déclaration 2040-TIC-SD doit obligatoirement être déposée sous format dématérialisé. Le règlement doit également être effectué par télérèglement.

Autrement dit, un envoi papier ne répond pas à l'obligation formelle telle qu'elle est annoncée. Pour les entreprises, cela implique :

  • un accès effectif au service de télétransmission concerné,
  • des habilitations internes correctement paramétrées,
  • une anticipation des délais techniques,
  • la conservation d'une preuve de dépôt et de paiement.

Ce point appelle une organisation rigoureuse. Une déclaration prête mais non transmise dans les formes requises peut être considérée comme non déposée.

Comment préparer le dépôt du CERFA 16194*05

Rassembler les informations utiles

Même en l'absence du PDF du formulaire, certaines précautions de préparation s'imposent. La déclaration portant sur des accises liées à l'énergie, l'entreprise a intérêt à consolider en amont les informations suivantes, selon sa situation :

  • l'identification exacte de l'entreprise redevable, avec le bon SIREN,
  • la nature des énergies concernées, électricité, gaz naturel, charbon,
  • la période d'exigibilité de la taxe,
  • les données de consommation, de fourniture ou de mise à disposition pertinentes,
  • les pièces internes permettant de justifier les montants déclarés,
  • les éléments relatifs aux éventuels cas particuliers de taxation ou d'exonération, si un régime spécifique est invoqué.

Il est recommandé de rapprocher les données fiscales des documents commerciaux et comptables pour éviter les écarts de dernière minute. Dans ce type de matière, la cohérence documentaire compte autant que le montant final déclaré.

Sécuriser la chaîne de validation interne

Dans les entreprises soumises à ces accises, la déclaration peut mobiliser plusieurs services : direction financière, comptabilité fiscale, énergie, exploitation, contrôle de gestion ou prestataire extérieur. Une validation claire doit être prévue avant télédéclaration.

Une procédure interne simple peut utilement prévoir :

  1. la collecte des données brutes,
  2. leur vérification par le service compétent,
  3. la validation fiscale ou juridique,
  4. la télétransmission,
  5. l'archivage des justificatifs et de la preuve de paiement.

C'est précisément dans cette logique de fiabilisation documentaire que des solutions comme Startdoc peuvent aider à partir d'un support administratif déjà structuré, ce qui limite les oublis matériels au moment de préparer la déclaration, surtout lorsque plusieurs taxes énergétiques doivent être suivies en parallèle.

Ne pas attendre le dernier jour

L'obligation de dépôt dématérialisé et de télérèglement impose d'anticiper. En pratique, plusieurs difficultés peuvent survenir au moment de la transmission :

  • un accès indisponible au portail utilisé,
  • une habilitation expirée ou absente,
  • un blocage technique sur le compte de télépaiement,
  • une donnée chiffrée incohérente nécessitant une reprise,
  • une validation hiérarchique non obtenue à temps.

Déposer à l'avance permet de conserver une marge en cas d'aléa. Pour une entreprise, la contrainte n'est pas seulement fiscale, elle est aussi organisationnelle.

Les conséquences juridiques d'une erreur, d'un retard ou d'une omission

L'importance de l'exactitude déclarative

En matière fiscale, une déclaration inexacte expose l'entreprise à des rectifications. Même si les métadonnées disponibles ne précisent ni sanctions ni majorations, il faut partir du principe qu'une déclaration erronée, incomplète ou tardive peut entraîner des conséquences financières et administratives.

Les risques les plus courants sont, selon la situation :

  • une demande d'explications ou de pièces complémentaires,
  • une correction par l'administration après contrôle,
  • la remise en cause d'un régime favorable invoqué à tort,
  • des intérêts ou pénalités selon les règles fiscales applicables.

Faute de disposer ici du détail réglementaire complet, il est préférable de ne pas anticiper un niveau précis de sanction. En revanche, la prudence commande de traiter cette déclaration comme une obligation fiscale sensible.

Retard de dépôt et défaut de paiement

La déclaration et le paiement sont liés. Les informations officielles indiquent clairement que le paiement doit être effectué par télérèglement. Un dépôt sans paiement régulier, ou un paiement non correctement rattaché à la déclaration, peut générer des difficultés de traitement.

En cas de retard prévisible, il est conseillé de prendre rapidement attache avec le service compétent de la DGFiP afin d'identifier la conduite à tenir. Une démarche spontanée et documentée est généralement préférable à une absence totale de réaction.

Erreur constatée après transmission

Il arrive qu'une entreprise découvre une erreur après le dépôt, par exemple à la suite d'un rapprochement comptable, d'une régularisation de volumes ou d'un audit interne. Dans un tel cas, la conduite appropriée dépend du téléservice utilisé et des règles de correction ouvertes par l'administration.

Il convient alors :

  • de documenter précisément l'erreur,
  • de mesurer son incidence sur le montant d'accise déclaré,
  • de vérifier s'il existe une modalité de déclaration rectificative,
  • de conserver la trace de toutes les démarches entreprises.

Si l'erreur a un impact significatif, l'entreprise a intérêt à agir sans attendre afin de réduire le risque de contestation ultérieure.

Recours, échanges avec l'administration et contestation

Quand un différend peut apparaître

Un désaccord peut naître à différents stades :

  • sur la qualité même de redevable,
  • sur la périodicité de dépôt,
  • sur la qualification fiscale d'une opération liée à l'énergie,
  • sur le calcul de la taxe due,
  • sur le traitement d'une déclaration rectificative,
  • sur les suites données à un contrôle.

Le formulaire en lui-même n'est qu'un support déclaratif. Les difficultés portent souvent sur l'interprétation du régime fiscal sous-jacent. Il est donc essentiel de distinguer l'erreur matérielle de la divergence juridique.

Privilégier un échange documenté avec la DGFiP

Avant toute contestation formelle, un échange argumenté avec le service gestionnaire permet souvent de clarifier une incompréhension. Cette démarche est d'autant plus utile lorsque le point litigieux résulte d'une difficulté technique de télétransmission ou d'un doute sur la ventilation des données.

Pour que cet échange soit utile, il faut pouvoir produire :

  • la déclaration déposée,
  • la preuve de transmission dématérialisée,
  • la preuve de télérèglement,
  • les documents comptables ou techniques à l'appui,
  • une explication chronologique claire.

Contester une position administrative

Si l'administration remet en cause la déclaration ou notifie une conséquence défavorable, l'entreprise peut, selon le cadre applicable, exercer les recours prévus en matière fiscale. Les modalités exactes, les délais et la forme du recours dépendront de la nature de la décision contestée.

Comme les métadonnées officielles ne détaillent pas ces recours, il est prudent de se reporter aux informations disponibles sur Service-Public.fr, à la documentation fiscale pertinente ou à un conseil spécialisé. En présence d'enjeux financiers importants, la formalisation du recours doit être particulièrement soignée.

Points de vigilance pour les entreprises soumises aux accises énergétiques

Identifier correctement la taxe concernée

Le premier risque tient à une confusion entre les différentes accises. Électricité, gaz naturel et charbons ne relèvent pas nécessairement des mêmes flux, ni des mêmes logiques déclaratives internes. Une cartographie des opérations taxables est donc utile.

Une entreprise qui intervient sur plusieurs énergies doit éviter les raisonnements globaux. Chaque taxe doit être rapprochée de ses propres données source.

Vérifier la date d'exigibilité

Les échéances de dépôt sont exprimées par rapport à l'exigibilité de la taxe. Cette notion est déterminante. Une mauvaise appréciation du moment où la taxe devient exigible peut fausser à la fois la période déclarée et la date limite de dépôt.

Si vos flux sont complexes, par exemple avec des régularisations, refacturations ou schémas contractuels particuliers, mieux vaut sécuriser ce point en amont.

Conserver les justificatifs

La déclaration dématérialisée ne dispense jamais de conservation documentaire. Au contraire, l'absence de support papier renforce la nécessité d'un archivage numérique fiable. Il est conseillé de conserver de manière ordonnée :

  • les données de calcul,
  • les extractions systèmes,
  • les justificatifs de volumes ou de consommations,
  • les éléments comptables et fiscaux de rapprochement,
  • la preuve de dépôt,
  • la preuve de télérèglement.

En cas de contrôle, la capacité à reconstituer rapidement le calcul est souvent décisive.

Utiliser la bonne version du formulaire

Le numéro de CERFA à utiliser ici est 16194*05. Comme pour tout document administratif, il convient de vérifier que la version utilisée est bien la version en vigueur au moment du dépôt. La référence DILA communiquée pour cette formalité est R75064, avec une date de dernière vérification indiquée au 26 décembre 2025.

Cette information constitue un repère utile, mais elle ne dispense pas de contrôler, au moment de la déclaration, que le service officiel n'a pas publié une mise à jour entre-temps.

Ce qu'il faut retenir pour déposer la déclaration 2040-TIC-SD dans de bonnes conditions

Le CERFA 16194*05 est le formulaire de déclaration des accises sur l'électricité, les gaz naturels et les charbons auprès de la DGFiP. Il concerne les professionnels redevables, notamment les fournisseurs d'énergie et certains consommateurs redevables. Le dépôt s'effectue au niveau de l'entreprise, par SIREN.

Trois idées doivent guider la démarche :

  • identifier avec certitude votre qualité de redevable,
  • respecter la périodicité et les échéances applicables,
  • déposer la déclaration exclusivement par voie dématérialisée avec télérèglement.

En l'absence de notice associée disponible dans les métadonnées, la vérification des consignes officielles est indispensable avant transmission, en particulier si votre situation comporte des spécificités techniques ou fiscales. La page Service-Public.fr liée à cette formalité reste le point d'entrée de référence pour confirmer les modalités applicables.