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CERFA 16218-01 : Organisation du contrôle des exportations et des transferts
Informations personnelles :
CERFA 16218-01 : Organisation du contrôle des exportations et des transferts
Organisation du contrôle des exportations et des transferts - Formulaire
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Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 16218*01, Organisation du contrôle des exportations et des transferts
Le CERFA 16218*01, identifié par la DILA sous la référence R62539, concerne l’organisation interne du contrôle des exportations et des transferts au sein d’une entreprise. Il s’adresse aux professionnels impliqués dans les exportations de matériels de guerre, de matériels assimilés et dans les transferts de produits liés à la défense.
Ce formulaire n’est pas un simple document déclaratif. Il sert à formaliser la manière dont l’entreprise structure sa chaîne de responsabilité, répartit les rôles entre les services concernés et sécurise ses procédures de conformité. Il permet de démontrer que l’organisation mise en place couvre les opérations sensibles, depuis le classement des produits jusqu’au suivi des licences, à la tenue des registres, au contrôle interne et aux mesures de protection.
Dans ce contexte, le formulaire répond à un enjeu central : prouver que l’entreprise dispose d’un dispositif de maîtrise adapté aux obligations liées au contrôle des exportations de défense. La logique du document est donc organisationnelle, documentaire et opérationnelle à la fois.
Le contenu officiel fait apparaître plusieurs blocs essentiels :
- l’identification de la société, avec notamment la raison sociale et le numéro EORI ;
- la désignation du responsable légal de l’entreprise ;
- l’éventuelle délégation formelle de responsabilité ;
- la liste des services impliqués dans les exportations et transferts ;
- les procédures internes applicables à chaque étape de la conformité export ;
- les modalités de contrôle interne, de traitement des anomalies et de formation du personnel ;
- les mesures de protection des biens tangibles et intangibles.
Ce formulaire s’inscrit dans un univers réglementaire particulièrement sensible. Une erreur de classement, un défaut de suivi des licences ou une traçabilité incomplète peuvent avoir des conséquences importantes pour l’entreprise. C’est précisément pour cela que la qualité de remplissage du CERFA 16218*01 est déterminante.
Entreprises concernées
Le public visé est celui des professionnels. Sont principalement concernées les entreprises qui fabriquent, commercialisent, exportent, transfèrent ou manipulent des produits relevant du secteur de la défense ou des matériels assimilés. Cela peut inclure des structures industrielles, des sous-traitants, des négociants, des intégrateurs ou des entreprises disposant d’une activité export encadrée dans ce domaine.
Le formulaire peut également intéresser les sociétés qui doivent justifier, auprès de l’administration compétente, de l’existence d’un dispositif interne cohérent pour gérer leurs obligations en matière d’exportation et de transfert.
Ce que l’administration attend concrètement
L’administration n’attend pas seulement une liste de noms ou de services. Elle attend une organisation lisible et crédible. Le formulaire doit faire apparaître qui décide, qui applique, qui contrôle et selon quelles procédures. Il doit aussi permettre d’identifier si les responsabilités sont clairement attribuées et si les opérations sensibles sont sécurisées.
Autrement dit, le CERFA 16218*01 doit refléter une entreprise capable de maîtriser ses exportations de défense, d’anticiper les risques de non-conformité et de documenter ses pratiques.
Comment remplir le CERFA 16218*01 étape par étape
Le formulaire doit être complété avec méthode. Avant de commencer, il est conseillé de réunir les documents internes utiles : organigramme, procédures qualité ou conformité export, délégations de pouvoir ou de signature, registres de formation, documents de sécurité, références des procédures applicables et, si elles existent, traces des audits internes ou externes.
1. Identifier précisément la société
La première partie du formulaire porte sur l’identification de l’entreprise. Il faut indiquer la date, la raison sociale et le numéro EORI.
Le numéro EORI est un élément important dans les opérations internationales. Il permet d’identifier l’opérateur économique dans ses relations avec l’administration douanière. Il convient donc de vérifier sa conformité avant l’envoi du dossier.
La raison sociale doit correspondre exactement à celle utilisée par l’entreprise dans ses documents officiels. En cas d’écart entre la dénomination sociale, le nom commercial et les mentions utilisées dans les procédures internes, il est préférable d’harmoniser les documents ou de clarifier l’organisation documentaire en amont.
2. Décrire la chaîne de responsabilité contrôle export
Le formulaire demande ensuite de présenter la chaîne de responsabilité en matière de contrôle export. Cette partie est centrale.
Il faut d’abord indiquer le responsable légal de l’entreprise, avec son nom, son prénom et sa fonction. Si une délégation formelle de responsabilité a été mise en place, il convient également de renseigner l’identité et la fonction de la personne délégataire.
La délégation mentionnée doit être réelle, formalisée et cohérente avec l’organisation interne. En pratique, une délégation simplement implicite ou informelle peut fragiliser la crédibilité du dossier. Il est donc prudent de vérifier que l’entreprise dispose bien du support documentaire correspondant.
Le formulaire vise ensuite les services impliqués dans les exportations de matériels de guerre et matériels assimilés, ainsi que dans les transferts de produits liés à la défense. Selon l’organisation de l’entreprise, cela peut concerner :
- la direction générale ;
- le service juridique ;
- le service conformité ou contrôle interne ;
- le service export ou commerce international ;
- le bureau d’études ou service technique ;
- la logistique ;
- la qualité ;
- la sécurité des systèmes d’information ;
- les ressources humaines pour les aspects formation.
Il n’est pas utile de multiplier artificiellement les services. En revanche, il faut que les services indiqués correspondent aux responsabilités effectivement exercées.
3. Renseigner les procédures de maîtrise des opérations
Le formulaire comporte plusieurs rubriques dans lesquelles il faut indiquer, pour chaque thème, la référence de la procédure en vigueur et le service responsable de son application.
La première concerne la maîtrise des opérations. Cette notion couvre de manière générale l’encadrement opérationnel des exportations et transferts. L’entreprise doit être en mesure d’identifier la procédure interne applicable, par exemple une procédure conformité export, une instruction de validation des opérations sensibles ou une procédure de revue préalable des expéditions.
Le service responsable de son application doit être clairement identifié. Il peut s’agir du service export, du service conformité, d’une direction juridique ou d’une entité dédiée, selon la taille de l’entreprise.
4. Indiquer la procédure de classement des produits
Le classement des produits est une étape clé dans le contrôle des exportations de défense. Le formulaire demande la référence de la procédure en vigueur et le service chargé de l’appliquer.
Cette partie doit refléter la méthode suivie par l’entreprise pour déterminer si un produit relève d’une catégorie soumise à contrôle. Le classement peut mobiliser des compétences techniques, juridiques et réglementaires. Il est donc utile de vérifier que la procédure décrite prévoit une validation adaptée et une traçabilité des décisions prises.
5. Décrire la gestion des licences d’exportation et de transfert
Le CERFA prévoit une rubrique spécifique pour les demandes et le suivi des licences globales d’exportation et de transfert. Là encore, il faut renseigner la référence de la procédure interne et le service responsable.
Cette partie doit montrer comment l’entreprise prépare ses demandes, suit leur instruction, conserve les licences obtenues et veille au respect de leur périmètre. Une bonne pratique consiste à s’assurer que le service indiqué dispose réellement de la visibilité nécessaire sur les flux, les destinataires et les conditions applicables.
La rubrique suivante porte précisément sur le respect des conditions et restrictions précisées dans les licences. Il s’agit d’un point distinct. Obtenir une licence ne suffit pas, encore faut-il démontrer que l’entreprise sait en appliquer concrètement les limites, conditions, restrictions et obligations de suivi.
6. Prévoir la gestion des certificats et de la traçabilité
Le formulaire demande ensuite comment sont obtenus et validés les certificats de non-réexportation. Ici encore, la référence de la procédure en vigueur et le service responsable doivent être mentionnés.
Cette rubrique concerne la sécurisation documentaire des engagements pris par les partenaires ou destinataires selon les cas. Il est préférable de veiller à la cohérence entre les documents commerciaux, les exigences contractuelles et la procédure interne mentionnée dans le formulaire.
Autre point essentiel, la tenue des registres et la rédaction des comptes rendus semestriels. Le formulaire impose de préciser la procédure applicable et le service qui en assure l’exécution. Cette partie touche directement à la traçabilité. Une entreprise qui exporte ou transfère des produits liés à la défense doit pouvoir produire des enregistrements complets, fiables et accessibles.
7. Détailler le contrôle interne et la conformité
Le bloc consacré au contrôle interne comporte plusieurs éléments. Il faut d’abord préciser la procédure de vérification de la conformité et le service responsable de son application. Le formulaire prévoit également des champs relatifs à la fréquence des audits internes et à la fréquence des audits externes.
Lorsque l’entreprise remplit cette partie, elle doit rester fidèle à la réalité de son fonctionnement. Il ne faut pas surestimer le niveau de contrôle si aucune pratique documentée ne l’étaye. À l’inverse, même une organisation simple peut être recevable si elle est claire, régulière et justifiée.
Le formulaire comprend aussi une rubrique sur le traitement des anomalies et non-conformités. Il convient d’y faire figurer la procédure applicable et le service chargé de sa mise en œuvre. Cette partie montre comment l’entreprise réagit en cas d’écart : analyse, correction, traçabilité, suivi et, le cas échéant, prévention des récidives.
8. Présenter la formation et la sensibilisation du personnel
Le CERFA 16218*01 accorde une place importante à la sensibilisation et à la formation du personnel. L’entreprise doit indiquer la procédure en vigueur, le service responsable, le nombre de formations annuelles, la fréquence de renouvellement, le nombre de collaborateurs formés par an et les services soumis à la formation.
Cette partie permet d’évaluer si la conformité export repose seulement sur quelques personnes expertes ou si elle est effectivement diffusée auprès des équipes concernées. Dans le domaine des produits de défense, les risques opérationnels peuvent provenir aussi bien d’une erreur commerciale que d’un défaut logistique, d’une mauvaise circulation de l’information ou d’une faille documentaire.
Il est donc utile de désigner de manière précise les populations formées : direction, commerce, bureau d’études, achats, logistique, qualité, informatique, sécurité ou toute autre équipe exposée.
Lorsqu’une entreprise veut gagner du temps sur la préparation de ce type de dossier sensible, Startdoc met à disposition un formulaire prérempli qui aide à structurer les informations attendues sans perdre de vue les exigences propres au contrôle des exportations et des transferts.
9. Exposer les mesures de protection des biens tangibles et intangibles
La dernière partie du formulaire est consacrée aux mesures de protection. Deux volets doivent être renseignés : la protection des biens tangibles et celle des biens intangibles.
Pour chaque volet, le document demande la référence de la procédure en vigueur et le service responsable de son application.
Les biens tangibles renvoient notamment à la protection physique des produits, documents, échantillons, prototypes ou composants. Les biens intangibles concernent davantage la protection des données, des savoir-faire, des fichiers techniques, des informations classifiées ou sensibles, ainsi que des échanges électroniques.
Là encore, la cohérence d’ensemble est essentielle. Les mesures de protection indiquées dans le formulaire doivent correspondre aux pratiques réelles de l’entreprise, qu’il s’agisse de contrôle d’accès, de gestion documentaire, de sécurité informatique ou de cloisonnement des informations.
Pièces, vérifications utiles et points de vigilance avant l’envoi
Le CERFA 16218*01 ne mentionne pas, dans les éléments fournis, de notice associée. Cela implique une vigilance renforcée lors du remplissage. En l’absence de notice, l’entreprise doit s’appuyer sur ses propres documents internes et, si nécessaire, sur les informations disponibles via Service-Public.fr.
Documents internes à préparer
Avant l’envoi, il est recommandé de vérifier l’existence et la cohérence des éléments suivants :
- un organigramme à jour ;
- les délégations formelles de responsabilité, si elles existent ;
- les procédures internes citées dans le formulaire ;
- les documents de classement des produits ;
- les modalités de gestion des licences ;
- les supports de tenue des registres et de comptes rendus ;
- les traces d’audit ou de contrôle ;
- les justificatifs de formation ou de sensibilisation ;
- les règles de sécurité physique et numérique applicables.
Erreurs fréquentes à éviter
Plusieurs erreurs peuvent fragiliser un dossier :
- indiquer des services sans préciser leur rôle réel ;
- mentionner des procédures qui ne sont pas formalisées ou pas à jour ;
- confondre le responsable légal et le responsable opérationnel sans expliquer la délégation éventuelle ;
- laisser des références de procédure incomplètes ;
- déclarer une fréquence d’audit qui ne correspond pas à la pratique de l’entreprise ;
- négliger les mesures de protection des biens intangibles ;
- omettre les services effectivement exposés aux risques export dans la partie formation.
Tableau de contrôle avant transmission
| Point à vérifier | Ce qui doit être prêt |
|---|---|
| Identification de la société | Raison sociale exacte, date, numéro EORI vérifié |
| Responsabilités | Responsable légal identifié, délégation formelle disponible si applicable |
| Services impliqués | Liste cohérente avec l’organisation réelle de l’entreprise |
| Procédures internes | Références exactes, documents existants et à jour |
| Licences et certificats | Méthodes de suivi, validation et traçabilité documentées |
| Registres et comptes rendus | Dispositif de tenue des enregistrements clairement défini |
| Contrôle interne | Vérification de conformité, audits, traitement des anomalies formalisés |
| Formation | Fréquence, publics visés, volume annuel et suivi identifiés |
| Protection des biens | Mesures physiques et numériques effectivement appliquées |
Transmission du formulaire, délais et suite donnée au dossier
Les informations disponibles ici ne précisent ni délai de traitement officiel, ni autorité destinataire détaillée dans le corps du formulaire reproduit. En conséquence, il est préférable de se reporter à la fiche officielle Service-Public.fr liée au CERFA 16218*01 pour vérifier les modalités actualisées d’envoi et d’instruction.
Où envoyer le formulaire
L’orientation exacte dépend du cadre dans lequel le document est demandé. Selon les cas, le formulaire peut être intégré à un dossier administratif plus large relatif au contrôle des exportations ou à l’organisation de la conformité export de l’entreprise. Avant tout envoi, il faut donc vérifier :
- l’autorité destinataire compétente ;
- le format attendu, papier ou dématérialisé ;
- les pièces à joindre ;
- la nécessité éventuelle d’une signature ou d’un visa interne.
Quels délais prévoir
Aucun délai chiffré ne peut être affirmé ici sans risquer d’induire en erreur. Le temps de préparation dépend en pratique de la maturité documentaire de l’entreprise. Une structure déjà dotée de procédures export à jour pourra compléter le formulaire plus rapidement qu’une société devant reconstituer son organisation de conformité.
Il est souvent utile d’anticiper un temps de validation interne, notamment lorsque plusieurs services doivent contribuer au document : direction, conformité, juridique, export, qualité, sécurité et ressources humaines.
Que se passe-t-il après l’envoi
Après transmission, le formulaire peut servir de base à l’examen de l’organisation interne de l’entreprise. L’administration peut apprécier la cohérence globale du dispositif décrit, la clarté des responsabilités, le niveau de formalisation des procédures et la capacité de l’entreprise à assurer le respect des règles applicables aux exportations et transferts de produits de défense.
Selon le contexte du dossier, des demandes de précision ou de compléments peuvent être formulées. Il est donc recommandé de conserver une copie complète du CERFA transmis, ainsi que les documents internes sur lesquels son contenu repose.
Cette conservation présente un double intérêt : elle facilite les échanges avec l’administration et permet de maintenir à jour la cartographie interne des responsabilités export. Dans un domaine aussi encadré, le formulaire n’est pas seulement un document à envoyer, c’est aussi un outil de pilotage interne de la conformité.
Pourquoi ce formulaire mérite une attention particulière
Le CERFA 16218*01 touche à un secteur dans lequel la conformité ne se résume jamais à une formalité administrative. Il oblige l’entreprise à démontrer que sa gouvernance, ses procédures et ses contrôles sont adaptés à des opérations particulièrement sensibles.
Bien rempli, il met en évidence une organisation robuste, des responsabilités claires et une culture de conformité export structurée. Rempli de manière approximative, il peut au contraire révéler des faiblesses internes, des lacunes documentaires ou un défaut de maîtrise des obligations applicables.
La bonne approche consiste donc à traiter ce formulaire comme une photographie fidèle du dispositif réel de l’entreprise. Chaque information saisie doit pouvoir être expliquée, justifiée et, si nécessaire, documentée. C’est cette cohérence qui donne sa valeur au dossier.