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Formulaire:

CERFA 12414-01 : Demande d'effacement de données au fichier national des empreintes

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CERFA 12414-01 : Demande d'effacement de données au fichier national des empreintes

CERFA 12414-01 : Demande d'effacement de données au fichier national des empreintes

Téléchargez le Cerfa 12414-01 qui sollicite une demande dans le but d'obtenir un effacement des empreintes génétiques au Fichier National Automatisé. Cette démarche est souvent sollicité à la disparition des personnes rechercées par les services de Police ou la Justice.

Demandez l'effacement de vos données FNAEG

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 12414*03, demande d'effacement du FNAEG pour les parents de personnes disparues

Le CERFA 12414*03 correspond à la demande d'effacement du fichier national automatisé des empreintes génétiques, appelée FNAEG, lorsqu'une personne a accepté qu'un prélèvement génétique soit réalisé dans le cadre de la disparition inquiétante ou suspecte de son enfant, ou plus largement d'une personne disparue dont elle est parent.

Ce formulaire s'adresse donc à des particuliers qui souhaitent demander la suppression de leurs données génétiques enregistrées à l'occasion d'une enquête ou d'une information judiciaire, ou encore dans le cadre de la procédure extrajudiciaire d'identification des personnes décédées prévue par l'article 16-11 du code civil.

Le titre officiel du formulaire est explicite : Demande d'effacement du fichier national automatisé des empreintes génétiques, Parents de personnes disparues. Il ne s'agit pas d'un document permettant de contester un prélèvement, ni de demander l'accès à ses données, mais bien d'obtenir l'effacement de données déjà enregistrées.

Ce formulaire repose sur des références précises du code de procédure pénale, mentionnées sur le document lui-même, notamment les articles 706-54, R. 53-10 et R. 53-14-1 à R. 53-14-4. Dans ce cadre particulier, le procureur de la République est indiqué comme étant tenu d'accorder l'effacement, sous réserve que la demande soit correctement présentée.

La démarche peut être sensible sur le plan humain. Elle intervient souvent après une période d'enquête, d'incertitude ou de deuil. C'est précisément pour cette raison qu'il est utile de s'appuyer sur un document clair, correctement renseigné, afin d'éviter un rejet pour dossier incomplet ou une transmission inutilement retardée.

À quoi sert exactement ce formulaire

Le CERFA 12414*03 sert à demander au procureur de la République d'ordonner l'effacement de données génétiques qui vous concernent. Ces données ont été recueillies avec votre accord dans l'un des contextes suivants :

  • une enquête pour recherche des causes d'une disparition inquiétante ou suspecte,
  • une information judiciaire relative à une disparition inquiétante ou suspecte,
  • la procédure extrajudiciaire d'identification des personnes décédées prévue par l'article 16-11 du code civil.

Autrement dit, ce formulaire n'est pas destiné à toutes les inscriptions au FNAEG. Il vise une situation très particulière, celle des proches qui ont accepté de fournir un élément d'identification génétique dans un objectif de recherche ou d'identification, puis qui souhaitent que ces données soient ensuite retirées du fichier national.

Qui peut utiliser le CERFA 12414*03

Le document vise les parents de personnes disparues. En pratique, il concerne la personne dont les données ont été enregistrées dans le FNAEG et qui souhaite en obtenir l'effacement.

Le formulaire demande deux séries d'informations :

  • votre identité complète,
  • l'identité de la personne disparue.

Cette double identification permet à l'autorité judiciaire de relier la demande d'effacement à l'affaire concernée. Il est donc important de renseigner avec précision les éléments connus, même si vous ne disposez pas de l'ensemble des références de procédure.

Le cadre juridique de l'effacement de vos données génétiques

Le FNAEG, un fichier encadré par la loi

Le FNAEG est un fichier national automatisé qui centralise certaines empreintes génétiques dans un cadre judiciaire. Son fonctionnement est strictement encadré par les textes. Dans la situation visée par le CERFA 12414*03, l'enregistrement a pu intervenir parce qu'un prélèvement a été réalisé pour aider à identifier une personne disparue ou décédée.

Le document officiel rappelle que la demande d'effacement relève d'une procédure prévue par le code de procédure pénale. L'administration ne laisse donc pas l'usager sans voie de sortie : lorsque les données ont été collectées dans ce cadre spécifique, une demande formalisée d'effacement peut être présentée au procureur de la République.

Un droit à l'effacement expressément reconnu

Le point juridique le plus important figure sur la troisième page du formulaire : le procureur de la République est tenu d'accorder l'effacement. Cette mention est essentielle, car elle signifie que, dans ce contexte précis, la demande ne relève pas d'une simple appréciation d'opportunité.

En pratique, cela ne dispense pas de respecter la procédure. Il faut utiliser le bon formulaire, fournir les pièces demandées et adresser la demande au bon destinataire. Un dossier incomplet ou mal orienté peut ralentir le traitement, même lorsque le droit à l'effacement est reconnu.

Le lien avec la protection des données personnelles

Le formulaire rappelle également que la loi du 6 janvier 1978 relative aux fichiers nominatifs garantit un droit d'accès et de rectification des données auprès des organismes destinataires. Cette mention ne remplace pas la procédure d'effacement prévue par le CERFA 12414*03, mais elle souligne que les données génétiques, comme toute donnée personnelle sensible, bénéficient d'une protection particulière.

Le formulaire s'inscrit donc à la croisée de deux exigences :

  • les nécessités de l'enquête ou de l'identification,
  • le respect des droits de la personne dont les données ont été conservées.

Comment remplir le CERFA 12414*03 sans omission

Les informations relatives à votre identité

La première partie du formulaire concerne votre état civil et vos coordonnées. Vous devez y faire figurer :

  • votre civilité,
  • votre nom de famille, c'est-à-dire le nom de naissance,
  • votre nom d'usage, si vous en utilisez un,
  • vos prénoms,
  • votre date et votre lieu de naissance,
  • votre adresse complète,
  • un complément d'adresse si nécessaire,
  • votre code postal, votre commune et votre pays,
  • votre adresse électronique,
  • votre numéro de téléphone.

Ces informations doivent être exactes et à jour. Elles permettent d'identifier le demandeur, mais aussi de lui notifier la décision. En cas de changement récent d'adresse, il est prudent de vérifier que l'adresse inscrite sur le formulaire correspond bien à celle sur laquelle vous pourrez recevoir le courrier recommandé.

Les informations relatives à la personne disparue

Le formulaire prévoit ensuite un bloc consacré à l'identité de la personne disparue. Il faut y mentionner :

  • sa civilité,
  • son nom de famille,
  • son nom d'usage, le cas échéant,
  • ses prénoms,
  • sa date et son lieu de naissance.

Cette partie doit être renseignée avec le plus de précision possible. Si certains éléments vous sont parfaitement connus, indiquez-les sans approximation. Si une difficulté particulière existe, par exemple un nom d'usage utilisé dans la procédure mais non dans les actes d'état civil, il peut être utile de veiller à la cohérence avec les pièces jointes.

La partie centrale, votre demande d'effacement

Le cœur du formulaire consiste à demander au procureur de la République d'ordonner l'effacement des données vous concernant au FNAEG. Le document prévoit un espace libre dans lequel vous devez préciser, dans la mesure du possible, l'affaire dans laquelle vous avez fait l'objet d'un prélèvement d'empreinte génétique.

Les éléments à indiquer peuvent notamment porter sur :

  • la date de l'affaire,
  • la nature de l'affaire,
  • le service d'enquête concerné.

Il n'est pas exigé que vous connaissiez tous les détails procéduraux. En revanche, plus les indications sont concrètes, plus l'identification du dossier sera facilitée. Si vous disposez d'un souvenir précis du service saisi, d'une convocation ou d'un courrier judiciaire, reprenez ces éléments de manière fidèle.

La référence de l'affaire, si vous la connaissez

Le formulaire permet aussi d'indiquer la référence de l'affaire, c'est-à-dire le numéro de parquet. Le document précise qu'il s'agit du numéro figurant en haut des courriers adressés par le tribunal.

Cette donnée n'est pas toujours connue du demandeur. Si vous ne l'avez pas, cela ne signifie pas que la demande est impossible. Il est simplement conseillé de joindre tout document permettant au parquet de retrouver le dossier. C'est précisément l'intérêt des pièces justificatives demandées en annexe.

Date, lieu et signature

Comme pour tout formulaire administratif à portée juridique, la date, le lieu et la signature ne doivent pas être négligés. Une demande non signée peut poser une difficulté de recevabilité ou conduire à une demande de régularisation.

Avant l'envoi, une relecture complète reste recommandée. Dans une démarche aussi sensible, disposer d'un formulaire déjà structuré et simple à compléter peut faire gagner un temps précieux. C'est dans cet esprit que Startdoc met à disposition des particuliers ce CERFA prêt à l'emploi, afin de sécuriser une demande d'effacement qui touche à des données particulièrement sensibles.

Où envoyer la demande et selon quelle procédure

Le procureur de la République compétent

Le formulaire indique clairement à qui la demande doit être adressée. Elle doit être envoyée au procureur de la République de la juridiction dans le ressort de laquelle a été menée la procédure ayant donné lieu à l'enregistrement.

En pratique, cela signifie que le bon destinataire est le parquet lié à l'affaire ayant conduit au prélèvement génétique. Lorsque vous connaissez le tribunal ou la juridiction concernée, il convient de privilégier cet envoi direct.

Les modes de dépôt admis

Deux modalités principales sont prévues :

  • l'envoi par lettre recommandée avec demande d'avis de réception,
  • la remise directe au greffe du tribunal, contre récépissé.

Ces modes de transmission permettent de conserver une preuve de dépôt ou de réception. Cette précaution est importante, notamment parce qu'un délai de réponse de trois mois court à compter de la réception de la demande.

Si vous ne connaissez pas le procureur compétent

Le formulaire prévoit une solution de repli. À défaut d'adresser la demande au parquet initialement compétent, vous pouvez l'envoyer au procureur de la République de la juridiction dans le ressort de laquelle se situe votre domicile. Ce procureur transmettra ensuite la demande au procureur compétent.

Cette possibilité est utile lorsque la procédure d'origine a été menée loin de votre domicile, ou lorsque le souvenir du service ou de la juridiction s'est estompé avec le temps. Elle ne dispense pas de fournir le maximum d'éléments d'identification de l'affaire.

Les pièces à joindre au CERFA 12414*03

Le formulaire officiel énumère les pièces justificatives à joindre. Leur présence est essentielle pour éviter que la demande ne soit retardée faute d'identification du demandeur ou du dossier concerné.

Pièce à joindre Contenu attendu Utilité
Justificatif d'identité Photocopie recto verso de la carte nationale d'identité, du passeport ou du titre de séjour Vérifier l'identité du demandeur
Document relatif à l'affaire Photocopie d'un document en votre possession concernant la procédure Permettre au parquet de retrouver l'enregistrement concerné

Les justificatifs admis pour rattacher votre demande à l'affaire

Le formulaire donne plusieurs exemples de documents pouvant être joints :

  • une convocation devant les services d'enquête,
  • une convocation devant le juge d'instruction,
  • une copie de jugement ou d'arrêt,
  • une copie de décision de classement sans suite ou de non-lieu,
  • une copie de la réponse du gestionnaire du FNAEG à la suite de l'exercice du droit d'accès.

La liste n'est pas présentée comme strictement fermée. L'idée est de fournir au moins un document permettant d'identifier la procédure à l'origine du prélèvement. Si vous disposez de plusieurs pièces concordantes, il peut être opportun de joindre celles qui éclairent le mieux le contexte.

Points de vigilance sur les copies transmises

Les pièces jointes doivent être lisibles. Une photocopie tronquée, floue ou incomplète peut ralentir l'examen du dossier. Il est également recommandé de conserver un double de l'ensemble, formulaire rempli, justificatifs et preuve d'envoi comprise.

Si certaines pièces contiennent des informations très personnelles, cela ne dispense pas de les joindre lorsque le formulaire les exige. En revanche, il est préférable de s'en tenir aux documents utiles à l'identification de la procédure, sans multiplier les annexes sans lien direct avec la demande d'effacement.

Délai de réponse du procureur et effets de la demande

Le délai de trois mois

Le document officiel prévoit que la décision du procureur de la République est adressée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande. Ce point est clairement mentionné sur le formulaire.

Le point de départ du délai peut être la réception par le procureur directement saisi, ou par le procureur de votre domicile lorsque celui-ci reçoit la demande avant de la transmettre au parquet compétent.

Ce que signifie l'effacement demandé

L'objet de la demande est l'effacement de vos données du FNAEG. Il s'agit donc de la suppression des données génétiques vous concernant, celles qui avaient été recueillies dans le cadre spécifique rappelé plus haut.

Le formulaire n'apporte pas de détail technique sur les modalités de suppression dans le fichier. Ce qu'il faut retenir, c'est que la procédure vise à faire cesser la conservation de ces données dans le cadre du FNAEG, une fois la demande régulièrement formée.

Que faire en l'absence de réponse ou en cas de difficulté

L'absence de réponse dans le délai prévu

Le formulaire mentionne expressément la marche à suivre si aucune réponse ne vous est parvenue dans le délai de trois mois. Dans cette hypothèse, vous pouvez saisir le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

Le document renvoie alors au CERFA n° 12413*02. Cette précision est importante, car elle montre que le silence gardé au-delà du délai n'épuise pas vos droits. Une voie de recours spécifique est prévue.

Le recours devant le président de la chambre de l'instruction

Lorsque le délai est dépassé sans réponse, ou si une difficulté procédurale apparaît, le recours devant le président de la chambre de l'instruction constitue la voie indiquée sur le formulaire. Pour préparer cette saisine, il est utile de conserver :

  • une copie du CERFA 12414*03 rempli,
  • les pièces jointes envoyées,
  • la preuve de dépôt ou l'avis de réception,
  • tout courrier reçu du parquet.

Ces éléments permettront d'établir que la demande initiale a bien été formée et à quelle date le délai a commencé à courir.

En cas d'incertitude pratique

Si vous avez un doute sur la juridiction compétente, sur la bonne version du formulaire ou sur la procédure de recours, il est prudent de vérifier les informations actualisées sur Service-Public.fr, à partir de la fiche officielle associée au formulaire R33421. Cette vérification est particulièrement utile lorsque votre situation comporte une particularité, par exemple une procédure ancienne ou répartie entre plusieurs juridictions.

Conseils utiles pour sécuriser votre démarche

Bien distinguer effacement, accès et rectification

Le CERFA 12414*03 ne sert pas à tout faire. Il concerne l'effacement des données. Si votre besoin porte d'abord sur la connaissance des données enregistrées, ou sur la correction d'une erreur, la démarche peut être différente. Le formulaire évoque d'ailleurs le droit d'accès et de rectification, sans en faire l'objet principal.

Avant de remplir le document, assurez-vous donc que votre demande porte bien sur la suppression des données du FNAEG et non sur une simple demande d'information.

Renseigner l'affaire avec suffisamment de précision

Beaucoup de demandes achoppent moins sur le droit applicable que sur la difficulté à retrouver une procédure ancienne. Même si le formulaire indique que les précisions doivent être fournies seulement dans la mesure du possible, il est préférable d'être concret :

  • date approximative du prélèvement,
  • ville ou service d'enquête concerné,
  • nom de la personne disparue,
  • référence du parquet si elle figure sur un courrier,
  • nature d'un document joint permettant d'identifier le dossier.

Une présentation claire de ces éléments dans la partie libre du formulaire facilite le traitement par le parquet.

Conserver les preuves d'envoi

Le choix de la lettre recommandée avec avis de réception n'est pas une formalité secondaire. C'est souvent la meilleure preuve de la date à partir de laquelle le délai de trois mois doit être calculé. Si vous remettez le dossier au greffe, conservez soigneusement le récépissé.

Dans un contentieux éventuel, ou simplement pour relancer utilement l'administration, ces justificatifs sont déterminants.

Ne pas confondre le procureur du domicile et le procureur compétent au fond

Le formulaire autorise l'envoi au procureur du lieu de votre domicile lorsque vous ne pouvez pas saisir directement le parquet compétent. Cette faculté est pratique, mais elle n'efface pas la distinction entre les deux autorités. Le procureur de votre domicile agit alors comme relais de transmission.

Il peut donc être utile d'indiquer dans votre courrier ou dans le formulaire tous les éléments permettant de localiser la procédure d'origine, afin d'éviter une transmission incomplète ou tardive.

Ce qu'il faut retenir avant d'envoyer votre dossier

Le CERFA 12414*03 permet à un parent de personne disparue de demander l'effacement de ses données génétiques du FNAEG lorsque ces données ont été recueillies avec son accord dans le cadre d'une disparition inquiétante ou suspecte, ou d'une procédure d'identification des personnes décédées.

La demande doit être adressée au procureur de la République compétent, soit par lettre recommandée avec avis de réception, soit par remise au greffe contre récépissé. Si nécessaire, elle peut être transmise au procureur du ressort de votre domicile, qui l'adressera au parquet compétent.

Le dossier doit comprendre le formulaire rempli et signé, une copie d'une pièce d'identité, ainsi qu'au moins un document relatif à l'affaire. Le procureur est tenu d'accorder l'effacement et doit notifier sa décision dans un délai de trois mois. En l'absence de réponse dans ce délai, une saisine du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel est prévue, via le CERFA 12413*02.

Parce que cette démarche touche à des données personnelles parmi les plus sensibles, la rigueur de présentation du dossier compte autant que le fond du droit. Un formulaire correctement renseigné, des pièces lisibles et une preuve d'envoi conservée sont les meilleurs réflexes pour faire valoir votre demande dans de bonnes conditions.