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CERFA 11723-08 : Demande en injonction de faire au tribunal d'instance

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CERFA 11723-08 : Demande en injonction de faire au tribunal d'instance

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CERFA 11723-08 : Demande en injonction de faire au tribunal d'instance

CERFA 11723-08 : Demande en injonction de faire au tribunal d'instance

Le Cerfa 11723-08 permet d'effectuer une demande en injonction de faire au tribunal d'instance, la demande est valable aussi bien pour les personnes physiques que les personnes morales. 

Demandez une injonction de faire au tribunal

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Le CERFA 11723*11, à quoi sert la demande en injonction de faire au tribunal judiciaire

Le formulaire CERFA 11723*11, identifié par la DILA sous la référence R1463, permet à un particulier de saisir le tribunal judiciaire, y compris le tribunal de proximité, pour demander une injonction de faire. Il s'agit d'une procédure civile destinée à obtenir l'exécution d'une obligation, lorsque l'autre partie ne réalise pas ce qu'elle s'était engagée à faire.

Concrètement, ce formulaire peut concerner une situation dans laquelle un professionnel, un prestataire ou un cocontractant n'exécute pas correctement une prestation convenue. La logique de l'injonction de faire n'est pas de réclamer directement une somme d'argent, mais de demander au juge d'ordonner l'exécution de l'engagement prévu. La nature exacte du litige et les conditions de recevabilité doivent toutefois être vérifiées au regard des informations officielles disponibles sur Service-Public.fr.

Ce document s'adresse aux particuliers. Il s'inscrit dans les démarches judiciaires accessibles sans forcément engager immédiatement une procédure longue et complexe. Il ne remplace pas un conseil juridique personnalisé, mais il constitue un support procédural utile pour formaliser une demande devant la juridiction compétente.

La version ici visée est celle vérifiée le 13 mars 2026 selon les métadonnées DILA. En matière judiciaire, utiliser la bonne version d'un formulaire est essentiel, car une édition obsolète peut entraîner un rejet, une demande de régularisation ou, plus simplement, une perte de temps.

Ce que recouvre l'injonction de faire

L'injonction de faire correspond à une demande adressée au juge pour qu'il constate qu'une obligation n'a pas été exécutée et qu'il ordonne à la partie défaillante d'accomplir l'acte attendu. Cette procédure peut intéresser, par exemple, un consommateur confronté à une prestation non réalisée, à une réparation non effectuée ou à un engagement contractuel resté sans suite.

Elle se distingue d'autres démarches judiciaires. Si votre objectif principal est d'obtenir le paiement d'une somme, il peut exister d'autres voies plus adaptées. À l'inverse, lorsque vous souhaitez avant tout que le professionnel fasse ce qu'il devait faire, ce formulaire peut constituer l'outil procédural pertinent, sous réserve des conditions applicables au dossier.

Pourquoi passer par le tribunal judiciaire ou le tribunal de proximité

Le titre officiel du CERFA précise que la demande s'effectue auprès du tribunal judiciaire, incluant le tribunal de proximité. Cela signifie que le litige relève du champ judiciaire civil et qu'il doit être porté devant la juridiction compétente territorialement et matériellement. Le choix de la bonne juridiction n'est jamais un simple détail administratif, car une erreur sur ce point peut retarder l'examen du dossier.

Avant tout dépôt, il est donc prudent de vérifier, sur la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire R1463, la juridiction à saisir, les modalités d'envoi du dossier et les éventuelles pièces à joindre selon votre situation.

Dans quelles situations ce formulaire peut être utilisé

Le CERFA 11723*11 a vocation à être utilisé lorsqu'un particulier souhaite faire constater par le juge qu'une obligation de faire n'a pas été respectée. Il suppose généralement l'existence d'un engagement préalable, souvent contractuel, même si l'appréciation exacte dépendra des faits du dossier.

Exemples de litiges concernés

Sans prétendre dresser une liste exhaustive, l'injonction de faire peut être envisagée dans des situations comme celles-ci :

  • un artisan n'a pas terminé les travaux convenus,
  • un vendeur ou prestataire n'a pas assuré une intervention promise,
  • une entreprise n'a pas procédé à une réparation contractuellement prévue,
  • un cocontractant n'a pas remis un bien ou un document qu'il devait fournir,
  • une prestation prévue au contrat n'a pas été exécutée dans les conditions annoncées.

Le point commun entre ces hypothèses est l'existence d'une obligation à exécuter, et non la seule réclamation d'un dédommagement financier. Si votre demande porte sur plusieurs aspects, par exemple l'exécution de la prestation et la réparation d'un préjudice, il peut être utile de vérifier si la procédure d'injonction de faire est adaptée à l'ensemble de vos prétentions.

Quand ce formulaire n'est pas forcément le bon

Ce formulaire ne doit pas être choisi automatiquement dès qu'un litige apparaît. Il peut ne pas convenir si le désaccord porte surtout sur une dette d'argent, sur une contestation très technique nécessitant un débat contradictoire complet, ou sur une situation pour laquelle une autre procédure spécifique existe.

Le juge apprécie également la clarté de la demande. Si l'obligation que vous invoquez est imprécise, si les preuves sont insuffisantes ou si les faits sont trop contestés, la procédure peut être inadaptée ou conduire à un refus. Mieux vaut donc présenter une demande lisible, concrète et solidement documentée.

Comment préparer correctement une demande en injonction de faire

Le remplissage du CERFA ne doit jamais être envisagé comme une simple formalité. Dans ce type de recours, la qualité du dossier compte presque autant que le fond du litige. Le juge doit comprendre rapidement qui demande quoi, contre qui, et sur quel fondement factuel.

Les informations à rassembler avant de compléter le CERFA

Avant de commencer, il est conseillé de réunir tous les éléments permettant d'identifier les parties et de retracer le litige. En pratique, cela suppose souvent de disposer :

  • de vos coordonnées complètes,
  • de l'identité exacte de la personne ou de l'entreprise visée,
  • du contrat, devis, bon de commande, facture ou tout écrit prouvant l'engagement,
  • des échanges intervenus entre les parties,
  • des relances déjà effectuées, idéalement écrites,
  • de tout justificatif montrant l'absence d'exécution ou l'exécution partielle.

Dans un dossier d'injonction de faire, les pièces ont une importance décisive. Une affirmation non étayée est rarement suffisante. Il faut montrer au juge qu'une obligation existait, qu'elle n'a pas été respectée, et que vous avez tenté d'obtenir son exécution.

La nécessité d'une demande précise

Votre demande doit être formulée avec précision. Il ne suffit pas d'indiquer que le professionnel est en tort. Il faut exposer clairement ce que vous demandez au juge d'ordonner. Plus la mesure sollicitée est concrète, plus le dossier est compréhensible. Par exemple, il peut s'agir d'achever une prestation, de réaliser une réparation, de livrer un élément manquant ou d'exécuter un engagement décrit dans le contrat.

Cette précision est aussi une protection pour vous. Une demande trop vague peut rendre l'exécution de la décision difficile, même si le juge estime votre réclamation fondée.

L'intérêt d'une mise en demeure préalable

Même lorsque le formulaire est disponible, il est généralement prudent d'avoir préalablement adressé une réclamation formelle à l'autre partie. Une mise en demeure, rédigée de manière claire et conservée avec sa preuve d'envoi, permet de démontrer que vous avez laissé une chance réelle à votre cocontractant d'exécuter son obligation avant de saisir le juge.

Cette étape ne dispense pas de vérifier les conditions exactes applicables à votre affaire, mais elle renforce souvent la crédibilité du dossier. Elle montre que la saisine du tribunal n'est pas précipitée.

Dépôt du formulaire, transmission du dossier et examen par le juge

Le dépôt du CERFA 11723*11 doit s'effectuer auprès du tribunal judiciaire compétent, incluant le tribunal de proximité lorsqu'il est compétent pour le litige concerné. Les modalités concrètes de transmission peuvent évoluer selon l'organisation de la juridiction. Il convient donc de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée à la référence R1463 pour vérifier les pratiques à jour.

Pièces utiles à joindre

En l'absence de notice associée dans les métadonnées disponibles, il faut rester prudent et s'appuyer sur les pièces habituellement nécessaires à ce type de demande. Le tableau ci-dessous synthétise les documents généralement utiles pour constituer un dossier clair.

Type de pièce Utilité dans la demande
Contrat, devis, bon de commande Établir l'existence de l'obligation de faire
Facture ou preuve de paiement Montrer que vos propres engagements ont pu être exécutés
Courriers, courriels, messages Prouver les échanges et les relances
Mise en demeure Attester d'une tentative préalable d'obtenir l'exécution
Photographies, constats, justificatifs techniques Documenter l'inexécution ou la mauvaise exécution
Copie d'une pièce d'identité si demandée Justifier votre identité selon les usages de la juridiction

Il reste indispensable d'adapter les pièces à la nature du litige. Un dossier trop chargé, avec des documents peu utiles, peut nuire à la lisibilité. À l'inverse, un dossier trop succinct peut empêcher le juge d'apprécier correctement la situation.

Ce que le juge peut apprécier

Le juge examine d'abord la recevabilité de la demande et la pertinence de la procédure employée. Il apprécie ensuite les éléments fournis pour déterminer si l'obligation invoquée existe réellement et si l'injonction de faire est justifiée. Selon les cas, il peut faire droit à la demande, la rejeter, ou estimer qu'un débat contradictoire plus approfondi est nécessaire.

Il est donc essentiel de présenter les faits dans un ordre logique, chronologique et factuel. Les formulations excessivement émotionnelles ou les accusations sans preuve ne renforcent pas un dossier judiciaire.

Un appui utile pour éviter les erreurs de forme

Dans ce type de contentieux, beaucoup de particuliers butent sur la rédaction du formulaire ou sur l'organisation des justificatifs. Startdoc permet justement d'accéder plus simplement à un document prêt à compléter, afin de limiter les oublis matériels au moment de constituer une demande en injonction de faire devant le tribunal judiciaire.

Vos droits, vos obligations et les points de vigilance

Saisir le juge au moyen du CERFA 11723*11 est un droit procédural. Ce droit s'accompagne toutefois d'exigences minimales de sérieux, de loyauté et de précision. Le tribunal n'est pas un simple relais de réclamation, il statue sur des demandes juridiquement formulées et appuyées par des éléments concrets.

Ce que vous êtes en droit d'attendre

En tant que particulier, vous pouvez attendre que votre demande soit examinée si elle est présentée selon les formes requises et si la juridiction saisie est compétente. Vous avez aussi le droit de produire les pièces utiles, d'exposer votre position et, plus largement, d'accéder à la justice pour tenter d'obtenir l'exécution d'une obligation qui vous est due.

Le recours à l'injonction de faire participe d'une logique de protection du cocontractant victime d'une inexécution. Il offre une voie structurée pour sortir d'un blocage lorsque les relances amiables n'ont pas abouti.

Ce qui vous incombe

Vous devez, en revanche, fournir une demande sincère, étayée et intelligible. Cela implique notamment de :

  • désigner correctement la partie adverse,
  • décrire avec exactitude l'obligation invoquée,
  • produire des justificatifs lisibles,
  • éviter les pièces incomplètes ou contradictoires,
  • vérifier que la procédure choisie correspond bien à votre objectif.

Une erreur fréquente consiste à confondre mécontentement commercial et inexécution juridiquement démontrable. Le juge ne se fonde pas sur un ressenti, mais sur des éléments objectivables.

Les erreurs les plus fréquentes

Plusieurs difficultés reviennent régulièrement dans les dossiers d'injonction de faire :

  • une demande dirigée contre la mauvaise personne,
  • une obligation mal définie,
  • l'absence de preuve du contrat ou de la commande,
  • des relances non documentées,
  • un dossier déposé devant une juridiction inadaptée,
  • une confusion entre exécution d'une obligation et demande de paiement.

Ces erreurs ne signifient pas toujours que le litige est perdu sur le fond. En revanche, elles peuvent empêcher le traitement efficace du dossier ou entraîner un rejet de la demande telle qu'elle est présentée.

Que faire en cas de refus ou de difficulté procédurale

Une demande en injonction de faire n'aboutit pas systématiquement. Le juge peut considérer que les conditions de la procédure ne sont pas réunies, que la demande n'est pas suffisamment établie, ou qu'un autre cadre procédural est nécessaire. Il faut alors analyser la décision ou la difficulté rencontrée avant d'agir de nouveau.

Comprendre la raison du rejet

La première étape consiste à identifier si le problème vient du fond du dossier ou de sa forme. Un rejet peut être lié à l'absence de preuves suffisantes, à une juridiction mal saisie, à une demande mal formulée ou à l'inadéquation de la procédure choisie. Cette distinction est importante, car elle conditionne la suite à donner.

Lorsqu'un point reste obscur, il est préférable de se référer à la fiche officielle Service-Public.fr ou de solliciter un conseil juridique adapté à votre situation. Une nouvelle saisine sans correction des faiblesses initiales risque de reproduire les mêmes difficultés.

Les suites envisageables

Selon les cas, plusieurs options peuvent être envisagées :

  • compléter le dossier avec des pièces plus probantes,
  • reformuler plus précisément la demande,
  • saisir la juridiction correcte si une erreur de compétence a été commise,
  • engager une autre procédure judiciaire si l'injonction de faire n'est pas adaptée,
  • tenter à nouveau une résolution amiable, notamment si le litige reste ouvert à la négociation.

Il n'est pas possible, au vu des seules métadonnées officielles disponibles ici, d'indiquer un schéma uniforme de recours ou des délais précis. Ces éléments doivent être vérifiés à la source, en particulier sur Service-Public.fr ou auprès du greffe compétent.

Pourquoi la rigueur documentaire est essentielle pour ce CERFA

Le CERFA 11723*11 touche à un domaine sensible, celui de l'exécution forcée d'un engagement par voie judiciaire. Ce n'est pas un simple formulaire administratif neutre. Il déclenche une démarche contentieuse qui suppose méthode et cohérence.

Le bon réflexe consiste à raisonner en trois temps : identifier l'obligation de faire, prouver son inexécution, puis présenter une demande claire au tribunal judiciaire. Si l'un de ces trois éléments manque, la demande devient plus fragile.

Enfin, gardez à l'esprit que la fiche produit d'un formulaire ne remplace jamais l'information officielle la plus récente. Pour le CERFA 11723*11, la référence à consulter reste la page Service-Public.fr associée à l'identifiant DILA R1463. Elle permet de vérifier si la version du document, la compétence de la juridiction ou les modalités de dépôt ont évolué.

Lorsqu'un particulier prépare soigneusement son dossier, joint les justificatifs pertinents et formule une demande adaptée à la logique de l'injonction de faire, ce formulaire devient un véritable levier pour faire valoir ses droits devant le tribunal judiciaire, y compris le tribunal de proximité.