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Formulaire:

CERFA 10011-07 : Déclaration d'effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament ou produit

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CERFA 10011-07 : Déclaration d'effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament ou produit

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CERFA 10011-07 : Déclaration d'effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament ou produit

CERFA 10011-07 : Déclaration d'effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament ou produit

Tout médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme ou pharmacien ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d'être dû à un médicament, qu'il l'ait ou non prescrit ou délivré, doit en faire la déclaration immédiate au centre régional de pharmacovigilance.

Déclarez un effet indésirable lié à un médicament

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 10011*07, déclarer un effet indésirable lié à un médicament ou à un produit

Le CERFA 10011*07 correspond à la déclaration d’effet indésirable susceptible d’être dû à un médicament ou produit. Il s’agit d’un formulaire de pharmacovigilance destiné à signaler un événement indésirable pouvant être en lien avec la prise, l’administration ou l’exposition à un médicament, y compris certains produits mentionnés par le Code de la santé publique.

Ce document doit être transmis au Centre régional de pharmacovigilance, appelé CRPV, dont dépend géographiquement le déclarant. Les informations recueillies sont ensuite exploitées dans le respect du secret médical, notamment par le CRPV et par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l’Ansm.

Le formulaire concerne à la fois les particuliers et les professionnels, même si la description officielle vise expressément les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens lorsqu’ils constatent un effet indésirable grave ou inattendu. En pratique, il s’inscrit dans le dispositif de surveillance de la sécurité des médicaments.

Lorsqu’un signalement doit être fait rapidement, disposer du bon document dès le départ évite souvent des oublis sur des rubriques sensibles, comme la chronologie des symptômes, les médicaments associés ou les pièces médicales à joindre. C’est précisément l’intérêt d’un accès simplifié à ce CERFA sur Startdoc, avec un formulaire déjà structuré pour faciliter une déclaration exploitable par le CRPV.

À qui s’adresse réellement ce formulaire

Les professionnels de santé en première ligne

La notice officielle n’est pas fournie avec ce CERFA, mais le contenu du document et la description DILA sont clairs, tout médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme ou pharmacien ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d’être dû à un médicament doit le déclarer immédiatement au centre régional compétent.

Cette obligation ne dépend pas du fait que le professionnel ait prescrit ou délivré lui-même le médicament concerné. Le signalement repose sur le constat d’un événement suspect et sur la nécessité d’en permettre l’analyse.

Les particuliers également concernés

Le CERFA est aussi référencé pour les particuliers. Une personne ayant subi un effet indésirable, ou un proche agissant dans ce cadre, peut donc être amenée à renseigner le formulaire. Cela peut être utile lorsque l’effet apparaît après la prise d’un traitement, après une vaccination, après l’utilisation d’un produit dérivé du sang, ou encore dans un contexte particulier comme la grossesse ou l’allaitement.

Le formulaire permet d’identifier le patient traité, de décrire les médicaments pris, les circonstances de survenue et l’évolution de l’état de santé. Même lorsqu’un particulier le remplit, il reste essentiel de fournir des informations précises et vérifiables.

Les situations particulières prévues par le document

Le CERFA 10011*07 prévoit plusieurs cas spécifiques :

  • la déclaration concernant un nouveau-né, avec indication de l’exposition directe, par allaitement, pendant la grossesse ou par le père,
  • les médicaments biologiques, pour lesquels le numéro de lot peut être demandé, par exemple pour un vaccin ou un médicament dérivé du sang,
  • l’administration associée de produits sanguins labiles, avec mention de leur dénomination et de leur numéro de lot,
  • la précision éventuelle d’une déclaration d’hémovigilance, oui ou non.

Pourquoi cette déclaration est importante

Un outil de pharmacovigilance

La finalité du formulaire n’est pas simplement administrative. Il sert à repérer, analyser et suivre les effets indésirables qui peuvent être liés à un médicament ou à un produit de santé. Une déclaration isolée peut contribuer à confirmer un signal déjà connu, à documenter un effet rare ou à mieux comprendre les conditions dans lesquelles un événement survient.

La qualité du signalement a donc un impact direct sur l’exploitation médicale et scientifique du dossier. Plus les données sont précises, plus le CRPV peut évaluer le lien éventuel entre le produit et l’effet observé.

Une déclaration utile même sans certitude absolue

Le formulaire vise un effet indésirable susceptible d’être dû à un médicament. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir une preuve définitive de causalité avant de déclarer. Ce point est essentiel, car beaucoup d’usagers hésitent à signaler un événement en pensant qu’il faut être certain de l’origine médicamenteuse. En réalité, c’est précisément le travail de pharmacovigilance qui permet ensuite d’analyser cette imputabilité.

Des situations de gravité clairement identifiées

Le CERFA comporte une rubrique dédiée à la gravité de l’effet. Il distingue notamment :

  • hospitalisation ou prolongation d’hospitalisation,
  • incapacité ou invalidité permanente,
  • mise en jeu du pronostic vital,
  • décès,
  • anomalie ou malformation congénitale,
  • autre situation médicale grave,
  • non grave.

Cette qualification est déterminante pour l’analyse du dossier. Elle doit être renseignée avec soin, en cohérence avec les éléments médicaux disponibles.

Comment remplir le CERFA 10011*07 correctement

Identifier le patient sans négliger les données utiles

Le formulaire demande les premières lettres du nom, la première lettre du prénom, le sexe, le poids, la taille, la date de naissance ou l’âge. Cette présentation vise à limiter l’identification directe tout en conservant des données médicales utiles à l’évaluation du cas.

Si la déclaration concerne un enfant à naître ou un nouveau-né, il faut être particulièrement attentif à la rubrique relative au mode d’exposition, grossesse, allaitement, exposition directe. Lorsque la grossesse est en cause, le formulaire prévoit aussi l’indication du trimestre concerné et, si disponible, la date des dernières règles.

Préciser les antécédents et facteurs favorisants

Une section est consacrée aux antécédents du patient et aux facteurs ayant pu favoriser la survenue de l’effet indésirable. Il peut s’agir d’antécédents médicaux, d’allergies connues, d’une fragilité particulière, d’un terrain clinique, ou d’éléments contextuels susceptibles d’éclairer la situation.

Il ne faut pas réduire cette rubrique à quelques mots vagues. Un antécédent pertinent peut aider le CRPV à distinguer ce qui relève du médicament, de l’état de santé initial ou d’une interaction.

Décrire tous les médicaments concernés

Le tableau du CERFA permet de renseigner plusieurs traitements avec, pour chacun :

  • le nom du médicament,
  • la voie d’administration,
  • la posologie,
  • la date de début d’utilisation,
  • la date de fin d’utilisation,
  • l’indication,
  • la mention éventuelle d’une ATU ou d’une RTU, le cas échéant.

Il est important de ne pas se limiter au seul médicament suspecté. Les traitements associés, automédications, vaccins ou produits administrés dans la même période peuvent être utiles pour comprendre le dossier. En cas de médicament biologique, le numéro de lot doit être indiqué si vous le connaissez.

Soigner la chronologie de l’effet indésirable

La rubrique la plus sensible est souvent celle de la description de l’effet indésirable. Le formulaire demande la date de survenue, la durée de l’effet, le département de survenue, la nature de l’effet, sa gravité et son évolution.

Il faut présenter les faits de manière chronologique. Le document officiel invite à préciser, avec dates à l’appui :

  • quand les troubles cliniques ou biologiques ont commencé,
  • si un ou plusieurs médicaments ont été arrêtés après l’apparition de l’effet,
  • si l’effet a disparu après l’arrêt du traitement,
  • si un médicament a été réintroduit,
  • quelle a été l’évolution après cette réintroduction.

Une description utile n’est ni trop brève, ni trop technique au point d’être obscure. Il faut privilégier des faits observables, datés et cohérents.

Indiquer l’évolution de l’état du patient

Le formulaire distingue plusieurs issues possibles :

  • guérison sans séquelle,
  • guérison avec séquelles,
  • en cours,
  • sujet non encore rétabli,
  • décès dû à l’effet,
  • décès auquel l’effet a pu contribuer,
  • décès sans rapport avec l’effet,
  • évolution inconnue.

Cette partie doit être renseignée avec prudence. Lorsqu’une information manque ou reste incertaine, mieux vaut le signaler clairement plutôt que d’avancer une conclusion non établie.

Pièces médicales à joindre et informations utiles à préparer

Le CERFA précise qu’il convient de joindre une copie des pièces médicales disponibles, notamment les résultats d’examens biologiques, les comptes rendus d’hospitalisation, ou tout document médical utile à l’analyse. L’objectif est de permettre au CRPV d’évaluer le plus précisément possible la situation signalée.

Élément à préparer Utilité pour la déclaration
Ordonnances et liste des traitements Identifier les médicaments pris, leur indication, leur posologie et la période d’utilisation
Boîtes, étiquettes ou carnet de vaccination Retrouver le nom exact du produit et, si nécessaire, le numéro de lot
Résultats d’examens biologiques Documenter l’apparition ou l’évolution de l’effet signalé
Comptes rendus médicaux ou d’hospitalisation Préciser la gravité, la prise en charge et l’évolution du patient
Dates clés, début du traitement, survenue des symptômes, arrêt, reprise Reconstituer une chronologie fiable

Il n’est pas nécessaire d’ajouter des documents sans rapport avec l’événement déclaré. En revanche, toute pièce permettant de confirmer la date, la nature ou la gravité de l’effet peut être utile.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Confondre suspicion et certitude

Beaucoup de déclarants attendent d’être sûrs que le médicament est responsable. C’est une erreur. Le formulaire porte sur un effet susceptible d’être dû à un médicament. Une suspicion argumentée suffit à justifier le signalement.

Oublier les traitements associés

Ne mentionner que le produit principal fausse parfois l’analyse. Les traitements concomitants, y compris ceux pris sans ordonnance, peuvent modifier l’interprétation du dossier.

Renseigner une chronologie incomplète

Une déclaration sans date de début de traitement, sans date d’apparition des symptômes, ou sans indication sur l’arrêt ou la reprise du médicament perd une grande partie de sa valeur. La chronologie est souvent l’élément central de la pharmacovigilance.

Employer des formulations trop vagues

Des mentions comme « allergie », « malaise » ou « réaction importante » ne suffisent pas à elles seules. Il faut décrire les manifestations observées, leur intensité, leur durée et leur évolution, si possible avec les constatations médicales associées.

Négliger les rubriques spécifiques

Les sections sur la grossesse, l’allaitement, le nouveau-né, les produits biologiques, le numéro de lot ou l’hémovigilance ne doivent pas être laissées de côté lorsqu’elles sont pertinentes. Elles peuvent être déterminantes pour l’analyse du signalement.

Transmission, confidentialité et point de vigilance pratique

À qui adresser le formulaire

Le document indique expressément que la déclaration doit être adressée au CRPV dont vous dépendez géographiquement. Il convient donc de vérifier le centre régional compétent avant envoi. La page officielle Service-Public.fr liée à ce formulaire peut vous aider à retrouver l’information actualisée.

Protection des données du patient

Le CERFA rappelle que les informations recueillies sont informatisées dans le respect du secret médical et communiquées au CRPV ainsi qu’à l’Ansm. Le patient dispose d’un droit d’accès auprès du CRPV afin de connaître les informations saisies à son sujet et de faire corriger d’éventuelles données inexactes, incomplètes ou équivoques.

Vérifier la cohérence avant l’envoi

Avant de transmettre le formulaire, il est prudent de relire l’ensemble du dossier, notamment :

  • la concordance des dates,
  • la lisibilité de l’identification du patient et du déclarant,
  • la cohérence entre la gravité déclarée et les pièces jointes,
  • la présence des documents médicaux utiles,
  • la mention des médicaments arrêtés, poursuivis ou réintroduits.

Une déclaration claire, complète et cohérente facilite le travail du centre régional de pharmacovigilance et augmente la qualité du signal recueilli.

Ce qu’il faut retenir sur le CERFA 10011*07

Le CERFA 10011*07 est le formulaire de référence pour signaler un effet indésirable susceptible d’être dû à un médicament ou à un produit. Il concerne les professionnels de santé comme les particuliers, avec une attention particulière portée aux cas graves, inattendus, complexes ou survenant dans des situations sensibles comme la grossesse, l’allaitement, l’exposition du nouveau-né ou l’administration de produits biologiques.

Pour être utile, la déclaration doit reposer sur quatre éléments essentiels, un patient correctement identifié, une liste complète des médicaments concernés, une chronologie précise, et des pièces médicales permettant d’étayer les faits. En cas d’hésitation sur le contenu à transmettre ou sur le centre compétent, il reste recommandé de se référer à la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr.