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Formulaire:

CERFA 10519-01 : Traitements bucco-dentaires - Demande d'entente préalable chirurgien dentiste (remplissage informatique)

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CERFA 10519-01 : Traitements bucco-dentaires - Demande d'entente préalable chirurgien dentiste (remplissage informatique)

CERFA 10519-01 : Traitements bucco-dentaires - Demande d'entente préalable chirurgien dentiste (remplissage informatique)

Formulaire à adresser au contrôle dentaire de votre organisme d'Assurance maladie Le formulaire contient des recommandations d'utilisation.

Demandez l'accord préalable pour vos soins dentaires

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 10519*01 pour les traitements bucco-dentaires

Le CERFA 10519*01, identifié par la DILA sous la référence R1428, est le formulaire de demande d'entente préalable pour traitements bucco-dentaires utilisé par le chirurgien-dentiste. Il concerne les soins dentaires qui ne peuvent pas être engagés sans information préalable du contrôle dentaire de l'organisme d'Assurance maladie.

Ce document permet de formaliser la proposition de traitement, de préciser la nature des actes envisagés et de transmettre au service médical les éléments nécessaires à l'examen du dossier. Il est conçu pour un remplissage informatique, ce qui facilite la lecture et limite certains risques d'erreur matérielle.

Le formulaire vise plusieurs situations mentionnées directement sur l'imprimé :

  • les prothèses dentaires,
  • les autres actes,
  • les assimilations.

Le document précise également qu'il est à adresser au contrôle dentaire de la caisse d'Assurance maladie. Il contient ses propres recommandations d'utilisation, ce qui est important car il n'existe pas de notice associée séparée.

Un formulaire à la croisée du médical et de l'administratif

Le CERFA 10519*01 n'est pas un simple document administratif. Il sert de lien entre plusieurs acteurs :

  • le patient, qui bénéficie des soins,
  • l'assuré, si le patient n'est pas la personne assurée,
  • le chirurgien-dentiste ou le centre de soins, qui décrit le traitement,
  • le service médical de l'Assurance maladie, qui examine la demande,
  • le service administratif, destinataire de l'avis du service médical.

Son rôle est donc double : décrire précisément le traitement proposé et permettre à la caisse de se prononcer dans le cadre de l'entente préalable.

Quels soins sont concernés

Le formulaire mentionne expressément plusieurs catégories de soins et de dispositifs. Pour les prothèses dentaires, il prévoit notamment des rubriques pour :

  • la prothèse adjointe haut,
  • la prothèse adjointe bas,
  • les suppléments PBM,
  • les suppléments CP ou DM,
  • les couronnes,
  • les dents à tenon.

Il prévoit aussi une zone dédiée aux autres actes et assimilations, avec indication de la nature de l'acte, du motif, du siège et du coefficient. Le chirurgien-dentiste doit donc décrire avec précision la solution thérapeutique retenue, son diagnostic et, si besoin, son plan de traitement.

Qui doit remplir et signer le formulaire

La partie réservée au chirurgien-dentiste

La première partie du CERFA est clairement réservée au praticien traitant. Il doit y faire apparaître son identification ou celle du centre de soins. Le formulaire distingue plusieurs cas :

  • les soins dispensés à titre libéral,
  • les soins dispensés dans un établissement de soins, avec le cachet de l'établissement,
  • les soins dispensés par un chirurgien-dentiste salarié.

Le praticien doit également indiquer la catégorie de la demande, à l'aide d'un chiffre correspondant :

  • 1 pour prothèse(s) dentaire(s),
  • 2 pour autre(s) acte(s),
  • 3 pour assimilation(s).

Il complète ensuite les références opposables et la cotation des actes, précise si la demande est en rapport avec un accident du travail, une maladie professionnelle ou une affection de longue durée, puis indique la date de la proposition. Le formulaire prévoit aussi la mention d'un devis remis ou non à l'assuré.

La partie concernant le patient et l'assuré

Le document comporte ensuite des informations relatives à la personne soignée et à l'assuré. Il faut distinguer ces deux notions, car elles ne se confondent pas toujours. Le patient peut être un enfant ou un ayant droit, alors que l'assuré est la personne au nom de laquelle les droits sont ouverts.

Le formulaire demande notamment :

  • le nom et le prénom du patient,
  • sa date de naissance,
  • le numéro d'immatriculation de l'assuré,
  • les renseignements concernant l'assuré,
  • l'adresse,
  • la situation au regard de l'activité professionnelle à la date de la proposition de traitement.

Si le patient n'est pas l'assuré, il faut compléter la partie spécifique prévue à cet effet, avec l'identité du patient, sa date de naissance, l'éventuelle pension et, si nécessaire, son adresse propre.

La signature de l'assuré et celle du praticien

Deux signatures ont une importance particulière :

  • la signature du chirurgien-dentiste, avec la date, pour valider le contenu médical et technique de la demande,
  • la signature de l'assuré, qui atteste sur l'honneur l'exactitude des renseignements portés sur le formulaire.

L'absence de signature peut fragiliser la demande ou retarder son traitement. Il faut donc vérifier, avant envoi, que chaque partie a bien signé dans l'espace qui lui est réservé.

Comment remplir correctement le CERFA 10519*01

Renseigner l'identification du praticien

Le formulaire doit d'abord permettre d'identifier clairement le professionnel de santé ou la structure de soins. Le nom du chirurgien-dentiste doit être lisible. En cas d'exercice dans un établissement, le cachet de celui-ci peut être requis. Cette identification conditionne la bonne orientation du dossier et l'analyse médicale du traitement proposé.

Qualifier précisément la demande

Le praticien doit cocher ou indiquer les éléments demandés pour qualifier la demande. Cette étape est essentielle, car elle permet au service médical de comprendre immédiatement s'il s'agit d'une demande portant sur une prothèse, un autre acte ou une assimilation. Le lien éventuel avec un accident du travail, une maladie professionnelle ou une affection de longue durée doit aussi être signalé lorsque c'est le cas.

Compléter le schéma dentaire

Le formulaire contient un schéma dentaire lors de la proposition. C'est une partie centrale du document. Les consignes y sont indiquées directement :

  • barrer les dents absentes non remplacées par une prothèse,
  • indiquer par une croix les dents remplacées par une prothèse,
  • indiquer par une flèche les dents devant être extraites,
  • préciser les dents en antagonisme par une double flèche.

Cette représentation doit être cohérente avec les soins demandés. Toute discordance entre le schéma, la désignation des dents et la nature des actes peut susciter une demande de précision.

Décrire les soins et leur motif

Pour chaque prothèse ou acte, le praticien doit détailler les dents concernées, les coefficients mentionnés sur le formulaire et les motifs du traitement. Pour les autres actes ou assimilations, il doit indiquer la nature de l'acte, le motif, le siège et le coefficient.

Le champ consacré aux observations éventuelles ne doit pas être négligé. Il permet d'ajouter des éléments utiles à la compréhension du dossier, notamment lorsqu'une situation clinique appelle une explication complémentaire.

Compléter les informations administratives de l'assuré

La seconde page du CERFA recueille les renseignements administratifs indispensables. Il faut y reporter avec soin :

  • le numéro d'immatriculation,
  • la date de naissance,
  • les nom et prénom,
  • l'adresse,
  • la situation professionnelle à la date de la proposition de traitement.

Le formulaire prévoit plusieurs situations, comme l'activité salariée, l'arrêt de travail, l'activité non salariée, l'absence d'emploi, la pension ou un autre cas particulier. Il faut cocher la réponse exacte.

Déclarer un accident ou une situation particulière

Le document demande également si les soins sont liés à un accident, avec indication de la date si la réponse est positive. Une case spécifique existe pour le malade pensionné de guerre, lorsque les soins concernent l'affection pour laquelle il est pensionné. Ces rubriques ne doivent pas être laissées dans l'ambiguïté.

Envoi du formulaire et délai de réponse de la caisse

À qui envoyer la demande

Les recommandations figurant sur le CERFA sont explicites : pour les traitements ou prothèses dentaires soumis à entente préalable, l'assuré social doit adresser le présent imprimé dûment rempli au contrôle dentaire de sa caisse d'Assurance maladie. Il ne s'agit donc pas d'un simple document à conserver au cabinet.

Avant l'envoi, il est prudent de relire l'ensemble du formulaire, de vérifier la cohérence entre les données médicales et administratives, puis de conserver une copie complète du dossier.

Quel délai pour la réponse

Le formulaire précise que la réponse de la caisse doit être adressée au plus tard le quinzième jour suivant la réception du document. Il ajoute un point très important : l'absence de réponse dans ce délai équivaut à un accord.

Cette mention a une portée pratique importante pour les patients comme pour les praticiens. Elle permet de savoir à partir de quand l'absence de retour de la caisse peut être interprétée comme une acceptation.

Validité de l'accord pour les prothèses dentaires

Le formulaire indique aussi qu'il est valable 6 mois pour les prothèses dentaires, à compter de l'accord de la caisse. Cette durée doit être prise en compte dans l'organisation du traitement. Si le soin n'est pas réalisé dans ce cadre temporel, une nouvelle démarche pourrait être nécessaire selon la situation.

Élément Ce que prévoit le formulaire
Destinataire Contrôle dentaire de la caisse d'Assurance maladie
Délai de réponse de la caisse Au plus tard le 15e jour suivant la réception
Absence de réponse Vaut accord
Validité pour les prothèses dentaires 6 mois à compter de l'accord de la caisse

Pièces et informations à préparer avant la demande

Les éléments médicaux indispensables

Même si le CERFA contient l'essentiel des rubriques nécessaires, le dossier doit être préparé sérieusement en amont. Le praticien doit pouvoir s'appuyer sur des éléments médicaux cohérents avec la demande formulée. Cela inclut en pratique :

  • le diagnostic,
  • le plan de traitement lorsqu'il est nécessaire à la compréhension du dossier,
  • la désignation exacte des dents concernées,
  • la proposition de prothèse ou d'acte,
  • la cotation correspondante.

Le formulaire mentionne lui-même la nécessité de respecter les dispositions et les cotations de la nomenclature générale des actes professionnels. Le contenu de la demande doit donc être conforme au cadre applicable.

Les informations administratives à avoir sous la main

Pour éviter les oublis, il est utile de préparer en amont :

  • le numéro d'immatriculation de l'assuré,
  • les identités exactes de l'assuré et du patient,
  • les dates de naissance,
  • l'adresse complète,
  • la situation professionnelle à la date de la proposition du traitement,
  • la date éventuelle d'un accident si les soins y sont liés.

Une erreur sur ces données peut ralentir l'instruction du dossier, voire conduire à une demande de rectification.

L'intérêt d'un formulaire déjà structuré

Pour ce type de démarche santé, où les renseignements médicaux et administratifs se croisent sur un même document, disposer d'un CERFA bien présenté fait gagner un temps réel. C'est dans cette logique que Startdoc met à disposition une version pré-remplie du formulaire, afin d'aider particuliers et professionnels à partir d'une base claire, plus facile à relire avant l'envoi à la caisse.

Erreurs fréquentes à éviter avec une demande d'entente préalable dentaire

Confondre assuré et patient

C'est l'une des erreurs les plus courantes. Lorsque le patient n'est pas l'assuré, il faut renseigner les deux parties distinctement. Oublier cette distinction peut rendre le dossier incohérent, surtout pour les enfants, les ayants droit ou certaines situations familiales particulières.

Laisser le schéma dentaire incomplet

Le schéma dentaire n'est pas accessoire. Il permet au service médical de visualiser la situation au moment de la proposition. Un schéma non renseigné, mal renseigné ou contradictoire avec les actes demandés expose à un examen plus difficile du dossier.

Ne pas préciser le motif du traitement

Le CERFA prévoit des zones de motifs, tant pour les prothèses que pour les autres actes ou assimilations. Une désignation trop sommaire peut être insuffisante. Le praticien doit veiller à donner des éléments de compréhension concrets, en restant dans le cadre du formulaire.

Oublier la remise du devis ou ne pas l'indiquer

Le document demande expressément si un devis a été remis à l'assuré. Il faut répondre à cette rubrique. Même lorsqu'aucun devis n'a été remis, la case correspondante doit être renseignée pour éviter les blancs inutiles.

Envoyer le dossier incomplet ou non signé

Un formulaire non daté, sans signature du praticien ou sans attestation signée par l'assuré, peut entraîner des complications. Avant transmission, un contrôle final doit porter sur :

  • les identités,
  • les dates,
  • les cases cochées,
  • le schéma dentaire,
  • la cotation,
  • les signatures.

Ignorer les mentions de délai et de validité

Le formulaire rappelle que la caisse doit répondre dans le délai indiqué et que l'absence de réponse vaut accord. Il mentionne aussi une validité de 6 mois pour les prothèses dentaires à compter de l'accord. Ces informations doivent être intégrées dans le suivi du dossier et dans la planification des soins.

Ce qu'il faut retenir avant d'utiliser ce CERFA

Le CERFA 10519*01 est le document de référence pour les demandes d'entente préalable en matière de traitements bucco-dentaires lorsqu'un chirurgien-dentiste propose des prothèses, d'autres actes ou des assimilations soumis à ce mécanisme. Son remplissage exige de la rigueur, car il combine des informations médicales détaillées et des données administratives essentielles.

Le praticien doit y décrire avec précision le traitement proposé, compléter le schéma dentaire, indiquer la cotation et signer. L'assuré doit, de son côté, vérifier les renseignements administratifs et attester leur exactitude. Le formulaire doit ensuite être adressé au contrôle dentaire de la caisse d'Assurance maladie.

La règle essentielle à retenir est la suivante : la caisse doit répondre dans les quinze jours suivant la réception de la demande, et l'absence de réponse dans ce délai vaut accord. Pour les prothèses dentaires, l'accord est valable pendant six mois à compter de la décision de la caisse.

En cas de doute sur l'utilisation du formulaire, sur le caractère soumis ou non à entente préalable d'un acte, ou sur les conditions de prise en charge, il reste prudent de se reporter à la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr ou de solliciter directement l'organisme d'Assurance maladie concerné.