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Formulaire:

CERFA 12536-02 : Demande d'agrément d'utilisation confinée d'OGM en thérapie génique

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CERFA 12536-02 : Demande d'agrément d'utilisation confinée d'OGM en thérapie génique

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CERFA 12536-02 : Demande d'agrément d'utilisation confinée d'OGM en thérapie génique

CERFA 12536-02 : Demande d'agrément d'utilisation confinée d'OGM en thérapie génique

Pour les responsables de services hospitaliers utilisateurs d'organismes génétiquement modifiés(OGM) dans le cadre d'essais cliniques de thérapie génique. L'agrément ne vaut que pour un seul service hospitalier à la fois.

Obtenez l'agrément pour OGM en thérapie génique

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 12536*02 pour l’utilisation confinée d’OGM en thérapie génique

Le CERFA 12536*02, référencé par la DILA sous l’identifiant R17955, correspond à la demande d’agrément d’utilisation confinée d’organismes génétiquement modifiés dans le cadre d’une utilisation en thérapie génique. Ce document s’adresse exclusivement à un public professionnel, en particulier aux responsables de services hospitaliers amenés à utiliser des OGM lors d’essais cliniques de thérapie génique.

Le formulaire répond à une logique de contrôle très précise. Il ne vise pas l’établissement de santé dans son ensemble, mais le service hospitalier concerné par l’essai. Le préambule du document est explicite, un formulaire doit être rempli pour chaque service du centre hospitalier, autrement dit pour chaque site ou unité concernée. L’agrément demandé ne vaut donc que pour un seul service hospitalier à la fois.

Cette demande s’inscrit dans un cadre réglementaire mentionné directement sur le formulaire, à savoir le décret n° 93-773 du 27 mars 1993 et l’arrêté du 27 décembre 1994. Le ministère chargé de la recherche est identifié comme autorité de référence du document. En pratique, le formulaire permet à l’administration d’apprécier si les locaux, l’organisation du service et les mesures de sécurité mises en place sont compatibles avec l’utilisation confinée d’OGM dans le contexte sensible de la thérapie génique.

Le CERFA comporte plusieurs rubriques qui permettent de décrire le promoteur de l’essai, l’OGM mis en œuvre, l’identité du directeur d’hôpital ou de clinique, le service hospitalier concerné, le chef de service, ainsi que les responsables de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail. Il intègre aussi une partie essentielle relative aux prescriptions de confinement et à leur respect effectif par le service demandeur.

Sur le plan administratif, ce formulaire a donc une double fonction, identifier précisément les acteurs responsables et vérifier la conformité du lieu d’utilisation. Sur le plan juridique, il sert à matérialiser l’engagement du responsable juridique du site hospitalier sur le respect des prescriptions applicables au niveau de confinement revendiqué.

Qui doit remplir ce formulaire et dans quels cas

Les professionnels visés par la demande

Le CERFA 12536*02 concerne les responsables de services hospitaliers utilisateurs d’OGM dans le cadre d’essais cliniques de thérapie génique. Il ne s’adresse ni aux patients, ni aux particuliers, ni aux structures de soins qui ne manipulent pas d’OGM dans ce cadre spécifique.

Plusieurs acteurs apparaissent dans le formulaire. L’organisme promoteur de l’essai doit être identifié dès la première partie. Le directeur de l’hôpital ou de la clinique intervient comme responsable juridique du site hospitalier. Le responsable du service hospitalier, chef d’unité ou chef de service, doit également être renseigné. Enfin, les personnes chargées du contrôle, de la surveillance, de la sécurité et des conditions de travail doivent être mentionnées lorsqu’elles existent au sein de l’organisation.

Les situations dans lesquelles l’agrément est nécessaire

L’agrément est demandé lorsqu’un service hospitalier participe à un essai clinique de thérapie génique impliquant l’utilisation confinée d’OGM. Le document ne couvre pas une autorisation générale et permanente valable pour tout un établissement. Il doit être établi pour chaque service concerné par l’essai, par exemple une pharmacie hospitalière, un laboratoire, un bloc opératoire, un local d’administration du produit ou encore une chambre hospitalière.

Cette exigence découle du fait que les conditions matérielles et organisationnelles diffèrent selon les lieux. Une salle opératoire, une pharmacie hospitalière et une chambre n’impliquent pas les mêmes contraintes pratiques, ni les mêmes risques de dissémination, ni les mêmes modalités de confinement. L’administration raisonne donc service par service.

Un formulaire distinct pour chaque service hospitalier

Le formulaire précise clairement qu’il faut un document par service. Cette règle a des conséquences très concrètes pour les établissements impliqués dans un essai multicritère ou multi-sites. Si plusieurs services d’un même hôpital participent à des étapes différentes de l’utilisation des OGM, chacun doit faire l’objet de sa propre demande, avec ses caractéristiques propres, ses locaux et ses responsables.

Cette approche impose une vigilance particulière dans la constitution du dossier. Il ne suffit pas de reprendre un dossier principal en l’adaptant à la marge. Chaque demande doit refléter la réalité du service concerné, ses aménagements, ses procédures, son niveau de confinement revendiqué et ses responsables effectifs.

Le contenu du CERFA 12536*02, rubrique par rubrique

1. L’organisme promoteur de l’essai

La première partie demande l’identification de l’organisme promoteur de l’essai, avec son nom, son adresse et ses coordonnées téléphoniques. L’intitulé de l’essai doit être précisé, ainsi que la référence CGG, c’est-à-dire la référence de la Commission du génie génétique mentionnée sur le document.

Cette rubrique permet de relier la demande d’agrément au protocole d’essai clinique concerné. Il est donc important de reprendre une dénomination cohérente avec les autres pièces du dossier et avec les références déjà communiquées dans le cadre du suivi scientifique et réglementaire.

2. La description, l’origine et le classement de l’OGM

Le demandeur doit ensuite décrire l’OGM mis en œuvre dans l’essai, en indiquant son origine et son classement. Cette partie est stratégique, car elle permet d’apprécier le niveau de risque associé à l’utilisation envisagée. Elle doit être rédigée avec rigueur, à partir des éléments scientifiques et réglementaires disponibles pour l’essai concerné.

Il convient d’éviter toute formulation trop vague. La description doit permettre à l’autorité compétente de comprendre la nature de l’OGM, son contexte d’utilisation et sa classification, sans ambiguïté. En cas d’incertitude sur les éléments techniques à reporter, une coordination avec le promoteur, l’équipe qualité ou le référent biosécurité est généralement indispensable.

3. Le directeur de l’hôpital ou de la clinique

Le formulaire désigne le directeur de l’hôpital ou de la clinique comme responsable juridique du site hospitalier. Son nom, son prénom, ses coordonnées, l’adresse du site hospitalier et sa signature doivent être mentionnés. Cette intervention n’est pas purement formelle. Elle traduit l’engagement de l’établissement sur la réalité des informations déclarées et sur la conformité des locaux et pratiques signalés.

Le responsable juridique joue aussi un rôle central dans l’attestation relative au respect des prescriptions de confinement. Une signature incomplète, absente ou apposée sans vérification interne suffisante peut fragiliser le dossier.

4. Le service hospitalier concerné

Le service faisant l’objet de la demande doit être identifié avec précision. Le formulaire permet de cocher plusieurs types de services, pharmacie hospitalière pour le stockage et la préparation du produit, bloc opératoire ou local d’administration du produit, laboratoire, chambre. Les coordonnées du service, notamment l’adresse, le téléphone, la télécopie et l’adresse électronique, doivent être indiquées.

Cette rubrique n’est pas anodine, car elle détermine le périmètre exact de l’agrément sollicité. Un service mal identifié, ou une description trop générale, peut compliquer l’instruction administrative. Il faut donc veiller à désigner le lieu réel d’utilisation confinée des OGM.

5. Le responsable du service hospitalier

Le chef d’unité ou chef de service doit être identifié, avec sa formation et sa qualification. Cette mention permet de situer les compétences du responsable opérationnel du service dans lequel l’utilisation des OGM est prévue. Sa signature et la date complètent cette partie.

En pratique, cette rubrique permet de démontrer que l’utilisation des OGM intervient dans un service encadré par une personne identifiée, disposant des qualifications adaptées à la nature des activités exercées.

6. Les responsables du contrôle, de la surveillance et de la sécurité

Le formulaire demande ensuite l’identité et les qualifications du responsable hygiène et sécurité ou du président du comité d’hygiène et sécurité de l’établissement, de l’ingénieur hygiène et sécurité de l’organisme de rattachement, le cas échéant, ainsi que du correspondant hygiène et sécurité du laboratoire, lorsque cette fonction existe.

Cette partie est essentielle pour attester de l’existence d’une organisation interne en matière de prévention des risques. Même lorsqu’une mention est facultative en pratique parce que la fonction n’existe pas sous cette dénomination, il faut traiter la rubrique avec soin et ne pas laisser de zone d’ombre sur la chaîne de responsabilité en matière de sécurité.

Les prescriptions de confinement à respecter

Une obligation centrale du dossier

Le cœur du CERFA 12536*02 réside dans les prescriptions relatives à l’utilisation confinée d’OGM. Le formulaire rappelle que le service concerné doit être en conformité avec les prescriptions de confinement décrites dans les tableaux récapitulatifs joints. Après lecture de ces tableaux, le responsable juridique atteste que le service remplit les prescriptions listées pour le niveau de confinement revendiqué.

Le choix du niveau de confinement doit être cohérent avec la situation déclarée. Le document prévoit des cases correspondant à L1 ou L2, ainsi qu’à TL1 ou TL2. Le demandeur ne doit pas cocher un niveau par facilité ou par analogie avec un autre dossier. Ce niveau doit refléter l’évaluation du risque et la réalité du service.

Les exigences relatives à la conception des lieux

Le rappel des prescriptions distingue d’abord la conception des lieux. Sont notamment envisagés la signalisation du local par pictogramme de danger biologique, la séparation des autres locaux par au moins une porte, l’accès réglementé et verrouillable réservé aux seuls travailleurs autorisés, ainsi que la possibilité de fermeture hermétique du lieu pour permettre une désinfection par fumigation lorsque cela est prévu.

Ces exigences varient selon le type de local et selon le niveau de confinement revendiqué. Il est donc important de ne pas raisonner de manière uniforme entre une pharmacie, un laboratoire, une salle opératoire et une chambre hospitalière.

Les aménagements internes à vérifier

Le formulaire détaille également plusieurs aménagements internes, comme la présence d’un poste de sécurité microbiologique de type II pour certains niveaux, les vêtements de protection, les équipements de rangement, les lavabos avec robinets manœuvrables sans les mains pour les nouvelles installations, la résistance des surfaces à l’eau et leur facilité de nettoyage, la qualité des paillasses, ainsi que la présence d’un autoclave sur le site ou dans le bâtiment selon le niveau concerné.

Ces éléments doivent être vérifiés de manière concrète avant signature du dossier. Une déclaration engageante sur des équipements absents, non opérationnels ou non accessibles au service pourrait exposer l’établissement à des difficultés en cas de contrôle ou de demande de précision.

Les pratiques opératoires imposées

Les tableaux rappellent aussi des obligations de pratiques opératoires, comme le stockage des agents biologiques en lieu sûr, l’utilisation de conteneurs spécifiques pour les aiguilles contaminées et les objets tranchants souillés, le contrôle de la dissémination des aérosols formés, l’inactivation du matériel contaminé et des déchets, ainsi que la décontamination des équipements avant leur sortie du local.

Le port de gants est mentionné comme optionnel, ce qui signifie qu’il doit être décidé au cas par cas sur la base de l’évaluation des risques. Cette précision montre que le formulaire n’impose pas seulement une conformité matérielle, mais aussi une analyse effective des conditions de manipulation et des risques associés.

Le plan détaillé des locaux pour les OGM de classe 2 ou 3

Le document précise qu’un plan détaillé des locaux doit être joint au formulaire pour l’utilisation d’OGM de classe 2 ou 3. Cette pièce est importante, car elle permet à l’administration de visualiser l’organisation du service, les flux, les accès, les zones de stockage et, plus largement, les dispositifs de confinement mis en place.

Un plan approximatif ou incomplet peut ralentir l’examen du dossier. Il est préférable que ce document soit lisible, actualisé et cohérent avec la description du service fournie dans le formulaire.

Comment préparer un dossier solide

Rassembler les informations avant de compléter le CERFA

Avant toute saisie, il est utile de réunir les éléments relatifs au promoteur de l’essai, à la référence CGG, au classement de l’OGM, aux coordonnées exactes du site hospitalier et du service, ainsi qu’aux fonctions des différents responsables à mentionner. Cette préparation évite les incohérences internes, qui sont fréquentes dans les dossiers remplis trop rapidement.

Dans les établissements de santé, la demande implique souvent plusieurs interlocuteurs, direction, chef de service, pharmacie, biosécurité, qualité, hygiène hospitalière. Une validation croisée est généralement pertinente avant signature.

Vérifier la cohérence entre le protocole d’essai et le service déclaré

Le service mentionné dans la demande doit correspondre à la réalité des opérations menées dans le cadre de l’essai clinique. Si le produit est stocké dans une pharmacie, préparé dans un autre local et administré dans un bloc ou une chambre, il faut s’assurer que le périmètre de chaque demande reflète bien ces différentes étapes. La cohérence documentaire est essentielle.

Pour ce type de démarche technique, Startdoc permet d’accéder plus simplement au bon formulaire et de le préparer avec une base déjà structurée, ce qui aide les professionnels de santé à limiter les oublis purement administratifs avant la validation interne du contenu scientifique et sécuritaire.

Soigner les signatures et les qualités des signataires

Le dossier fait intervenir plusieurs signatures, notamment celle du directeur de l’hôpital ou de la clinique en tant que responsable juridique, et celle du responsable du service hospitalier. Chaque qualité doit être clairement identifiable. Il faut éviter les délégations implicites, les signatures non datées ou l’utilisation de formulaires anciens qui ne correspondent plus à l’organisation actuelle de l’établissement.

Lorsque plusieurs personnes contribuent à la constitution du dossier, une version finale unique doit être relue avant envoi afin d’éviter les contradictions entre les rubriques ou avec les pièces annexes.

Contrôler les annexes et les justificatifs utiles

Le plan des locaux n’est pas la seule pièce à examiner avec attention. Même si la notice associée n’est pas mentionnée, il reste prudent de vérifier, à partir du cadre réglementaire applicable et des consignes de l’autorité compétente, si d’autres documents sont attendus selon la nature de l’essai ou selon le niveau de confinement revendiqué. En cas de doute, la page Service-Public.fr associée au formulaire constitue un point d’entrée utile pour sécuriser la démarche.

Procédure de dépôt et suivi de la demande

À qui adresser la demande

Le formulaire est rattaché au ministère chargé de la recherche et renvoie à la Commission du génie génétique. Les informations reproduites dans le document ne détaillent pas ici une modalité d’envoi complète ni un délai d’instruction précis. Il est donc nécessaire de se référer aux indications actualisées disponibles sur Service-Public.fr ou auprès de l’autorité compétente pour connaître les modalités exactes de dépôt.

Cette prudence est importante, car les circuits administratifs, les adresses de destination ou les exigences complémentaires peuvent évoluer avec le temps. La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 4 avril 2016, ce qui invite à une vérification actualisée avant transmission.

Quand déposer la demande

Le formulaire n’indique pas de délai chiffré dans les éléments fournis. En pratique, la demande d’agrément doit être anticipée suffisamment tôt pour éviter qu’un essai clinique ne se trouve retardé par une démarche administrative incomplète ou tardive. Plus le service concerné présente des spécificités techniques, plus il est utile de préparer en amont les éléments relatifs au confinement et à l’organisation de la sécurité.

Comment suivre l’avancement du dossier

Une fois la demande déposée, il est recommandé de conserver un exemplaire complet du formulaire signé, ainsi que l’ensemble des pièces transmises. Cette conservation facilite les échanges avec l’administration en cas de demande de complément, de mise à jour ou de contrôle. Elle permet aussi à l’établissement de démontrer la traçabilité de ses démarches internes.

Dans un environnement hospitalier, un suivi partagé entre la direction, le service concerné et les fonctions qualité ou sécurité permet souvent de mieux gérer les suites du dossier et les éventuelles demandes d’éclaircissements.

Refus, difficultés administratives et points de vigilance juridiques

En cas de dossier incomplet ou insuffisamment justifié

Un dossier incomplet, imprécis ou incohérent peut conduire à une demande de compléments, voire à un refus d’agrément si les conditions exigées ne sont pas remplies. Les difficultés les plus fréquentes tiennent à la description insuffisante du service, à l’absence de concordance entre le niveau de confinement revendiqué et les équipements réellement disponibles, ou à des annexes trop lacunaires.

Le caractère sensible de l’utilisation d’OGM en thérapie génique justifie une appréciation rigoureuse de la part de l’administration. Il ne faut donc pas considérer ce CERFA comme une formalité standard. Il s’agit d’un dossier de conformité technique et juridique.

Les recours envisageables

Les éléments fournis avec le formulaire ne détaillent pas de procédure spécifique de recours en cas de refus. Si une décision défavorable intervient, il convient en principe d’examiner sa motivation, puis de vérifier les voies et délais de recours indiqués dans la notification reçue. Selon la situation, un recours administratif préalable ou un recours contentieux pourrait être envisagé, mais cela dépend du contenu de la décision et du cadre juridique applicable au moment où elle est prise.

Dans un dossier présentant des enjeux scientifiques, hospitaliers et réglementaires, il peut être utile de faire relire la décision et le dossier initial par le service juridique de l’établissement ou par un conseil compétent en droit de la santé et en réglementation des biotechnologies.

Les responsabilités engagées par la déclaration

Le formulaire repose sur plusieurs attestations et signatures. Les responsables signataires engagent la structure sur la sincérité des informations fournies et sur la réalité des conditions de confinement déclarées. Cette responsabilité doit conduire à une vérification interne réelle, et non à une signature de pure convenance.

Le point le plus sensible tient à l’attestation du responsable juridique, qui certifie que le service remplit les prescriptions de confinement listées pour le niveau revendiqué. Cette attestation suppose que les vérifications techniques ont bien été effectuées, que les locaux sont conformes et que les pratiques opératoires sont effectivement maîtrisées.

Les mises à jour à ne pas négliger

Un changement de service, d’organisation des locaux, de responsable, de niveau de confinement ou de modalités de manipulation peut rendre nécessaire une réévaluation de la situation administrative. Même si le formulaire fourni ne détaille pas toutes les hypothèses de modification, il est prudent de ne pas considérer l’agrément comme définitivement acquis pour toute évolution future de l’activité.

Dès qu’un essai évolue ou qu’un autre service devient impliqué, il faut vérifier si une nouvelle demande ou une mise à jour du dossier est requise. Cette vigilance est particulièrement importante dans les établissements où plusieurs unités interviennent successivement dans la chaîne de manipulation, de stockage, de préparation ou d’administration du produit de thérapie génique.

Ce qu’il faut retenir pour sécuriser la démarche

Le CERFA 12536*02 est un formulaire spécialisé, destiné aux établissements hospitaliers participant à des essais cliniques de thérapie génique avec utilisation confinée d’OGM. Son enjeu principal est de démontrer que le service concerné, identifié de manière précise, dispose des garanties nécessaires en matière de confinement, d’organisation, de sécurité et de responsabilité.

La demande doit être établie service par service. Elle suppose de renseigner avec précision le promoteur de l’essai, l’OGM concerné, le directeur de l’établissement, le chef de service et les responsables de la sécurité. Elle impose également une vérification concrète des prescriptions de confinement, tant sur la conception des lieux que sur les équipements et les pratiques opératoires.

La qualité du dossier repose sur trois réflexes, documenter précisément, faire relire en interne, vérifier les modalités actualisées de dépôt auprès des sources officielles, notamment Service-Public.fr. Dans un domaine aussi encadré que la thérapie génique, la rigueur administrative n’est pas accessoire, elle participe directement à la sécurité juridique et opérationnelle de l’essai.