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Formulaire:

CERFA 13975-02 : Expertise médicale - majoration pour assistance constante d'une tierce personne

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CERFA 13975-02 : Expertise médicale - majoration pour assistance constante d'une tierce personne

CERFA 13975-02 : Expertise médicale - majoration pour assistance constante d'une tierce personne

Permet d'aider le service gestionnaire à déterminer si les déficiences de la personne invalide et ses conséquences justifient le bénéfice d'une majoration pour assistance constante d'une tierce personne.

Évaluez la majoration pour tierce personne

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 13975*02 : expertise médicale pour la majoration pour assistance constante d'une tierce personne

Le CERFA 13975*02, référencé par l’administration sous l’identifiant DILA R10107, sert à évaluer si l’état de santé d’une personne invalide justifie l’attribution d’une majoration pour assistance constante d’une tierce personne. Il s’agit d’un document médical, utilisé dans le cadre du régime d’invalidité des fonctionnaires, lorsque l’invalidité impose une aide humaine régulière pour accomplir les actes ordinaires de la vie.

Ce formulaire ne porte pas seulement sur la maladie ou l’infirmité elle-même. Il vise surtout à mesurer ses conséquences concrètes sur l’autonomie quotidienne. Le médecin doit donc décrire avec précision ce que la personne peut faire seule, ce qu’elle ne peut plus faire, et dans quelles conditions une aide permanente devient nécessaire.

Le document officiel rappelle un point essentiel : l’aide prise en compte concerne les actes ordinaires de la vie, comme se lever, se coucher, se vêtir, se déplacer, satisfaire ses besoins naturels ou manger. En revanche, le besoin d’une aide ménagère pour les courses, la cuisine ou l’entretien du logement n’entre pas dans l’appréciation de cette majoration.

Cette distinction est déterminante au moment de constituer le dossier. Une demande solide repose sur des constatations médicales précises, concrètes et en lien direct avec la perte d’autonomie réelle.

À qui s’adresse ce formulaire et dans quel objectif

Les personnes concernées

Le CERFA 13975*02 concerne les particuliers, plus précisément les personnes relevant d’un dispositif d’invalidité des fonctionnaires et susceptibles de bénéficier d’une majoration de pension au titre de l’assistance constante d’une tierce personne. La personne concernée est en principe déjà titulaire d’une pension d’invalidité, ou engagée dans une procédure où cette question doit être examinée par le service gestionnaire.

Ce formulaire est rempli par un médecin. Il ne s’agit donc pas d’un simple document administratif à compléter seul. L’évaluation médicale constitue le coeur du dossier. Le formulaire mentionne d’ailleurs que, pour apprécier pleinement la situation, la rencontre avec l’invalide doit avoir lieu à son domicile, afin de décrire de manière détaillée ses conditions de vie et son niveau d’autonomie.

Pourquoi l’administration demande une expertise médicale

Le but est d’aider le service gestionnaire à décider si la personne a réellement besoin, du fait de son invalidité, d’une aide constante d’un tiers pour accomplir les actes de la vie courante. La notion de constance ne signifie pas forcément une présence continue de chaque instant, mais un besoin suffisamment régulier, étendu dans la journée, ou rendu nécessaire par des manifestations imprévisibles de l’état de santé.

Le formulaire officiel précise que ce besoin constant peut notamment correspondre à l’une des situations suivantes :

  • une aide nécessaire pour accomplir des actes nombreux répartis tout au long de la journée,
  • une aide indispensable pour faire face à des manifestations imprévisibles de l’infirmité,
  • des soins non programmables, dont l’absence mettrait en danger l’intégrité physique ou la vie de la personne.

L’enjeu est donc de distinguer ce que la personne accomplit encore seule, même difficilement, de ce qu’elle ne peut plus faire sans intervention extérieure. Cette nuance est fondamentale, car une difficulté ne suffit pas toujours à caractériser un besoin d’assistance constante.

Ce que le médecin doit évaluer dans le CERFA 13975*02

L’état civil et l’identification du dossier

Le formulaire commence par des informations d’identification : nom d’usage, nom de famille, prénom, date de naissance et adresse. Un numéro de dossier, une date d’envoi et une date de réception peuvent également être portés par l’administration.

Cette partie semble simple, mais elle doit être cohérente avec les autres pièces du dossier. Toute différence sur l’identité ou l’adresse peut ralentir l’instruction ou compliquer le rattachement du document au bon dossier médical.

La description détaillée des déficiences

Le médecin doit ensuite établir un diagnostic détaillé des maladies ou des infirmités. Le formulaire prévoit aussi de préciser leur origine, congénitale ou acquise, ainsi que les séquelles actuelles. En présence d’une maladie évolutive, le médecin doit indiquer le niveau d’évolution, le stade actuel et le pronostic, par exemple une aggravation possible, une stabilisation ou une amélioration prévisible.

Cette partie est essentielle car elle relie l’état pathologique à ses effets sur l’autonomie. Une description trop générale, du type "handicap moteur important" ou "troubles neurologiques", est souvent moins utile qu’un exposé concret des limitations fonctionnelles observées.

L’évaluation de l’autonomie dans les actes de la vie courante

Le coeur du CERFA repose sur une grille d’autonomie. Le médecin coche si la personne peut ou non accomplir seule plusieurs actes ordinaires :

  • quitter son lit, se coucher, s’asseoir et se relever,
  • aller aux toilettes dans des conditions ordinaires ou aménagées,
  • faire sa toilette, totalement ou partiellement,
  • se vêtir et se dévêtir, totalement ou partiellement,
  • manger et boire, ce qui inclut préparer les repas, couper les aliments, se servir à boire et s’alimenter de façon autonome une fois le repas préparé,
  • marcher seule, avec ou sans appui,
  • utiliser un moyen de transport, comme une voiture aménagée ou les transports en commun,
  • mettre en place seul un appareillage, le cas échéant.

Cette liste permet de mesurer l’autonomie réelle, pas seulement le diagnostic. Une personne peut avoir une pathologie grave et conserver certaines capacités pratiques. À l’inverse, une atteinte qui paraît moins impressionnante sur le plan médical peut entraîner une dépendance quotidienne importante.

Les troubles psychiques ou les autres pathologies à risque

Le formulaire prévoit une partie spécifique pour les troubles psychiques. Le médecin doit préciser leur nature, indiquer s’ils représentent un danger pour la vie de la personne et dire si les actes de la vie courante peuvent être accomplis sans stimulation. Cette dernière mention est particulièrement importante lorsque la personne est physiquement capable d’effectuer certains gestes, mais qu’elle ne peut les réaliser sans rappel, surveillance ou incitation constante.

Pour les autres pathologies, le médecin doit signaler l’existence éventuelle de malaises, de crises ou de chutes, en décrire la nature, les conséquences, la fréquence, et indiquer si ces épisodes mettent en danger la vie de la personne. Cette partie permet d’intégrer des situations où le besoin d’aide découle moins d’une incapacité motrice permanente que d’un risque imprévisible et grave.

Comment remplir correctement le formulaire

Privilégier les faits observables

Le formulaire doit être complété avec des éléments concrets. Il est préférable de décrire des limitations fonctionnelles précises plutôt que d’utiliser des formules abstraites. Par exemple, il est plus utile d’indiquer que la personne ne peut pas se transférer seule du lit à une chaise, qu’elle chute lors des déplacements sans assistance, ou qu’elle ne peut pas utiliser seule des toilettes ordinaires, plutôt que de mentionner simplement une "perte d’autonomie".

Le médecin doit aussi distinguer ce qui est possible avec difficulté de ce qui est impossible sans aide. Le document officiel insiste clairement sur cette différence. Une personne qui accomplit seule un acte, même lentement ou péniblement, ne se trouve pas dans la même situation qu’une personne incapable de l’effectuer.

Décrire les conditions de vie au domicile

Le texte officiel indique que la rencontre avec la personne invalide doit avoir lieu à son domicile. Cette précision a un sens pratique : l’évaluation doit se faire dans l’environnement réel où les gestes du quotidien sont accomplis. Le médecin peut ainsi apprécier les obstacles concrets, la nécessité d’une présence humaine, l’usage d’un appareillage ou d’aménagements, ainsi que la fréquence des interventions nécessaires.

Lorsque le dossier est préparé avec méthode, il est plus simple de rassembler les informations utiles avant la consultation. C’est dans cet esprit que Startdoc met à disposition un accès facilité au CERFA 13975*02, afin d’aider les usagers à partir du bon document et à structurer leur démarche sans se perdre dans les formalités.

Soigner la conclusion médicale

En fin de formulaire, le médecin doit conclure sur la nécessité ou non d’une assistance d’une tierce personne. Il doit préciser si cette assistance est requise de manière constante, ou seulement pour faire face à des complications passagères. Il doit aussi motiver cette aide, soit sur papier à en-tête daté et signé, soit dans l’espace prévu sur le formulaire.

Cette conclusion est décisive. Elle doit relier les déficiences décrites, leurs conséquences concrètes et la nécessité d’une aide humaine. Une conclusion affirmative mais non motivée risque d’être moins convaincante qu’une argumentation détaillée, fondée sur les actes de la vie courante que la personne ne peut pas accomplir seule.

Pièces et éléments utiles pour préparer le dossier

Le CERFA ne mentionne pas de notice associée ni de liste exhaustive de pièces à joindre. En pratique, il est prudent de préparer tous les documents médicaux et administratifs utiles au médecin et au service gestionnaire, afin d’étayer l’évaluation.

Élément utile Pourquoi il peut être demandé ou utile
Justificatif d’identité de la personne concernée Pour sécuriser l’identification du dossier et éviter les erreurs d’état civil
Coordonnées exactes du domicile Pour permettre l’évaluation dans les conditions de vie réelles
Comptes rendus médicaux récents Pour documenter le diagnostic, les séquelles et l’évolution de l’état de santé
Éléments sur l’appareillage ou les aides techniques Pour apprécier l’autonomie restante et les limites malgré les aménagements
Description concrète de l’aide apportée au quotidien Pour objectiver le besoin d’assistance dans les actes ordinaires de la vie
Tout document demandé par le service gestionnaire Pour compléter l’instruction selon la situation administrative de la personne

Si le service instructeur demande des pièces complémentaires, mieux vaut s’y conformer rapidement. En cas de doute sur le contenu exact du dossier, il est utile de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée à ce formulaire.

Les erreurs fréquentes à éviter

Confondre aide à la personne et aide ménagère

Le formulaire est centré sur l’assistance humaine nécessaire pour les actes ordinaires de la vie. Les besoins liés aux courses, à la cuisine, au ménage ou à d’autres tâches matérielles ne doivent pas être présentés comme le fondement principal de la demande. Cette confusion est fréquente et peut fragiliser le dossier.

Rester trop vague sur l’autonomie

Écrire qu’une personne est "très dépendante" ou "fortement handicapée" ne suffit pas. Il faut préciser ce qu’elle ne peut pas faire seule, à quel moment de la journée, avec quelle fréquence, et avec quels risques en l’absence d’aide. Plus les observations sont concrètes, plus l’expertise est exploitable.

Négliger les troubles intermittents ou imprévisibles

Certaines personnes peuvent paraître relativement autonomes entre deux épisodes, tout en nécessitant une surveillance ou une intervention rapide en raison de crises, malaises, chutes ou troubles psychiques. Le formulaire prend expressément en compte ces situations. Il serait donc dommage de les minimiser si elles justifient réellement l’aide d’un tiers.

Oublier de distinguer difficulté et impossibilité

Le texte officiel demande de distinguer les actes que l’invalide peut accomplir seul, même avec difficulté, de ceux qu’il est incapable d’effectuer. Cette distinction peut influencer l’appréciation du besoin d’assistance constante. Il faut donc être rigoureux et cohérent dans les réponses cochées.

Présenter un formulaire incomplet ou non signé

Comme tout document médical destiné à l’administration, ce CERFA doit être intégralement complété, daté et signé par le médecin, avec son cachet. Une conclusion absente, une signature manquante ou des rubriques laissées sans réponse peuvent entraîner des demandes de régularisation.

Ce qu’il faut retenir avant l’envoi

Le CERFA 13975*02 est un formulaire d’expertise médicale destiné à établir si une personne invalide a besoin, du fait de son état, d’une assistance constante d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie. Il s’inscrit dans une logique de preuve médicale et fonctionnelle. Le diagnostic compte, mais l’élément déterminant reste la perte d’autonomie concrète.

Un dossier bien préparé repose sur trois points : une description médicale précise, une évaluation détaillée de l’autonomie au domicile, et une conclusion claire sur la nécessité d’une aide humaine constante ou liée à des complications passagères. Si vous préparez cette démarche pour vous-même ou pour un proche, il est utile de vérifier que chaque rubrique du formulaire répond à cette logique, sans confusion avec de simples besoins d’assistance matérielle.

La dernière vérification DILA mentionnée pour ce formulaire date du 17 novembre 2021. Pour télécharger la version officielle ou vérifier les informations administratives associées, il est recommandé de se reporter à la page Service-Public.fr correspondant à l’identifiant R10107.