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Formulaire:

CERFA 15031-04 : Déclaration via un formulaire par le patient d'événements indésirables liés aux médicaments ou aux produits de santé

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CERFA 15031-04 : Déclaration via un formulaire par le patient d'événements indésirables liés aux médicaments ou aux produits de santé

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CERFA 15031-04 : Déclaration via un formulaire par le patient d'événements indésirables liés aux médicaments ou aux produits de santé

CERFA 15031-04 : Déclaration via un formulaire par le patient d'événements indésirables liés aux médicaments ou aux produits de santé

Permet de signaler tout effet secondaire que vous avez noté à la suite de la prise d'un médicament.

Signalez un effet secondaire lié à un médicament

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15031*04 : signaler un effet indésirable lié à un médicament ou à un produit de santé

Le CERFA 15031*04, intitulé Déclaration via un formulaire par le patient d'événements indésirables liés aux médicaments ou aux produits de santé, permet à un particulier de signaler un effet secondaire observé après la prise d’un médicament. Il s’agit d’un formulaire de pharmacovigilance destiné aux patients, afin de contribuer à la surveillance des risques liés aux médicaments et, plus largement, à certains produits de santé.

Ce document officiel, identifié par la DILA sous la référence R48611, peut être utilisé lorsque vous constatez une réaction anormale, inattendue ou gênante après l’utilisation d’un traitement. Le signalement n’a pas pour but de remplacer une consultation médicale ni d’obtenir automatiquement une indemnisation. Il sert avant tout à transmettre une information utile au système national de pharmacovigilance.

Le formulaire doit être adressé au Centre régional de pharmacovigilance, CRPV, dont vous dépendez géographiquement. Les données recueillies sont ensuite susceptibles d’être transmises, dans le respect du secret médical, au CRPV et à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l’ANSM.

Pour les personnes qui veulent éviter les oublis dans un document de santé sensible, Startdoc met à disposition ce CERFA dans un format plus simple à préparer, afin d’aider les particuliers à constituer un signalement lisible, complet et directement exploitable par l’organisme destinataire.

À quoi sert exactement ce formulaire de pharmacovigilance

Ce CERFA permet de déclarer un ou plusieurs événements indésirables survenus après l’utilisation d’un médicament. L’effet signalé peut être récent ou déjà passé, dès lors que vous êtes en mesure d’en décrire la nature et le contexte.

Le formulaire vise à recueillir des informations suffisamment précises pour permettre une analyse du cas. Il peut s’agir, par exemple, d’une réaction cutanée, de troubles digestifs, d’un malaise, d’une aggravation de l’état général, d’un symptôme neurologique ou de toute manifestation inhabituelle apparue après la prise d’un produit de santé.

Le document officiel rappelle que, pour que le signalement puisse être pris en compte, certaines informations minimales sont indispensables :

  • le nom du médicament suspecté,
  • la nature de l’événement indésirable,
  • l’âge de la personne concernée,
  • son sexe,
  • son code postal.

Sans ces éléments, le traitement du dossier peut être compromis. Il est donc essentiel de renseigner le formulaire avec soin, même si vous ne disposez pas de toutes les données secondaires.

Qui peut remplir le CERFA 15031*04

Le formulaire s’adresse aux particuliers. Il peut être complété :

  • par le patient lui-même,
  • par un déclarant différent de la personne ayant présenté l’événement indésirable,
  • via une association de patients, comme le précise le document officiel.

Le formulaire prévoit également des situations particulières, notamment lorsque l’exposition au médicament concerne :

  • un nouveau-né,
  • une exposition pendant la grossesse,
  • une exposition pendant l’allaitement,
  • une exposition par le père.

Ces rubriques permettent de mieux contextualiser l’événement et d’aider le CRPV dans son analyse.

Quels produits sont visés

Le titre du formulaire mentionne les médicaments ou produits de santé. En pratique, la description officielle donnée sur Service-Public.fr met l’accent sur le signalement d’un effet secondaire constaté après la prise d’un médicament. Le formulaire comporte aussi un espace permettant d’indiquer d’autres produits utilisés récemment, comme des compléments alimentaires ou des produits de phytothérapie.

Si vous avez un doute sur l’adéquation du formulaire à votre situation, il est prudent de consulter la page officielle Service-Public.fr ou de vous rapprocher d’un professionnel de santé.

Dans quels cas effectuer un signalement

Vous pouvez envisager de remplir le CERFA 15031*04 dès lors que vous avez observé un effet indésirable après la prise d’un médicament, que cet effet soit bénin, gênant, durable, inhabituel ou préoccupant. Il n’est pas nécessaire d’être certain du lien de cause à effet entre le produit et le symptôme. Le but de la pharmacovigilance est précisément de collecter des signalements pour permettre une analyse.

Le formulaire peut être utile si :

  • un symptôme est apparu après le début du traitement,
  • l’état s’est amélioré après l’arrêt du médicament,
  • le symptôme est réapparu lors d’une reprise du traitement,
  • plusieurs médicaments étaient pris en même temps et vous souhaitez signaler un doute,
  • les conséquences ont eu un impact sur la vie quotidienne, comme un arrêt de travail ou une impossibilité de sortir de chez soi.

Le document officiel invite aussi à décrire les conditions de survenue de l’effet, par exemple s’il est apparu progressivement, brutalement, après un repas, ou dans un autre contexte particulier.

Le signalement ne remplace pas un avis médical

Le formulaire contient une précision importante : la déclaration ne peut en aucun cas se substituer à une consultation médicale. Si les symptômes sont inquiétants, s’ils évoluent, ou si vous avez besoin d’un avis sur la conduite à tenir, il faut consulter un médecin. Le signalement a un objectif de surveillance sanitaire, non de prise en charge immédiate.

En cas d’urgence médicale, il convient d’utiliser les voies de soins adaptées, sans attendre le traitement administratif du dossier.

Comment remplir le CERFA 15031*04, étape par étape

Le formulaire est structuré de façon à identifier la personne concernée, le ou les médicaments utilisés, l’événement observé et son évolution. Une lecture complète avant remplissage est recommandée.

1. Identifier la personne ayant présenté l’événement indésirable

La première partie porte sur la personne concernée par l’effet indésirable. Il faut indiquer notamment :

  • le nom et le prénom,
  • l’adresse,
  • le code postal et la commune,
  • l’e-mail et le téléphone,
  • le sexe,
  • le poids et la taille,
  • la date de naissance ou l’âge au moment de l’effet,
  • les antécédents du patient.

Ces informations permettent au CRPV d’évaluer le contexte de santé de la personne et d’identifier certains facteurs pouvant influencer la survenue d’un effet secondaire.

2. Mentionner le déclarant si ce n’est pas le patient

Si le formulaire est rempli par une autre personne, il faut renseigner l’identité du déclarant. Cette partie comprend également des coordonnées de contact. Cela peut être utile si le CRPV a besoin de demander des précisions complémentaires.

Le déclarant peut être un proche ou une personne intervenant pour le compte du patient. L’essentiel est que les informations soient fiables et cohérentes.

3. Indiquer le médecin traitant ou un autre professionnel de santé

Le CERFA prévoit une rubrique pour le médecin traitant du patient ou un autre professionnel de santé, de préférence celui qui a constaté l’événement indésirable. Il est demandé de renseigner :

  • son nom et prénom,
  • ses coordonnées,
  • sa qualification.

Cette mention n’est pas anodine. Lorsqu’un professionnel de santé a observé ou documenté l’événement, son intervention peut aider à étayer le signalement.

4. Décrire précisément le ou les médicaments utilisés

Le formulaire comprend un tableau permettant d’inscrire plusieurs médicaments. Pour chacun, il faut en principe préciser :

  • la dose par jour utilisée,
  • le mode d’utilisation, par exemple orale, cutanée ou nasale,
  • la date de début d’utilisation,
  • la date de fin d’utilisation,
  • le motif d’utilisation,
  • le numéro de lot, si vous le connaissez.

Si vous prenez d’autres médicaments, le formulaire prévoit la possibilité de poursuivre la liste sur une feuille annexe. Il ne faut pas hésiter à mentionner également les autres produits consommés récemment si cela peut éclairer la situation.

5. Décrire l’événement indésirable et son évolution

Il s’agit de la partie la plus importante du CERFA. Vous devez y indiquer :

  • la date de survenue,
  • la durée de l’effet,
  • la nature et la description de l’effet,
  • les conséquences sur la vie quotidienne,
  • l’évolution, par exemple guérison sans séquelle, avec séquelles, en cours, ou sujet non encore rétabli.

Le formulaire invite à être très précis. Il faut notamment expliquer le déroulement des faits, les circonstances d’apparition, et les suites observées. Plus la description est claire, plus le signalement a de chances d’être utile.

Les points à détailler dans la zone de description

Le document officiel recommande de préciser si :

  • un ou plusieurs médicaments ont été arrêtés après la survenue de l’événement,
  • l’effet a disparu après l’arrêt du ou des médicaments,
  • un ou plusieurs médicaments ont été repris ensuite,
  • l’événement a évolué après cette reprise,
  • d’autres produits étaient utilisés en parallèle ou récemment.

Cette chronologie est essentielle en pharmacovigilance, car elle aide à apprécier un éventuel lien entre le médicament et l’effet observé.

6. Ajouter les pièces utiles

Le formulaire recommande de joindre une copie des documents médicaux disponibles, comme :

  • des résultats d’examens biologiques,
  • des comptes rendus d’hospitalisation,
  • tout autre document médical utile à la compréhension de l’événement.

Il est préférable d’envoyer des copies plutôt que des originaux, sauf consigne particulière. Les pièces jointes peuvent renforcer la qualité du dossier, surtout lorsque l’événement a nécessité un suivi médical ou une prise en charge hospitalière.

Où envoyer le formulaire

Le CERFA 15031*04 doit être adressé au Centre régional de pharmacovigilance, CRPV, dont vous dépendez géographiquement. Le formulaire mentionne d’ailleurs un emplacement pour saisir le numéro du département.

Le bon destinataire dépend donc de votre lieu de résidence ou, plus exactement, du rattachement géographique applicable. Si vous hésitez sur le centre compétent, la page Service-Public.fr associée au formulaire constitue le point d’entrée le plus sûr pour vérifier les modalités à jour.

Avant l’envoi, il est conseillé de :

  • relire l’ensemble des rubriques,
  • vérifier que les informations minimales obligatoires sont présentes,
  • conserver une copie complète du dossier transmis,
  • garder la liste des pièces jointes.

Envoi postal ou autre modalité

Le document transmis ici indique que la déclaration est à adresser au CRPV compétent, sans détailler dans son corps les modalités pratiques exactes d’envoi. Celles-ci peuvent évoluer selon les centres ou les outils disponibles. En cas d’incertitude, il est préférable de consulter la fiche officielle de l’administration ou le site de l’ANSM afin de connaître la marche à suivre au moment de votre démarche.

Quels délais pour déclarer un effet secondaire

Le formulaire et les informations communiquées ne fixent pas de délai chiffré unique pour adresser le signalement. Aucune durée impérative n’est indiquée dans le document source fourni. En pratique, il reste préférable d’effectuer la déclaration le plus tôt possible après la survenue de l’événement ou dès que vous disposez d’éléments suffisants pour le décrire correctement.

Un signalement rapide présente plusieurs avantages :

  • les souvenirs sont plus précis,
  • les dates sont plus faciles à reconstituer,
  • les boîtes, ordonnances ou notices sont souvent encore disponibles,
  • les documents médicaux peuvent être joints plus facilement.

Si l’événement est ancien, cela n’empêche pas nécessairement de le déclarer, à condition de pouvoir fournir un minimum d’informations fiables. En cas de doute sur l’opportunité d’un signalement tardif, le mieux est de consulter les informations officielles disponibles sur Service-Public.fr ou auprès du CRPV concerné.

Que se passe-t-il après l’envoi au CRPV

Une fois le formulaire transmis, les informations recueillies sont, dans le respect du secret médical, informatisées et communiquées au CRPV et à l’ANSM. Le but est d’alimenter le système national de pharmacovigilance.

Le signalement peut faire l’objet d’une analyse par les équipes compétentes. Selon le niveau de précision du dossier, le CRPV peut être amené à exploiter directement les données fournies ou, dans certains cas, à rechercher des compléments d’information.

Le formulaire ne promet pas de réponse systématique ni de décision individuelle spécifique. Il s’inscrit dans une logique de santé publique. Chaque déclaration contribue à la détection, à la confirmation ou à l’évaluation de risques liés aux médicaments.

Une démarche utile même sans certitude absolue

Beaucoup de patients hésitent à signaler un effet secondaire parce qu’ils ne sont pas sûrs que le médicament soit en cause. Or, la déclaration n’exige pas d’apporter une preuve définitive. Le rôle du patient est de rapporter des faits observés. L’analyse scientifique du lien éventuel relève ensuite des autorités et professionnels compétents.

Cette remontée d’information peut participer à l’identification de signaux de sécurité, surtout lorsque plusieurs signalements convergent sur un même produit ou un même type de réaction.

Confidentialité des données et droits du patient

Le document officiel rappelle que les informations recueillies sont traitées dans le respect du secret médical. Le CRPV veille à assurer la confidentialité des données mentionnées sur la déclaration.

Le patient dispose d’un droit d’accès auprès du CRPV, lui permettant d’avoir connaissance des informations saisies le concernant et de faire corriger d’éventuelles données inexactes, incomplètes ou équivoques. Le formulaire mentionne à ce titre les dispositions de la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Concrètement, cela signifie que les données de santé inscrites sur le CERFA ne sont pas de simples renseignements administratifs. Elles bénéficient d’un cadre de protection renforcé, ce qui justifie une transmission attentive et un usage limité à la finalité de pharmacovigilance.

Les erreurs à éviter avant d’envoyer le CERFA 15031*04

Un signalement incomplet n’est pas forcément inutilisable, mais certaines erreurs peuvent gêner fortement son exploitation. Il est donc utile d’éviter les oublis les plus fréquents.

Oublier les informations minimales indispensables

Le formulaire souligne que certains éléments sont nécessaires pour que le signalement puisse être pris en compte. Il faut donc vérifier en priorité la présence :

  • du nom du médicament suspecté,
  • de la nature de l’événement indésirable,
  • de l’âge de la personne concernée,
  • de son sexe,
  • de son code postal.

Décrire un symptôme de façon trop vague

Indiquer seulement “je me suis senti mal” ou “j’ai eu une réaction” est souvent insuffisant. Mieux vaut décrire concrètement les manifestations observées, leur intensité, leur durée et leur contexte d’apparition.

Négliger la chronologie

La date de début du traitement, la date de survenue du symptôme, l’arrêt éventuel du médicament et l’évolution après cet arrêt sont des données très utiles. Même si vous n’avez pas toutes les dates exactes, essayez d’être aussi précis que possible.

Passer sous silence les autres traitements ou produits utilisés

La prise simultanée d’autres médicaments, compléments alimentaires ou produits de phytothérapie peut aider à comprendre la situation. Il vaut mieux les mentionner que les omettre.

Envoyer le formulaire sans pièce utile alors que vous en disposez

Si des examens, comptes rendus ou documents médicaux existent, leur copie peut appuyer le dossier. Il n’est pas obligatoire d’avoir un dossier médical complet, mais joindre les éléments disponibles est souvent pertinent.

Tableau récapitulatif des informations à préparer

Rubrique Informations à rassembler Utilité
Patient Identité, coordonnées, sexe, âge ou date de naissance, poids, taille, antécédents Identifier la personne concernée et contextualiser l’effet observé
Médicament suspecté Nom, dose par jour, mode d’utilisation, dates de début et de fin, motif, numéro de lot si disponible Permettre l’analyse du traitement en cause
Événement indésirable Date de survenue, durée, description précise, conséquences sur la vie quotidienne, évolution Décrire les faits de manière exploitable par le CRPV
Autres produits utilisés Autres médicaments, compléments alimentaires, phytothérapie Apprécier le contexte global d’exposition
Professionnel de santé Coordonnées du médecin traitant ou d’un professionnel ayant constaté l’événement Faciliter, si besoin, l’éclairage médical du dossier
Pièces jointes Résultats d’examens, comptes rendus d’hospitalisation, autres documents médicaux Renforcer la précision et la crédibilité du signalement

Ce qu’il faut retenir avant de transmettre votre déclaration

Le CERFA 15031*04 est le formulaire de référence pour un patient qui souhaite signaler un effet indésirable lié à un médicament ou à un produit de santé. Il s’adresse aux particuliers et alimente le système de pharmacovigilance, via le Centre régional de pharmacovigilance compétent et l’ANSM.

Pour que la déclaration soit utile, il faut surtout fournir des informations concrètes, cohérentes et suffisamment détaillées. Le nom du médicament suspecté, la description de l’effet observé et l’identification minimale de la personne concernée sont indispensables. Les pièces médicales disponibles peuvent compléter utilement le dossier.

Enfin, il faut garder à l’esprit que cette démarche administrative de santé publique ne remplace jamais un échange avec un médecin. Si les symptômes persistent, s’aggravent ou inquiètent, la priorité reste la prise en charge médicale adaptée.