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CERFA 15917-01 : Déclaration obligatoire des cas de rubéoles
Informations personnelles :
CERFA 15917-01 : Déclaration obligatoire des cas de rubéoles
Déclaration obligatoire des cas de rubéoles - Formulaire
Déclarer un cas de rubéole simplement
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 15917*01, déclaration obligatoire des cas de rubéoles
Le CERFA 15917*01 est le formulaire officiel de déclaration obligatoire des cas de rubéoles. Il s’adresse aux professionnels de santé, en particulier au praticien en charge du cas et au biologiste ayant confirmé le diagnostic. Son objectif est sanitaire, avant tout. Il permet une notification rapide à l’Agence régionale de santé, puis une centralisation des informations à Santé publique France.
La rubéole fait partie des maladies à déclaration obligatoire. Le formulaire rappelle un point essentiel : tout cas de rubéole confirmé doit être notifié immédiatement, au moyen de cette fiche ou par tout autre moyen approprié, comme le téléphone ou la télécopie. Cette exigence s’explique par la stratégie d’élimination de la rubéole en France, ainsi que par les risques particuliers liés à la grossesse et à la rubéole congénitale.
Ce document n’est pas une simple formalité administrative. Il sert à déclencher une surveillance épidémiologique, à documenter les circonstances de contamination, à suivre les situations maternofoetales et à repérer les syndromes de rubéole congénitale. Il aide aussi à recueillir les éléments biologiques nécessaires à la confirmation du cas.
Le formulaire comporte deux volets pratiques. D’une part, l’identification du déclarant, qu’il s’agisse du praticien ou du biologiste. D’autre part, des données médicales sur le patient, sous forme anonymisée, avec un code établi par l’ARS. Les informations demandées portent sur les signes cliniques, l’hospitalisation éventuelle, les complications, le contexte vaccinal, l’origine possible de la contamination et les résultats biologiques.
Pour les structures de soins, les cabinets, les laboratoires ou les services hospitaliers, disposer d’un exemplaire clair et immédiatement utilisable fait gagner un temps précieux. À ce titre, Startdoc permet d’accéder plus facilement à ce CERFA dans un format exploitable, ce qui peut être utile lorsque la déclaration doit être réalisée sans délai dans un contexte clinique sensible.
Dans quels cas la déclaration doit être faite
Le principe de la notification immédiate
Le formulaire mentionne que la notification doit intervenir immédiatement pour tout cas de rubéole confirmé. En pratique, la vigilance porte sur les cas répondant aux critères de notification figurant directement sur le document. La déclaration peut être faite par le praticien ou par le biologiste.
La fiche insiste aussi sur la nécessité d’une investigation biologique pour affirmer le diagnostic. Toute forme clinique ne suffit donc pas à elle seule. La confirmation repose sur les examens prévus dans le formulaire, notamment la RT-PCR, la recherche d’IgM, la recherche d’IgG et, le cas échéant, l’évaluation de l’avidité des IgG.
Les principaux critères de notification
Le CERFA distingue plusieurs situations dans lesquelles la notification s’impose.
- Personne non vaccinée ou de statut vaccinal inconnu, hors femme enceinte, présentant une éruption maculo-papuleuse avec ou sans fièvre, associée à certains signes comme des adénopathies cervicales, sous-occipitales ou rétro-auriculaires, des arthralgies ou une arthrite, avec en plus une PCR positive ou un dosage d’IgM positif dans la salive ou le sérum, ou un contact avec un cas confirmé dans les 12 à 23 jours précédant l’éruption.
- Femme enceinte ayant reçu moins de 2 doses de vaccin contre la rubéole, présentant une éruption maculo-papuleuse avec ou sans fièvre et une recherche d’IgM positive sur prélèvement sanguin, ou une séroconversion pour la rubéole, sous réserve de confirmation par le Centre national de référence.
- Syndrome de rubéole congénitale, chez le nourrisson de moins d’un an ou le nouveau-né de 28 jours ou moins, avec certains signes cliniques et une preuve virologique ou sérologique.
- PCR rubéole positive, y compris en l’absence de signes cliniques.
Les situations sensibles à repérer
Le formulaire attire une attention particulière sur deux cadres cliniques.
- La rubéole maternofoetale, lorsque la patiente est enceinte. Dans ce cas, un questionnaire complémentaire spécifique peut être adressé au déclarant afin d’investiguer le cas plus précisément.
- Le syndrome de rubéole congénitale, chez le nouveau-né ou le nourrisson. Le professionnel doit préciser les signes cliniques observés, comme les atteintes auditives, oculaires, neurologiques, cardiovasculaires ou les manifestations infectieuses néonatales mentionnées sur le document.
Comment remplir le CERFA 15917*01
Identifier le déclarant et les intervenants
Le haut du formulaire doit être renseigné avec les coordonnées du praticien en charge du cas et, s’il y a lieu, celles du biologiste ayant confirmé le cas. Sont demandés :
- le nom et le prénom,
- l’hôpital ou le service,
- l’adresse,
- le numéro de téléphone.
Cette partie doit être complétée que le déclarant soit le praticien ou le biologiste. La signature du déclarant est également prévue.
Renseigner les données d’identification du patient
Le patient n’est pas désigné par son identité complète dans la partie transmise selon le circuit de la déclaration. Le formulaire prévoit :
- l’initiale du nom,
- le prénom,
- le sexe,
- la date de naissance,
- la date de la notification.
Le code d’anonymat est établi par l’ARS. Le code postal du domicile du patient doit aussi être indiqué dans la partie clinique du document.
Décrire les signes cliniques
Le formulaire comporte une rubrique détaillée sur le tableau clinique. Le professionnel doit notamment indiquer :
- la date de début des signes,
- la présence ou non d’un exanthème maculo-papuleux,
- la présence ou non de fièvre,
- la présence ou non d’adénopathies, avec leur localisation éventuelle, cervicales, sous-occipitales, rétro-auriculaires,
- la présence ou non d’arthralgies,
- la présence ou non d’arthrite.
Il faut aussi préciser si une hospitalisation a eu lieu, avec la date et le lieu, ainsi que l’existence d’éventuelles complications.
Compléter la rubrique rubéole maternofoetale ou congénitale
Lorsque le cas concerne une femme enceinte, il faut indiquer si la patiente est enceinte et, si oui, préciser le terme en semaines d’aménorrhée. Si le cas concerne un nouveau-né ou un nourrisson atteint d’un syndrome de rubéole congénitale, la fiche prévoit un espace pour décrire les signes cliniques observés.
Cette partie est particulièrement importante, car les conséquences de l’infection diffèrent fortement selon le contexte. Une déclaration complète facilite les investigations complémentaires menées par les autorités sanitaires.
Inscrire les résultats de confirmation biologique
La partie biologique est structurée par type de prélèvement et par nature d’analyse. Le déclarant peut renseigner plusieurs examens :
- RT-PCR, sur salive, sang ou autre prélèvement, avec date et résultat, positif, négatif ou non réalisé,
- IgM, sur salive, sang ou autre prélèvement, avec date et résultat,
- IgG, sur sang ou autre prélèvement, avec date et interprétation, notamment une séroconversion,
- avidité des IgG, avec date, résultat, ou mention non réalisée.
Cette rubrique doit être remplie avec soin, car elle conditionne souvent la qualification du cas au regard des critères de notification. Lorsque les résultats sont incomplets au moment de l’envoi, une transmission rapide peut néanmoins être prioritaire, puis être complétée selon les pratiques de l’ARS ou de la structure concernée.
Préciser les antécédents vaccinaux
Le formulaire demande si le sujet est vacciné contre la rubéole :
- oui,
- non,
- statut vaccinal inconnu.
Si la réponse est positive, il faut indiquer si la personne a reçu 1 dose ou 2 doses ou plus, puis renseigner la date de la première dose ou de la dernière dose. Le document prévoit aussi de préciser la source de l’information, soit l’interrogatoire, soit le carnet de santé, le carnet de vaccination ou le dossier médical.
Décrire l’origine possible de la contamination
La fiche comporte un volet de surveillance épidémiologique. Il faut y mentionner, si ces éléments sont connus :
- l’existence d’un contact avec un cas confirmé entre 12 et 23 jours avant le début des signes,
- le lieu possible de ce contact, famille, lieu de garde, école ou autre,
- la présence d’autres cas dans l’entourage,
- un séjour à l’étranger dans les 12 à 23 jours avant le début de l’éruption, avec indication du pays concerné.
Le formulaire permet aussi de demander l’envoi de kits pour prélèvements salivaires et expédition d’échantillons au CNR, pour recherche d’IgM ou PCR, en indiquant le nombre souhaité.
Pièces, informations et précautions utiles avant l’envoi
Ce qu’il faut réunir pour éviter une déclaration incomplète
Le CERFA 15917*01 ne s’accompagne d’aucune notice officielle signalée dans les données disponibles. Il est donc utile de préparer en amont les éléments indispensables à sa complétion.
| Élément à préparer | Utilité dans le formulaire |
|---|---|
| Coordonnées du praticien et du biologiste | Identification du déclarant et du confirmateur biologique |
| Date de début des signes | Analyse clinique et chronologie du cas |
| Résultats biologiques | Confirmation du diagnostic et application des critères de notification |
| Statut vaccinal et dates des doses | Évaluation du contexte vaccinal du patient |
| Informations sur les contacts et déplacements | Recherche de l’origine possible de la contamination |
| Données de grossesse ou signes congénitaux | Investigation des cas maternofoetaux ou congénitaux |
Veiller à l’anonymisation et aux données personnelles
Le document rappelle l’existence d’un droit d’accès, de limitation et de rectification pendant 24 mois par le médecin déclarant, dans le cadre des règles applicables aux données personnelles. Les informations sont centralisées à Santé publique France. Il convient donc de respecter strictement le format prévu par la fiche, notamment s’agissant du code d’anonymat établi par l’ARS.
Une attention particulière doit être portée à la lisibilité des données transmises, surtout lorsque la déclaration est effectuée rapidement par fax ou au sein d’un circuit hospitalier. Des champs mal renseignés, des dates absentes ou des résultats biologiques ambigus peuvent compliquer l’exploitation sanitaire du signalement.
À qui transmettre le formulaire et comment suivre la déclaration
Le destinataire de la déclaration
Le CERFA est destiné au circuit de la déclaration obligatoire relevant de l’Agence régionale de santé. Le formulaire mentionne explicitement l’ARS, avec un espace réservé à sa signature et à son tampon. En pratique, le professionnel doit se référer aux consignes de son territoire ou de son établissement pour le mode de transmission le plus approprié.
Comme le rappelle le document, la notification peut être réalisée immédiatement au moyen de cette fiche ou par tout autre moyen adapté, notamment le téléphone ou la télécopie. En cas d’urgence sanitaire, il est donc prudent de privilégier la rapidité du signalement, puis de compléter si nécessaire les informations manquantes.
Après l’envoi, que se passe-t-il
Une fois la déclaration transmise, plusieurs suites peuvent intervenir selon la nature du cas :
- attribution ou gestion du code d’anonymat par l’ARS,
- analyse des données cliniques et biologiques,
- demande éventuelle d’informations complémentaires,
- envoi d’un questionnaire spécifique en cas de rubéole maternofoetale,
- orientation vers des investigations complémentaires, notamment en lien avec le CNR.
Le déclarant doit donc conserver une copie du formulaire transmis et rester disponible pour répondre à une éventuelle demande de précision. Cela peut être particulièrement utile lorsque les résultats biologiques définitifs ne sont pas tous disponibles au jour du signalement initial.
Ce qu’il faut retenir pour utiliser correctement ce formulaire
Le CERFA 15917*01 est un document de santé publique destiné à la notification obligatoire des cas de rubéoles. Il concerne les professionnels et suppose une démarche rapide, rigoureuse et documentée. Son bon usage repose sur quatre réflexes essentiels :
- identifier sans délai les situations entrant dans les critères de notification,
- renseigner précisément les données cliniques, biologiques et vaccinales,
- transmettre la déclaration sans attendre lorsque le cas est confirmé ou hautement évocateur selon les critères du formulaire,
- assurer le suivi avec l’ARS, notamment pour les situations de grossesse ou de rubéole congénitale.
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 31 août 2018. En cas d’évolution des pratiques de déclaration ou du circuit local de transmission, il reste conseillé de vérifier les consignes actualisées auprès de l’ARS compétente ou via la page officielle Service-Public.fr associée au formulaire.