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Formulaire:

CERFA 15286-01 : Déclaration conjointe de choix de nom

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CERFA 15286-01 : Déclaration conjointe de choix de nom

CERFA 15286-01 : Déclaration conjointe de choix de nom

Téléchargez le Cerfa 15286-01 afin de déclarer le nom de famille d'un enfant conjointement.

Déclarez le nom de famille de votre enfant

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 15286*04, déclaration conjointe de choix d'un nom de famille

Le CERFA 15286*04, identifié par la DILA sous la référence R32739, permet aux parents de déclarer ensemble le nom de famille choisi pour leur enfant. Il s'agit d'un formulaire d'état civil important, utilisé au moment où la filiation de l'enfant est établie à l'égard des deux parents, soit au plus tard le jour de la déclaration de naissance, soit plus tard si cette filiation est établie simultanément.

Ce document officiel s'appuie sur les articles 311-21 et 342-12 du code civil. Il formalise un choix qui a des effets durables, puisque le nom retenu pour l'enfant concerné a vocation à s'appliquer également aux autres enfants communs du couple, comme le rappelle expressément le formulaire.

Le formulaire vise les particuliers et répond à une situation très concrète, choisir entre le nom du père, le nom de la mère, ou un double nom composé des deux noms accolés dans l'ordre retenu par les parents, dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux. Dans certains cas spécifiques de reconnaissance conjointe entre deux femmes, les mêmes principes s'appliquent selon les modalités prévues par le code civil.

Cette déclaration ne sert donc pas à changer librement un nom déjà attribué. Elle sert à fixer le nom de famille de l'enfant lorsque la loi laisse aux parents une faculté de choix. C'est ce point qui la distingue d'autres procédures liées au nom de famille, comme l'adjonction, le changement de nom ou la rectification d'un acte d'état civil.

Dans quelles situations ce formulaire est-il utilisé

Le CERFA 15286*04 peut être remis à l'officier d'état civil lorsque les conditions légales de choix du nom sont réunies. Le formulaire officiel mentionne notamment deux hypothèses.

  • Lorsque la filiation d'un enfant est établie à l'égard de ses deux parents au plus tard le jour de la déclaration de naissance.
  • Lorsque la filiation est établie plus tard, mais de manière simultanée à l'égard des deux parents.

Le formulaire mentionne aussi l'hypothèse prévue à l'article 342-11 du code civil, en cas de reconnaissance conjointe, dans laquelle les femmes désignées choisissent le nom de famille attribué à l'enfant au plus tard au moment de la déclaration de naissance.

Le point central est simple, le choix n'est possible que dans le cadre défini par la loi. Si la situation familiale ou le moment de l'établissement de la filiation ne correspond pas à ces cas, il convient de vérifier la démarche adaptée auprès de la mairie ou sur Service-Public.fr.

Ce que les parents peuvent choisir

Le formulaire prévoit trois possibilités principales lorsque les deux parents sont concernés par la déclaration.

  • Le nom du père.
  • Le nom de la mère.
  • Leurs deux noms accolés, dans l'ordre choisi par eux, avec un seul nom de famille transmis pour chacun.

Ce troisième cas appelle une attention particulière. Il ne s'agit pas nécessairement de reprendre l'intégralité de tous les éléments figurant dans l'identité des parents si l'un d'eux porte déjà un double nom. Le formulaire distingue en effet le double nom transmissible et le nom composé indivisible. Cette nuance peut avoir des conséquences directes sur la manière de compléter les rubriques.

Le cadre juridique du choix du nom de famille

Les articles de référence

Le document renvoie directement aux articles 311-21 et 342-12 du code civil. Sans reproduire l'ensemble de ces textes, il faut retenir qu'ils encadrent la possibilité, pour les parents, de déterminer le nom de famille de leur enfant lorsque la filiation est établie dans les conditions prévues par la loi.

Le rôle du CERFA est de donner une forme écrite, signée et exploitable par l'officier d'état civil à cette volonté conjointe. En pratique, l'administration ne se contente pas d'un accord oral. La déclaration conjointe matérialise l'accord des deux parents et permet l'inscription du nom dans l'acte de naissance, sous réserve que les conditions légales soient remplies.

Une déclaration qui engage pour l'enfant concerné et pour les suivants

Le formulaire contient une mention essentielle, les parents reconnaissent être informés que le nom choisi sera inscrit dans l'acte de naissance de l'enfant si la déclaration est remise à l'officier d'état civil lors de la déclaration de naissance et si le lien de filiation est établi à l'égard de chacun d'eux.

Le document précise aussi que ce nom sera également celui des autres enfants communs. Cette portée familiale justifie une grande vigilance avant la signature. Il ne s'agit pas d'un simple choix ponctuel ou symbolique. Le nom déclaré est destiné à s'inscrire dans la continuité de l'état civil de la fratrie commune.

En présence d'un désaccord entre les parents, ou si l'un des deux n'est pas en mesure de signer, la situation peut devenir plus complexe. Le formulaire lui-même repose sur une logique claire, il faut une démarche conjointe. En cas de difficulté, il est prudent de prendre attache avec la mairie concernée ou de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée au CERFA.

La notion de premier enfant commun

Le formulaire comporte une attestation sur l'honneur par laquelle les signataires déclarent que l'enfant est leur premier enfant commun, ou qu'il est à naître. Cette mention n'est pas accessoire. Elle permet à l'officier d'état civil d'apprécier la cohérence de la demande au regard des règles applicables au nom de famille des enfants communs.

Une déclaration inexacte pourrait entraîner des difficultés administratives, voire nécessiter ensuite une rectification. Il faut donc renseigner cette partie avec la plus grande exactitude, même si la situation familiale est complexe, par exemple en présence d'enfants issus d'une précédente union. Ce qui compte ici est le caractère de premier enfant commun entre les deux signataires.

Comment remplir correctement le CERFA 15286*04

Les informations concernant les parents

Le formulaire demande, pour chacun des deux parents, les informations d'identité et de contact suivantes :

  • Le ou les prénoms.
  • Le nom de famille, c'est-à-dire le nom de naissance.
  • La date de naissance.
  • Le lieu de naissance.
  • L'adresse.
  • Le code postal, la commune et le pays.
  • L'adresse électronique.
  • Le numéro de téléphone.

Ces renseignements ont pour fonction d'identifier sans ambiguïté les signataires et de permettre, si besoin, un échange avec l'administration. Il convient d'écrire de manière lisible et de reprendre les informations exactement telles qu'elles figurent sur les pièces d'état civil ou les documents d'identité.

Le cas particulier des doubles noms

Le CERFA contient une note importante sur la rubrique relative à la première et à la seconde partie du nom. Cette zone n'est à remplir qu'en présence d'un double nom, c'est-à-dire d'un nom dévolu en application de la loi du 4 mars 2002 relative au nom de famille, et uniquement pour certaines personnes nées après le 1er septembre 1990 ayant bénéficié d'une déclaration conjointe d'adjonction ou de changement de nom.

Le formulaire précise également que les parents qui portent un nom composé indivisible n'ont pas à remplir cette rubrique, car ce nom est intégralement transmissible à la génération suivante. Cette distinction est souvent source d'erreur lors du remplissage. Un double nom transmissible ne se traite pas comme un nom composé indivisible.

En pratique, si vous avez le moindre doute sur la nature exacte de votre nom de famille au regard de l'état civil, mieux vaut vérifier vos actes ou interroger la mairie avant de déposer le document. Une erreur sur ce point peut modifier le nom transmis à l'enfant.

Les informations concernant l'enfant

La déclaration prévoit deux situations :

  • L'enfant est déjà né, il faut alors indiquer ses prénoms ainsi que sa date et son lieu de naissance.
  • L'enfant est à naître, il convient de l'indiquer dans la rubrique prévue à cet effet.

Les parents attestent ensuite sur l'honneur que cet enfant est leur premier enfant commun et déclarent le nom de famille choisi pour lui. Là encore, si un double nom est retenu, la rubrique relative à la première et à la seconde partie du nom doit être complétée conformément aux règles du formulaire.

La signature des deux parents

Le formulaire doit être daté et signé par les deux parents. La signature matérialise leur accord et donne sa portée juridique à la déclaration. Une signature manquante, une date absente ou un document incomplet peut conduire l'officier d'état civil à demander une régularisation, voire à ne pas prendre en compte la déclaration dans l'immédiat.

Pour limiter les erreurs matérielles, certains usagers choisissent de passer par une solution qui facilite la préparation du document. Dans cette logique, Startdoc permet d'accéder à une version structurée du CERFA 15286*04, afin de préparer plus sereinement une démarche d'état civil où la moindre omission peut compliquer l'attribution du nom de famille.

Déposer la déclaration auprès de l'officier d'état civil

À qui remettre le formulaire

Le document est destiné à l'officier d'état civil. Le formulaire officiel indique que le nom sera inscrit dans l'acte de naissance de l'enfant si la déclaration est remise à l'officier d'état civil lors de la déclaration de naissance, sous réserve de l'établissement du lien de filiation à l'égard de chacun des parents.

Autrement dit, le dépôt ne se fait pas auprès d'une administration quelconque. Il s'inscrit dans la procédure d'état civil, en lien avec la naissance de l'enfant ou avec l'établissement simultané de la filiation dans les cas prévus par la loi.

À quel moment effectuer la démarche

Le moment du dépôt est déterminant. D'après le formulaire :

  • Lorsque la filiation est établie au plus tard le jour de la déclaration de naissance, la déclaration conjointe doit accompagner cette étape.
  • Dans le cas de reconnaissance conjointe mentionné par le formulaire, le choix doit intervenir au plus tard au moment de la déclaration de naissance.
  • Lorsque la filiation est établie plus tard mais simultanément, le cadre légal de la déclaration reste applicable selon les mentions du code civil visées par le CERFA.

Si ce moment est dépassé, ou si la situation de filiation évolue autrement, la solution juridique peut être différente. Il ne faut pas présumer qu'un formulaire de choix de nom reste utilisable à n'importe quel stade. En cas de doute, il faut vérifier la procédure en vigueur auprès de la mairie concernée ou consulter la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr.

Pièces et vérifications utiles avant le dépôt

Le formulaire ne fournit pas de liste détaillée de pièces justificatives à joindre. En revanche, dans une démarche d'état civil, il est généralement utile de préparer tous les documents permettant de justifier l'identité des parents et la situation de l'enfant. Les exigences peuvent dépendre de la mairie ou du contexte de la déclaration.

Avant de remettre le CERFA, il est conseillé de vérifier les points suivants :

  • Les identités des deux parents sont exactement reportées.
  • Le nom de naissance est utilisé, et non un simple nom d'usage.
  • La qualification du nom, simple, double ou composé indivisible, est correcte.
  • Le nom choisi pour l'enfant est cohérent avec les possibilités offertes par la loi.
  • La mention relative au premier enfant commun correspond à la réalité.
  • Les deux signatures sont présentes.

Droits, obligations et points de vigilance pour les parents

Le droit de choisir, dans les limites fixées par la loi

Les parents disposent d'un véritable droit de choix lorsque les conditions légales sont réunies. Ce droit n'est toutefois pas illimité. Le formulaire rappelle très clairement les options autorisées et leur cadre. Le nom transmis peut être celui de l'un des parents ou les deux noms accolés, dans l'ordre choisi, avec la limite d'un nom de famille pour chacun.

Il n'est donc pas possible, par ce biais, de créer un nom nouveau, d'ajouter un élément étranger aux noms transmissibles, ou de contourner les règles de l'état civil. La déclaration conjointe est un mécanisme précis, encadré par le code civil.

L'obligation de sincérité dans la déclaration

Le formulaire comporte une attestation sur l'honneur. Les parents déclarent notamment que l'enfant est leur premier enfant commun. Cette formule n'est pas symbolique. Elle engage la responsabilité des signataires sur l'exactitude des informations données à l'administration.

Une erreur involontaire peut déjà entraîner des complications. Une fausse déclaration intentionnelle serait plus problématique encore. Il est donc important de ne signer qu'après relecture complète et, si nécessaire, après vérification auprès de la mairie ou d'un professionnel du droit.

Le caractère commun du nom pour les autres enfants

Le formulaire indique que le nom choisi sera aussi celui des autres enfants communs. Cette règle vise la cohérence de l'état civil au sein de la même fratrie. Elle impose d'anticiper les conséquences du choix au-delà de la naissance en cours.

Avant de signer, les parents ont donc intérêt à se poser les bonnes questions pratiques et familiales :

  • Le nom choisi sera-t-il facile à porter et à utiliser au quotidien.
  • Souhaitent-ils transmettre un seul nom ou refléter les deux filiations dans un double nom.
  • Leur choix est-il cohérent avec leur projet familial pour les enfants communs à venir.

Ces considérations sont personnelles, mais elles prennent ici une dimension juridique réelle car le choix formalisé par le CERFA a vocation à durer.

Que faire en cas de difficulté ou de refus

Quand une difficulté peut apparaître

Les difficultés les plus fréquentes ne viennent pas forcément d'un refus formel. Elles peuvent apparaître en amont, par exemple si :

  • Le formulaire est incomplet ou mal renseigné.
  • Le nom choisi ne correspond pas aux options prévues par la loi.
  • La situation de filiation ne permet pas d'utiliser ce CERFA.
  • Un doute existe sur le caractère de premier enfant commun.
  • La déclaration est remise hors du moment utile prévu par les textes.

Dans ce type de situation, l'officier d'état civil peut demander des explications, des justificatifs complémentaires, ou refuser de prendre en compte le document tant que la situation n'est pas clarifiée.

Adopter le bon réflexe avant tout contentieux

Avant d'envisager un recours, il est souvent préférable de demander à la mairie une explication précise sur le motif de blocage. En matière d'état civil, un refus apparent peut parfois tenir à une simple erreur matérielle ou à une confusion sur le nom transmissible. Une régularisation rapide est alors possible.

Si la difficulté porte sur l'interprétation des règles relatives à la filiation ou au nom de famille, il peut être utile de consulter la fiche officielle associée au CERFA sur Service-Public.fr, ou de solliciter un conseil juridique adapté à la situation. Cela permet d'éviter une démarche inadaptée ou un contentieux inutile.

Les voies de recours, selon la nature du problème

Le formulaire lui-même ne détaille pas de procédure de recours. En l'absence d'indication expresse dans le document, il faut rester prudent. Selon la nature du refus ou du désaccord, plusieurs voies pourraient exister, mais elles dépendent étroitement de la situation concrète, de la position de la mairie et du fondement juridique du blocage.

En pratique, lorsqu'un usager estime qu'une décision de l'administration d'état civil est injustifiée, il peut être opportun de :

  • Demander une confirmation écrite du motif de refus.
  • Vérifier la conformité de la demande au regard des articles du code civil mentionnés sur le formulaire.
  • Solliciter, si nécessaire, un accompagnement juridique individualisé.

Il serait imprudent d'annoncer ici une voie unique ou un délai précis sans que ces éléments figurent dans le formulaire fourni. Pour une orientation fiable, il convient de se référer à l'administration compétente ou aux informations officielles actualisées.

Les erreurs à éviter avec la déclaration conjointe de choix d'un nom de famille

Confondre nom de naissance et nom d'usage

Le CERFA demande le nom de famille, nom de naissance. Cette mention doit être respectée. Utiliser un nom d'usage, un nom marital ou une forme habituellement employée dans la vie courante peut fausser la déclaration et créer une discordance avec les actes d'état civil.

Mal comprendre la logique du double nom

Le double nom n'est pas une juxtaposition libre de tous les éléments composant l'identité des parents. La règle posée par le formulaire est précise, il s'agit des deux noms accolés dans l'ordre choisi, dans la limite d'un nom de famille pour chacun. Il faut également distinguer cette situation du nom composé indivisible. Cette confusion est l'une des principales sources d'erreur.

Déposer la déclaration au mauvais moment

En matière de nom de famille, le calendrier juridique compte autant que le fond. Si la déclaration n'est pas remise dans le cadre temporel prévu par la loi, elle risque de ne pas produire les effets attendus. Il ne faut donc pas attendre en pensant que la démarche pourra être réalisée plus tard dans les mêmes conditions.

Signer sans mesurer les effets pour la fratrie

Le nom choisi ne concerne pas seulement l'enfant mentionné dans la déclaration. Le formulaire précise qu'il sera aussi celui des autres enfants communs. Une signature donnée à la hâte, sans échange préalable entre les parents, peut donc générer des tensions ou des regrets par la suite.

Ce qu'il faut retenir avant de transmettre le CERFA 15286*04

Le CERFA 15286*04 est le formulaire officiel permettant aux parents de choisir conjointement le nom de famille de leur enfant dans les cas prévus par le code civil. Il doit être utilisé avec rigueur, car il touche à l'état civil de l'enfant et à l'unité de nom des autres enfants communs.

Avant tout dépôt, il faut s'assurer que la situation relève bien du dispositif, que le nom choisi entre dans les possibilités légales, et que toutes les rubriques sont complétées avec exactitude. La vigilance doit être renforcée en présence d'un double nom ou d'un nom composé indivisible, car ces notions obéissent à des règles particulières.

La dernière vérification DILA de cette fiche remonte au 10 mai 2024. Pour sécuriser votre démarche, il reste judicieux de confronter votre situation concrète aux informations officielles disponibles sur Service-Public.fr et, si besoin, de demander confirmation à l'officier d'état civil compétent.