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Formulaire:

CERFA 15059-01 : Formulaire du compte rendu financier de subvention

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CERFA 15059-01 : Formulaire du compte rendu financier de subvention

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CERFA 15059-01 : Formulaire du compte rendu financier de subvention

CERFA 15059-01 : Formulaire du compte rendu financier de subvention

Téléchargez le Cerfa 15059-01 attestant de la conformité des dépenses en lien avec une subvention accordée, en justifiant le détail d'opérations comptables.

Complétez votre compte-rendu financier de subvention

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15059*02, le compte-rendu financier de subvention pour les associations

Le CERFA 15059*02 correspond au compte-rendu financier de subvention. Il sert à démontrer, de manière structurée, que les dépenses engagées par une association sont bien conformes à l’objet pour lequel la subvention a été accordée. Ce document ne relève pas d’une simple formalité interne : il permet à l’autorité administrative qui a versé l’aide de vérifier l’utilisation effective des fonds publics.

Le titre officiel du formulaire est Association : compte-rendu financier de subvention. Il s’adresse aux associations bénéficiaires d’une subvention affectée à une dépense déterminée. En pratique, il concerne très souvent les dirigeants associatifs, les trésoriers, les bénévoles chargés de l’administratif ou encore les cabinets qui accompagnent la gestion comptable des structures associatives.

Le document officiel précise que ce compte-rendu doit être retourné à l’autorité administrative ayant versé la subvention dans les 6 mois suivant la fin de l’exercice au cours duquel la subvention a été accordée. Il doit aussi être établi avant toute nouvelle demande de subvention. Ce point est essentiel : une association qui sollicite à nouveau un financeur sans avoir régularisé son compte-rendu précédent s’expose à un blocage du dossier ou à des demandes complémentaires.

Le formulaire est composé de trois parties : un bilan qualitatif de l’action réalisée, un tableau de synthèse chiffré, puis une annexe explicative. L’ensemble forme un dossier cohérent, à la fois narratif et comptable. Il ne s’agit donc pas seulement d’indiquer des chiffres, mais de relier ces chiffres à une action concrète, à des bénéficiaires identifiés et à des objectifs annoncés.

À quoi sert ce formulaire et dans quels cas faut-il l’utiliser

Un document de justification de l’emploi de la subvention

Le CERFA 15059*02 a pour finalité de décrire les opérations comptables attestant de la conformité des dépenses à l’objet de la subvention. Autrement dit, l’administration ne vous demande pas seulement si l’action a eu lieu, elle veut vérifier que l’argent public a bien été utilisé pour cette action et non pour d’autres besoins de l’association.

Ce mécanisme s’inscrit dans le cadre de l’article 10 de la loi du 12 avril 2000, tel que rappelé dans le document officiel. Lorsqu’une subvention est affectée à une dépense déterminée, l’organisme bénéficiaire doit produire un compte-rendu financier. Ce compte-rendu est ensuite déposé auprès de l’autorité qui a versé la subvention.

Les associations concernées

Le formulaire vise les organismes de droit privé bénéficiaires d’une subvention, en particulier les associations. Le modèle prévoit d’ailleurs les éléments d’identification propres au secteur associatif :

  • le nom de l’association,
  • le numéro SIRET,
  • le numéro RNA, ou à défaut le numéro du récépissé en préfecture,
  • pour les associations relevant du droit local d’Alsace-Moselle, la date d’inscription au registre des associations.

Il peut être demandé par différents financeurs publics, par exemple l’État, une région, un département, une commune, un EPCI, un organisme social, ou encore un établissement public. Le tableau du formulaire prévoit précisément cette diversité des financeurs.

Dans quels cas l’administration l’exige

Le compte-rendu financier est particulièrement pertinent lorsque la subvention finance une action précise, un projet, une manifestation, une campagne, un atelier, un programme d’accompagnement ou toute autre opération individualisable. Il ne remplace pas les comptes annuels de l’association : il se concentre sur l’utilisation d’une subvention donnée, dans un cadre défini.

Le formulaire doit également être accompagné du dernier rapport annuel d’activité et des comptes approuvés du dernier exercice clos. Cela permet au financeur de replacer l’action subventionnée dans la situation globale de la structure.

Le délai à respecter et l’autorité destinataire

Un dépôt dans les 6 mois suivant la fin de l’exercice

Le délai mentionné sur le formulaire est clair : le compte-rendu financier doit être transmis dans les 6 mois suivant la fin de l’exercice au cours duquel la subvention a été accordée. Ce n’est donc pas forcément la date de versement qui compte, mais la fin de l’exercice concerné.

En pratique, il est prudent de ne pas attendre l’échéance. Rassembler les pièces, rapprocher les dépenses, rédiger le bilan qualitatif et expliquer les écarts budgétaires demande du temps. Plus l’action est ancienne, plus il devient difficile de reconstituer des éléments précis et cohérents.

À qui envoyer le CERFA 15059*02

Le formulaire doit être adressé à l’autorité administrative qui a versé la subvention. Il convient donc d’identifier le financeur exact : mairie, préfecture, service déconcentré de l’État, collectivité territoriale, établissement public ou organisme social selon le cas.

Si plusieurs subventions ont été obtenues pour des actions distinctes, il faut être particulièrement vigilant. Selon les pratiques du financeur, un compte-rendu séparé peut être attendu pour chaque opération subventionnée. En cas d’incertitude, il est recommandé de consulter les conditions précisées dans la convention de subvention ou de vérifier les consignes publiées par le service instructeur.

Élément Ce que prévoit le formulaire
Délai d’envoi Dans les 6 mois suivant la fin de l’exercice au cours duquel la subvention a été accordée
Destinataire L’autorité administrative qui a versé la subvention
Moment clé Avant toute nouvelle demande de subvention
Documents à joindre Dernier rapport annuel d’activité et comptes approuvés du dernier exercice clos

Comment remplir le CERFA 15059*02 sans incohérence

1. Le bilan qualitatif de l’action réalisée

La première page est consacrée à la description concrète de l’action. Cette partie est souvent sous-estimée, alors qu’elle donne du sens aux données chiffrées qui suivent. Elle permet à l’administration de comprendre ce qui a été effectivement mis en œuvre.

Identification de l’association

Il faut renseigner avec exactitude les éléments d’identification. L’enjeu est simple : permettre au financeur de rattacher sans ambiguïté le compte-rendu à la bonne structure. Une erreur de SIRET, un RNA incomplet ou une dénomination inexacte peuvent ralentir le traitement.

Description de l’action

La rubrique demande de décrire précisément la mise en œuvre de l’action. Il ne suffit pas d’écrire que le projet a été réalisé. Il faut expliquer ce qui a été fait, selon quelles modalités, avec quels moyens, et dans quelle logique par rapport à la subvention obtenue.

Une rédaction utile doit faire apparaître :

  • la nature exacte des activités menées,
  • leur déroulement réel,
  • les adaptations éventuelles par rapport au projet initial,
  • le lien direct avec l’objet financé.

Bénéficiaires, dates, lieux, objectifs

Le formulaire demande aussi :

  • le nombre approximatif de personnes bénéficiaires, par type de public,
  • les dates et lieux de réalisation de l’action,
  • l’atteinte des objectifs au regard des indicateurs utilisés.

Cette partie doit être cohérente avec le dossier initial de demande de subvention. Si l’action a évolué, il faut l’assumer et l’expliquer clairement. Une modification n’est pas forcément problématique, à condition qu’elle soit justifiée et que le cœur de l’objet subventionné ait été respecté.

2. Le tableau de synthèse chiffré

La deuxième partie présente un budget comparatif entre le prévisionnel et la réalisation. Le formulaire distingue les charges, les produits, les charges indirectes, les ressources propres et, le cas échéant, les contributions volontaires en nature.

Le document précise que vous pouvez ne renseigner que les cases grisées si le budget prévisionnel de l’action projetée avait été présenté sous cette forme. Il s’agit d’une souplesse pratique, mais elle ne dispense pas de produire un ensemble clair et intelligible.

Les charges

Les charges directes affectées à l’action comprennent notamment :

  • les achats de matières et fournitures,
  • les autres fournitures,
  • les services extérieurs, comme les locations, l’entretien, l’assurance ou la documentation,
  • les autres services extérieurs, comme les honoraires, la publicité, les déplacements ou les services bancaires,
  • les impôts et taxes,
  • les charges de personnel,
  • les autres charges de gestion courante, financières, exceptionnelles ou les dotations aux amortissements.

Il faut distinguer ce qui relève réellement de l’action subventionnée de ce qui relève du fonctionnement général de l’association. Cette distinction est capitale, surtout si une partie des frais est ventilée de manière indirecte.

Les produits

Du côté des produits, il faut indiquer les ressources ayant financé l’action. On y retrouve notamment :

  • les ventes ou prestations,
  • les subventions d’exploitation, avec le détail des financeurs publics sollicités,
  • les aides privées,
  • les autres produits de gestion courante,
  • les produits financiers ou exceptionnels,
  • les reports de ressources non utilisées d’opérations antérieures.

Le formulaire attire l’attention sur un point important : les informations relatives aux financements obtenus d’autres financeurs publics valent déclaration sur l’honneur et tiennent lieu de justificatifs. Cela signifie que les montants indiqués doivent être rigoureusement exacts.

La part de la subvention dans le total des produits

Le tableau se termine par une phrase permettant de calculer la place de la subvention dans le financement global de l’action. Cette donnée aide l’administration à apprécier le poids réel de son intervention et le niveau de cofinancement de l’opération.

Les contributions volontaires en nature

Le CERFA prévoit un encadrement spécifique du bénévolat, des mises à disposition gratuites de biens et services, des prestations en nature et des dons en nature. Leur prise en compte comptable n’est possible que si l’association dispose d’une information quantitative, valorisable et fiable.

Il ne faut donc pas inscrire des valorisations approximatives sans méthode. Si votre association ne dispose pas d’outils de suivi suffisamment solides, mieux vaut adopter une approche prudente et cohérente avec votre comptabilité.

3. L’annexe explicative

La troisième partie complète utilement le tableau chiffré. Elle permet de justifier la méthode de ventilation et d’expliquer les écarts.

Règles de répartition des charges indirectes

Lorsque des frais de structure ont été affectés à l’action, il faut détailler les règles de répartition. Le formulaire donne l’exemple de la quote-part ou du pourcentage des loyers, des salaires ou d’autres frais communs.

Cette explication doit être compréhensible et stable. Une clé de répartition arbitraire ou incohérente peut fragiliser tout le compte-rendu. Il faut pouvoir démontrer la logique retenue.

Justification des écarts entre budget prévisionnel et budget final

Les écarts significatifs doivent être expliqués. C’est une rubrique essentielle. Une hausse des dépenses, une baisse de fréquentation, une subvention complémentaire inattendue, une annulation partielle d’activité ou une réorientation du projet doivent être présentées de façon factuelle.

Le point n’est pas d’effacer les différences entre prévisionnel et réalisé, mais de montrer qu’elles sont identifiées, comprises et justifiées.

Observations et certification

Le formulaire laisse enfin un espace pour les observations éventuelles sur l’opération subventionnée. Il se termine par une certification sur l’exactitude des informations, signée par le représentant légal de l’association. Cette signature engage la structure. Il est donc important de vérifier l’ensemble du dossier avant envoi.

Les pièces à joindre au compte-rendu financier

Le document officiel impose d’accompagner le CERFA 15059*02 de deux éléments :

  • le dernier rapport annuel d’activité,
  • les comptes approuvés du dernier exercice clos.

Selon le financeur, d’autres pièces peuvent être demandées au titre du suivi du dossier, notamment si une convention de subvention prévoit des modalités particulières. Il convient alors de se référer aux conditions de versement, aux échanges avec le service instructeur ou aux consignes publiées sur le site de l’administration concernée.

Sur le plan pratique, il est utile de préparer un dossier homogène comprenant :

  • le CERFA dûment rempli et signé,
  • les annexes utiles à la compréhension du budget,
  • le rapport d’activité,
  • les comptes approuvés,
  • si besoin, tout document permettant d’éclairer les écarts ou les modalités de réalisation de l’action.

Quand le dossier est préparé en amont, la transmission est plus fluide. C’est précisément l’intérêt d’un formulaire déjà structuré : chez Startdoc, l’objectif est de faciliter l’accès au bon CERFA, dans une version exploitable rapidement, pour éviter les oublis qui ralentissent la relation avec le financeur public.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Confondre compte-rendu financier et comptes annuels

Le CERFA 15059*02 ne remplace pas la comptabilité générale de l’association. Il vise une subvention donnée et une action déterminée. Présenter des comptes globaux sans isoler l’opération concernée revient souvent à produire un document inutilisable pour le financeur.

Ne pas relier les dépenses à l’objet de la subvention

L’erreur classique consiste à lister des dépenses réelles, mais sans démontrer leur lien avec l’action financée. Or le cœur du formulaire est précisément là : attester de la conformité des dépenses à l’objet de la subvention. Toute dépense doit pouvoir être rattachée, directement ou indirectement, au projet subventionné.

Omettre d’expliquer les écarts significatifs

Un budget réalisé qui diverge du prévisionnel n’est pas anormal. En revanche, un écart important sans commentaire attire immédiatement l’attention. Une annexe bien rédigée évite les incompréhensions et limite le risque de demande de régularisation.

Valoriser le bénévolat sans méthode fiable

Les contributions volontaires en nature ne sont pas une zone libre. Si elles sont inscrites, elles doivent reposer sur une méthode sérieuse, des données quantifiables et une valorisation cohérente. À défaut, elles peuvent affaiblir la crédibilité du dossier.

Envoyer le dossier hors délai

Le non-respect du délai de 6 mois peut compliquer l’instruction du dossier, surtout si une nouvelle demande de subvention est en cours. Une transmission tardive donne l’impression d’un suivi insuffisant, même lorsque l’action a bien été réalisée.

Oublier les pièces obligatoires

Le rapport annuel d’activité et les comptes approuvés du dernier exercice clos sont expressément demandés. Leur absence peut rendre le dossier incomplet. Avant l’envoi, une relecture finale est indispensable.

Conseils pratiques pour un dossier solide

Préparer le compte-rendu dès l’exécution de l’action

Le meilleur moment pour constituer les éléments du compte-rendu n’est pas la veille de l’échéance. Il est préférable de conserver, au fil de l’eau, les informations utiles : budget prévisionnel initial, dépenses engagées, participation des publics, calendrier réel, pièces comptables et explications sur les adaptations du projet.

Assurer la cohérence entre le narratif et les chiffres

Le bilan qualitatif, le tableau financier et l’annexe doivent se répondre. Si vous indiquez une action menée sur plusieurs sites, les postes de déplacements ou de location doivent, en principe, rester cohérents avec cette réalité. Si vous mentionnez une baisse du nombre de bénéficiaires, il est logique que certains postes aient également évolué.

Utiliser une rédaction simple et vérifiable

Le financeur n’attend pas un document promotionnel, mais un compte-rendu fiable. Des formulations simples, précises et appuyées sur des éléments objectivables sont toujours préférables à des formulations vagues ou trop générales.

Vérifier les consignes propres au financeur

Le formulaire précise que les fiches peuvent être adaptées par les autorités publiques en fonction de leurs priorités d’intervention. Cela signifie qu’une collectivité ou un service de l’État peut demander une présentation légèrement aménagée, ou des précisions supplémentaires. Il faut donc toujours contrôler les modalités indiquées par le financeur concerné.

Ce qu’il faut retenir avant de transmettre le CERFA 15059*02

Le CERFA 15059*02 est le document de référence pour rendre compte de l’utilisation d’une subvention affectée à une action déterminée. Il repose sur une logique simple : montrer, à travers un bilan qualitatif et des données comptables, que l’argent public a été utilisé conformément à l’objet annoncé.

Pour que le dossier soit recevable et convaincant, il faut :

  • identifier correctement l’association,
  • décrire précisément l’action réalisée,
  • présenter un budget réalisé cohérent avec le projet,
  • justifier les charges indirectes et les écarts significatifs,
  • joindre le rapport annuel d’activité et les comptes approuvés du dernier exercice clos,
  • respecter le délai de transmission de 6 mois suivant la fin de l’exercice concerné,
  • envoyer l’ensemble à l’autorité administrative qui a versé la subvention.

En cas de doute sur les modalités concrètes d’envoi ou sur des exigences complémentaires, il reste prudent de consulter la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr, correspondant à l’identifiant DILA R46623, ou de se rapprocher directement du service financeur.