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Formulaire:

CERFA 14131-01 : Document de notification – Mouvements et Transferts transfrontières de déchets

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CERFA 14131-01 : Document de notification – Mouvements et Transferts transfrontières de déchets

CERFA 14131-01 : Document de notification – Mouvements et Transferts transfrontières de déchets

Le Cerfa 14131-01 permet de notifier les mouvements de déchets transfrontaliers.

Déclarer un transfert transfrontalier de déchets

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Le CERFA 14131*02, un document central pour notifier un transfert transfrontalier de déchets de la liste orange

Le CERFA 14131*02, intitulé Transferts transfrontaliers de déchets, document de notification, permet de déclarer certains mouvements internationaux de déchets soumis à un régime de contrôle renforcé. Il s'inscrit dans le cadre du règlement européen n° 2024/1157 du 11 avril 2024 et vise les déchets mentionnés sur la liste orange, correspondant à l’annexe IV du règlement.

Ce formulaire ne concerne pas le grand public. Il s’adresse aux professionnels impliqués dans l’exportation, l’expédition, le transit, l’importation, la réception, le transport, l’élimination ou la valorisation de déchets lorsque l’opération traverse une ou plusieurs frontières. Il peut s’agir, par exemple, d’industriels, de négociants, de producteurs de déchets, de transporteurs spécialisés, de courtiers ou d’exploitants d’installations de traitement.

Le document a une fonction précise : informer et faire autoriser, selon les cas, un projet de transfert transfrontière de déchets relevant d’un régime de notification. Il permet aux autorités compétentes des États concernés de vérifier la nature des déchets, le circuit logistique envisagé, l’opération de traitement prévue, les intervenants impliqués et les garanties apportées par le notifiant.

Le formulaire officiel prévoit notamment :

  • l’identification de l’exportateur ou du notifiant,
  • l’identification du destinataire,
  • le nombre de transferts envisagés,
  • la quantité totale prévue, en tonnes ou en m3,
  • la période programmée pour les expéditions,
  • les modalités de conditionnement,
  • les transporteurs pressentis et les moyens de transport,
  • l’identification du ou des producteurs de déchets,
  • l’installation de destination, en élimination ou en valorisation,
  • la description technique et réglementaire des déchets,
  • les pays concernés, les points d’entrée ou de sortie, et les bureaux de douane utiles,
  • la déclaration signée du notifiant et, le cas échéant, du producteur.

Ce CERFA intervient donc en amont du transfert. Il ne se confond pas avec les autres documents pouvant accompagner matériellement les mouvements de déchets. La description officielle précise d’ailleurs qu’un document distinct existe pour certains transferts de déchets sur la liste verte.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Le CERFA 14131*02 est destiné aux transferts transfrontaliers de déchets figurant sur la liste orange. Cette catégorie de déchets fait l’objet d’un contrôle plus poussé que les déchets relevant de régimes plus allégés. L’enjeu est à la fois environnemental, sanitaire, logistique et douanier.

Le formulaire est à utiliser lorsque le mouvement projeté entre dans le champ du règlement européen applicable et suppose une notification. Sont alors examinés :

  • la qualification exacte du déchet,
  • le pays d’expédition, les éventuels pays de transit et le pays de destination,
  • la finalité du transfert, élimination ou valorisation,
  • la conformité de l’installation destinataire,
  • la traçabilité du parcours prévu.

Le document prévoit deux hypothèses :

  • le transfert unique, lorsqu’une seule expédition est envisagée,
  • les transferts multiples, lorsqu’une série d’expéditions porte sur le même flux de déchets, auquel cas une liste détaillée doit être jointe.

Le notifiant doit également préciser si l’opération de destination correspond à une élimination ou à une valorisation. Cette distinction est essentielle, car elle conditionne le traitement du dossier par les autorités compétentes ainsi que l’analyse des codes techniques à renseigner.

Pourquoi la notification est juridiquement sensible

La notification d’un transfert transfrontalier de déchets ne relève pas d’une simple formalité administrative. Une erreur sur la qualification du déchet, sur l’identification du destinataire ou sur l’opération de traitement peut entraîner des conséquences importantes : demande de compléments, opposition des autorités, blocage logistique, difficulté douanière, voire remise en cause de la régularité du transfert.

Le formulaire contient d’ailleurs une déclaration expresse du notifiant indiquant que les informations sont fournies de bonne foi, que les obligations contractuelles écrites prévues par la réglementation ont été respectées, et que le mouvement est ou sera couvert par les assurances ou garanties financières requises.

Autrement dit, ce CERFA ne sert pas seulement à décrire un flux. Il engage aussi la responsabilité du professionnel sur la cohérence de l’ensemble du dossier.

Qui remplit le CERFA 14131*02 et quelles informations doivent être réunies avant de commencer

Le notifiant, pivot de la démarche

Le formulaire commence par l’identification de l’exportateur, notifiant. C’est l’acteur qui porte la notification et qui centralise les informations du dossier. Il doit renseigner son numéro d’enregistrement, son nom ou sa raison sociale, son adresse, ainsi que les coordonnées d’une personne à contacter, avec téléphone, fax le cas échéant, et adresse électronique.

La qualité de notifiant suppose de disposer d’une vision complète de l’opération. Avant même de remplir le document, il est prudent de réunir :

  • les coordonnées exactes de toutes les parties,
  • les numéros d’enregistrement requis,
  • la qualification réglementaire du déchet,
  • les caractéristiques physiques du flux,
  • le détail des itinéraires et des points de passage,
  • le type d’opération de traitement finale,
  • les éléments contractuels et assurantiels exigés par la réglementation.

Lorsque plusieurs intervenants sont impliqués, la cohérence des informations entre les pièces doit être particulièrement soignée. Un simple écart d’intitulé social, de code déchet ou d’adresse d’installation peut susciter une demande de régularisation.

Les autres acteurs mentionnés dans le formulaire

Le CERFA 14131*02 fait apparaître plusieurs catégories d’intervenants. Chacune a un rôle spécifique dans la traçabilité du transfert :

  • l’importateur ou destinataire, c’est-à-dire la structure qui reçoit les déchets dans l’État de destination,
  • le ou les transporteurs prévus, avec leur numéro d’enregistrement, leurs coordonnées et le moyen de transport utilisé,
  • le ou les producteurs des déchets, lorsque le notifiant n’est pas lui-même le producteur,
  • l’installation d’élimination ou de valorisation, qui doit être identifiée avec précision, y compris le lieu effectif de traitement si celui-ci diffère de l’adresse de contact.

Le formulaire précise qu’en cas de pluralité de producteurs ou de transporteurs, une liste doit être jointe. Cette exigence ne doit pas être prise à la légère. Le dossier doit permettre aux autorités de reconstituer clairement la chaîne de responsabilité et la chaîne logistique.

Les données techniques indispensables sur les déchets

La partie la plus délicate du formulaire concerne souvent l’identification des déchets. Le notifiant doit renseigner la dénomination et la composition des déchets, leurs caractéristiques physiques, ainsi qu’une série de codes réglementaires.

Le cadre 14 du document demande notamment :

  • le code de la convention de Bâle, annexe VIII ou IX selon le cas,
  • le code OCDE, s’il diffère,
  • le code de la liste des déchets de l’Union européenne,
  • le code national dans le pays d’exportation,
  • le code national dans le pays d’importation,
  • d’autres références éventuelles,
  • le code Y,
  • le code H,
  • la classe ONU,
  • le numéro d’identification ONU,
  • la dénomination ONU,
  • le ou les codes douaniers SH.

Cette densité d’information montre bien que le formulaire s’adresse à des professionnels disposant d’une maîtrise technique et réglementaire du déchet concerné. Si la classification est incertaine, il est recommandé de la sécuriser avant le dépôt du dossier.

Comment remplir le CERFA 14131*02, cadre par cadre

Cadres 1 à 6, identité des parties et périmètre du transfert

Le remplissage débute par l’identification du notifiant, puis du destinataire. Il faut indiquer les numéros d’enregistrement lorsqu’ils existent, les dénominations complètes, les adresses, les coordonnées de contact, ainsi que les éléments de communication utiles.

Le cadre 3 mentionne le numéro de notification. Celui-ci s’inscrit dans le suivi administratif du dossier. Le formulaire permet ensuite de préciser s’il s’agit d’un transfert unique ou de transferts multiples, ainsi que la nature de l’opération, élimination ou valorisation.

Le cadre 4 indique le nombre total de transferts prévus, tandis que le cadre 5 précise la quantité totale prévue, exprimée en tonnes ou en m3. Le cadre 6 fixe la période prévue, avec un premier départ et un dernier départ. En cas de mouvements multiples, une liste détaillée doit être annexée.

Cadres 7 à 10, logistique, production et destination

Le cadre 7 concerne le type de conditionnement. Le formulaire renvoie à une liste codifiée, par exemple fût, bidon, caisse, sac, récipient pour vrac ou autre contenant à préciser. Il faut aussi indiquer s’il existe des prescriptions spéciales de manutention.

Le cadre 8 est dédié au transporteur prévu. Il faut renseigner son numéro d’enregistrement, son identité, ses coordonnées et le moyen de transport utilisé, selon les codes prévus : route, rail, mer, air ou navigation intérieure. Si plusieurs transporteurs interviennent, la liste jointe est indispensable.

Le cadre 9 vise le producteur des déchets. Les autorités attendent ici une identification claire de l’origine du flux, avec le lieu et le procédé de production. Cette mention permet de relier le déchet à son contexte de génération.

Le cadre 10 désigne l’installation d’élimination ou de valorisation. Il faut indiquer son numéro d’enregistrement, son nom, son adresse, les coordonnées de contact, ainsi que le lieu effectif de traitement. Là encore, il est essentiel de vérifier que l’installation désignée correspond bien à l’opération prévue en cadre 11.

Cadres 11 à 14, opération de traitement et identification réglementaire des déchets

Le cadre 11 demande le code D ou le code R de l’opération de traitement, selon qu’il s’agit d’élimination ou de valorisation. Le formulaire reproduit la liste des opérations admissibles, par exemple :

  • D1 à D15 pour les opérations d’élimination,
  • R1 à R13 pour les opérations de valorisation.

Il faut également décrire la technique utilisée et indiquer, si nécessaire, le motif de l’exportation. En cas d’opération intermédiaire de type R12, R13 ou D13 à D15, le document exige de joindre des renseignements complémentaires sur les opérations ultérieures et sur les installations concernées.

Le cadre 12 porte sur la dénomination et la composition des déchets. La formulation doit être suffisamment précise pour refléter la réalité du flux, sans se limiter à une appellation commerciale vague.

Le cadre 13 impose de préciser la caractéristique physique du déchet : poudreux, solide, pâteux, boueux, liquide, gazeux, ou autre à détailler.

Le cadre 14 est le plus technique. Il regroupe les différents codes d’identification des déchets et, lorsque cela est pertinent, les éléments relatifs au danger et au transport de matières classées. Il faut éviter toute approximation, car les codes renseignés dans cette rubrique servent de base à l’analyse des autorités compétentes.

Cadres 15 à 18, pays concernés, douanes, déclaration et annexes

Le cadre 15 récapitule les États concernés par le mouvement : État d’exportation ou d’expédition, États de transit éventuels, État d’importation ou de destination. Le formulaire prévoit aussi l’indication des codes des autorités compétentes, lorsqu’ils existent, ainsi que les points précis d’entrée ou de sortie, tels que poste frontière ou port.

Le cadre 16 concerne les bureaux de douane d’entrée, de sortie et, le cas échéant, d’exportation au sein de l’Union européenne. Cette partie revêt une importance pratique majeure pour les opérateurs soumis à des contrôles documentaires ou physiques.

Le cadre 17 contient la déclaration du notifiant et, le cas échéant, du producteur. La signature engage sur l’exactitude des renseignements, sur le respect des obligations contractuelles écrites, ainsi que sur l’existence des assurances ou garanties financières requises.

Le cadre 18 recense le nombre d’annexes jointes. Il ne faut pas le négliger. Un dossier complet doit permettre aux autorités de retrouver immédiatement l’ensemble des pièces annoncées.

Cadres 19 à 21, réservés aux autorités compétentes

Les derniers cadres du CERFA sont réservés aux autorités compétentes. Ils concernent l’accusé de réception, le consentement écrit au mouvement, la période de validité du consentement, les éventuelles conditions particulières et, le cas échéant, les motifs d’objection.

Le professionnel n’a donc pas à les compléter, mais il doit les comprendre, car ils structurent le cycle d’instruction du dossier. Tant que le cadre réglementaire applicable n’est pas satisfait, le transfert ne doit pas être considéré comme librement exécutable.

Pièces à joindre et points de vigilance documentaires

Les annexes expressément prévues par le formulaire

Le CERFA 14131*02 mentionne lui-même plusieurs situations dans lesquelles des annexes doivent être ajoutées. Ces pièces ne sont pas accessoires. Elles font partie intégrante du dossier de notification.

Situation Annexe à prévoir Point d’attention
Transferts multiples Liste détaillée des mouvements Veiller à la cohérence entre quantités, période et nombre total de transferts
Plusieurs producteurs Liste des producteurs Identifier clairement l’origine de chaque flux
Plusieurs transporteurs Liste des transporteurs Préciser les séquences logistiques et les coordonnées de chacun
Opérations intermédiaires R12, R13, D13 à D15 Informations sur les opérations ultérieures et les installations finales Ne pas s’arrêter au premier site si le traitement final intervient ailleurs
Informations insuffisamment détaillées dans une case Renseignements complémentaires Décrire sans contradiction avec le formulaire principal

À ces annexes prévues par le document peuvent s’ajouter d’autres pièces demandées dans le cadre de l’instruction par les autorités compétentes, selon la nature du déchet, le trajet, le pays concerné ou l’opération de traitement. En cas de doute sur le contenu exact du dossier, il reste prudent de vérifier les indications actualisées sur Service-Public.fr ou auprès de l’administration compétente.

La cohérence documentaire, un point aussi important que le formulaire lui-même

Un dossier de notification ne se limite pas à un formulaire correctement rempli. Les autorités vérifient aussi la cohérence d’ensemble entre :

  • les identités des sociétés intervenantes,
  • les numéros d’enregistrement,
  • les codes déchets,
  • les itinéraires et points de passage,
  • la nature du traitement déclaré,
  • les documents contractuels et les garanties annoncées.

C’est précisément dans ce type de formalité technique que l’usage d’un formulaire déjà structuré peut faire gagner un temps réel. Pour les professionnels qui veulent éviter les oublis matériels sur un CERFA aussi dense, Startdoc met à disposition un document pré-rempli pensé pour sécuriser la préparation du dossier avant son dépôt.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter pour un transfert transfrontière de déchets

Confondre liste orange et liste verte

La première erreur consiste à utiliser le mauvais document. Le CERFA 14131*02 vise les déchets de la liste orange. Il ne doit pas être confondu avec le document applicable à certains mouvements de déchets de la liste verte. Avant toute saisie, il faut donc confirmer la classification réglementaire du flux concerné.

Employer une description trop vague du déchet

Une dénomination imprécise, trop commerciale ou trop générale fragilise la notification. Il ne suffit pas d’indiquer une catégorie sommaire. La composition, les caractéristiques physiques et les codes réglementaires doivent former un ensemble cohérent et exploitable par l’autorité compétente.

Renseigner un code D ou R inadapté

Le code d’opération de traitement est déterminant. Une valorisation ne se déclare pas comme une élimination, et inversement. De même, lorsqu’une opération intermédiaire est utilisée, les opérations ultérieures doivent être documentées. Une erreur à ce stade peut remettre en cause l’analyse du dossier dans son ensemble.

Oublier un intervenant ou une annexe

Les dossiers impliquant plusieurs producteurs, transporteurs ou installations sont particulièrement exposés aux omissions. Si une liste doit être jointe, elle doit l’être effectivement. Le nombre d’annexes indiqué en cadre 18 doit correspondre à la réalité du dossier transmis.

Négliger les éléments de parcours et de douane

Les points d’entrée et de sortie, les États de transit et les bureaux de douane ne sont pas de simples mentions secondaires. Dans un transfert transfrontière, ils participent pleinement à la traçabilité et au contrôle du mouvement. Une imprécision logistique peut ralentir l’instruction ou compliquer l’exécution du transfert.

Signer trop tôt un dossier incomplet

Le cadre 17 comporte une déclaration engageante. Il est donc préférable de ne signer qu’après une vérification finale de toutes les informations, des pièces jointes et des données techniques. Un contrôle croisé entre les équipes environnement, logistique, conformité et transport peut être utile lorsque le dossier est complexe.

Ce qu’il faut retenir avant de déposer le CERFA 14131*02

Le CERFA 14131*02 est un document de notification préalable destiné aux professionnels qui organisent un transfert transfrontalier de déchets relevant de la liste orange au sens du règlement européen n° 2024/1157 du 11 avril 2024. Il sert à présenter aux autorités compétentes un dossier complet sur le déchet, les intervenants, le trajet, le traitement prévu et les garanties associées.

Sa bonne utilisation repose sur trois réflexes :

  1. vérifier que le flux concerné relève bien du régime de notification visé par ce formulaire,
  2. préparer en amont toutes les données techniques et logistiques nécessaires,
  3. contrôler l’exactitude et la cohérence de l’ensemble du dossier, annexes comprises.

En l’absence de notice associée, la lecture attentive du formulaire officiel est indispensable. La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche est datée du 24 avril 2026. Pour compléter ou confirmer les modalités applicables à votre situation, il reste utile de consulter la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr, correspondant à l’identifiant R76839.

Dans ce domaine, la rigueur documentaire n’est jamais un détail. Sur les transferts transfrontières de déchets, elle conditionne directement la sécurité juridique et opérationnelle du mouvement envisagé.