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CERFA 14407-02 : Permis d'exploitation pour débit de boisson ou restaurant
Informations personnelles :
CERFA 14407-02 : Permis d'exploitation pour débit de boisson ou restaurant
Le Cerfa 14407-02 facilite la demande d'exploitation d'un débit de boisson ou d'un restaurant pour une consommation sur place.
Il s'agit pour les débits de boisson d'obtenir une licence 1er, 2ème, 3ème, ou 4ème catégorie et pour les restaurants d'une licence ou petite licence restaurant.
Obtenir le permis d'exploitation pour votre établissement
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant, comprendre le CERFA 14407*03
Le CERFA 14407*03 correspond au permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant. Il s’agit du document remis à la personne qui a suivi la formation spécifique prévue par le code de la santé publique pour exploiter certains établissements vendant de l’alcool. Ce formulaire officialise la délivrance du permis, avec l’identité du titulaire, les références de l’organisme de formation agréé, la période de formation suivie et la date d’expiration du permis.
Ce document concerne les professionnels, plus précisément les personnes qui déclarent l’ouverture, la mutation, la translation ou le transfert d’un débit de boissons à consommer sur place de 3ème ou 4ème catégorie, ainsi que les personnes déclarant un établissement disposant d’une petite licence restaurant ou d’une licence restaurant.
Le texte figurant sur le formulaire rappelle que le permis est délivré en application de l’article L. 3332-1-1 du code de la santé publique. Il atteste que le titulaire a suivi une formation portant notamment sur la connaissance de la législation et de la réglementation applicables aux débits de boissons à consommer sur place et aux restaurants, ainsi que sur les obligations en matière de santé publique et d’ordre public.
Ce CERFA n’est pas un simple support administratif accessoire. Dans la pratique, il constitue la preuve que l’exploitant a bien satisfait à l’obligation de formation attachée à l’exploitation de certains établissements. Il doit donc être conservé avec soin, au même titre que les autres pièces liées à l’activité.
Dans quelles situations ce formulaire est-il utilisé
Le CERFA 14407*03 intervient à l’issue de la formation obligatoire suivie par le futur exploitant ou par la personne concernée. Il est délivré par un organisme de formation agréé par le ministère de l’intérieur. Le formulaire sert donc avant tout à matérialiser le permis d’exploitation lui-même.
Ouverture d’un débit de boissons à consommer sur place
Le formulaire est utilisé lorsqu’une personne projette d’exploiter un débit de boissons à consommer sur place relevant des catégories visées par le document. L’ouverture d’un bar, d’un café ou d’un établissement assimilé entre dans cette logique, dès lors que l’activité nécessite le permis d’exploitation.
Mutation, translation ou transfert
Le texte du CERFA vise aussi d’autres situations que la seule création. Il mentionne la mutation, la translation et le transfert d’un débit de boissons. Ces termes renvoient à des changements juridiques ou géographiques de l’exploitation. Lorsqu’un exploitant reprend un établissement existant, déplace son activité ou intervient dans le cadre d’un transfert de licence, la question du permis d’exploitation doit être vérifiée avec attention.
Déclaration d’un restaurant avec licence adaptée
Le formulaire concerne également les personnes déclarant un établissement pourvu de la petite licence restaurant ou de la licence restaurant. Le point important est que les restaurants sont eux aussi visés par le dispositif lorsqu’ils servent des boissons alcooliques dans les conditions prévues par les textes.
Le formulaire rappelle d’ailleurs qu’à compter du 1er juin 2011, les restaurants doivent effectuer une déclaration non seulement en cas d’ouverture, mais également en cas de mutation ou de translation. Cette précision doit inciter les exploitants à ne pas limiter leur vigilance au seul démarrage d’activité.
Cas particulier des loueurs de chambres d’hôtes
Le CERFA prévoit une case spécifique pour le loueur de chambres d’hôtes. Dans cette hypothèse, le permis délivré à l’issue d’une formation adaptée de 7 heures sur 1 journée ne vaut que pour la délivrance de boissons alcooliques dans le cadre de la location de chambres d’hôtes effectuée à l’adresse mentionnée sur le document.
Ce point est essentiel. Le permis n’a alors pas la même portée qu’un permis d’exploitation utilisé pour un débit de boissons classique ou pour un restaurant. L’activité autorisée est strictement rattachée au cadre particulier des chambres d’hôtes et à l’adresse déclarée.
À quoi sert concrètement le permis d’exploitation
Le permis d’exploitation n’est pas la licence elle-même. Il ne remplace pas les formalités de déclaration ou les démarches liées à l’obtention et à l’exploitation d’une licence. Il constitue en revanche une condition préalable ou connexe importante dans le parcours administratif de l’exploitant, puisqu’il atteste du suivi de la formation obligatoire.
Concrètement, ce permis permet de démontrer que l’exploitant a été sensibilisé à plusieurs sujets centraux pour l’activité, notamment :
- la réglementation applicable aux débits de boissons et aux restaurants,
- les obligations liées à la santé publique,
- les règles relatives à l’ordre public,
- les responsabilités attachées à la vente et au service d’alcool.
Dans un secteur fortement réglementé, la possession d’un permis d’exploitation valide contribue à sécuriser l’activité. C’est aussi un élément à anticiper en amont de l’ouverture ou de la reprise d’un établissement, car une formation tardive peut retarder l’ensemble du calendrier administratif.
Qui remplit le CERFA 14407*03
Le formulaire est principalement renseigné par l’organisme de formation agréé qui délivre le permis. Il ne s’agit pas d’un imprimé que l’exploitant remplit seul pour l’adresser directement à l’administration, comme c’est le cas pour d’autres CERFA. Ici, la logique est différente : le document constate qu’une formation a été suivie avec succès et que le permis est délivré.
Pour autant, le futur exploitant a tout intérêt à vérifier soigneusement les informations portées sur le formulaire. Une erreur d’état civil, d’adresse ou de date peut compliquer les démarches ultérieures ou créer des incohérences dans le dossier d’exploitation.
C’est précisément dans ce type de formalité sensible que Startdoc peut faire gagner un temps utile aux professionnels, en mettant à disposition des documents administratifs structurés de façon claire, ce qui réduit les risques d’oubli au moment de constituer un dossier autour d’une activité réglementée comme l’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant.
Comment lire et vérifier chaque rubrique du formulaire
Le numéro de permis
Le document comporte une ligne intitulée Permis n°. Ce numéro est attribué lors de la délivrance du permis. Il permet d’identifier le document et de le distinguer d’autres permis éventuellement délivrés par le même organisme. Il convient de vérifier qu’il figure bien sur l’exemplaire remis.
Identité du titulaire
Le formulaire comporte plusieurs champs d’identification :
- nom de naissance,
- nom d’usage,
- prénoms,
- date de naissance,
- lieu de naissance, commune, département, pays.
Ces informations doivent être parfaitement conformes aux justificatifs d’identité. Une vigilance particulière s’impose pour les noms composés, les accents, l’ordre des prénoms et le lieu de naissance. Si le titulaire exerce ensuite l’activité sous une société ou un nom commercial, son identité personnelle doit malgré tout être exacte sur le permis.
Adresse personnelle
Le CERFA prévoit une adresse complète du titulaire, avec numéro de voie, extension, type de voie, nom de voie, code postal et commune, ainsi qu’un numéro de téléphone et une adresse électronique. Cette rubrique permet de rattacher clairement le permis à une personne identifiée et joignable.
Il est préférable d’indiquer une adresse à jour. En cas de changement postérieur, il peut être utile de conserver un justificatif du lien entre l’ancienne et la nouvelle situation, surtout si le permis doit être présenté dans le cadre de démarches futures.
Adresse professionnelle
Une seconde rubrique concerne l’adresse professionnelle. Elle doit également être renseignée de manière complète. Lorsque l’activité n’a pas encore démarré au moment de la formation, il faut veiller à ce que l’adresse mentionnée corresponde bien à la situation réelle connue au jour de la délivrance, selon les consignes de l’organisme de formation.
Pour les exploitants de chambres d’hôtes, cette adresse revêt une importance encore plus forte, puisque le formulaire précise que, dans ce cas particulier, le permis ne vaut que pour la délivrance de boissons alcooliques à l’adresse mentionnée.
Période et lieu de la formation
Le document mentionne la période durant laquelle la formation s’est déroulée, avec une date de début, une date de fin et un lieu. Cette partie n’est pas purement formelle. Elle atteste que la formation a bien été suivie dans un cadre conforme à la réglementation applicable.
Il faut vérifier la cohérence entre ces dates et les attestations ou convocations éventuellement remises par l’organisme. Si une formation s’est étalée sur plusieurs jours, les dates doivent être correctement reprises.
Nature de la formation suivie
Le formulaire précise que la formation porte sur la connaissance de la législation et de la réglementation applicables aux débits de boissons à consommer sur place et aux restaurants, ainsi que sur les obligations en matière de santé publique et d’ordre public. Cette mention est importante, car elle rattache le permis à son fondement réglementaire.
Le CERFA vise aussi le cas particulier de la formation adaptée pour les loueurs de chambres d’hôtes. Si vous êtes dans cette situation, il faut vérifier que la case correspondante est bien cochée et que la portée limitée du permis est clairement assumée dans votre projet d’activité.
Mentions relatives à l’organisme de formation
Le formulaire contient plusieurs informations sur l’organisme qui a dispensé la formation :
- dénomination sociale,
- numéro SIRET,
- adresse complète,
- date d’agrément,
- référence de l’arrêté d’agrément.
Ces données permettent de s’assurer que le permis a été délivré par un organisme habilité. En cas de doute, il peut être prudent de demander confirmation à l’organisme ou de consulter les ressources officielles disponibles.
Date d’expiration du permis
Le CERFA indique expressément que le permis d’exploitation est valable dix ans à compter de sa date d’émission. Le document comporte donc une date d’expiration. Cette information doit être repérée dès la remise du permis, puis conservée dans le suivi administratif de l’entreprise.
Ne pas anticiper l’échéance peut fragiliser la continuité de l’exploitation. Mieux vaut classer le document avec les autres pièces de conformité et mettre en place un rappel suffisamment en amont de la date de fin de validité.
Lieu, date, signature et cachet
Le formulaire se termine par le lieu d’établissement du document, la date, ainsi que la signature du représentant légal et le cachet de l’organisme de formation. Sans ces éléments, le permis peut apparaître incomplet. Au moment de la remise, il est donc utile de contrôler que l’exemplaire est entièrement finalisé.
Cas concrets dans lesquels ce permis doit être anticipé
Création d’un bar ou d’un café
Un entrepreneur qui lance un établissement de consommation sur place doit intégrer la formation dans son rétroplanning. Le permis d’exploitation ne s’improvise pas à la veille de l’ouverture. Il faut identifier l’organisme agréé, suivre la formation, obtenir le CERFA correctement établi, puis poursuivre les autres formalités nécessaires à l’activité.
Reprise d’un établissement existant
Lors d’une reprise de fonds de commerce ou d’une mutation, l’acquéreur peut parfois se concentrer sur la cession, le bail commercial, les autorisations d’urbanisme ou les contrats fournisseurs. Le permis d’exploitation reste pourtant un point de contrôle majeur. Il faut vérifier si la situation impose de disposer d’un permis valide et à quel nom.
Restaurant qui souhaite servir des boissons alcooliques
Un restaurateur qui ajoute ou développe une offre de boissons alcooliques doit se pencher sur le régime applicable à sa licence et sur ses obligations déclaratives. Le CERFA 14407*03 prend alors toute sa place en tant que preuve du suivi de la formation requise.
Chambres d’hôtes proposant des boissons alcooliques
Le cas des chambres d’hôtes appelle une attention particulière. La formation adaptée et le permis correspondant ont une portée limitée. Il ne faut pas considérer ce document comme équivalent à un permis d’exploitation général. L’adresse mentionnée et le cadre de l’activité doivent correspondre strictement à la réalité de l’exploitation.
Pièces et vérifications utiles autour du formulaire
Le CERFA 14407*03 n’est pas accompagné d’une notice spécifique dans les informations disponibles. En pratique, il est donc utile de préparer un dossier clair et de conserver l’ensemble des documents qui gravitent autour du permis.
| Élément à conserver | Utilité |
|---|---|
| Exemplaire original du CERFA 14407*03 | Prouver la délivrance du permis d’exploitation |
| Convocation ou attestation de formation | Confirmer la participation et les dates de formation |
| Justificatif d’identité du titulaire | Vérifier la concordance des mentions d’état civil |
| Coordonnées actualisées de l’établissement | Éviter les incohérences avec les autres démarches professionnelles |
| Références de l’organisme agréé | Sécuriser la validité du permis délivré |
| Suivi de la date d’expiration | Anticiper le renouvellement ou la formation requise avant échéance |
Erreurs fréquentes à éviter
Confondre permis d’exploitation et licence
Le permis d’exploitation ne dispense pas des autres démarches. Beaucoup d’exploitants débutants pensent qu’une fois ce document obtenu, toute la partie administrative liée à l’alcool est réglée. Ce n’est pas le cas. Il faut raisonner en ensemble, avec le permis, la licence concernée et les déclarations imposées par les textes.
Négliger les changements de situation
Le formulaire vise explicitement l’ouverture, mais aussi la mutation, la translation et le transfert. Un changement de localisation ou de titulaire peut donc remettre le sujet sur la table. Se contenter de se référer à la situation d’origine de l’établissement peut être insuffisant.
Ne pas vérifier la portée limitée d’un permis chambres d’hôtes
Pour les loueurs de chambres d’hôtes, le document délivré après la formation adaptée ne vaut que dans un cadre précis. Utiliser ce permis comme s’il couvrait une activité plus large exposerait à une mauvaise interprétation de vos droits.
Laisser passer la date d’expiration
La validité de dix ans figure noir sur blanc sur le formulaire. C’est un point simple, mais souvent oublié dans la durée, surtout lorsque l’établissement fonctionne depuis plusieurs années sans incident administratif. Un système de suivi interne est fortement conseillé.
Conserver une copie incomplète
Un permis non signé, non cacheté ou numérisé de façon partielle peut devenir difficile à produire dans de bonnes conditions. Il est préférable de conserver l’original, une copie numérique lisible et, si possible, une copie de sauvegarde classée avec les documents sociaux et commerciaux de l’établissement.
Conseils pour sécuriser votre dossier professionnel
La meilleure approche consiste à traiter le permis d’exploitation comme une pièce centrale de conformité, et non comme une formalité secondaire. En pratique, quelques réflexes simples renforcent la solidité du dossier.
- Vérifier avant la formation que l’organisme est bien agréé.
- Relire chaque mention du CERFA dès sa remise.
- Conserver les justificatifs liés à la formation.
- Classer le permis avec les documents d’exploitation de l’établissement.
- Mettre en place un rappel sur la date d’expiration.
- En cas de mutation, translation ou transfert, recontrôler l’ensemble des obligations applicables.
Si votre situation est particulière, par exemple en cas de reprise d’activité complexe, de pluralité d’établissements ou d’exploitation dans le cadre de chambres d’hôtes, il peut être utile de vérifier les informations à jour sur Service-Public.fr ou auprès de l’autorité compétente. Les règles applicables à la vente d’alcool et à l’exploitation des licences doivent toujours être appréciées avec précision.
Ce qu’il faut retenir sur le CERFA 14407*03
Le CERFA 14407*03 formalise la délivrance du permis d’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant après la formation requise. Il concerne les professionnels amenés à ouvrir, reprendre, déplacer ou exploiter certains établissements vendant des boissons alcooliques, ainsi que certains restaurants et, dans un cadre spécifique, les chambres d’hôtes.
Le document doit être vérifié avec soin, notamment sur l’identité du titulaire, l’adresse, les références de l’organisme de formation agréé, les dates de formation et la date d’expiration. Sa validité est de dix ans à compter de sa date d’émission, selon la mention portée sur le formulaire.
Parce qu’il s’inscrit dans un environnement réglementaire sensible, ce permis mérite une gestion rigoureuse. Un document exact, complet et bien conservé facilite les démarches administratives et sécurise l’exploitation au quotidien.
Source officielle, DILA, formulaire CERFA 14407*03, dernière vérification mentionnée le 2025-10-29, fiche Service-Public.fr référencée R22375.