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CERFA 11027-03 : Perfectionnement actif
Informations personnelles :
CERFA 11027-03 : Perfectionnement actif
Le Cerfa 11027-03 sollicite une obtention du regime de perfectionnement actif qui permet la transformation de marchandises, dans l'Union Européenne, dans le but de les réexporter, ainsi que l'acquitement des droits de douanes et taxes.
Obtenir le bulletin INF 1 pour perfectionnement actif
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 11027*04, INF 1, bulletin d'informations pour le perfectionnement actif
Le CERFA 11027*04 correspond au formulaire intitulé INF 1, bulletin d'informations, perfectionnement actif. Il s'adresse à un public professionnel, plus précisément aux entreprises et opérateurs intervenant dans des opérations douanières relevant du régime du perfectionnement actif.
Ce document a une particularité importante : il ne peut pas être utilisé s'il est simplement téléchargé. La mention officielle de l'administration est explicite : pour obtenir ce bulletin, il faut se rapprocher du bureau de douane de contrôle du régime ou du bureau de douane de placement, qui le fournit gratuitement.
Autrement dit, il ne s'agit pas d'un CERFA classique que l'on imprime librement pour l'adresser ensuite à l'administration. C'est un support de circulation d'informations entre opérateur et services douaniers, dans un cadre précisément encadré. Cette spécificité doit être bien comprise pour éviter une démarche inutile ou un rejet.
Le document officiel consultable via Service-Public.fr est référencé sous l'identifiant DILA R46717. La dernière vérification DILA mentionnée est datée du 3 février 2017.
À quoi sert le bulletin INF 1 en matière de perfectionnement actif
Le perfectionnement actif permet, de manière générale, de placer des marchandises sous un régime douanier particulier afin de les transformer, les utiliser ou les traiter avant leur réexportation ou, selon les cas, leur mise en libre pratique. Dans ce cadre, certaines informations doivent pouvoir circuler entre bureaux de douane, voire entre États membres de l'Union européenne.
Le bulletin INF 1 sert précisément à formaliser et transmettre des informations douanières utiles au suivi du régime. Le formulaire fait apparaître plusieurs finalités possibles, selon la case cochée et l'autorité concernée.
Les demandes couvertes par le formulaire
À la lecture du document officiel, le bulletin peut servir notamment à demander :
- le transfert, lorsqu'il faut faire suivre les informations liées au régime concerné,
- la détermination et l'indication du montant des droits à l'importation et des intérêts compensatoires afférents aux marchandises placées sous le régime, en cas de mise en libre pratique autorisée,
- l'indication des mesures de politique commerciale,
- l'indication du montant de la garantie.
Le formulaire prévoit donc une fonction d'information technique et financière, avec une portée pratique importante pour les entreprises qui doivent sécuriser leur traitement douanier.
Un document utilisé entre le titulaire et les bureaux de douane
Le bulletin comporte des rubriques concernant :
- le titulaire,
- le destinataire de la demande,
- le destinataire des informations,
- la description des produits ou marchandises,
- la quantité nette,
- le code NC,
- les éléments nécessaires à l'application de mesures spécifiques de politique commerciale,
- les montants déterminés au titre des droits, intérêts et autres impositions.
Ce n'est donc pas un simple formulaire déclaratif. Il s'agit d'un document de liaison, qui permet à l'autorité douanière compétente de transmettre des données fiables à une autre autorité ou d'encadrer une opération précise relevant du perfectionnement actif.
Qui doit utiliser le CERFA 11027*04
Le public visé est clairement professionnel. Sont principalement concernés les opérateurs économiques qui disposent d'une autorisation de perfectionnement actif ou qui agissent dans le cadre d'opérations douanières nécessitant l'intervention d'un bureau de douane compétent.
Les entreprises potentiellement concernées
- les importateurs et exportateurs,
- les industriels transformant des marchandises placées sous régime douanier,
- les sociétés de négoce intervenant dans des chaînes logistiques internationales,
- les représentants en douane ou prestataires chargés du suivi administratif des opérations,
- plus largement, toute entreprise ayant besoin d'une information douanière formalisée dans le cadre du perfectionnement actif.
Le rôle du titulaire de l'autorisation
Les notes officielles précisent que la partie du bulletin correspondant à la demande d'informations, soit les cases 1 à 7, est remplie soit par le titulaire de l'autorisation de perfectionnement actif, soit par l'autorité douanière qui a besoin des informations. Cette précision est essentielle.
En pratique, le document n'est pas nécessairement initié uniquement par l'entreprise. Selon la situation, la demande peut aussi être structurée par l'administration douanière elle-même. Cela confirme le caractère technique et coordonné de ce CERFA.
Pourquoi un document téléchargé ne suffit pas
La notice administrative est sans ambiguïté : l'utilisation d'un document téléchargé n'est pas autorisée. Cette règle distingue fortement le CERFA 11027*04 d'autres formulaires administratifs disponibles en libre usage.
Une exigence de contrôle formel
Le bulletin INF 1 existe en plusieurs volets, avec des mentions telles que original, copie 1 et copie 2. Il comporte aussi des espaces réservés aux cachets, signatures et résultats de contrôle à posteriori. L'ensemble traduit un besoin de traçabilité documentaire et de sécurisation des échanges entre autorités douanières.
Dans ce contexte, l'administration impose que le document provienne directement du bureau compétent. Cela permet vraisemblablement d'éviter l'utilisation de formulaires non conformes, incomplets, obsolètes ou mal reproduits.
La bonne démarche à suivre
Si votre entreprise pense avoir besoin d'un INF 1, la démarche adaptée consiste à :
- identifier le bureau de douane de contrôle du régime ou le bureau de douane de placement,
- prendre contact avec ce service pour obtenir le bulletin,
- vérifier avec lui les modalités de remplissage et de circulation du document selon votre dossier,
- utiliser exclusivement le formulaire remis par l'administration.
C'est précisément dans ce type de formalités techniques que Startdoc aide les professionnels à mieux comprendre le rôle réel d'un CERFA, afin d'éviter de perdre du temps avec un document théoriquement accessible mais juridiquement inutilisable lorsqu'il est simplement téléchargé.
Comment lire et compléter les principales rubriques
Le formulaire INF 1 suit une logique douanière stricte. Chaque rubrique a une fonction précise. Une lecture rigoureuse est indispensable pour limiter les échanges correctifs avec le bureau compétent.
Case 1, titulaire
Cette rubrique vise le titulaire. Les notes indiquent qu'il faut mentionner le nom et le prénom, ainsi que l'adresse complète et l'État membre. Lorsque la demande est établie par le bureau de douane de l'État membre qui sollicite les informations, cette rubrique ne doit pas être complétée.
Pour une personne morale, il convient en pratique de se rapprocher du bureau de douane pour vérifier la présentation attendue de l'identification de l'entreprise, notamment si la demande est portée par un représentant.
Case 2, destinataire de la demande
Il faut indiquer le nom, l'adresse complète et l'État membre du bureau de douane auquel la demande est adressée. Cette case sert à identifier sans ambiguïté l'autorité qui doit traiter la demande d'information.
Case 3, demande
Cette partie permet de matérialiser l'objet de la demande. Le document prévoit plusieurs options, avec cases à cocher :
- le transfert,
- la détermination et l'indication du montant des droits à l'importation et des intérêts compensatoires,
- l'indication des mesures de politique commerciale,
- l'indication du montant de la garantie.
Le choix doit correspondre exactement au besoin du dossier douanier. Une coche inadaptée peut entraîner une mauvaise orientation du traitement.
Case 4, destinataire des informations
Il faut mentionner le nom, l'adresse complète et l'État membre du bureau de douane qui demande les informations. Les notes précisent que cette rubrique ne doit pas être complétée lorsque la demande est établie par le titulaire.
Cette distinction est importante, car elle montre que le sens de circulation de l'information varie selon l'origine de la demande.
Case 5, identification des colis et désignation des marchandises
Cette rubrique est centrale. Il faut faire figurer :
- les marques,
- les numéros,
- le nombre et la nature des colis,
- la désignation des produits ou marchandises.
Pour les marchandises non emballées, il convient de mentionner le nombre d'objets ou, le cas échéant, la mention en vrac. La désignation doit reprendre la dénomination commerciale usuelle ou l'espèce tarifaire.
Cette case doit être rédigée avec précision. Une désignation trop vague peut fragiliser l'analyse douanière du dossier.
Case 6, quantité nette
La quantité nette doit être exprimée en unités du système métrique, par exemple en kilogrammes, litres ou mètres carrés. Il est préférable d'utiliser l'unité la plus pertinente au regard de la marchandise concernée et des usages douaniers du secteur.
Case 7, code NC
Le formulaire prévoit l'indication du code NC, c'est-à-dire la nomenclature combinée applicable à la marchandise. Cette donnée est structurante pour le traitement douanier, puisqu'elle conditionne notamment la qualification tarifaire et, selon les cas, l'application de droits ou de mesures spécifiques.
En cas d'hésitation sur le classement, mieux vaut sécuriser l'information en amont plutôt que de renseigner un code approximatif.
Case 8, éléments nécessaires aux mesures de politique commerciale
Cette rubrique sert à faire apparaître les éléments utiles à l'application de mesures spécifiques de politique commerciale. Le contenu exact dépend de la situation concernée. Il convient de s'aligner sur les indications données par le bureau de douane, car le formulaire ne détaille pas lui-même tous les cas de figure.
Case 9, montants déterminés
Cette partie est consacrée aux montants déterminés au titre de :
- droits à l'importation,
- intérêts compensatoires,
- autres impositions,
- monnaie.
Les notes officielles précisent que les montants sont inscrits en euros ou en monnaie nationale. Lorsque les produits sont mis en libre pratique dans un autre État membre, celui-ci convertit, le cas échéant, le montant figurant sur le bulletin en utilisant le taux de change applicable pour déterminer la valeur en douane.
Le document mentionne aussi certains sigles monétaires, notamment EUR, DKK, SEK et GBP.
Cases 10 à 15, observations, dates et contrôle
La suite du document comprend notamment :
- une case 10 pour les observations, dans laquelle peuvent être précisées certaines autres impositions,
- une case 11 relative à la date, avec mention du premier placement sous le régime ou de la remise ou du remboursement des droits à l'importation selon le cas coché,
- une case 12 pour le lieu, la date, le cachet et la signature,
- une case 13 destinée à la demande de contrôle à posteriori,
- les cases 14 et 15 concernant les résultats du contrôle et les remarques éventuelles des autorités douanières.
Ces rubriques illustrent que le formulaire n'est pas seulement déclaratif. Il sert aussi de support de validation et de vérification entre autorités.
Pièces et informations à préparer avant de solliciter le bulletin
Le document ne comporte pas de notice séparée et n'énonce pas, dans les éléments transmis, une liste officielle de pièces justificatives à joindre. Il faut donc rester prudent et ne pas supposer l'existence d'un dossier standard unique pour toutes les situations.
En revanche, pour faciliter les échanges avec le bureau de douane, il est utile de préparer l'ensemble des informations nécessaires au remplissage correct du bulletin.
| Élément à préparer | Utilité pour le bulletin INF 1 |
|---|---|
| Identification complète du titulaire | Permet de renseigner la case 1 lorsque la demande émane du titulaire |
| Coordonnées du bureau destinataire de la demande | Nécessaires pour la case 2 |
| Coordonnées du bureau destinataire des informations | Nécessaires pour la case 4 selon l'origine de la demande |
| Description précise des marchandises | Indispensable pour la case 5 |
| Informations sur le conditionnement, les colis ou le vrac | Permettent de détailler les marques, numéros, nombre et nature des colis |
| Quantité nette exprimée dans une unité métrique adaptée | Nécessaire pour la case 6 |
| Code NC de la marchandise | Nécessaire pour la case 7 |
| Éléments liés à la politique commerciale ou aux montants douaniers | Utiles pour les cases 8, 9 et 10 selon la demande formulée |
Selon votre activité, le bureau de douane peut aussi vous demander des documents d'appui déjà en votre possession, par exemple les références de l'autorisation de perfectionnement actif, des documents commerciaux ou des données relatives aux opérations concernées. Sur ce point, il convient de suivre les instructions du service compétent.
Les règles de forme à respecter absolument
Les notes du formulaire donnent plusieurs exigences formelles qu'il ne faut pas négliger.
Une rédaction lisible et indélébile
Le formulaire doit être rempli lisiblement et de façon indélébile, de préférence à la machine à écrire selon la formule officielle. Dans la pratique actuelle, cela renvoie surtout à l'exigence d'une écriture nette, durable et non ambiguë.
Pas de grattage ni de surcharge
Le document ne doit comporter ni grattage, ni surcharge. En cas de modification, il faut biffer les mentions erronées puis ajouter les indications voulues. Toute correction doit être approuvée par la personne qui a rempli le formulaire et visée par le bureau de douane.
Il ne faut donc pas corriger le bulletin de manière improvisée. Un rectificatif non validé peut remettre en cause la fiabilité du document.
Des signatures et cachets qui ont une portée concrète
Plusieurs parties du bulletin comportent des emplacements pour la date, le cachet et la signature. Ces éléments ne sont pas purement accessoires. Ils participent à l'authentification du document et à son exploitation par les autorités concernées.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter
Sur un document aussi technique, les erreurs sont souvent moins visibles que sur un formulaire classique. Pourtant, elles peuvent avoir des conséquences opérationnelles importantes.
Utiliser un exemplaire téléchargé
C'est la première erreur, et sans doute la plus bloquante. Le formulaire téléchargé à titre informatif ne vaut pas document utilisable. Il faut impérativement obtenir le bulletin auprès du bureau de douane compétent.
Confondre les rôles des cases 2 et 4
Le destinataire de la demande et le destinataire des informations ne sont pas toujours la même autorité. Une confusion entre ces deux rubriques peut perturber la circulation du document.
Décrire les marchandises de façon trop générale
Des mentions comme "pièces", "produits divers" ou "marchandises industrielles" sont généralement insuffisantes. La désignation doit être commercialement intelligible et, si nécessaire, cohérente avec l'espèce tarifaire.
Oublier la quantité nette en unité métrique
La quantité nette doit être exprimée dans une unité reconnue du système métrique. Une unité imprécise ou non adaptée peut rendre l'information inexploitable.
Renseigner un code NC sans vérification
Le code NC ne doit pas être saisi par simple habitude ou recopié sans contrôle. Une erreur de nomenclature peut avoir des répercussions sur les droits, la politique commerciale ou le traitement du dossier.
Effectuer des corrections non visées
Si une mention a été modifiée sans validation conforme, le bulletin peut perdre en fiabilité. Toute correction doit suivre la procédure prévue dans les notes officielles.
Quelle conduite adopter en pratique
Pour un professionnel, la meilleure approche consiste à traiter le CERFA 11027*04 comme un document douanier de coordination, et non comme un simple formulaire à compléter seul dans son coin. Son usage dépend du contexte opérationnel, du bureau compétent, de l'autorisation détenue et parfois des échanges entre plusieurs autorités douanières.
Avant toute démarche, il est donc conseillé de :
- vérifier que votre opération relève bien du perfectionnement actif,
- identifier le bureau de douane compétent pour votre régime ou votre placement,
- demander la délivrance du bulletin officiel,
- préparer avec précision les informations sur les marchandises, les quantités et le code NC,
- faire valider sans approximation les rubriques sensibles liées aux droits, intérêts compensatoires, autres impositions et mesures de politique commerciale.
Lorsque le dossier présente une difficulté particulière, un échange préalable avec le service des douanes concerné reste la solution la plus sûre. Le site Service-Public.fr, à travers la fiche officielle correspondant à l'identifiant DILA R46717, permet également de confirmer la nature du document et ses conditions d'obtention.
Ce qu'il faut retenir sur l'INF 1, perfectionnement actif
Le CERFA 11027*04 est un formulaire spécialisé, réservé aux professionnels intervenant dans le cadre du perfectionnement actif. Son objet principal est de faire circuler des informations douanières utiles au traitement d'opérations sensibles, notamment en matière de transfert, de droits à l'importation, d'intérêts compensatoires, de politique commerciale ou de garantie.
Sa spécificité majeure est que le document téléchargé ne peut pas être utilisé. Le bulletin doit être obtenu directement auprès du bureau de douane de contrôle du régime ou du bureau de douane de placement. Ensuite, son remplissage exige une grande précision, en particulier pour l'identification des bureaux, la désignation des marchandises, la quantité nette et le code NC.
Dans ce type de démarche, la rigueur formelle compte autant que le fond. Un bulletin correctement établi facilite les échanges entre autorités et sécurise le suivi douanier de l'opération. À l'inverse, une erreur de circuit, de rubrique ou de description peut rapidement compliquer le traitement du dossier.