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Formulaire:

Formulaire 2091-SD ou CERFA 11294-10 Taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité

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Formulaire 2091-SD ou CERFA 11294-10 Taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité

Formulaire 2091-SD ou CERFA 11294-10 Taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité

Formulaire 2091-SD ou CERFA 11294-10 Taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations de métaux précieux. Impôt sur le revenu. Cette déclaration sert à acquitter la taxe forfaitaire sur les cessions ou exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité prévue aux articles 150 VI et suivants du CGI.

Déclarez la taxe sur vos ventes de biens précieux

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 11294*13, déclaration de taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité

Le CERFA 11294*13, correspondant à l'imprimé n° 2091-SD, sert à déclarer et payer la taxe forfaitaire due lors de certaines cessions ou exportations de biens de valeur. Il vise les métaux précieux, les bijoux, les objets d'art, les objets de collection et les objets d'antiquité. Le formulaire est édité par la Direction générale des finances publiques et s'appuie sur les articles 150 VI à 150 VM du code général des impôts.

Cette déclaration concerne aussi bien les particuliers que les professionnels. Le principe posé par le formulaire est simple : la taxe est supportée par le vendeur ou par l'exportateur. Dans certains cas, un intermédiaire participant à la transaction accomplit la formalité de versement sous sa responsabilité.

Le document officiel est disponible uniquement en français. Il ne comporte pas de notice distincte, mais le formulaire lui-même contient des indications essentielles sur le champ d'application, le calcul de la taxe, les exonérations et le service compétent pour le dépôt.

Le CERFA 11294*13 est particulièrement important car il ne sert pas seulement à signaler l'opération. Il permet aussi de liquider immédiatement le montant à payer, en distinguant la part taxable relevant des métaux précieux et celle relevant des bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité, puis en ajoutant la CRDS de 0,5 %.

À quoi correspond exactement cette taxe forfaitaire

La taxe forfaitaire s'applique aux cessions à titre onéreux et aux exportations, hors du territoire des États membres de l'Union européenne et autres que temporaires, portant sur les biens visés par le formulaire. Il s'agit d'un régime spécifique de taxation, distinct du régime de droit commun des plus-values des particuliers.

Le document rappelle que le vendeur ou l'exportateur peut, sous certaines conditions, opter pour le régime de droit commun des plus-values en souscrivant l'imprimé n° 2092-SD. Cette option suppose de pouvoir justifier soit la date et le prix d'acquisition du bien, soit une détention depuis plus de vingt-deux ans. Dans ce dernier cas, la taxe n'est pas due.

Le CERFA 11294*13 n'est donc pas seulement un imprimé de paiement. Il s'inscrit dans un choix fiscal plus large. Avant de le remplir, il faut vérifier si l'opération entre bien dans le champ de la taxe forfaitaire et si l'option pour le régime des plus-values n'est pas plus adaptée à la situation du cédant.

Les biens concernés par le formulaire

Le formulaire distingue deux grandes catégories pour le calcul :

  • les métaux précieux, taxés à un taux spécifique,
  • les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité, soumis à un autre taux.

Cette distinction n'est pas purement formelle. Elle détermine directement la ventilation du prix de l'opération et le montant final de la taxe. Une erreur de qualification peut donc entraîner une mauvaise liquidation, puis une régularisation par l'administration fiscale.

Dans quelles situations faut-il utiliser le CERFA 11294*13

Vente d'un métal précieux

Le formulaire doit être utilisé lorsqu'un métal précieux fait l'objet d'une cession imposable relevant de la taxe forfaitaire. Le document officiel prévoit alors une taxation à 11 % du prix de cession ou de la valeur en douane, à laquelle s'ajoute la CRDS de 0,5 %.

En pratique, cela vise les situations où la transaction n'est pas déclarée via un autre circuit fiscal particulier et où les conditions d'application du régime forfaitaire sont réunies.

Vente d'un bijou, d'un objet d'art, de collection ou d'antiquité

Le CERFA 11294*13 est également prévu pour les ventes de bijoux, d'objets d'art, de collection ou d'antiquité. Dans ce cas, la taxe forfaitaire est de 6 % du prix de cession ou de la valeur en douane, avec la CRDS de 0,5 % en complément.

Le formulaire mentionne toutefois une exonération importante : les cessions ou exportations de bijoux, d'objets d'art, de collection ou d'antiquité sont exonérées lorsque le prix de cession ou la valeur en douane n'excède pas 5 000 euros. Cette limite ne doit pas être écartée au moment de préparer la déclaration.

Exportation hors Union européenne

Le CERFA s'applique aussi aux exportations, lorsque les biens quittent le territoire des États membres de l'Union européenne, à condition qu'il ne s'agisse pas d'une exportation temporaire. Dans cette hypothèse, c'est la valeur en douane qui sert de base, et non le prix de cession, si aucun prix de vente n'est retenu.

Le dépôt intervient alors auprès de la recette des douanes compétente lors de l'accomplissement des formalités douanières, selon les indications portées sur le formulaire.

Intervention d'un intermédiaire ou d'un officier ministériel

Le mode de déclaration dépend aussi de l'intervention éventuelle d'un professionnel dans la transaction.

  • Lorsqu'un intermédiaire non assujetti à la TVA établi en France participe à la transaction, il verse la taxe sous sa responsabilité.
  • Si l'intermédiaire est un assujetti à la TVA établi en France, la taxe est déclarée sur la déclaration de chiffre d'affaires, CA3 ou CA12, déposée au titre de la période d'exigibilité.
  • Lorsque le responsable du versement est un officier ministériel, le dépôt se fait au service chargé du recouvrement compétent pour l'enregistrement de l'acte.
  • Dans les autres cas, le vendeur ou l'exportateur verse directement la taxe.

Cette distinction est déterminante. Elle conditionne à la fois la personne tenue de verser l'impôt et le service compétent pour recevoir la déclaration.

Comment remplir le CERFA 11294*13, rubrique par rubrique

Identification de l'intermédiaire non assujetti à la TVA établi en France

La première zone du formulaire concerne l'intermédiaire, lorsque celui-ci participe à la transaction et n'est pas assujetti à la TVA. Il faut y indiquer :

  • le nom et prénom, ou la dénomination,
  • le domicile, l'adresse du principal établissement ou le siège social,
  • l'adresse courriel et le numéro de téléphone,
  • le numéro SIREN, le numéro SIRET et le code activité.

Cette partie ne doit pas être complétée par principe. Elle doit l'être uniquement si la transaction passe effectivement par un intermédiaire correspondant à cette situation fiscale.

Identification du vendeur ou de l'exportateur

Lorsque la transaction n'implique pas d'intermédiaire participant dans les conditions prévues, il faut renseigner l'identité du vendeur ou de l'exportateur. Le formulaire prévoit :

  • le nom et prénom, ou la dénomination sociale,
  • la date de naissance pour une personne physique,
  • le domicile ou l'adresse du principal établissement ou du siège social,
  • l'adresse courriel et le téléphone,
  • le numéro SIREN, le numéro SIRET et le code activité, si ces éléments existent.

Les informations d'identification doivent être cohérentes avec les justificatifs disponibles. En cas de contrôle, l'administration pourra rapprocher la déclaration des documents de vente, des pièces d'identité ou des éléments comptables.

Tableau des opérations réalisées

Le verso du formulaire comporte un tableau dans lequel chaque opération doit être individualisée. Pour chaque ligne, il convient de faire figurer :

  • la date de l'opération,
  • la nature du bien, en précisant s'il s'agit d'un métal précieux, d'un bijou, d'un objet d'art, de collection ou d'antiquité,
  • le montant de l'opération,
  • la ventilation du prix entre la colonne métaux précieux et la colonne bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité.

Cette ventilation est essentielle. Le total de la colonne A correspond aux métaux précieux. Le total de la colonne B correspond aux bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité. C'est à partir de ces deux totaux que la taxe et la CRDS sont calculées.

Lorsque le nombre de lignes est insuffisant, le formulaire précise qu'il est possible d'utiliser un état annexe établi sur le même modèle que le verso.

Liquidation de la taxe et de la CRDS

La partie inférieure du formulaire permet de calculer le montant total dû. Le mécanisme est le suivant :

Catégorie de biens Base retenue Taxe forfaitaire CRDS
Métaux précieux Total A 11 % 0,5 %
Bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité Total B 6 % 0,5 %

Le total à payer correspond à l'addition :

  • de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux,
  • de la CRDS sur les métaux précieux,
  • de la taxe forfaitaire sur les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité,
  • de la CRDS sur cette seconde catégorie.

Avant de signer, il faut vérifier que les montants reportés dans le tableau des opérations correspondent bien aux bases taxables réellement dues. En cas d'exonération applicable à certaines cessions, ces opérations ne doivent pas être traitées comme des opérations imposables.

Mode de paiement et signature

Le formulaire prévoit plusieurs modes de paiement :

  • carte bancaire,
  • virement,
  • chèque de banque à l'ordre du Trésor public,
  • chèque à l'ordre du Trésor public, pour un montant maximum de 1000 euros,
  • numéraire, pour un montant maximum de 300 euros.

La date et la signature doivent être apposées dans la zone prévue. Comme il s'agit d'une déclaration fiscale engageante, la signature atteste l'exactitude des informations portées et du montant calculé.

Délais de dépôt et service compétent

Le CERFA 11294*13 doit être déposé, accompagné du paiement de l'impôt, dans le délai d'un mois à compter de la cession. Ce point figure expressément dans le formulaire.

Le service destinataire dépend de la nature de l'opération et de la personne chargée du versement.

Situation Service compétent
Cession avec participation d'un intermédiaire non assujetti à la TVA établi en France Service des impôts chargé du recouvrement, SIE, dont dépend l'intermédiaire
Cession dont le responsable du versement est un officier ministériel Service chargé du recouvrement compétent pour l'enregistrement de l'acte
Exportation, ou cession réalisée à l'étranger de biens exportés temporairement Recette des douanes compétente lors des formalités douanières
Autres cessions Service des impôts chargé du recouvrement dont relève le vendeur

En pratique, une erreur de destinataire peut retarder la prise en charge du paiement. Pour une opération atypique, notamment lorsqu'elle implique plusieurs intervenants ou un élément d'extranéité, il peut être prudent de vérifier au préalable auprès du service des impôts ou via la fiche officielle Service-Public.fr liée à l'imprimé R17176.

Cas particuliers à vérifier avant de déclarer

Exonération sous le seuil de 5 000 euros

Le formulaire prévoit une exonération pour les cessions ou exportations de bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité lorsque le prix de cession ou la valeur en douane n'excède pas 5 000 euros. Cette règle ne vise pas les métaux précieux dans les termes indiqués sur l'imprimé.

Il faut donc être attentif à la catégorie exacte du bien cédé. Un objet mal classé peut conduire soit à payer une taxe non due, soit à omettre une imposition qui aurait dû être acquittée.

Option pour le régime des plus-values des particuliers

Le vendeur ou l'exportateur peut choisir le régime de droit commun des plus-values, en souscrivant l'imprimé n° 2092-SD, si les conditions justificatives sont réunies. Cette option peut être pertinente lorsque le contribuable est en mesure de prouver :

  • la date d'acquisition du bien,
  • le prix d'acquisition du bien,
  • ou une détention supérieure à vingt-deux ans.

Dans ce dernier cas, le formulaire précise que la taxe n'est pas due. Il ne faut donc pas remplir mécaniquement le CERFA 11294*13 sans avoir vérifié si le régime alternatif n'est pas plus favorable ou plus conforme à la situation réelle.

Non-résidents

Le document indique clairement que les cessions et exportations effectuées par les non-résidents n'entrent pas dans le champ de la taxe. Là encore, la qualité du cédant ou de l'exportateur est déterminante. Lorsque la situation de résidence fiscale n'est pas évidente, notamment en présence d'un contribuable ayant des attaches dans plusieurs pays, une vérification préalable est recommandée.

Intermédiaire assujetti à la TVA

Quand l'intermédiaire participant à la transaction est assujetti à la TVA et établi en France, la taxe n'est pas versée via le CERFA 11294*13 dans les mêmes conditions que pour un intermédiaire non assujetti. Le formulaire indique qu'elle est alors déclarée sur la déclaration de chiffre d'affaires, CA3 ou CA12, au titre de la période concernée.

Autrement dit, l'existence même d'un intermédiaire ne suffit pas à déterminer le bon circuit déclaratif. Son statut au regard de la TVA doit être identifié avec précision.

Conseils pratiques pour éviter les erreurs lors du remplissage

Bien qualifier le bien vendu

La première difficulté tient souvent à la qualification du bien. Entre métal précieux, bijou, objet d'art, objet de collection ou antiquité, les conséquences fiscales ne sont pas les mêmes. Il faut décrire le bien avec suffisamment de précision dans le tableau des opérations, sans se contenter d'une formulation vague.

Conserver les justificatifs de l'opération

Même si le formulaire ne liste pas de pièces jointes obligatoires dans sa présentation, il est prudent de conserver tous les éléments utiles :

  • facture ou acte de vente,
  • preuve du prix de cession,
  • documents d'exportation le cas échéant,
  • justificatifs d'acquisition si une option pour le régime des plus-values est envisagée,
  • coordonnées exactes de l'intermédiaire ou de l'officier ministériel si l'opération en implique un.

Ces documents peuvent être nécessaires pour démontrer le bien-fondé du régime choisi ou la réalité des montants déclarés.

Vérifier le bon service destinataire

Un dossier fiscal complet ne repose pas seulement sur un formulaire bien rempli. Il faut aussi l'adresser au bon service, dans le bon délai, avec le bon mode de paiement. Cette vigilance est particulièrement utile pour les cessions à l'étranger, les exportations et les opérations réalisées avec un intermédiaire.

Faire attention aux calculs

Le CERFA 11294*13 comporte un mécanisme de calcul assez lisible, mais les erreurs restent fréquentes :

  • oubli de la CRDS,
  • mauvaise ventilation entre total A et total B,
  • application du mauvais taux,
  • prise en compte d'une opération exonérée dans la base taxable.

Pour ce type de déclaration fiscale, un document pré-rempli et structuré peut faire gagner un temps réel, surtout lorsqu'il faut ventiler plusieurs opérations sur une même période. C'est précisément l'intérêt de Startdoc, qui met à disposition un accès simplifié au CERFA 11294*13 pour aider particuliers et professionnels à préparer une déclaration plus lisible et plus sûre.

Ne pas négliger le droit à l'erreur

Le formulaire rappelle que la loi ESSOC consacre un droit à l'erreur pour les usagers de bonne foi. Les contribuables peuvent corriger leurs erreurs sans pénalité, selon les conditions applicables. Cela ne dispense pas de la rigueur nécessaire au dépôt initial, mais ce rappel est utile en cas d'omission ou d'erreur matérielle constatée après envoi.

Le droit à l'erreur ne supprime pas l'obligation déclarative. Il permet surtout à un contribuable de bonne foi de régulariser sa situation dans un cadre moins pénalisant.

Ce qu'il faut retenir avant de déposer la déclaration

Le CERFA 11294*13, imprimé n° 2091-SD, est le formulaire de référence pour acquitter la taxe forfaitaire sur certaines cessions ou exportations de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité. Son utilisation suppose d'identifier correctement :

  • la nature du bien concerné,
  • la qualité du redevable, vendeur ou exportateur,
  • l'éventuelle intervention d'un intermédiaire,
  • l'existence d'une exonération, notamment sous le seuil de 5 000 euros pour certaines catégories,
  • l'opportunité d'opter pour le régime des plus-values des particuliers via l'imprimé 2092-SD.

Le dépôt doit intervenir dans le délai d'un mois à compter de la cession, auprès du service compétent selon la configuration de l'opération. La taxe est calculée sur le prix de cession ou la valeur en douane, avec des taux distincts selon la catégorie du bien, auxquels s'ajoute la CRDS de 0,5 %.

Lorsque la situation présente une particularité, par exemple une exportation, une résidence fiscale à l'étranger, un bien difficile à qualifier ou un doute sur le régime fiscal applicable, il est préférable de vérifier les informations auprès de la source officielle Service-Public.fr ou du service des impôts concerné avant validation définitive.