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CERFA 11070-01 : Déclaration trimestrielle de COV en acquitté
Informations personnelles :
CERFA 11070-01 : Déclaration trimestrielle de COV en acquitté
Le Cerfa 11070-01 facilite la déclaration trimestrielle de COV en acquitté, récupérés depuis la dernière régularisation fiscale des stocks d'essences.
Déclarez vos COV récupérés facilement
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 11070*03 : déclaration décadaire des COV en acquittés récupérés
Le CERFA 11070*03 correspond à la déclaration décadaire des composés organiques volatils (COV) en acquittés récupérés. Il s’adresse à un public professionnel et concerne les opérateurs intervenant dans un cadre de stockage fiscal et de circulation de produits soumis à réglementation douanière.
Son intitulé officiel met en évidence trois éléments essentiels : la déclaration est décadaire, elle porte sur des COV récupérés, et elle vise des acquittés. En pratique, ce formulaire sert à déclarer, sur une période déterminée, les volumes de composés organiques volatils théoriquement récupérés puis effectivement récupérés, à partir des opérations de chargement réalisées dans un entrepôt fiscal de stockage.
Le document fait apparaître plusieurs informations structurantes : le nom de l’EFS, le numéro de l’entrepôt fiscal de stockage, le numéro d’entrepositaire agréé, ainsi que la période déclarée, ventilée par année et par décade. Il faut ensuite renseigner, produit par produit, les volumes concernés et appliquer les calculs demandés par le formulaire.
Le terme « décadaire » signifie que la déclaration ne se raisonne pas sur une base mensuelle ou annuelle, mais sur une période de dix jours, selon l’organisation prévue par l’administration compétente. Cette fréquence suppose une bonne tenue des registres d’exploitation, des mouvements de produits et des données de récupération des vapeurs.
Le formulaire officiel ne comporte pas de notice associée dans les informations disponibles. Il est donc d’autant plus important de s’appuyer sur une lecture attentive de chaque rubrique et, en cas d’incertitude sur le régime applicable à votre activité, de vérifier les consignes auprès de l’administration ou via la fiche dédiée sur Service-Public.fr.
Dans quels cas utiliser cette déclaration
Le CERFA 11070*03 n’a pas vocation à être utilisé par tous les professionnels. Il concerne les structures qui exploitent ou déclarent des opérations liées à des postes de chargement permettant la récupération des vapeurs, dans un environnement relevant d’un entrepôt fiscal de stockage.
Entreprises potentiellement concernées
- Les exploitants d’entrepôts fiscaux de stockage ;
- Les entrepositaires agréés soumis à des obligations déclaratives particulières ;
- Les professionnels manipulant des produits identifiés par une nomenclature douanière et générant des émissions de COV récupérables lors du chargement ;
- Les opérateurs intégrant les COV récupérés dans un produit relevant d’une position tarifaire.
Situations concrètes d’utilisation
La déclaration est pertinente lorsque des produits sont sortis de postes de chargement équipés pour la récupération des vapeurs, et que ces mouvements permettent de déterminer un volume théorique de COV récupérés. Le formulaire sert ensuite à ajuster cette donnée théorique en fonction du nombre de jours d’ouverture et, le cas échéant, du nombre de jours d’arrêt de l’unité de récupération.
Autrement dit, le CERFA ne se limite pas à constater des volumes manipulés. Il traduit une logique de suivi technique et fiscal : une partie des composés organiques volatils est réputée récupérée, sauf périodes d’arrêt de l’unité de récupération. Le document permet alors de distinguer les COV non récupérés des COV récupérés.
Pourquoi cette déclaration est sensible
Ce type de formulaire se situe à la croisée de plusieurs exigences : exactitude des données d’exploitation, cohérence avec la nomenclature douanière, et traçabilité des volumes dans un cadre administratif strict. Une erreur de codification, de période ou de calcul peut fragiliser la déclaration. C’est précisément pour ce genre de formalité technique que Startdoc met à disposition des professionnels des formulaires administratifs pré-remplis, afin de réduire les oublis de structure et de faciliter un dépôt plus sûr.
Comment remplir le CERFA 11070*03 rubrique par rubrique
Le formulaire se présente en deux pages. La première est consacrée à l’identification de l’établissement et au détail des produits. La seconde permet d’établir les calculs de régularisation liés au fonctionnement de l’unité de récupération.
1. Identification de l’établissement et de la période
Nom de l’EFS
Indiquez le nom de l’entrepôt fiscal de stockage ou de la structure exploitante tel qu’il est reconnu administrativement. Il est préférable d’utiliser la dénomination exacte figurant dans vos documents douaniers ou d’exploitation.
Entrepôt fiscal de stockage n°
Renseignez le numéro de l’entrepôt fiscal de stockage. Cette référence permet d’identifier sans ambiguïté le site ou le régime concerné.
Entrepositaire agréé n°
Le formulaire prévoit également le numéro de l’entrepositaire agréé. Là encore, la cohérence entre vos déclarations et vos habilitations administratives est essentielle.
Période, année, décade
La déclaration doit correspondre à une période précise. Le CERFA demande de renseigner l’année et la décade. Assurez-vous que les données inscrites dans le tableau concernent uniquement les opérations rattachables à cette période.
2. Tableau des produits
Le cœur du formulaire repose sur un tableau à compléter pour chaque produit concerné.
Colonne (1) : Produits
Inscrivez l’intitulé du produit concerné par la sortie de poste de chargement. Le libellé doit être suffisamment clair pour permettre le rapprochement avec vos pièces internes, registres de stock ou documents douaniers.
Colonne (2) : Codification - Nomenclature douanière des produits (NDP)
Vous devez mentionner la codification douanière ou la nomenclature douanière des produits. Cette rubrique est particulièrement importante, car elle relie le produit déclaré à sa classification administrative. Toute approximation peut créer une incohérence entre la déclaration décadaire et les autres documents relatifs aux mouvements de marchandises.
Colonne (3) : Volume à 15°C sorti de postes de chargement permettant la récupération des vapeurs
Cette colonne accueille le volume à 15°C, exprimé en litres, des produits sortis de postes de chargement équipés pour récupérer les vapeurs. Il faut donc retenir le volume correspondant aux seules opérations entrant dans ce périmètre technique.
Le renvoi à 15°C montre que le volume doit être exprimé selon cette référence de température, conformément aux usages de mesure figurant sur le formulaire.
Colonne (4) : Volume à 15°C de COV théoriquement récupérés
Vous devez ensuite indiquer le volume théorique de COV récupérés, également en litres. Le formulaire précise : « Soit (3) multiplié par le taux forfaitaire ». Il convient donc d’appliquer le taux forfaitaire pertinent au volume déclaré en colonne (3).
Le document OCR ne reproduit pas le taux lui-même. Il ne faut donc pas l’inventer. Si ce taux ne figure pas sur votre exemplaire complet ou dans vos consignes internes validées, il est prudent de vérifier la règle applicable auprès de l’administration compétente ou via la ressource officielle Service-Public.
Totaux
En bas du tableau, additionnez les lignes pour obtenir les totaux. Cette étape doit être effectuée avec soin, car elle servira de base aux calculs de la seconde page.
3. Calculs complémentaires sur la seconde page
La seconde partie du CERFA affine la déclaration en fonction du fonctionnement réel de l’unité de récupération.
(I) Nombre de jours d’ouverture de l’entrepôt (poste de chargement)
Indiquez le nombre de jours pendant lesquels l’entrepôt ou plus précisément le poste de chargement a été ouvert durant la décade considérée. Il s’agit d’une donnée d’exploitation concrète, qui doit pouvoir être justifiée par vos plannings, journaux d’activité ou relevés internes.
(II) Nombre de jours d’arrêt de l’unité de récupération
Le formulaire demande le nombre de jours d’arrêt de l’unité de récupération, en excluant les jours de fermeture des postes de chargement et les jours fériés. Cette précision est essentielle : il ne faut pas comptabiliser tous les jours sans récupération, mais uniquement ceux pendant lesquels l’unité était arrêtée alors que les postes n’étaient pas simplement fermés selon le calendrier normal.
(III) Volume de COV non récupérés
Le CERFA donne la formule suivante : (4) divisé par (I), puis multiplié par (II). Ce calcul permet d’estimer le volume de COV non récupérés en raison de l’arrêt de l’unité de récupération.
Concrètement, vous répartissez le volume théorique récupérable sur les jours d’ouverture, puis vous appliquez ce ratio au nombre de jours d’arrêt déclarés. Il convient de vérifier la cohérence mathématique du résultat, notamment si le nombre de jours d’ouverture est faible ou si l’arrêt couvre une part importante de la période.
(IV) Volume de COV récupérés
Le document indique la formule : (4) – (III). Le volume de COV récupérés correspond donc au volume théorique récupérable, diminué du volume réputé non récupéré pendant les jours d’arrêt.
(V) Position tarifaire du produit dans lequel les COV sont incorporés
Enfin, vous devez préciser la position tarifaire du produit dans lequel les COV sont incorporés. Cette rubrique appelle une vigilance particulière, car elle suppose de rattacher les composés récupérés à un produit final ou d’incorporation relevant d’une classification tarifaire identifiable.
Tableau récapitulatif des rubriques et de leur utilité
| Rubrique | Ce qu’il faut indiquer | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Nom de l’EFS | Dénomination exacte de l’entrepôt fiscal ou de l’exploitant | Utiliser l’intitulé administratif officiel |
| Entrepôt fiscal de stockage n° | Numéro du site ou régime concerné | Ne pas confondre avec un identifiant interne |
| Entrepositaire agréé n° | Numéro de l’opérateur agréé | Doit correspondre aux autorisations en vigueur |
| Année / Décade | Période déclarée | Limiter les données à la seule période visée |
| Produits | Libellé des produits concernés | Veiller à la concordance avec les documents de stock |
| NDP | Codification douanière | Classification exacte indispensable |
| Volume à 15°C sorti | Volume en litres des sorties via postes équipés | Ne retenir que les opérations concernées |
| COV théoriquement récupérés | Résultat du volume multiplié par le taux forfaitaire | Appliquer le bon taux |
| Jours d’ouverture | Jours d’activité du poste de chargement | Base de calcul du volume non récupéré |
| Jours d’arrêt de l’unité | Arrêts hors fermetures et jours fériés | Ne pas surévaluer la période d’arrêt |
| Volume non récupéré | (4) / (I) x (II) | Vérifier l’exactitude de la formule |
| Volume récupéré | (4) - (III) | Doit être cohérent avec l’activité réelle |
| Position tarifaire du produit d’incorporation | Classification du produit final concerné | Bien distinguer produit chargé et produit d’incorporation |
Cas particuliers et difficultés courantes
Absence de notice officielle jointe
Les informations disponibles mentionnent qu’aucune notice associée n’est jointe à ce CERFA. Cela signifie que le professionnel doit s’appuyer sur le formulaire lui-même, ses procédures internes, et les consignes administratives applicables à son activité. En cas de doute sur une méthode de calcul, un code douanier ou une période à déclarer, il est préférable de sécuriser l’information avant transmission.
Détermination du taux forfaitaire
Le formulaire indique que le volume de COV théoriquement récupérés résulte du volume sorti multiplié par un taux forfaitaire. Si ce taux n’apparaît pas clairement dans votre documentation opérationnelle ou sur la version complète utilisée en interne, il ne faut pas le déduire au hasard. La prudence impose de vous référer au cadre administratif ou douanier applicable.
Calcul des jours d’arrêt
La rubrique (II) exclut les jours de fermeture des postes de chargement et les jours fériés. Il faut donc éviter deux erreurs fréquentes :
- compter des jours pendant lesquels l’activité était simplement fermée ;
- assimiler toute baisse d’activité à un arrêt de l’unité de récupération.
Seul un arrêt réel de l’unité de récupération, sur une période où le poste de chargement était normalement en activité, semble devoir être pris en compte.
Plusieurs produits sur la même période
Lorsque plusieurs produits sont concernés au cours d’une même décade, chaque ligne doit être individualisée. Cette ventilation permet de relier correctement les volumes, la nomenclature douanière et, le cas échéant, le produit dans lequel les COV sont incorporés.
Différence entre volume théorique et volume récupéré
Le formulaire distingue clairement le volume théorique du volume effectivement retenu comme récupéré. Cette différence n’est pas une anomalie : elle reflète l’impact des arrêts de l’unité de récupération sur la période. Il est donc normal que les deux chiffres ne coïncident pas.
Bonnes pratiques pour une déclaration fiable
Conserver une traçabilité complète
Avant de renseigner le CERFA, réunissez les éléments permettant de justifier chaque donnée : relevés de volumes à 15°C, registres de sorties, planning d’ouverture des postes de chargement, incidents techniques, arrêts de l’unité de récupération, et références de codification douanière.
Harmoniser les sources d’information
Une déclaration solide suppose que les données issues de l’exploitation, de la logistique et du suivi douanier soient cohérentes entre elles. Il est conseillé de vérifier que :
- les volumes inscrits correspondent aux mouvements réellement réalisés sur la décade ;
- les produits déclarés portent les bonnes références de nomenclature ;
- les jours d’arrêt retenus sont documentés ;
- les calculs sont reproductibles en cas de contrôle.
Relire les calculs avant transmission
Le CERFA contient des formules simples, mais une erreur de saisie peut modifier fortement le résultat final. Une double vérification est utile, notamment sur :
- l’addition des totaux de la première page ;
- la division par le nombre de jours d’ouverture ;
- la multiplication par le nombre de jours d’arrêt ;
- la soustraction finale pour déterminer les COV récupérés.
Vérifier l’actualité de la version utilisée
Le numéro de formulaire indiqué est CERFA 11070*03. La date de dernière vérification DILA disponible est le 12 août 2020. Avant usage, il reste pertinent de s’assurer qu’aucune version plus récente ou instruction complémentaire n’a été publiée sur les canaux officiels.
S’appuyer sur la fiche officielle en cas d’incertitude
La ressource Service-Public associée à ce formulaire permet de confirmer son objet et son usage administratif. Lorsque votre situation présente une particularité technique, fiscale ou douanière non explicitée sur le CERFA, mieux vaut consulter la source officielle ou votre interlocuteur administratif habituel.
Ce qu’il faut retenir avant d’envoyer le CERFA 11070*03
Le CERFA 11070*03 est un formulaire spécialisé, destiné aux professionnels qui doivent déclarer, par décade, les composés organiques volatils récupérés dans un cadre d’entrepôt fiscal de stockage. Il ne s’agit pas d’un simple relevé quantitatif : la déclaration combine identification administrative, classement douanier, volumes à 15°C et calculs liés au fonctionnement de l’unité de récupération.
Pour le remplir correctement, il faut distinguer :
- les produits concernés et leur nomenclature douanière ;
- le volume sorti des postes de chargement équipés ;
- le volume théorique de COV récupérables ;
- le volume non récupéré en raison des arrêts ;
- le volume final récupéré ;
- la position tarifaire du produit d’incorporation.
La qualité de la déclaration repose sur une méthode rigoureuse, des données traçables et des calculs cohérents. Dans un domaine aussi technique, la prudence consiste à ne compléter que des informations vérifiées, et à solliciter une confirmation officielle dès qu’un doute existe sur le taux forfaitaire, la codification ou le périmètre exact des jours d’arrêt à retenir.