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CERFA 11072-01 : Déclaration mensuelle de COV en acquitté récupérés
Informations personnelles :
CERFA 11072-01 : Déclaration mensuelle de COV en acquitté récupérés
Le Cerfa 11072-01 facilite la déclaration mensuelle de COV en acquitté récupérés.
Déclarez vos COV récupérés chaque mois
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 11072*02, déclaration mensuelle des composés organiques volatils en acquitté récupérés
Le CERFA 11072*02 correspond à la déclaration mensuelle des composés organiques volatils (COV) en acquitté récupérés. Il s'agit d'un formulaire administratif destiné aux professionnels, plus précisément aux opérateurs concernés par la récupération de vapeurs lors du chargement de certains produits, dans un cadre douanier et fiscal spécifique.
Son intitulé officiel met en avant deux éléments essentiels. D'une part, la déclaration est mensuelle, ce qui implique un suivi régulier des volumes concernés. D'autre part, elle vise les COV en acquitté récupérés, c'est-à-dire des composés organiques volatils liés à des produits pour lesquels des droits ont, en principe, déjà été acquittés, puis dont une partie des vapeurs fait l'objet d'une récupération.
Le formulaire mentionne notamment le nom du titulaire, l'usine exercée, le numéro d'entrepositaire agréé, le mois concerné, les produits, leur codification douanière, les volumes sortis de postes de chargement équipés pour récupérer les vapeurs, ainsi que le volume théorique de COV récupérés. Il prévoit aussi un calcul tenant compte des jours d'ouverture du poste de chargement, des jours d'arrêt de l'unité de récupération, du volume non récupéré et du volume effectivement récupéré.
Ce document a donc une fonction technique et déclarative. Il permet de formaliser, mois par mois, les données utiles relatives à la récupération de COV, en cohérence avec l'activité de l'établissement et les informations suivies par l'exploitant.
À quels professionnels s'adresse ce formulaire
Le CERFA 11072*02 concerne les professionnels disposant d'une installation exercée et intervenant dans des opérations de chargement de produits générant des composés organiques volatils récupérables. La présence, dans le formulaire, de la référence à l'entrepositaire agréé montre qu'il s'inscrit dans un environnement réglementé, souvent en lien avec les produits énergétiques, les stockages sous contrôle douanier ou assimilés, et les mécanismes de récupération de vapeurs.
Concrètement, il peut viser les exploitants d'installations où des postes de chargement permettent la récupération des vapeurs issues de produits déterminés par leur nomenclature douanière. L'utilisateur du formulaire doit donc être en mesure de suivre avec précision :
- les volumes sortis à 15 degrés Celsius,
- les références douanières des produits concernés,
- les périodes d'ouverture et d'arrêt des installations,
- l'incorporation éventuelle des COV récupérés dans un autre produit.
Si votre activité ne comporte ni récupération de vapeurs, ni suivi douanier de ce type, ce CERFA n'est probablement pas celui à utiliser. En cas d'hésitation sur votre situation exacte, il est prudent de vérifier le périmètre applicable auprès de l'administration compétente ou via la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire.
Pourquoi cette déclaration mensuelle existe
Le formulaire répond à un besoin de traçabilité administrative et de suivi des volumes de COV récupérés. Il permet à l'administration de disposer d'une déclaration normalisée, fondée sur des données techniques objectivables : volumes sortis de postes de chargement, taux forfaitaire appliqué, interruptions de l'unité de récupération, volume non récupéré, puis volume réellement récupéré.
Cette logique de déclaration remplit plusieurs fonctions :
- assurer une cohérence entre l'activité matérielle de l'installation et les données déclarées,
- encadrer les opérations réalisées par des professionnels soumis à un suivi spécifique,
- faciliter les contrôles en matière douanière, fiscale ou technique, selon les cas,
- identifier le produit final dans lequel les COV récupérés sont incorporés.
Le document n'est donc pas un simple relevé interne. Il constitue une pièce déclarative qui doit refléter fidèlement l'exploitation réelle des postes de chargement et de l'unité de récupération.
Comment remplir le CERFA 11072*02 sans erreur
Le formulaire se présente en deux parties complémentaires. La première recense les données relatives aux produits et aux volumes. La seconde permet de déterminer le volume de COV non récupérés puis le volume effectivement récupéré, à partir du nombre de jours d'ouverture et des jours d'arrêt de l'unité.
Renseigner l'identification de l'établissement et la période
Avant de commencer les calculs, il faut compléter les informations d'identification figurant en tête du document :
- le nom du titulaire,
- l'usine exercée,
- le numéro d'entrepositaire agréé,
- le mois concerné par la déclaration.
Ces éléments doivent correspondre exactement à la situation administrative de l'exploitant. Une simple approximation dans le nom, la désignation de l'usine ou le numéro d'agrément peut compliquer le traitement du dossier ou créer une incohérence avec d'autres documents détenus par l'administration.
Compléter le tableau des produits et volumes
Le coeur du formulaire repose sur un tableau comprenant plusieurs colonnes. Chacune a une utilité précise.
Colonne 1, les produits
Indiquez les produits concernés par les opérations du mois. Il faut utiliser une désignation suffisamment claire pour éviter toute ambiguïté, notamment lorsqu'un établissement manipule plusieurs familles de produits proches.
Colonne 2, la codification NDP
La deuxième colonne porte sur la codification, nomenclature douanière des produits (NDP). Cette référence est essentielle. Elle rattache chaque produit à sa classification douanière. Une erreur de codification peut entraîner une discordance entre le formulaire, la comptabilité matière et les données déjà déclarées par ailleurs.
Colonne 3, le volume à 15 degrés Celsius sorti de postes de chargement
Il faut ensuite indiquer le volume à 15 degrés Celsius sorti de postes de chargement permettant la récupération des vapeurs, en litres. Cette précision de température est importante, car elle garantit l'homogénéité des données volumétriques. Il ne faut donc pas reprendre un volume mesuré dans d'autres conditions sans s'assurer qu'il est bien exprimé selon l'unité demandée.
Colonne 4, le volume théorique de COV récupérés
La colonne suivante vise le volume à 15 degrés Celsius de COV théoriquement récupérés, toujours en litres. Le formulaire précise qu'il s'agit du résultat de la colonne 3 multipliée par le taux forfaitaire. Ce point suppose que l'exploitant connaisse le taux applicable à la catégorie de produit concernée, selon les règles qui lui sont opposables.
Le document source ne détaille pas ce taux forfaitaire. Il convient donc d'appliquer celui qui correspond à votre situation réglementaire et, en cas de doute, de vérifier la doctrine ou les instructions administratives pertinentes.
Totaux
Une ligne de totalisation permet de regrouper les données du mois. Cette étape doit être effectuée avec rigueur, car elle sert de base aux calculs de la seconde page. Un total erroné se répercute mécaniquement sur le volume non récupéré puis sur le volume récupéré déclaré.
Calculer les données d'exploitation de la seconde partie
La deuxième partie du CERFA reprend une logique de calcul à partir de cinq rubriques numérotées de I à V.
| Rubrique | Contenu attendu | Point de vigilance |
|---|---|---|
| I | Nombre de jours d'ouverture de l'usine exercée, poste de chargement | Ne pas confondre avec les jours calendaires du mois |
| II | Nombre de jours d'arrêt de l'unité de récupération, hors jours de fermeture des postes et jours fériés | Exclure les jours non retenus par le formulaire |
| III | Volume de COV non récupérés en litres | Calculé selon la formule indiquée sur le CERFA |
| IV | Volume de COV récupérés en litres | Résulte du volume théorique diminué du volume non récupéré |
| V | Position tarifaire du produit dans lequel les COV sont incorporés | Vérifier la bonne référence du produit final |
Rubrique I, nombre de jours d'ouverture
Cette case vise le nombre de jours d'ouverture de l'usine exercée, plus précisément du poste de chargement. Il ne s'agit pas nécessairement du nombre de jours théorique d'activité de l'entreprise, mais du nombre de jours pendant lesquels le poste concerné a été ouvert et exploité au cours du mois.
Rubrique II, nombre de jours d'arrêt de l'unité de récupération
Le formulaire demande ensuite le nombre de jours d'arrêt de l'unité de récupération, en précisant qu'il faut exclure les jours de fermeture des postes de chargement et les jours fériés. Cette mention est essentielle. Une erreur d'interprétation conduit souvent à surévaluer le volume de COV non récupérés.
Autrement dit, si le poste de chargement était fermé, cette journée n'entre pas dans le calcul des jours d'arrêt visés ici. De même, les jours fériés ne doivent pas être intégrés si le formulaire demande expressément de les exclure.
Rubrique III, volume de COV non récupérés
Le CERFA donne directement la formule : le volume de COV non récupérés correspond à la valeur de la rubrique 4 divisée par la rubrique I, puis multipliée par la rubrique II. Il convient de reprendre exactement cette méthode et de conserver une cohérence d'unité, en litres.
Avant validation, il est utile de vérifier la logique du résultat obtenu. Un volume non récupéré anormalement élevé ou dérisoire révèle souvent une erreur dans les jours d'ouverture, dans les jours d'arrêt ou dans le total du volume théorique.
Rubrique IV, volume de COV récupérés
Le volume de COV récupérés correspond à la rubrique 4 diminuée de la rubrique III. Là encore, il faut s'assurer que l'opération est réalisée à partir de données mensuelles homogènes. Ce chiffre constitue l'un des éléments principaux de la déclaration.
Rubrique V, position tarifaire du produit d'incorporation
Enfin, le formulaire demande la position tarifaire du produit dans lequel les COV sont incorporés. Cette information relie les COV récupérés à leur destination dans un produit final ou intermédiaire. Elle suppose une bonne maîtrise de la classification applicable au produit d'incorporation.
Dans la pratique, cette case ne doit pas être renseignée de manière approximative. Si plusieurs produits d'incorporation existent selon les chaînes de fabrication, il faut s'assurer de déclarer la bonne position tarifaire pour la situation visée par le mois concerné.
Documents et vérifications utiles avant l'envoi
Le CERFA 11072*02 ne mentionne pas, dans les éléments fournis, de liste formelle de pièces justificatives à joindre. En l'absence de notice associée et sans instruction complémentaire sur ce point, il est préférable de distinguer les justificatifs à conserver et les pièces éventuellement demandées par votre administration de rattachement.
Les documents à conserver pour sécuriser la déclaration
Même si aucune liste n'est expressément reproduite sur le formulaire, il est recommandé de conserver tous les éléments ayant permis d'établir les chiffres déclarés, notamment :
- les relevés de volumes sortis des postes de chargement,
- les états ou extractions de suivi à 15 degrés Celsius,
- les documents internes établissant la codification douanière des produits,
- les registres d'ouverture et de fermeture des postes de chargement,
- les éléments attestant les périodes d'arrêt de l'unité de récupération,
- les documents de traçabilité relatifs à l'incorporation des COV récupérés dans un autre produit.
Ces pièces peuvent être utiles en cas de demande de précision, de contrôle ou de régularisation. Elles permettent aussi de justifier la méthode de calcul employée.
Vérifier les cohérences avant transmission
Avant de finaliser votre déclaration, plusieurs contrôles simples peuvent éviter des difficultés :
- vérifier que le mois indiqué correspond bien à l'ensemble des données retenues,
- contrôler la concordance entre le produit déclaré et sa nomenclature douanière,
- s'assurer que les volumes de la première page sont tous exprimés en litres à 15 degrés Celsius,
- recalculer les totaux manuellement ou via votre système de suivi,
- vérifier que les jours d'arrêt de l'unité n'incluent ni les jours de fermeture du poste, ni les jours fériés,
- confirmer la position tarifaire du produit d'incorporation.
Lorsqu'un formulaire technique doit être produit chaque mois, l'enjeu principal est souvent la fiabilité du circuit d'information interne. À ce titre, disposer d'un document déjà structuré avec les bonnes rubriques facilite le contrôle des données avant dépôt, ce qui explique l'intérêt pratique d'un service comme Startdoc pour retrouver rapidement le CERFA 11072*02 dans une version exploitable et préparée à la saisie.
Les erreurs les plus fréquentes avec la déclaration mensuelle de COV récupérés
Sur ce type de formulaire, les erreurs proviennent moins d'une mauvaise volonté que d'une mauvaise lecture des intitulés techniques. Certaines reviennent régulièrement.
Confondre volume sorti et volume de COV récupérés
Le volume sorti du poste de chargement n'est pas le volume de COV récupérés. Le premier sert de base au calcul théorique, selon un taux forfaitaire. Reporter le même chiffre dans plusieurs colonnes sans appliquer la méthode prévue fausse toute la déclaration.
Utiliser une donnée volumétrique non ramenée à 15 degrés Celsius
Le formulaire exige des volumes à 15 degrés Celsius. Si l'exploitant travaille à partir de données brutes issues d'un autre référentiel de température, il doit s'assurer qu'elles sont bien retraitées conformément à l'unité demandée. Cette exigence est centrale dans les environnements où les volumes varient selon les conditions de mesure.
Mal interpréter les jours d'arrêt de l'unité de récupération
La rubrique II exclut expressément les jours de fermeture des postes de chargement et les jours fériés. C'est un point sensible. Beaucoup d'erreurs naissent d'un simple cumul de tous les jours d'indisponibilité, sans retraiter ces exclusions.
Renseigner une nomenclature douanière imprécise
La classification douanière du produit chargé et la position tarifaire du produit d'incorporation ne doivent pas être approximatives. En cas d'incertitude, il vaut mieux vérifier la codification applicable que renseigner une référence par habitude ou par analogie avec un autre produit proche.
Négliger la cohérence entre la première et la seconde partie du formulaire
Le volume non récupéré et le volume récupéré découlent du volume théorique total. Si le total de la première partie est inexact, le reste du document l'est aussi. Il faut donc relire le formulaire comme une chaîne logique, et non comme deux sections indépendantes.
Omettre l'affectation finale des COV récupérés
La rubrique V n'est pas accessoire. Elle permet d'identifier le produit dans lequel les COV récupérés sont incorporés. Une déclaration laissée incomplète sur ce point peut appeler une demande d'éclaircissement de l'administration.
Ce qu'il faut retenir pour une déclaration exploitable
Le CERFA 11072*02 est un formulaire technique, mais sa logique reste lisible lorsqu'on le reprend dans l'ordre. Il faut d'abord identifier correctement l'exploitant et le mois de référence. Ensuite, il convient de déclarer pour chaque produit les volumes sortis des postes de chargement aptes à récupérer les vapeurs, en utilisant la bonne nomenclature douanière et des volumes exprimés à 15 degrés Celsius. Enfin, la seconde partie sert à corriger le volume théorique en fonction des jours réels d'arrêt de l'unité de récupération, pour aboutir au volume de COV effectivement récupérés.
Une déclaration bien tenue repose sur trois réflexes simples : des données techniques fiables, une lecture stricte des intitulés du CERFA, une vérification croisée avant transmission. En cas de doute sur le cadre exact d'utilisation, les modalités de dépôt ou les justificatifs attendus, la fiche officielle du formulaire sur Service-Public.fr reste le point de référence à consulter.