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CERFA 12496-02 : Perfectionnement actif et bulletin d'informations trafic triangulaire INF 9
Informations personnelles :
CERFA 12496-02 : Perfectionnement actif et bulletin d'informations trafic triangulaire INF 9
Le Cerfa 12496-02 est le bulletin d'information INF 9 du régime Perfectionnement actif Trafic Triangulaire.
Accéder au bulletin INF 9 pour trafic triangulaire
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 12496*03, INF 9, bulletin d'informations pour le perfectionnement actif en trafic triangulaire (IM/EX)
Le CERFA 12496*03 correspond au formulaire officiel intitulé INF 9, Bulletin d'informations, Perfectionnement actif, Trafic triangulaire (IM/EX). Il s'adresse exclusivement aux professionnels qui interviennent dans des opérations douanières relevant du régime du perfectionnement actif, dans un schéma impliquant plusieurs bureaux douaniers.
Ce document a une particularité essentielle, il ne peut pas être utilisé lorsqu'il est simplement téléchargé. La description officielle publiée par l'administration est très claire : pour obtenir ce bulletin, il faut se rapprocher du bureau de douane de contrôle du régime ou du bureau de douane de placement, qui le fournit gratuitement. Autrement dit, il ne s'agit pas d'un CERFA à imprimer librement pour dépôt spontané, mais d'un document douanier encadré, délivré dans un contexte précis.
Le bulletin INF 9 sert à faire circuler des informations entre autorités douanières lorsqu'une opération de perfectionnement actif en trafic triangulaire nécessite un suivi entre le placement sous le régime et l'apurement. Il assure la cohérence des données relatives aux marchandises importées, aux produits compensateurs, aux bureaux compétents et aux références de l'autorisation douanière.
Sur le formulaire, on retrouve notamment les rubriques relatives au titulaire, à la personne autorisée à apurer le régime, à l'autorisation délivrée, à la désignation des marchandises d'importation, au code NC, à la quantité nette, à la valeur en douane, à la monnaie, aux produits compensateurs, aux bureaux de contrôle et d'apurement, ainsi qu'aux mentions de placement et d'apurement.
La version connue dans les données publiques est la 12496*03, avec un identifiant DILA R46724. La dernière vérification signalée remonte au 3 février 2017. En pratique, avant toute démarche, il reste prudent de contrôler l'actualité du régime concerné sur Service-Public.fr et auprès du service des douanes compétent.
Dans quels cas ce bulletin INF 9 est utilisé
Un document réservé aux opérations douanières spécifiques
Le perfectionnement actif permet, sous certaines conditions douanières, d'importer des marchandises non Union européenne en vue de les transformer, de les réparer ou de les incorporer dans d'autres produits, avant réexportation ou apurement selon les règles applicables. Le trafic triangulaire (IM/EX) vise une organisation dans laquelle les étapes de placement, de contrôle et d'apurement peuvent dépendre de bureaux différents.
Dans ce cadre, le bulletin INF 9 a pour fonction de sécuriser la transmission d'informations entre les intervenants douaniers. Il est utile lorsqu'une entreprise doit justifier, au moment de l'apurement, des éléments déclarés au moment du placement sous le régime, sans que toute l'opération ne soit suivie par un seul et même bureau.
Situations concrètes rencontrées par les professionnels
- Une entreprise importe des marchandises destinées à être transformées sous régime de perfectionnement actif, puis les produits compensateurs sont réexportés depuis un autre ressort douanier.
- Le bureau qui autorise ou contrôle le régime n'est pas le même que celui qui enregistre l'apurement final.
- Des marchandises équivalentes sont utilisées, ce qui impose une traçabilité renforcée et des mesures d'identification clairement mentionnées.
- Les services douaniers doivent rapprocher les quantités placées sous régime, les quantités apurées et la nature des produits compensateurs.
Ce formulaire n'a donc pas vocation à être utilisé dans une opération d'import-export classique sans régime particulier. Il intervient dans un contexte douanier technique, généralement géré par un service logistique, douane ou commerce international de l'entreprise, parfois avec l'appui d'un représentant en douane.
Un document à obtenir auprès des douanes, et non à télécharger pour usage direct
La restriction d'usage est déterminante. Même si un spécimen ou une reproduction du CERFA circule, l'utilisation d'un document téléchargé n'est pas autorisée. Cela signifie qu'une entreprise doit demander l'exemplaire exploitable au bureau compétent. Cette exigence s'explique par la nature du document, qui comprend des visas, cachets, numéros et circuits de validation entre administrations douanières.
Dans cette logique, Startdoc peut aider les professionnels à identifier le bon formulaire et à comprendre sa structure, ce qui évite de confondre l'INF 9 avec d'autres imprimés douaniers utilisés en perfectionnement actif ou en apurement de régime.
Ce que contient le CERFA 12496*03
Les informations relatives aux parties concernées
Le formulaire ouvre sur deux rubriques d'identification essentielles :
- Case 1, Titulaire, avec personne à contacter.
- Case 2, Personne autorisée à apurer le régime, avec personne à contacter.
Les notes du formulaire précisent qu'il faut indiquer le nom, le prénom, l'adresse complète et l'État membre. Lorsqu'il s'agit d'une personne morale, la personne responsable doit également être mentionnée. Cette précision est importante, car en matière douanière, l'identification imprécise d'un opérateur peut compliquer les contrôles et ralentir l'apurement.
Les références de l'autorisation douanière
La case 3 vise l'autorisation délivrée, avec le lieu, la date, le numéro et la date de validité. Ces mentions rattachent le bulletin à l'autorisation permettant le recours au régime. Sans cohérence entre l'autorisation, le placement sous le régime et l'apurement, le document perd sa fonction probante.
Les marchandises d'importation et les produits compensateurs
Le coeur du bulletin repose sur l'identification économique et douanière des flux :
- Case 4, désignation des marchandises d'importation.
- Case 5, code NC des marchandises d'importation.
- Case 6, quantité nette.
- Case 7, désignation des produits compensateurs.
- Case 8, code NC des produits compensateurs.
La quantité nette doit être exprimée en unités du système métrique, par exemple kilogrammes, litres ou mètres carrés, conformément aux notes figurant sur le document. Cette homogénéité permet aux douanes de rapprocher les quantités importées et les quantités apurées, y compris en cas d'imputation partielle.
Les bureaux douaniers impliqués
Le formulaire fait apparaître plusieurs bureaux compétents :
- Case 9, nom et adresse du bureau de contrôle.
- Case 10, nom et adresse du bureau d'apurement.
- Mentions relatives au bureau de placement sous le régime.
Cette architecture confirme le rôle du bulletin dans un circuit douanier multi-intervenants. Le document n'est pas seulement déclaratif, il est aussi un support de coordination entre bureaux.
Les mentions de placement et d'apurement
Les rubriques suivantes sont réservées aux événements douaniers principaux :
- Case 11, déclaration de placement acceptée, date, fin du délai d'apurement, mesures d'identification ou de contrôle de l'utilisation de marchandises équivalentes, bureau de placement sous le régime.
- Case 12, déclaration d'apurement acceptée, date, observations, bureau d'apurement, cachet.
- Cases 13 à 15, quantité nette, valeur en douane et monnaie.
Le document prévoit aussi des rubriques de contrôle a posteriori, de résultat du contrôle, d'imputations des produits compensateurs et d'observations. Cela montre que l'INF 9 ne sert pas uniquement à l'ouverture du suivi, mais peut accompagner tout le cycle de contrôle du régime.
Comment remplir le bulletin INF 9, rubrique par rubrique
Avant de compléter le document
Le formulaire précise que les cases 1 à 8 sont remplies par le titulaire. Les autres rubriques appellent en tout ou partie l'intervention des services douaniers. Il faut remplir le document lisiblement et de façon indélébile, de préférence à la machine à écrire selon les notes du modèle. Les ratures, grattages et surcharges sont à proscrire. En cas de correction, il convient de barrer les données erronées, d'ajouter les indications exactes, puis de faire approuver la modification dans les conditions prévues.
Dans la pratique actuelle, les modalités matérielles peuvent avoir évolué, mais l'exigence reste la même, garantir l'intégrité des mentions portées sur le bulletin.
Cases 1 et 2, identifier précisément les intervenants
Renseignez le titulaire du régime et, s'il y a lieu, la personne autorisée à apurer. Il faut veiller à la parfaite concordance entre :
- la dénomination sociale utilisée dans l'autorisation douanière,
- l'adresse complète,
- la personne de contact en mesure de répondre à un contrôle,
- le cas échéant, l'entité distincte chargée de l'apurement.
Lorsque l'entreprise agit via plusieurs établissements, il est préférable de reprendre l'identification retenue par l'administration douanière pour éviter toute ambiguïté.
Case 3, reprendre les références exactes de l'autorisation
Indiquez le lieu, la date, le numéro de l'autorisation et sa période de validité. Cette rubrique doit être reproduite sans approximation. Une erreur de numéro, une date tronquée ou une validité inexacte peuvent empêcher le rapprochement avec le dossier douanier source.
Cases 4 à 8, décrire les flux avec précision
La désignation des marchandises d'importation et des produits compensateurs doit rester claire, exploitable et cohérente avec les documents commerciaux et douaniers. Les codes NC doivent correspondre à la nomenclature retenue dans le dossier. La quantité nette doit être exprimée dans l'unité adaptée.
Il ne suffit pas d'indiquer une désignation commerciale vague. Plus les libellés sont précis, plus le contrôle douanier est facilité, notamment lorsqu'il faut relier un produit transformé à une matière d'importation placée sous régime.
Cases 9 et 10, vérifier les bureaux compétents
Le nom et l'adresse du bureau de contrôle ainsi que ceux du bureau d'apurement doivent être indiqués selon le schéma validé par l'administration. En cas de doute sur le bureau compétent, mieux vaut interroger le service des douanes avant l'émission du bulletin, car une erreur d'aiguillage peut retarder le traitement du dossier.
Cases 11 à 15, placement, apurement et données quantitatives
Ces rubriques relèvent en grande partie des opérations constatées ou visées par les douanes. Elles permettent d'inscrire :
- la date d'acceptation de la déclaration de placement,
- la fin du délai d'apurement,
- les mesures d'identification,
- la date d'acceptation de la déclaration d'apurement,
- la quantité nette apurée,
- la valeur en douane,
- la monnaie utilisée.
Pour la monnaie, le formulaire mentionne notamment les sigles EUR, DKK, SEK et GBP. Il faut reprendre le sigle correspondant à la monnaie concernée, selon les indications officielles du document.
Cases 16 à 19, contrôle a posteriori et imputations
La fin du formulaire permet aux autorités douanières de demander un contrôle a posteriori, de consigner le résultat du contrôle et de suivre les imputations des produits compensateurs. Cette partie est particulièrement utile lorsque les quantités sont apurées progressivement ou lorsque plusieurs déclarations d'apurement doivent être rapprochées d'un même bulletin.
| Rubrique | Contenu principal | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 1 à 2 | Identification du titulaire et de la personne autorisée à apurer | Coordonnées exactes, personne responsable clairement identifiée |
| 3 | Autorisation douanière | Numéro, date et validité strictement conformes au dossier |
| 4 à 8 | Marchandises, produits compensateurs, codes NC, quantités | Cohérence avec nomenclature et pièces douanières |
| 9 à 10 | Bureau de contrôle et bureau d'apurement | Bonne désignation des services compétents |
| 11 à 15 | Placement, apurement, valeur en douane, monnaie | Mentions visées selon le déroulé réel de l'opération |
| 16 à 19 | Contrôle a posteriori, imputations, observations | Suivi rigoureux des quantités et des visas douaniers |
Cas particuliers à anticiper en perfectionnement actif triangulaire
Utilisation de marchandises équivalentes
Le formulaire prévoit expressément les mesures d'identification ou mesures de contrôle de l'utilisation de marchandises équivalentes. Ce point est sensible. Lorsqu'une entreprise utilise des marchandises équivalentes à la place des marchandises importées, la traçabilité devient plus technique. Il faut alors que les éléments inscrits sur le bulletin permettent aux douanes de comprendre la logique d'équivalence retenue et son contrôle.
Apurement partiel ou multiple
Les rubriques d'imputation montrent que le bulletin peut suivre plusieurs mouvements d'apurement. Dans ce cas, l'entreprise doit surveiller avec soin les quantités disponibles et les quantités imputées. Toute discordance entre les déclarations successives peut entraîner des demandes complémentaires de la part de l'administration.
Contrôle a posteriori
La présence des cases 16 et 17 rappelle que les autorités douanières peuvent vérifier l'authenticité du bulletin et l'exactitude des informations qu'il contient. Il est donc important de conserver, dans le dossier interne :
- l'autorisation douanière,
- les déclarations de placement,
- les déclarations d'apurement,
- les documents commerciaux et de transport,
- les éléments de calcul relatifs aux quantités et à la valeur.
Le bulletin INF 9 doit être lu comme une pièce de liaison, pas comme un document isolé.
Différence entre spécimen et document utilisable
Beaucoup d'entreprises consultent des reproductions du formulaire pour en comprendre la structure. C'est utile pour se préparer, mais cela ne remplace pas le document délivré par le bureau de douane. Le spécimen sert à anticiper le contenu attendu, pas à satisfaire la formalité elle-même.
Conseils pratiques pour constituer un dossier fiable
Préparer les informations avant la demande au bureau de douane
Avant de solliciter le bulletin auprès du bureau compétent, il est recommandé de réunir tous les éléments de base, afin de fluidifier l'échange avec les douanes :
- référence complète de l'autorisation,
- identification exacte du titulaire,
- description des marchandises d'importation,
- codes NC applicables,
- désignation des produits compensateurs,
- organisation du circuit entre bureau de placement, bureau de contrôle et bureau d'apurement.
Plus le schéma est clair en amont, moins le risque d'erreur documentaire est élevé.
Soigner la cohérence documentaire
Le principal risque, dans ce type de formalité, n'est pas toujours l'absence d'une pièce, mais l'incohérence entre plusieurs pièces. Un intitulé différent entre l'autorisation et le bulletin, un code NC qui varie d'un document à l'autre, ou encore une quantité exprimée dans une unité non homogène, peuvent compliquer l'apurement.
Il est donc utile de procéder à une vérification croisée entre le bulletin INF 9, les déclarations douanières et les justificatifs internes avant transmission ou présentation aux services compétents.
Ne pas improviser les mentions douanières réservées
Certaines rubriques appellent une intervention ou un visa des autorités douanières. Il ne faut pas compléter à tort des cases réservées au bureau de placement, au bureau d'apurement ou au contrôle a posteriori. En cas de doute, la meilleure solution consiste à demander confirmation au service instructeur ou à consulter la fiche officielle sur Service-Public.fr associée à l'identifiant R46724.
Conserver une trace du circuit de validation
Comme le document existe en original et en copies, le suivi interne doit être rigoureux. Il est conseillé d'archiver les références du bulletin, les dates de visa, les bureaux impliqués et les imputations effectuées. Cette méthode facilite les rapprochements en cas de contrôle ultérieur ou d'apurement progressif.
Ce qu'il faut retenir pour le CERFA 12496*03
Le CERFA 12496*03, INF 9, est un bulletin d'informations douanier spécialisé, réservé aux professionnels intervenant dans le cadre du perfectionnement actif en trafic triangulaire (IM/EX). Il ne peut pas être utilisé sous la forme d'un simple téléchargement. Le document valable doit être obtenu gratuitement auprès du bureau de douane de contrôle du régime ou du bureau de douane de placement.
Son rôle est de relier les informations essentielles du régime, identification du titulaire, références de l'autorisation, marchandises d'importation, produits compensateurs, bureaux compétents, placement, apurement et imputations éventuelles. Sa bonne utilisation repose sur trois réflexes, exactitude des données, cohérence entre documents, respect du circuit douanier.
Pour toute opération concrète, il reste prudent de vérifier les modalités applicables directement auprès des douanes et sur la page officielle Service-Public.fr correspondant à ce formulaire, notamment si votre entreprise gère des flux complexes, des marchandises équivalentes ou des apurements échelonnés.