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CERFA 10702-07 : Viticulteur : déclaration de récolte et de production de vin (RECOLTE)
Informations personnelles :
CERFA 10702-07 : Viticulteur : déclaration de récolte et de production de vin (RECOLTE)
Le formulaire ci-dessous ne peut être utilisé qu'en cas d'indisponibilité du service en ligne ou après la date limite de dépôt des déclarations (le 10 décembre à minuit de chaque année). Au-delà de cette date les déclarations par ce formulaire doivent être déposées auprès du service des Douanes dont vous dépendez. Les récoltants de raisins destinés à produire du vin et les récoltants vinificateurs doivent déclarer leur récolte et leur production. C'est une formalité indispensable avant la commercialisation de vos vins. Si vous ne vendez pas votre vin, vous n'êtes pas obligé de déclarer votre production. Par ailleurs, en cas d'absence totale de récolte ou de production, vous êtes exempté de déclaration. La déclaration en ligne se fait soit sur le site unique de déclarations (portail.pro.gouv.fr), soit sur le site des douanes (douane.gouv.fr) dans votre espace personnel.
Déclarez votre récolte et production de vin
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Le CERFA 10702*07, déclaration de récolte et de production de vin
Le CERFA 10702*07 correspond à la déclaration de récolte et de production de vin, aussi désignée sous l’intitulé RECOLTE. Ce document s’adresse aux professionnels de la viticulture, en particulier aux récoltants de raisins destinés à produire du vin et aux récoltants vinificateurs. Il s’agit d’une formalité suivie par la Direction générale des douanes et droits indirects.
Cette déclaration a une portée concrète : elle permet de déclarer la récolte réalisée et, selon la situation de l’exploitation, la production vinicole obtenue. Elle constitue une étape essentielle dans le suivi administratif de l’activité viticole et, surtout, avant la commercialisation des vins.
Le formulaire papier n’a toutefois pas vocation à remplacer la procédure habituelle. L’administration précise qu’il ne peut être utilisé qu’en cas d’indisponibilité du service en ligne, ou après la date limite de dépôt, fixée au 10 décembre à minuit de chaque année. Après cette échéance, le dépôt par formulaire doit être effectué auprès du service des douanes compétent.
Le formulaire fait apparaître plusieurs rubriques d’identification, notamment le CVI de l’exploitation, le nom de l’exploitation, le SIRET, la commune du siège et l’identité du déclarant. Il prévoit aussi des zones relatives au statut du déclarant, aux achats réalisés en dehors de l’exploitation, aux volumes obtenus, aux volumes à éliminer ou encore à certains cas particuliers comme la vente de la récolte sous forme de moûts.
Dans quels cas cette déclaration est-elle obligatoire
Les exploitants concernés
Sont visés par cette formalité les récoltants de raisins destinés à produire du vin ainsi que les récoltants vinificateurs. Autrement dit, dès lors qu’une exploitation viticole entre dans le circuit de production du vin, la déclaration de récolte et, selon les cas, de production, doit être envisagée avec attention.
Le formulaire officiel distingue d’ailleurs différentes qualités ou situations du déclarant, comme propriétaire, fermier, métayer, exploitant ou bailleur à fruit. Cette identification n’est pas accessoire. Elle permet à l’administration de rattacher correctement la déclaration à l’exploitation concernée et à la personne qui agit en son nom.
Les situations dans lesquelles la déclaration n’est pas exigée
Le cadre officiel prévoit deux hypothèses d’exemption qu’il faut bien distinguer.
- Si vous ne vendez pas votre vin, vous n’êtes pas obligé de déclarer votre production.
- En cas d’absence totale de récolte ou de production, vous êtes exempté de déclaration.
Ces dispenses doivent être lues strictement. Elles ne signifient pas qu’un exploitant peut librement s’abstenir de toute démarche dès qu’il estime son activité limitée. En cas de doute sur votre situation exacte, il reste prudent de vérifier les consignes applicables auprès de votre service des douanes ou via la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr.
Une formalité indispensable avant la commercialisation
Le point central à retenir est le suivant : pour les professionnels concernés, cette déclaration est présentée par l’administration comme une formalité indispensable avant la commercialisation des vins. Une déclaration absente, tardive ou inexacte peut donc bloquer, compliquer ou fragiliser vos démarches ultérieures, notamment lorsqu’il faut justifier la régularité administrative de la récolte et de la production.
Formulaire papier ou déclaration en ligne, ce qu’il faut comprendre
La voie normale, la téléprocédure
La déclaration est normalement effectuée en ligne. L’administration mentionne deux accès possibles :
- le site unique de déclarations, via portail.pro.gouv.fr,
- ou le site des douanes, via douane.gouv.fr, dans l’espace personnel du déclarant.
Cette priorité donnée à la voie dématérialisée doit être prise au sérieux. Le CERFA 10702*07 sur support papier n’est pas le mode ordinaire de dépôt.
Quand le CERFA 10702*07 papier peut être utilisé
Le recours au formulaire papier est limité à deux cas précis :
- en cas d’indisponibilité du service en ligne,
- après la date limite de dépôt des déclarations, soit le 10 décembre à minuit de chaque année.
Après cette date, les déclarations établies sur ce formulaire doivent être déposées auprès du service des Douanes dont vous dépendez. Il ne s’agit donc pas simplement d’un document à conserver ou à envoyer indistinctement, mais d’un support de régularisation ou de substitution encadré.
Pourquoi le bon canal de dépôt compte
Utiliser un mauvais support ou déposer au mauvais endroit peut exposer à des difficultés de traitement. Une déclaration viticole n’est pas un simple formulaire statistique. Elle s’inscrit dans un dispositif de contrôle et de suivi de la filière. Le respect du circuit de dépôt participe donc à la sécurité juridique de l’exploitation.
Dans cette logique, disposer d’un formulaire correctement présenté et plus simple à renseigner peut éviter des oublis matériels. Sur ce point, Startdoc met à disposition une version pré-remplie du CERFA 10702*07 pensée pour faire gagner du temps aux viticulteurs lorsqu’ils doivent recourir au support papier, notamment dans les situations exceptionnelles où la téléprocédure n’est pas utilisable.
Comment remplir le CERFA 10702*07
Les informations d’identification de l’exploitation
Le formulaire fait d’abord apparaître les éléments d’identification de base. Vous devez vérifier avec soin :
- le CVI de l’exploitation,
- le nom de l’exploitation,
- le SIRET,
- la commune du siège,
- l’identité du déclarant.
Ces données doivent être cohérentes avec les informations administratives déjà connues des services compétents. Une erreur à ce stade peut entraîner un mauvais rattachement du dossier.
Les renseignements sur le déclarant
Le document prévoit ensuite une rubrique consacrée au déclarant. On y trouve notamment :
- la qualité du déclarant, par exemple propriétaire, fermier ou métayer,
- la date de naissance,
- le téléphone,
- l’adresse mail,
- l’adresse postale,
- la mention de votre situation, comme exploitant ou bailleur à fruit.
Cette partie permet d’identifier la personne responsable de la déclaration et de faciliter les échanges avec l’administration en cas de contrôle ou de demande de précision.
Le caractère total ou partiel de la déclaration
Le formulaire mentionne une déclaration partielle ou totale. Avant de cocher ou de renseigner cette partie, il faut s’assurer de la nature exacte de la déclaration effectuée. En pratique, cette distinction peut avoir une incidence sur l’interprétation des volumes déclarés et sur la complétude attendue par les services des douanes.
Les volumes et opérations à déclarer
Le CERFA 10702*07 comporte plusieurs lignes relatives aux volumes, avec des intitulés issus du formulaire officiel, notamment :
- la récolte vendue sous forme de moûts,
- le volume de vin obtenu,
- le volume à éliminer,
- le volume de vin sans AOP ou IGP avec ou sans cépage, ainsi que la rebêche.
Le formulaire mentionne aussi des achats réalisés en dehors de l’exploitation. Dans ce cadre, il faut renseigner le motif de l’achat, le CVI du vendeur, le produit acheté et les volumes achetés. Des cas particuliers sont prévus, comme l’amélioration qualitative dans la limite mentionnée sur le document ou le sinistre climatique.
Comme toute déclaration de volume en matière viticole, cette partie exige de la rigueur. Il faut éviter les approximations, les arrondis non justifiés et les incohérences entre les rubriques. Lorsque plusieurs opérations ont affecté la campagne, il est préférable de reprendre ses documents de traçabilité avant de remplir la déclaration.
La signature et l’engagement du déclarant
Le formulaire se termine par un engagement explicite du déclarant, qui indique s’engager à destiner aux usages prévus par la réglementation les volumes inscrits sur la ligne concernée. Il faut également mentionner le lieu, la date et apposer la signature.
Cette signature n’est pas une simple formalité matérielle. Elle engage la responsabilité du déclarant sur l’exactitude et la destination réglementaire des informations transmises.
Délais, dépôt et destinataire
La date limite connue
La seule échéance expressément fournie par la source officielle est la suivante : le 10 décembre à minuit de chaque année. Cette date marque la limite de dépôt des déclarations dans le cadre prévu par l’administration.
Lorsque cette date est dépassée, l’usage du formulaire papier reste possible, mais il ne s’agit plus d’un dépôt standard. Le dossier doit alors être transmis au service des Douanes dont dépend l’exploitation.
Tableau récapitulatif des modalités de dépôt
| Situation | Mode de déclaration | Destinataire |
|---|---|---|
| Situation normale | Déclaration en ligne | Portail.pro.gouv.fr ou espace personnel sur douane.gouv.fr |
| Indisponibilité du service en ligne | CERFA 10702*07 papier | Selon les consignes du service compétent |
| Après le 10 décembre à minuit | CERFA 10702*07 papier | Service des Douanes dont vous dépendez |
Conserver une preuve du dépôt
Même lorsque la réglementation ne détaille pas ici la forme de la preuve attendue, il est conseillé de conserver une copie intégrale de la déclaration, ainsi que tout justificatif de transmission ou de dépôt. Cette précaution est utile en cas de contrôle, de contestation sur la date d’envoi ou de divergence sur les volumes déclarés.
Vos obligations juridiques et les points de vigilance
L’exactitude des informations déclarées
La première obligation du viticulteur tient à la sincérité de la déclaration. Les informations relatives à l’identité de l’exploitation, au déclarant, aux achats hors exploitation et aux volumes doivent correspondre à la réalité de la campagne concernée.
Une déclaration incomplète ou inexacte peut soulever des difficultés administratives, voire des conséquences plus sensibles si des écarts apparaissent à l’occasion d’un contrôle douanier ou d’une vérification ultérieure. Même sans entrer ici dans le détail des sanctions, faute de précision explicite dans les sources fournies, il faut garder en tête que les déclarations vitivinicoles relèvent d’un cadre réglementé.
La cohérence entre récolte, production et commercialisation
Le formulaire n’est pas isolé. Il s’insère dans un ensemble d’obligations propres à la filière viticole. Les volumes déclarés doivent donc rester cohérents avec :
- la réalité des parcelles exploitées,
- les raisins effectivement récoltés,
- les moûts ou vins obtenus,
- les opérations de vente ou de commercialisation réalisées ensuite.
Une attention particulière doit être portée lorsque la récolte n’est pas entièrement vinifiée sur l’exploitation, lorsqu’une partie est vendue sous forme de moûts ou lorsque des achats extérieurs interviennent.
Le cas des viticulteurs non commercialisants
Le formulaire distingue les viticulteurs commercialisants et les viticulteurs non commercialisants. Cette distinction n’est pas purement descriptive. Elle a un impact direct sur l’obligation de déclaration de production, puisque la source officielle rappelle que si vous ne vendez pas votre vin, vous n’êtes pas obligé de déclarer votre production.
Pour autant, cette absence d’obligation de déclaration de production ne doit pas être extrapolée à d’autres démarches ou à toutes les situations. Il convient de bien vérifier ce qui relève de la récolte, de la production et de la commercialisation.
Les achats réalisés en dehors de l’exploitation
La rubrique dédiée aux achats extérieurs mérite une vigilance particulière. Elle suppose de préciser le motif de l’achat, l’identité viticole du vendeur et la nature des produits acquis, avec les volumes correspondants. Dès lors que des achats viennent modifier ou compléter la matière première ou la production de l’exploitation, la traçabilité devient centrale.
Si vous êtes concerné par une amélioration qualitative ou par un sinistre climatique, il faut s’assurer que l’inscription des volumes correspond bien à la situation couverte par la réglementation applicable.
Que faire en cas d’erreur, de difficulté ou de refus
Rectifier une information erronée
Le document mentionne la possibilité de signaler une modification. Si vous constatez une erreur après préparation ou après transmission, il est préférable d’agir rapidement. En pratique, la marche à suivre dépendra souvent du canal utilisé, téléprocédure ou formulaire papier, ainsi que de l’état d’avancement du traitement du dossier.
Lorsqu’une rectification est nécessaire, il est conseillé de prendre contact avec le service des douanes compétent afin de connaître la procédure adaptée à votre situation. Cette démarche limite le risque qu’une erreur matérielle soit interprétée comme une anomalie substantielle.
En cas de blocage sur la recevabilité de la déclaration
Si votre dépôt est refusé, déclaré irrecevable ou non pris en compte, il faut d’abord identifier la cause précise du problème :
- utilisation du formulaire papier hors des cas autorisés,
- dépôt après la date limite sans transmission au bon service,
- rubriques incomplètes,
- discordance sur l’identification de l’exploitation,
- incohérence dans les volumes déclarés.
Une prise de contact rapide avec le service instructeur permet souvent de clarifier la situation. Dans un second temps, si un désaccord persiste, il peut être utile de demander une explication écrite sur le motif du refus ou de la difficulté rencontrée.
Les recours envisageables
Les sources communiquées ne détaillent pas de procédure spécifique de recours propre à ce CERFA. En l’absence d’indication plus précise, il est prudent d’adopter une démarche graduée :
- demander des précisions au service des douanes compétent,
- transmettre les éléments justificatifs utiles,
- solliciter, si nécessaire, un réexamen de la situation,
- vérifier sur Service-Public.fr ou auprès d’un conseil spécialisé les voies de contestation ouvertes selon la nature exacte du litige.
Cette méthode est particulièrement pertinente lorsque le différend porte moins sur le formulaire lui-même que sur ses conséquences administratives pour l’exploitation.
Bien sécuriser sa déclaration de récolte et de production
Les documents utiles à préparer avant de remplir le formulaire
Pour limiter les erreurs, mieux vaut rassembler en amont les pièces et informations qui permettront de renseigner le CERFA avec cohérence :
- les références d’identification de l’exploitation, notamment le CVI et le SIRET,
- les coordonnées exactes du déclarant,
- les éléments de suivi de la campagne viticole,
- les relevés ou documents internes relatifs aux volumes récoltés, vinifiés, vendus ou éliminés,
- les informations relatives aux achats réalisés hors exploitation, s’il y en a.
Cette préparation est d’autant plus importante que le formulaire papier intervient souvent dans un contexte déjà sensible, par exemple lorsque le service en ligne est indisponible ou lorsque la date limite est dépassée.
Les erreurs les plus risquées
Certaines erreurs apparemment mineures peuvent avoir des conséquences pratiques importantes :
- un CVI erroné ou incomplet,
- une confusion entre identité du déclarant et identité de l’exploitation,
- des volumes incompatibles entre les différentes rubriques,
- l’oubli de la signature,
- une mauvaise appréciation du statut de viticulteur commercialisant ou non commercialisant,
- un dépôt papier alors que la téléprocédure reste la voie normale.
Un formulaire à manier comme un acte déclaratif engageant
Le CERFA 10702*07 ne doit pas être perçu comme une simple formalité de fin de campagne. En matière viticole, la déclaration de récolte et de production contribue à la régularité administrative de l’exploitation. Elle sert aussi de point d’appui pour les relations avec l’administration des douanes, et indirectement pour la mise sur le marché des vins lorsque la commercialisation est envisagée.
Remplir ce document avec exactitude, respecter le bon mode de dépôt et conserver les preuves utiles sont les trois réflexes les plus importants. En cas d’incertitude sur une rubrique ou sur votre obligation effective de déclarer, la solution la plus sûre reste de vérifier les consignes officielles auprès du service des douanes compétent ou sur la fiche Service-Public.fr associée au formulaire R14686.